Préparer un Congrès l’esprit libre et présent

Posté par jacques LAUPIES le 9 juillet 2018

Je soutiens personnellement le texte « Pour un manifeste communiste du 21e siècle » 

Un Congrès c’est avant tout fait pour définir des orientations en fonction d’un bilan mais aussi d’une critique (positive ou négative) des directions. Ces dernières n’ont plus le pouvoir  statutaire de bloquer l’élection des Secrétaires des instances fédérales, pour ce qui est des directions nationales, et locales pour ce qui est des fédérations, comme c’était le cas encre dans les années 70 et avant, ou l’on remettait en cause  l’exercice démocratique à la base. 

Un Congrès c’est avant tout fait pour définir des orientations en fonction d’un bilan mais aussi d’une critique (positive ou négative) des directions. Ces dernières n’ont plus le pouvoir  statutaire de bloquer l’élection des Secrétaires des instances fédérales pour les directions nationales et locales pour les instances fédérales comme c’était le cas encre dans les années 70 et avant, et de remettre en cause ainsi l’exercice démocratique à la base. 

Toutefois cela ne règle en rien les attitudes « suivistes » et parfois l’indifférence de certains adhérents qui accordent leur confiance et leur soutien à des orientations passées ou dépassées alors qu’ils ne cessent de s’interroger sur leur réalisme et leur justesse.

Que dire de cela sinon qu’un congrès  nécessite un travail personnel de réflexion du militant lequel doit être la base de son apport dans le cadre collectif. 

Récemment j’ai eu l’occasion d’échanger quelques idées avec deux  militants de la JC. Moment rare et précieux quand on a soixante ans d’écart d’âge. Tous deux me sont apparus proches de la vision que le peux avoir de mon parti. Ou l’inverse si vous préférez car l’on a beaucoup plus à apprendre des jeunes qu’on ne le croit souvent ! L’un d’eux, non adhérent et à qui je demandais pour quelles raisons, m’a en substance répondu : « A quoi ça servirait je ne serais pas entendu ! »

J’ai tenté de le convaincre qu’il avait tort de croire cela, d’autant que par expérience, je pense que rien n’est plus vrai que de le proverbe : « les absents ont toujours tort ». Plus même, selon les circonstances, être minoritaire ne signifie pas que nos conceptions resteront lettre morte ! Loin s’en faut !

Car, s’il faut garder l’esprit libre, il faut être présent dans tous les combats. Cela vaut dans la vie familiale, sociale, politique et idéologique. D’ou l’importance de défendre la démocratie en tous lieux et en tous temps !

 

 

Quatre textes en lice pour le congrès du PCF

Dimanche, 8 Juillet, 2018
Outre le projet adopté par son Conseil national début juin, trois textes d’orientation ont été déposés vendredi. Tous seront soumis au vote des adhérents du PCF début octobre.
Sur quelles bases se jouera le congrès du PCF en novembre ? Ses adhérents auront à livrer la réponse lors d’un vote début octobre. Ils se prononceront sur l’un des quatre textes d’orientation désormais en lice après le dépôt officiel vendredi des textes dit « alternatifs » au projet adopté par le Conseil national de la formation le 3 juin dernier (Lire Pour son congrès le PCF met toutes les options sur la table). 
« Trois textes ont été déposés et ont rempli les conditions requises (réunir au moins 300 signatures répondant à des critères géographiques, NDLR) », a annoncé Yann Le Pollotec, à la tête de la commission en charge d’assurer « la transparence des débats ».
Parmi ceux-ci, figurent « Pour  un manifeste du Parti communiste du 21esiècle » emmené notamment par le député André Chassaigne, l’économiste Frédéric Boccara ou encore les initiateurs, comme Marie-Christine Burricand ou Hervé Poly, d’un texte qui avait obtenu 12,87 %, lors du dernier congrès en 2016 (51,2 % pour celui du conseil national). Ensemble, ils affirment vouloir répondre à une « question essentielle : Faut-il continuer dans l’effacement, dans une pratique du coup par coup, dans une stratégie illisible, et dans le manque d’ambition et d’incarnation ? Ou construisons-nous collectivement la voie d’un renouvellement politique profond ? ». 
Également en lice, les initiateurs du texte « Se réinventer ou disparaître. Pour un printemps du communisme » n’ont pas tardé à réagir. Il s’agit de « proposer une profonde transformation » visant notamment à « adopter une stratégie de rassemblement de toutes les forces de la gauche antilibérale dans un « Front commun » », assure l’historien Frédérick Genevée, dans un communiqué co-signé notamment par la députée Elsa Faucillon. Cette orientation, déjà soumise au vote en 2016 à la veille de la présidentielle et des législatives avait réuni 23,68 % des voix.
Le dernier texte sur la ligne de départ, « Reconstruire le parti de classe, donner la priorité au rassemblement dans les luttes »,  emmené notamment par Emmanuel Dang Tran, affirme, lui, vouloir rompre « avec 25 ans de stratégie de ‘’mutation-effacement-liquidation’’ ». Sous le même titre, le contenu ayant toutefois été actualisé, il avait recueilli 6,86 % des votes en 2016. 
En revanche, le texte en préparation initié par le dirigeant de la Riposte Greg Oxley s’est, avant le jour du dépôt, transformé en « contribution » et ne sera donc pas soumis au vote. Il n’est pas parvenu à réunir les conditions requises du fait, assurent ses partisans, d’une alliance avec l’économiste Bernard Friot avortée tardivement.

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