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Muguet du 1er Mai : solidarité avec les vendeurs à la sauvette mais aussi et surtout pour les cheminots en grève !

Posté par jacques LAUPIES le 29 avril 2018

 

 

 

Comme prévu nous vendrons notre muguet, je devrais dire votre muguet.

 

J’ai un peu la nostalgie du temps ou nous occupions tous les coins de la ville pour proposer ces brins. Depuis ce temps cette fleur symbole est offerte à des prix défiant toute concurrence dans les grandes surfaces qui ont eu raison des petits commerces, lesquels à l’époque se plaignaient parfois de notre vente.

 

Et la vigilance de nos policiers municipaux; relativement bienveillante, va s’exercer sur ces vendeurs à la sauvette qui nous ont  partiellement remplacés avec bien entendu une motivation moins militante puisqu’il s’agit pour eux de s’offrir à l’occasion un peu d’argent de poche. Quand ce n’est pas, hélas, pour compléter les maigres ressources du RSA, 

 

Signe des temps où peu à peu la lutte, l’action militante s’effaceraient, si nous n’étions pas là, ou plutôt si des milliers (pas encore des millions) de travailleurs, ne levaient la tête pour défendre les derniers bastions que nous a donné la part sociale de la République  .

 

Marx était à l’honneur sur la chaine Arte ce soir. Des opinions y étaient présentées selon lesquelles certains estiment que le capitalisme disparaitra victime de ses propres contradictions, sans qu’il soit besoin d’imposer le communisme au nom du prolétariat, d’autres indiquant que les oppositions au sein de ce prolétariat exclurait tout accès à une société communiste et paraissent insurmontables, d’autres encore que la mondialisation capitaliste pose la question de la convergences des luttes à l’échelle mondiale comme seul moyen de l’abattre. 

 

N’oublions pas que Marx et d’autres ensuite ont évidemment indiqué que si par exemple la philosophie expliquait le monde elle devait contribuer à présent à le transformer. Ce qui exclut tout déterminisme dans l’attente.

 

Ainsi Marx indiquait que sans l’action politique, la prise du pouvoir voire la fameuse « dictature du prolétariat » galvaudée abondamment par les libéraux et les socio démocrates, la transformation de ce monde n’est pas envisageable.

 

Une chose est sûre le capitalisme qui porte tout l’atavisme de l’animal humain n’est pas prêt de lâcher l’os qu’il a gagné en exploitant le prolétariat lequel, divisé ou pas, ne doit pas cesser de le contraindre au partage de la richesse. Un partage qui ne peut se réaliser sans que le pouvoir de l’entreprise soit totalement contrôlé par ceux qui produisent !

 

L’histoire est là pour nous prouver que ce sont les humains qui  la font et que leurs « échecs » sont à inscrire, aussi douloureux cela soit ils, dans une marche en avant contre tous les systèmes d’exploitation et que le pire, en ce 1er mai, serait de considérer que le brin de muguet que nous vendrons pour en consacrer le bénéfice aux cheminots en lutte, n’aurait précisément pas de lien avec une conception internationaliste de l’émancipation humaine !

 

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UN BRIN DE SOUTIEN POUR LES CHEMINOTS

CE PREMIER MAI AVEC LE COMMUNISTES DE TARASCON

VENTE BOULEVARD ITAM FACE AU NUMERO 40

 

Un 1er mai des convergences !

Samedi, 28 Avril, 2018
Humanité Dimanche
Muguet du 1er Mai : solidarité avec les vendeurs à la sauvette mais aussi et surtout pour les cheminots en grève ! dans POLITIQUE

L’éditorial de Patrick Le Hyaric.

La fête internationale des travailleurs peut être l’occasion pour celles et ceux qui sont dans l’action depuis des mois comme pour celles et ceux qui n’ont pu s’y joindre de se retrouver et de se faire entendre ; un moment privilégié pour notre société en ébullition de soulever le couvercle que veut imposer le pouvoir par la force policière comme par l’autoritarisme présidentiel. Cette stratégie dangereuse ne saurait faire oublier la casse des services publics, le délitement des solidarités, le chômage et la précarité qui cheminent au quotidien, et encore moins faire taire une jeunesse qui ne réclame pas la lune en demandant plus de places dans les universités pour y être accueillie dignement.
 
Le glissement sémantique du gouvernement est significatif. Face aux mouvements sociaux, le pouvoir n’en appelle plus à la défense de « l’état de droit » mais à « l’ordre républicain ». Aussi entend-on qu’il ne s’agit plus de régler les conflits par le droit, la démocratie, le dialogue, mais par la troupe déployée de manifestations en universités, à la manière d’un Clémenceau. Voilà une nouveauté qui devrait autant interroger qu’inquiéter. Le Président de l’Assemblée Nationale s’est même autorisé une remise en cause inédite du droit de grève dans la fonction publique… La droite jubile de tant de « fermeté » qui permet d’empêcher tout débat sur les grandes questions qui taraudent en profondeur nos concitoyens.
 
Deux grandes options s’opposent et s’affinent sous nos yeux. L’une consiste dans les libéralisations et l’intensification de la concurrence pour donner aux milieux financiers et industriels transnationaux de nouveaux espaces de rentabilisation. C’est ainsi qu’il faut comprendre le projet d’ouverture du capital de la SNCF, combiné avec l’offrande de nos rails aux sociétés privées. L’autre consiste à développer une appropriation sociale et démocratique, adaptée aux besoins d’aujourd’hui pour des services publics bénéficiant des investissements à la hauteur des enjeux sociaux, environnementaux, agricoles ou de formation. La première est portée par le pouvoir en osmose avec  des institutions européennes acquises à la promotion des intérêt du capital financier. La seconde est défendue par les travailleurs en lutte et le mouvement social, une large frange du mouvement associatif, des créateurs. L’une défend l’ordre inégalitaire de l’ultralibéralisme, l’autre l’intérêt général. Cette opposition s’aiguise depuis plusieurs années. Elle s’est accélérée avec la loi Travail de M. Valls après le CICE et autres cadeaux fiscaux et sociaux aux grandes entreprises pendant le précèdent quinquennat. Ce dernier reposait sur les mêmes présupposés et la même ambition de porter atteinte aux soubassements d’un modèle social qui conditionne l’efficacité économique à la protection sociale et à un droit du travail élevé.
 
Le ton goguenard du pouvoir et des médias dominants à l’égard du mouvement étudiant témoigne d’une cécité volontaire qui confine au mépris vis à vis d’une jeunesse populaire dépossédée de la possibilité même de définir son propre avenir. A travers la sélection socialement déterminée du système Parcoursup, le pouvoir ne dit pas autre chose que son incapacité à répondre au formidable défi de la démocratisation de l’enseignement supérieur. Toute une classe d’âge pourrait pourtant accéder à une formation élevée et l’université devenir un modèle de creuset social qui tirerait l’ensemble de la société vers le haut au lieu d’être le sas d’entrée d’un « marché » du travail répondant aux objectifs étriqués d’un grand patronat de plus en plus indexé sur les rendements financiers. C’est bien ce monde sans âme que refuse massivement la jeunesse. Traiter ses aspirations par la condescendance ou, pire, par le déploiement de gendarmes mobiles, témoigne d’un autoritarisme aveugle qui pourrait se retourner contre le gouvernement plus vite qu’il ne le croit. Surtout quand il s’additionne au mépris affiché vis à vis des cheminots confrontés aux fins de non-recevoir gouvernementales dont celle du Premier Ministre. Ce refus de négocier le moindre point d’un projet aussi déterminant pour l’avenir du pays, qui redéfinit en profondeur la place du rail pour la vie des territoires et l’environnement et, qui plus est, n’a jamais été présenté au suffrage des électeurs, est le symptôme de cette « a-démocratie » confiscatoire de la parole populaire qui définit si bien les gouvernements néolibéraux.
 
L’effervescence sociale des derniers mois doit trouver un prolongement retentissant ce 1er mai qui, en tout état de cause, ne ressemblera pas aux autres.  La manifestation des forces syndicales doit être le point d’appui d’une contre-offensive pour imposer au gouvernement une feuille de route sociale sur la modernisation et le développement des services publics, la grande question salariale qui figure au centre des débats de nos voisins allemands, le rôle et l’utilisation de l’argent qui irrigue les secteurs spéculatifs au détriment de nos universités, de nos services publics, de nos territoires et de l’emploi, notamment dans les secteurs industriels. A chacun de nous de faire de ce 1er mai un puissant relais des luttes en cours, une étape vers un rassemblement encore plus large, unitaire et déterminé pour sortir de ce système du règne de l’argent-roi.
 dans POLITIQUE
Directeur de l’Humanité

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