Edito du bulletin du Blog diffusé sur le marché ce jour

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2018

 

Edito : Prenons la parole                                 Avril 2018

 

Sur le plan national nous assistons à un développement des luttes sociales qui traduisent une partie d’un mécontentement général dont l’origine est dans une aggravation des conditions de vie des français, notamment des catégories modestes : dégradation des salaires et revenus, des institutions de soins, d’éducation, de transport, de justice, toutes amputées de moyens nécessaires à leur développement notamment en personnel. Le chômage et la précarité persistent tout autant que la déscolarisation. Sans compter les difficultés subies par les collectivités territoriales.

 

Les pouvoir en place est issu d’une élection antidémocratique qui élimine les 4/5 de la population de leur choix initial, concentrant sur deux candidats à l’élection présidentielle dont le vainqueur Macron jouit de toutes les faveurs de la finance, du monde  politique et médiatique qu’elle contrôle.

 

Il suffit d’observer attentivement les grands moyens d’expression télévisés,  publics ou privés, pour deviner les choix politiques que l’on veut nous imposer : les pseudos réformes, toutes anti sociale, pour ne pas dire anti nationales sont, accompagnées de mise en condition de l’opinion avec commentaires et reportages appropriés justifiant la  liquidation des entreprises et service publics (Poste, SNCF, Tribunaux, Hôpitaux et bientôt  Système de retraite) Et les simulacres de débats télévisés ne sont là que pour donner l’illusion d’un pluralisme en réalité grand absent.

 

On pourrait tenir le même raisonnement en matière de politique étrangère ou apparait, malgré les gesticulation du Président Macron avec son « homologue » Trump.le risque de conflits dans lesquels nous n’avons rien à faire et qui présentent un danger pour la paix.

 

Face à ces choix de la bourgeoisie française, des obscurantismes  de toutes sortes se nourrissent de l’incapacité des socialistes, de la droite réformiste et de la droite dite « nationale » ou « patriotique » qui capte les mécontentements et ne nous préparent pas des lendemains qui chantent.

Prenons la parole pour les faire déchanter !  jacques.laupies@orange.fr

 

À Paris, la détermination intacte des cheminots en grève

Lola Ruscio
Mardi, 24 Avril, 2018
L’Humanité
Edito du bulletin du Blog diffusé sur le marché ce jour dans POLITIQUE

Malgré les retenues sur les paies, une centaine de cheminots de la gare de Lyon (Paris) ont voté, hier, à l’unanimité pour la reconduction du mouvement.

Au neuvième jour de la grève, la détermination des cheminots reste intacte. Hier, à l’assemblée générale de la gare de Lyon, à Paris, une centaine de mains se lèvent immédiatement pour voter à l’unanimité la reconduite de la grève jusqu’à ce matin. « Ici, on compte aujourd’hui 87 % de conducteurs et de contrôleurs en grève, et 60 % d’aiguilleurs. La mobilisation se maintient au même niveau depuis le début du mouvement », explique Bérenger Cernon, conducteur de train et secrétaire général de la CGT des cheminots de la gare de Lyon. « La direction raconte que la mobilisation s’essouffle, mais on est toujours présents et c’est le bordel dans les trains », abonde, micro en main, Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD rail.

Des grèves par roulement pour limiter la perte de salaire

Pour autant, si, à la gare de Lyon, le mouvement n’a rien perdu de son ampleur, les difficultés se font sentir pour les grévistes. Les fiches de paie d’avril arrivent et ils vont découvrir le manque à gagner exact de leur participation au conflit. « Ce matin, sur le piquet de grève, des copains nous ont dit que c’était dur de tenir parce que la fin du mois approche », regrette le syndicaliste CGT. Pour limiter la perte de salaire, les cheminots font grève par roulement et se calent sur la méthode innovante du « deux-cinq », le calendrier de grève alternée deux jours sur cinq décidé à la mi-mars par l’intersyndicale et qui permet de ne pas essouffler les troupes.

Certains grévistes reprochent à la « D2I » (la déclaration d’intention individuelle) de pénaliser le mouvement. Depuis la loi sur le service minimum de 2007, les conducteurs, les contrôleurs et le personnel des infrastructures doivent remplir 48 heures à l’avance cette déclaration pour prévenir qu’ils vont cesser le travail. « Pour faire grève lundi, il fallait penser à poser sa D2I samedi, illustre le syndicaliste cégétiste. Il y a des loupés, des gens oublient et laissent passer la date. »

Reste que le sentiment de défaitisme n’est pas à l’ordre du jour. L’annonce du gouvernement, le 16 avril, de la filialisation du transport de marchandises et, deux jours plus tard, de la fin du recrutement au statut de cheminot dès janvier 2020, alors que la « concertation » avec les syndicats n’est pas terminée, a renforcé l’envie des cheminots d’en découdre avec ce projet de loi ferroviaire. Pour Régis Paillaud, délégué du personnel Unsa des conducteurs de train de la gare de Lyon, le gouvernement reste sourd aux attentes des grévistes. « On n’a pas d’autre choix que de continuer le mouvement, on savait de toute façon qu’on n’allait pas gagner en une semaine », développe-t-il.

Hier, à l’appel de la CGT, au moins 400 cheminots ont envahi le siège social de Fret SNCF, basé à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), pour dénoncer la filialisation de cette branche de l’entreprise.

 

 

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