Un peu de discernement…

Posté par jacques LAUPIES le 9 mai 2018

 

 

Je ne suis pas compétent le moins du monde pour juger de l’affaire Bertrand Cantat  comme d’ailleurs de la plupart des autres qui hantent les chaînes de télé, les radios et la presse. 

Si je reconnais au journalisme le droit et même le devoir d’informer le public sur le fonctionnement des institutions de justice, et le cas échéant de les mettre en cause, j’estime que cela appelle une un grand discernement et doit être exonéré de tout autre objectif que de porter dans l’opinion la vérité.

Mais quand cette vérité ne parait pas être établie elle peut conduire à un journalisme de spéculation qui met en pâture au soupçon ceux qui sont jugés que ce soit innocents ou coupables ! A fortiori c’est encore plus grave lorsque le lambda s’en mêle !  

Contester la justice rendue n’est pas une mince affaire. Cela implique souvent de faire appel à une connaissance des faits, du dossier d’instruction, des réquisitoires du procureur, des plaidoiries de la défense et des parties civiles et d’être très précisément informé des charges autant qu’à l’inverse des éléments de décharge. Le risque est donc grand, pour celui qui se livre à cet exercice, d’induire en erreur un public  démuni de toute information à l’origine si ce n’est,  souvent au conditionnel  (forme hypocrite de l’insinuation) de ce qu’ont  laissé supposer les comptes rendus de presse.

Bref comme, fort heureusement on ne balaie pas aussi aisément une décision de justice, le meilleur moyen pour ceux qui n’en sont pas satisfaits est tout simplement de rappeler son existence. Qu’il y ait eu un non lieu, une relaxe ou une condamnation, inscription au casier judiciaire ou pas, le boulet demeure aux pieds de l’accusé.

L’exercice de son métier, sa vie de famille, ses amitiés, sa vie publique vont en souffrir et bien sûr lui avec.

Cela peut-il atténuer la souffrance  des victimes ? Ou rassurer les procureurs improvisés, pour ne pas dire névrosés, assoiffés de règlement de comptes ? Leurs comptes avant tout !

Dans le cas d’un artiste connu et reconnu en tant que tel peut-on croire un seul instant qu’il ne porte pas déjà une bien lourde croix ? Même s’il a surmonté une pesante culpabilité, compris la portée de son acte, dans le repentir ou pas, il a  sans doute à chaque instant de sa vie à lever une entrave qui ne le quittera jamais.

Son art peut l’aider. Foutons lui donc la paix !

 

 

 

La mère de Krisztina Rady, l’épouse de Bertrand Cantat qui a mis fin à ses jours en janvier 2010, a défendu le droit du chanteur de se produire sur scène dans un entretien accordé à BFMTV. 

 

L'ancienne belle-mère de Bertrand Cantat prend sa défense © Fred TANNEAU / AFP L’ancienne belle-mère de Bertrand Cantat prend sa défense
Le retour de Bertrand Cantat sur le devant de la scène a relancé le débat : L’artiste doit-il être différencié de l’homme qui a tué son ex-compagne Marie Trintignant en 2003 ? A-t-il le droit, après avoir purgé sa peine de prison, de poursuivre sa carrière de musicien sous le feu des projecteurs ? Son ancienne belle-mère, Csilla Rady, a pris la défense de l’ex-chanteur de Noir Désir alors qu’il a dû renoncer à se produire dans les festivals d’été face à la contestation, et quelques jours après que l’Olympia a annulé ses deux concerts parisiens par crainte de «troubles à l’ordre public». «C’est un homme, mais c’est d’abord un artiste. C’est dans ses gênes, c’est grâce à ses parents. Et c’est un homme qui aime ses enfants. Il s’en occupe aussi bien qu’un homme pourrait le faire. C’est très difficile pour lui, très difficile», a déclaré à BFMTV la mère de Krisztina Rady, l’épouse de Bertrand Cantat qui a mis fin à ses jours en janvier 2010. 

Elle estime « scandaleuses » les manifestations avant les concerts de Cantat

 Quinze ans après la mort de Marie Trintignant, Csilla Rady condamne les personnes qui manifestent devant les concerts du père de ses deux petits enfants. «C’est horrible, horrible, ce qu’ils font. Ce n’est pas normal, a-t-elle encore dit à BFMTV. Je suis une femme indépendante, je suis une femme féministe, une féministe positive. Mais ce qu’ils font c’est scandaleux, criminel même», tranche-t-elle.

En 2003, Marie Trintignant, l’ancienne compagne de Bertrand Cantat, est morte sous ses coups. Pour ce crime, l’ancien chanteur de Noir Désir a été condamné à 8 ans de prison avant d’être libéré en 2007 après avoir purgé plus de la moitié de sa peine. Plus de deux ans après sa sortie de prison, Krisztina Rady s’est donnée la mort dans leur domicile bordelais. En 2012, Csilla Rady et son époux avaient accordé un entretien à Paris Match, dans lequel ils évoquaient des violences que Bertrand Cantat aurait fait subir à leur fille. Quelques mois plus tard, le couple s’était pourtant désolidarisé de la démarche d’une avocate spécialisée dans les violences conjugales qui voulait poursuivre Bertrand Cantat pour le suicide de Krisztina Rady. Le parquet de Bordeaux a quant à lui classé sans suite l’enquête sur les accusations de violences de la part de Bertrand Cantat à l’égard de la traductrice hongroise. 

 

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