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Le droit à une éducation populaire de haut niveau !

Posté par jacques LAUPIES le 6 mai 2018

 

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La connaissance de nos origines aide à comprendre nos progrès mais aussi nos reculs

Bien que je sois très critique à l’égard des médias, je dois reconnaître tout naturellement que leur impact sur le plan culturel a des effets positifs. Bien que cela ne soit pas mécanique et qu’il faille, en particulier pour les jeunes, faire un effort de sélection des émissions proposées.

Mais le simple fait d’accéder à la parole des autres, hors des limites traditionnelles de la famille, de l’entourage immédiat, développe chez les jeunes des connaissances particulières auxquelles les générations précédentes n’avaient pas accès. Par contre la perte d’une communication « physique » avec son entourage, l’éloignement du livre, autrefois le seul moyen de s’ouvrir à l’extérieur et donc à un peu plus d’universalité, constituent selon moi un réel appauvrissement.

Les médias, quand ils ne sont pas instrumentalisés, internet en particulier avec les réseaux sociaux, devraient bouleverser l’accès à la culture au sens où celle ci  se définit comme la connaissance de l’ensemble des activités humaines et non comme une approche réductrice qui la confine dans la connaissance des arts : littérature, théâtre, cinéma, arts plastiques et bin entendu sciences sociales et naturelles, etc.

Cependant la première activité culturelle n’est elle pas de comprendre ce qui peut déterminer le comportement des humains dans leurs oppositions, leurs contradictions mais aussi leurs solidarités, leurs coopérations. 

Bien que totalement autodidacte et particulièrement paresseux, donc relativement inculte, mais aussi soumis à des règles de vies  que je n’ai pas toujours su rejeter à cause des effets de la pression sociale, j’ai constaté que l’on ne pouvait faire l’économie du recours aux grands courants de pensée, philosophiques,  religieux, d’économie  et politiques. En même temps nous avons besoin de mieux nous connaître nous mêmes et donc s’impose aussi la connaissance et le recours aux sciences médicales et en particulier de la psychanalyse.

Evidemment lorsqu’on a une telle conception on n’est pas tiré d’affaire si l’on n’a pas lu Darwin, Marx et Freud et tous ceux qui les ont précédés et donc ont contribué à en faire des géants de la pensée moderne. Encore que pour beaucoup nous ne connaissons les grands courant de pensée qu’à partir de ce qu’en disent des biographes et des critiques. C’est en tout cas le moins que l’on puisse faire !

Comme tout le monde ne peut avoir la capacité d’un  Michel Onfray qui, cependant avec un talent souvent discuté, a de grandes facilités pour donner un point de vue sur nombre de génies de la pensée humaine, nous voilà ramenés à une grande modestie.

Et pourtant, devrions nous considérer, que nous n’avons pas le droit à une opinion la plus conforme à la construction d’un avenir meilleur ? S’il n’y avait pas autant de sottises édictées par des personnes réputées cultivées et classées parmi les « élites » nous n’en aurions pas conclus que parfois il faut oser les affronter pour nous protéger de leur pseudo savoir !

Il serait grand temps qu’une ‘éducation populaire de haut niveau se généralise avec en priorité une autre école et une action culturelle en prise avec la réalité de notre monde et les grandes questions qui lui sont posées !

 

 

Anniversaire. Karl Marx, une pensée vivante en commun

Jérôme Skalski
Vendredi, 4 Mai, 2018
L’Humanité
Sri Lanka, lors de la manifestation du 1er mai. Dinuka Liyanawatte/Reuters<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Sri Lanka, lors de la manifestation du 1er mai. Dinuka Liyanawatte/Reuters
 

Né à Trêves le 5 mai 1818, l’auteur, avec Engels, du Manifeste communiste, publié à la veille de la révolution de février 1848, est l’objet d’un bouillonnement intellectuel, à l’occasion du 200e anniversaire de sa naissance.

Deux cents ans après la naissance de Karl Marx, le 5 mai 1818, les dizaines d’initiatives prises à cette occasion partout dans le monde témoignent en faveur de la vitalité de la pensée du théoricien et du militant communiste. Depuis Pékin, où est organisé, en cette fin de semaine, le deuxième Congrès mondial du marxisme, jusqu’à Berlin, dans le cadre du colloque Marx 200 de la Fondation Rosa-Luxemburg, en passant par Paris avec la série de débats programmée par le comité Marx 2018, à la fin du mois de mai, sans oublier les rencontres de Londres, Manchester, Dublin, Cape Town en Afrique du Sud, Tokyo ou encore Buôn Ma Thuôt au Vietnam, c’est à l’épanouissement d’une vague, non pas de cent fleurs, mais de milliers d’autres encore, en une « internationale » intellectuelle inédite que donne lieu l’anniversaire du révolutionnaire allemand. Elle fait suite aux initiatives organisées à New York, Los Angeles, Toronto, Moscou, Mexico, Rio de Janeiro, Montevideo, Johannesburg, Maputo et La Havane – pour ne citer que les plus importantes –, dans le contexte du 150e anniversaire du Capital et du 100e anniversaire de la révolution d’octobre en 2017.

Une vague, donc, et un « coup de jeune » de Marx – voir le hors-série de l’Humanité – entendus depuis le huitième sous-sol des banques luxembourgeoises ou autres chasses gardées de l’oligarchie capitaliste mondiale, comme en témoigne, ironiquement à cet égard, le déplacement de Jean-Claude Juncker, ce jour même, à Trêves, pour la réouverture de la Maison de Karl Marx.« La théorie se change en force matérielle dès qu’elle pénètre les masses », écrivait le jeune Karl Marx. Or, si le printemps est évident, il reste que ce retour théorique ne saurait donner son plein résultat qu’à la condition d’une exposition pratique, à pleine ouverture. C’est un point que soulignent, entre autres, les personnalités intellectuelles invitées à s’exprimer dans ce numéro spécial de l’Humanité des débats, à côté des lignes de force qu’elles dégagent concernant les nouveaux chantiers ouverts par la mise au travail contemporaine de ces concepts fondamentaux.

« “Après moi, le déluge !” Telle est la devise de tout capitaliste et de toute nation capitaliste. »

C’est un paradoxe en effet que ce soit la bourgeoisie qui, le mieux aujourd’hui, a réalisé le projet d’une « internationale », pratique et théorique, au travers d’institutions telles que la Banque mondiale, l’OMC, l’Otan ou le FMI, ou encore le « communisme » compris comme communauté de classe, les classes exploitées, vaporisées par la division internationale ou l’organisation hiérarchique du travail, séparées en rivalités de positions ou en nationalités d’autant plus abstraites que leur fantasme est excité par les forces politiques les plus régressives restant encore, douloureusement, à la peine quant à se saisir de leurs propres unité et intérêt. La question se pose en France particulièrement, face à l’accentuation de l’entreprise de démolition des conquêtes sociales issues notamment du Front populaire et du Conseil national de la Résistance, ainsi que des biens publics, orchestrée actuellement.

Quoi de plus urgent, pourtant, qu’un renversement du mode d’organisation sociale fondé sur la mise en œuvre des principes de coopération et de solidarité, alors que le développement capitaliste manifeste au plus haut point sa tendance nihiliste et destructrice ? Quoi de plus décisif aujourd’hui que cette prise de conscience et cette décision d’agir face à la ruine et au déluge définitifs de l’humanité programmés par des classes dominantes incapables de soutenir le mouvement de son progrès, mieux, impliquant sa régression définitive dans la barbarie au nom de leur volonté de puissance, de domination et de jouissance ? « “Après moi, le déluge !” Telle est la devise de tout capitaliste et de toute nation capitaliste », écrit Karl Marx dans le Capital. Polémiste, souvent intransigeant et querelleur dans le champ théorique, Marx eut cependant toujours le souci de faire valoir le mot d’ordre conclusif du Manifeste communiste contre toute tentation sectaire dans le mouvement révolutionnaire. Agir en commun. Une idée qui n’a pas pris une ride.

L’actualité en colloque du 24 au 26 mai

Le colloque « Marx 2018, deux siècles d’actualité » se tiendra jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 mai. De nombreuses tables rondes se dérouleront à l’École normale supérieure, 45, rue d’Ulm à Paris, et à la Maison des sciences de l’homme Paris Nord, 20, avenue George-Sand, à Saint-Denis. Ce colloque est organisé par le comité Marx 2018 et ses partenaires ; le programme complet est à retrouver sur marx2018.hypotheses.org.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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