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Mèfi les jeunes ! A propos de François 2

Posté par jacques LAUPIES le 12 avril 2018

François Hollande : sa déclaration d’amour à Julie Gayet

Hollande revient ? Pour présenter son livre ! Comme je ne lis que très peu et que j’ai bien des retards de lecture sur l’actualité je ne me sacrifierai pas pour lire ce Président à la retraite. Ses quelques paroles à la télé auront suffit pour me convaincre de l’économie d’achat de son livre !

Quand un homme politique  m’a déçu -  et ils sont nombreux – je n’ai plus très envie de mieux le connaître ! Son action sur les sujets qui me préoccupent le plus et ont selon moi un réel intérêt dans le cheminement vers une humanité en progression me suffisent à le juger ! Concernant les domaines de la justice en général, sociale en particulier, la liberté et la paix, les trois sont intimement liés et l’ancien Secrétaire du Parti Socialiste n’a pas excellé dans leur résolution ! 

La justice sociale cet homme là ne l’a pas faite progresser. Il prétend avoir protégé les acquis mais il ne cesse de laisser entendre que cela était nécessité  par une prudence guidée par le fait que l’on ne bouscule pas trop un peuple lorsqu’il n’a pas compris l’utilité des réformes. Piètre motivation pour justifier son recul.

L’accroissement de  la richesse des plus fortunés au détriment des pauvres toujours plus pauvres de ce pays a marqué son quinquennat et l’actuel Président y donne un nouvel essor. La forme est plus mise en cause que le fond même si Hollande regrette la suppression de l’ISF.

Nous en conclurons qu’il n’a pas pu donner de gage à la grande bourgeoisie  qui s’est tout simplement débarrassée de lui et à choisi carrément un libéralisme macronien qu’il a évidemment contribué à mettre en place. Excusez moi du peu mais le coup du talentueux collaborateur  qu’il avait repéré et dont il s déclarerait presque avoir été le parrain relève plus du complot pour pérenniser le social libéralisme de « gauche » que d’une tromperie entre les deux bonhommes !

Concernant la liberté et la paix sa politique étrangère nous en a dit assez long au vu de ce qui se passe de nos jours et si nous courrons au fiasco, cet ancien Président n’y est pas pour rien. Je ne développerai pas !

Mitterrand nous a couillonné mais au début de son règne nous l’avons mis en condition pour quelques avancées (1981-83) Jospin (1997) a fait de même, Hollande ? walou** ! Quel autre demain si le parti révolutionnaire dont le peuple a besoin n’est pas suffisamment fort ? Il y en a un qui parle bien mais la stratégie n’est pas bonne. Jeunes : mèfi*

*mèfi » – fais attention en provençal !

** waalou » en Berbère : rien

 

Universités. Les étudiants face à la stratégie de la tension

Olivier Chartrain et Laurent Mouloud
Mercredi, 11 Avril, 2018
L’Humanité
Les étudiants de Jussieu, à Paris, se sont retrouvés face à un impressionnant déploiement policier aux portes de leur campus.<br /><br /><br />
Benoît Tessieur/Reuters

Les étudiants de Jussieu, à Paris, se sont retrouvés face à un impressionnant déploiement policier aux portes de leur campus. Benoît Tessieur/Reuters
 

L’évacuation musclée, lundi, des étudiants mobilisés à l’université de Nanterre illustre la volonté du gouvernement de gérer le mouvement de contestation par la répression pure et dure. Un choix dangereux qui pourrait se retourner contre l’exécutif.

«Jamais vu ça. » Elle a beau se creuser la tête, mais non. Depuis dix-sept ans qu’elle enseigne la sociologie à l’université de Nanterre, Sabine Fortino n’a pas souvenir d’avoir assisté à un tel déferlement de violences policières au sein de l’établissement. « Lors du mouvement contre le CPE, des CRS étaient venus sur le campus, mais ils n’étaient pas entrés dans les bâtiments, assure-t-elle. À l’époque, on avait déjà trouvé ça choquant. Là, on est passé dans une autre dimension… » Gazage, menottage, garde à vue… ­Depuis lundi, les images de l’intervention musclée des forces de l’ordre contre des étudiants qui occupaient pacifiquement une salle de l’emblématique faculté, berceau de Mai 68, ont fait le tour des réseaux sociaux. Et suscité une vague d’indignation contre cette volonté du gouvernement, aussi affirmée qu’irresponsable, de miser sur la répression pure et dure pour enrayer le mouvement de contestation.

Au fil des semaines, les interventions policières sur les campus pour faire taire les opposants à la loi Vidal sont devenues monnaie courante : Nantes, Bordeaux, Montpellier, Lyon, Paris, Lille, Caen, Dijon, Grenoble, Strasbourg… Et puis Nanterre, ce lundi, où la disproportion des moyens employés a choqué toute la communauté éducative. « On ne comprend toujours pas pourquoi le président a autorisé ça », explique Aurélien Dasré, maître de conférences en démographie.

Troublante, l’affaire s’est déroulée en deux temps. Le matin, alors qu’un conseil d’administration (CA) doit avoir lieu l’après-midi pour entériner Parcoursup, une vingtaine d’étudiants entreprennent d’occuper une salle du rez-de-chaussée. Le président, Jean-François Balaudé, décide aussitôt la fermeture administrative de tout le campus et fait intervenir les CRS. Qui déboulent aussitôt. Comme si l’action avait été préméditée… « Un déploiement de force invraisemblable, il y avait un policier tous les deux mètres », témoigne Sabine Fortino, arrivée sur les lieux à ce moment-là. Quelques dizaines d’étudiants se réfugient sur le toit du bâtiment. Une heure s’écoule. La présidence annule finalement le CA. Les CRS partent. Personnels et étudiants rentrent dans le bâtiment. Environ 150 d’entre eux s’installent dans la salle E pour tenir une assemblée générale. « Tout se passe pacifiquement », soulignent tous les témoins. Mais alors que certains personnels sont sortis dans le hall pour parler des modalités d’une grève, les CRS reviennent en force. « Ils sont arrivés en courant par la porte principale mais aussi par une porte dérobée venant du sous-sol, ce qui laisse penser qu’il y a eu des complicités pour les faire entrer », estime Aurélien Dasré.

« On voulait le dialogue »

S’ensuit plus d’une heure d’évacuation brutale, dans les cris et les gaz lacrymogènes. « J’ai été traîné. On voulait le dialogue et on a été sorti de force », déplore un doctorant en philosophie. Bilan : deux blessés chez les étudiants. Et sept interpellations. Et contrairement à ce que tente de laisser entendre le gouvernement, qui agite l’idée de fauteurs de troubles « extérieurs à l’université », ils semblent bel et bien étudiants à Nanterre. « Ces interpellations ont même été parfaitement ciblées par les policiers puisqu’on y retrouve les principaux meneurs syndicaux de l’université », assure Aurélien Dasré. Tous ont passé la journée de mardi en garde à vue au commissariat de Nanterre, devant lequel un rassemblement de soutien a été organisé. La députée communiste Elsa Faucillon s’y est rendue. « Cette intervention policière revêt un caractère inédit : en plus de la violence réelle, elle est une violence symbolique extrêmement forte. Le fait que les CRS interviennent dans un lieu d’émancipation où se tient un moment démocratique appelle une vive réaction. » L’élue devait interpeller l’exécutif lors de la séance de questions au gouvernement. De leur côté, personnels et étudiants, furieux, ont organisé hier matin une nouvelle assemblée générale. Plus de 600 personnes s’y sont pressées. Le blocage de l’université a été voté jusqu’à jeudi et la démission du président dûment réclamée. « Il est impossible que les CRS soient arrivés aussi vite, souligne Jean-François Le Van, élu CGT au CA. Cette volonté d’évacuer était forcément prévue. » Selon certains, le président aurait même été en visite au ministère de l’Enseignement supérieur samedi dernier. Pour prendre des ordres ?

« C’est sans précédent »

En tout cas, de Nanterre à la Sorbonne, la succession des interventions policières laisse penser à une action concertée. Camille, sociologue et témoin des événements de lundi à Nanterre, n’en doute pas : « La présence de 2 500 policiers à Notre-Dame-des-Landes comme des CRS dans les universités, avec des effectifs largement disproportionnés en regard de ceux des étudiants “bloqueurs”, est significative de la façon dont le gouvernement entend gérer les rapports sociaux. En même temps, cela peut se retourner contre lui car c’est un bon moyen de renforcer la mobilisation et la détermination des étudiants. »

Historiquement, c’est l’effet des répressions policières sur les mobilisations étudiantes, rappelle Jean-Philippe Legois, historien et vice-président du Germe (Groupe d’études et de recherches sur les mobilisations étudiantes). « Le 3 mai 68, c’est l’appel à la police par le recteur de Paris qui a enclenché la dynamique du mouvement. » Plus récemment, que ce soit la répression des manifestations contre la loi Devaquet en 1986, avec la mort de Malik Oussekine, ou en 2006 avec l’évacuation de la Sorbonne lors du mouvement contre le CPE, le principe « plus de répression entraîne plus de mobilisation » n’a fait que se confirmer.

Mais cette fois, les campus, et même les amphithéâtres, sont livrés aux policiers. Or, depuis le Moyen Âge, les forces de l’ordre ne peuvent pénétrer dans une université qu’avec l’autorisation de son président : c’est ce qu’on appelle la «Franchise_Universitaire« . Autrement dit, à Nanterre comme ailleurs, ce sont les présidents, élus par la communauté universitaire, qui ont décidé de faire donner la troupe sur une partie de ceux qu’ils représentent. « C’est sans précédent, confirme Jean-Philippe Legois. Surtout à Nanterre, qui vient de fêter en grande pompe les 50 ans du “printemps des utopies”. Dans l’université française, faire appel à la police est un terrible constat d’échec, car cela signifie que l’on a été incapable de régler le conflit par l’intelligence, par le dialogue. » D’ailleurs, rappelle non sans malice l’historien, « même Paul Ricœur, sur qui les maoïstes avaient carrément vidé des poubelles en 68, n’avait pas fait appel à la police ! ».

Olivier Chartrain et Laurent Mouloud
Mercredi, 11 Avril, 2018
L’Humanité
Les étudiants de Jussieu, à Paris, se sont retrouvés face à un impressionnant déploiement policier aux portes de leur campus.<br /><br />
Benoît Tessieur/Reuters

Les étudiants de Jussieu, à Paris, se sont retrouvés face à un impressionnant déploiement policier aux portes de leur campus. Benoît Tessieur/Reuters
 

L’évacuation musclée, lundi, des étudiants mobilisés à l’université de Nanterre illustre la volonté du gouvernement de gérer le mouvement de contestation par la répression pure et dure. Un choix dangereux qui pourrait se retourner contre l’exécutif.

«Jamais vu ça. » Elle a beau se creuser la tête, mais non. Depuis dix-sept ans qu’elle enseigne la sociologie à l’université de Nanterre, Sabine Fortino n’a pas souvenir d’avoir assisté à un tel déferlement de violences policières au sein de l’établissement. « Lors du mouvement contre le CPE, des CRS étaient venus sur le campus, mais ils n’étaient pas entrés dans les bâtiments, assure-t-elle. À l’époque, on avait déjà trouvé ça choquant. Là, on est passé dans une autre dimension… » Gazage, menottage, garde à vue… ­Depuis lundi, les images de l’intervention musclée des forces de l’ordre contre des étudiants qui occupaient pacifiquement une salle de l’emblématique faculté, berceau de Mai 68, ont fait le tour des réseaux sociaux. Et suscité une vague d’indignation contre cette volonté du gouvernement, aussi affirmée qu’irresponsable, de miser sur la répression pure et dure pour enrayer le mouvement de contestation.

Au fil des semaines, les interventions policières sur les campus pour faire taire les opposants à la loi Vidal sont devenues monnaie courante : Nantes, Bordeaux, Montpellier, Lyon, Paris, Lille, Caen, Dijon, Grenoble, Strasbourg… Et puis Nanterre, ce lundi, où la disproportion des moyens employés a choqué toute la communauté éducative. « On ne comprend toujours pas pourquoi le président a autorisé ça », explique Aurélien Dasré, maître de conférences en démographie.

Troublante, l’affaire s’est déroulée en deux temps. Le matin, alors qu’un conseil d’administration (CA) doit avoir lieu l’après-midi pour entériner Parcoursup, une vingtaine d’étudiants entreprennent d’occuper une salle du rez-de-chaussée. Le président, Jean-François Balaudé, décide aussitôt la fermeture administrative de tout le campus et fait intervenir les CRS. Qui déboulent aussitôt. Comme si l’action avait été préméditée… « Un déploiement de force invraisemblable, il y avait un policier tous les deux mètres », témoigne Sabine Fortino, arrivée sur les lieux à ce moment-là. Quelques dizaines d’étudiants se réfugient sur le toit du bâtiment. Une heure s’écoule. La présidence annule finalement le CA. Les CRS partent. Personnels et étudiants rentrent dans le bâtiment. Environ 150 d’entre eux s’installent dans la salle E pour tenir une assemblée générale. « Tout se passe pacifiquement », soulignent tous les témoins. Mais alors que certains personnels sont sortis dans le hall pour parler des modalités d’une grève, les CRS reviennent en force. « Ils sont arrivés en courant par la porte principale mais aussi par une porte dérobée venant du sous-sol, ce qui laisse penser qu’il y a eu des complicités pour les faire entrer », estime Aurélien Dasré.

« On voulait le dialogue »

S’ensuit plus d’une heure d’évacuation brutale, dans les cris et les gaz lacrymogènes. « J’ai été traîné. On voulait le dialogue et on a été sorti de force », déplore un doctorant en philosophie. Bilan : deux blessés chez les étudiants. Et sept interpellations. Et contrairement à ce que tente de laisser entendre le gouvernement, qui agite l’idée de fauteurs de troubles « extérieurs à l’université », ils semblent bel et bien étudiants à Nanterre. « Ces interpellations ont même été parfaitement ciblées par les policiers puisqu’on y retrouve les principaux meneurs syndicaux de l’université », assure Aurélien Dasré. Tous ont passé la journée de mardi en garde à vue au commissariat de Nanterre, devant lequel un rassemblement de soutien a été organisé. La députée communiste Elsa Faucillon s’y est rendue. « Cette intervention policière revêt un caractère inédit : en plus de la violence réelle, elle est une violence symbolique extrêmement forte. Le fait que les CRS interviennent dans un lieu d’émancipation où se tient un moment démocratique appelle une vive réaction. » L’élue devait interpeller l’exécutif lors de la séance de questions au gouvernement. De leur côté, personnels et étudiants, furieux, ont organisé hier matin une nouvelle assemblée générale. Plus de 600 personnes s’y sont pressées. Le blocage de l’université a été voté jusqu’à jeudi et la démission du président dûment réclamée. « Il est impossible que les CRS soient arrivés aussi vite, souligne Jean-François Le Van, élu CGT au CA. Cette volonté d’évacuer était forcément prévue. » Selon certains, le président aurait même été en visite au ministère de l’Enseignement supérieur samedi dernier. Pour prendre des ordres ?

« C’est sans précédent »

En tout cas, de Nanterre à la Sorbonne, la succession des interventions policières laisse penser à une action concertée. Camille, sociologue et témoin des événements de lundi à Nanterre, n’en doute pas : « La présence de 2 500 policiers à Notre-Dame-des-Landes comme des CRS dans les universités, avec des effectifs largement disproportionnés en regard de ceux des étudiants “bloqueurs”, est significative de la façon dont le gouvernement entend gérer les rapports sociaux. En même temps, cela peut se retourner contre lui car c’est un bon moyen de renforcer la mobilisation et la détermination des étudiants. »

Historiquement, c’est l’effet des répressions policières sur les mobilisations étudiantes, rappelle Jean-Philippe Legois, historien et vice-président du Germe (Groupe d’études et de recherches sur les mobilisations étudiantes). « Le 3 mai 68, c’est l’appel à la police par le recteur de Paris qui a enclenché la dynamique du mouvement. » Plus récemment, que ce soit la répression des manifestations contre la loi Devaquet en 1986, avec la mort de Malik Oussekine, ou en 2006 avec l’évacuation de la Sorbonne lors du mouvement contre le CPE, le principe « plus de répression entraîne plus de mobilisation » n’a fait que se confirmer.

Mais cette fois, les campus, et même les amphithéâtres, sont livrés aux policiers. Or, depuis le Moyen Âge, les forces de l’ordre ne peuvent pénétrer dans une université qu’avec l’autorisation de son président : c’est ce qu’on appelle la «Franchise_Universitaire« . Autrement dit, à Nanterre comme ailleurs, ce sont les présidents, élus par la communauté universitaire, qui ont décidé de faire donner la troupe sur une partie de ceux qu’ils représentent. « C’est sans précédent, confirme Jean-Philippe Legois. Surtout à Nanterre, qui vient de fêter en grande pompe les 50 ans du “printemps des utopies”. Dans l’université française, faire appel à la police est un terrible constat d’échec, car cela signifie que l’on a été incapable de régler le conflit par l’intelligence, par le dialogue. » D’ailleurs, rappelle non sans malice l’historien, « même Paul Ricœur, sur qui les maoïstes avaient carrément vidé des poubelles en 68, n’avait pas fait appel à la police ! ».

 

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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