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Réforme et révolution : ques aco ? (article remanié)

Posté par jacques LAUPIES le 16 avril 2018

Si j’osais je dirais qu’en matière syndicale tout comme en politique le concept de réformisme s’oppose à celui de révolution. Mais  il faut s’entendre sur ce que représente l’un ou l’autre non pour les pseudos initiés mais pour l’ensemble de la population. Honnêtement je pense : pas grand chose !

Et pour cause car le mot réforme est galvaudé et signifie pour les uns changer la forme (en améliorant le contenu) et pour d’autres simplement changer en remettant en cause le fond par une régression.

L’exemple de la réforme de la SNCF est significatif car il s’agit de modifier les statuts juridique et social dans le sens de la régression. Le nouveau statut de l’entreprise, même s’il semble garantir son caractère public va être exposé à la privatisation dont on sait qu’elle ne sera pas favorable aux usagers pas plus que la mise en cause du statut du personnel  qui va conduire à un nivellement par le bas des « avantages » sociaux de cette catégorie de travailleurs.

Mais dès lors que quelque chose change dans une société pourquoi ne pas employer le mot de révolution. Certains ne s’en privent pas. A y être ? Mais les mots avec la surmédiatisation des malins du capital et des imbéciles qui le servent finissent par ne plus rien vouloir dire.

J’ai écouté l’interview du Président et je doute que passé le moment qui suit ce genre de prestation, les français aient le sentiment que l’on ne peut parler de réforme ni de révolution à propos de ses propositions mais plutôt de réaction au sens politique du terme. Le réactionnaire moderne même jeune au physique agréable reste un trompe l’œil.

Car manifestement nous avons assisté à un enfumage qui consistait avec des mots à dissimuler le fond de l’affaire : nous avons un Président porté au pouvoir par la finance et sa stratégie politique (dont le PS a fait les frais),  l’asservissement médiatiques qu’elle pratique – la finance – insidieusement  avec  l’angélisme  d’électeurs couillonnés et cocufiés et, pour clore les causes essentielles, NOTRE CONNERIE (j’entends celle des opposants sincères et soi disant éclairés que nous serions) !

Quand aux jeunes loups arrivés au pouvoir, qui voudraient nous faire croire qu’ils sont là par le talent qui les habite, les quelques vieilles breloques qui les ont accompagnés, font  simplement preuve d’un narcissisme que rien ne justifie; C’est le pognon qui les a mis là où ils sont ! 

Sauf si les oppositions viennent à converger ! Ce qui devient d’une absolue nécessité pour que réforme et révolution prennent leur véritable sens pour le peuple.

Alors, attention à la dégringolade ! Mais ces gens là savent se recaser pendant que nous trinquons. En témoigne cet ancien premier Ministre, figure même du jeune loup, qui vient à tout propos étaler le fruit de ses ressentiments ! Ou encore cet ancien Président qui veut nous faire croire (ou fait semblant) qu’il a trahi ses électeurs pour la bonne cause !

Tous ces citrons bien pressés par la classe dominante ne devraient-ils pas nous foutre la paix lorsqu’ils sont  dotés d’une confortable retraite bien rémunérée,

 

 

 

Syndicalisme. Chez FO, le congrès sonne le réveil de la force

 

Clotilde Mathieu
Lundi, 16 Avril, 2018
L’Humanité
En novembre 2017, Pascal Pavageau battait le pavé pour dénoncer les ordonnances Macron cassant le Code du travail. Julien Jaulin/Hanslucas<br /><br /><br />

En novembre 2017, Pascal Pavageau battait le pavé pour dénoncer les ordonnances Macron cassant le Code du travail. Julien Jaulin/Hanslucas
 

À une semaine de succéder à Jean-Claude Mailly, Pascal Pavageau renoue avec le ton combatif délaissé « depuis la présidentielle ».

«Àtous ceux qui se mobilisent pour une juste répartition des richesses, pour garantir nos statuts et droits collectifs, et pour résister à une logique d’individualisation de la société visant à ‘‘déprotéger’’ les travailleurs, j’apporte mon soutien plein et entier. » Avec ce simple tweet posté sur son compte, ce vendredi, au moment où cheminots, salariés d’Air France ou encore de Carrefour étaient en grève, Pascal Pavageau, le futur successeur de Jean-Claude Mailly au fauteuil de secrétaire général de Force ouvrière, passe à l’offensive. Et l’actuel numéro 2 de FO de se préparer à endosser son nouveau costume : il est « normal pour un secrétaire général de soutenir les camarades dans l’action », a-t-il expliqué au Parisien.

Un tacle contre la stratégie de Jean-Claude Mailly

Une sortie qui vise aussi et surtout à affirmer son orientation, à une semaine du congrès du syndicat qui se déroulera du 23 au 27 avril à Lille (Nord). « Cela fait un an qu’il y a un problème avec notre ligne, depuis l’élection présidentielle. Demain, on va résister, revendiquer et reconquérir pour défendre notre monde, celui qu’on a bâti et qui repose sur un modèle social ! » lance-t-il. Un tacle contre la stratégie adoptée l’an dernier par Jean-Claude Mailly, qui a surpris tout le monde et surtout son organisation, en refusant de porter le fer contre les ordonnances Macron, alors que FO avait mené le combat sur le même sujet contre la loi El Khomri en 2016, aux côtés de la CGT, de la FSU et de Solidaires. En 2017, cette volte-face de Jean-Claude Mailly avait conduit le parlement de la centrale syndicale (Comité confédéral national) à mettre en minorité sa direction exécutive afin de la contraindre à changer de cap et à permettre aux organisations de FO de se joindre aux mobilisations interprofessionnelles contre la casse du Code du travail.

L’épisode a laissé des traces dans l’organisation. La confédération semblait en retrait depuis, mais, à la veille du congrès, Pascal Pavageau se veut rassurant : « Dans une semaine, je serais très surpris que l’ensemble des camarades ne soutienne pas cette logique de rassemblement de l’ensemble des revendications. Le modèle du chacun pour soi du gouvernement n’est pas le nôtre », affirme-t-il. Les ministres sont prévenus. Mais, même si le ton se durcit, Pascal Pavageau s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur. Interrogé en novembre 2017 sur ce qui le différencie de Jean-Claude Mailly, il répondait : « Sur le fond, rien. Nous avons la même logique. Nous sommes pour un réformisme militant : à chaque fois qu’il faut négocier, nous le faisons. (…) Il n’y a aucune opposition de pensée, mais plutôt une différence de style. »

Journaliste à la rubrique social-économie

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