lampiste aujourd’hui ! Et hier ? Et demain ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 juillet 2018

Mis à pied avec perte de salaire, puis licencié, par son employeur – l’Elysée où il exerçait la fonction de chargé de mission – cet homme dément avoir frappé au cours d’une intervention irrégulière – ce qui en soi est  fortement condamnable – se voit déguisé en collaborateur au physique très BCBG, à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession !

De plus la presse nationale et tous les médias s’offrent à lui pour l’aider à clamer son innocence et surtout à défendre son employeur qu’il aurait d’après ce dernier trahi. Libre de ses mouvements cet « innocent présumé » peut tout à son aise lier les contacts nécessaires pour échafauder des scénarios le disculpant.

Il a bien de la chance cet homme doivent penser certains de ces internés préventivement, parfois soupçonnés  de pouvoir exercer des pressions sur des victimes elles aussi présumée, à qui, parfois, l’on force la main.  Mais nombre de Députés et Sénateurs ne l’entendent pas de cette oreille !

Certes il n’a pas pour l’instant de demande   autre que celle émanant d’une procédure d’instruction par des magistrats  qui ont été saisis par voie de presse. Mais  une mise en examen a tout de même été prononcée. 

 

 

Légende calée par le haut. Ut ulputpat, sum nullamet il iriliquam. Eriusto commy nostrud tisuisim niamcom molorpero. Photo Crédit photo<br /><br /><br /><br />
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Scandale. Benalla, chargé de mission séduction dans les médias

Lundi, 30 Juillet, 2018

Dans une offensive médiatique digne de la Sarkozye, Alexandre Benalla s’est épanché dans trois médias différents ces derniers jours. Relatant les mêmes faits, il met en avant une justification, contredite par une vidéo révélée par Libération.

Alexandre Benalla « livre ses vérités » au Monde. TF1 est plus tranché : l’homme « livre sa vérité ». Dans un parfait plan de communication, l’ancien « chargé de mission » d’Emmanuel Macron, mis en examen depuis une semaine notamment pour « violences volontaires » et « port public et sans droit d’insignes réglementés », a trouvé, avec le JDD, trois supports médiatiques en à peine quatre jours pour ciseler sa défense après ses agissements du 1er Mai sur la place de la Contrescarpe, à Paris.

Le responsable d’une « dérive individuelle » (Édouard Philippe) et d’une « tempête dans un verre d’eau » (Emmanuel Macron) fait l’événement et se voit dérouler le tapis rouge. La première offensive de l’homme par qui le scandale est arrivé débute dans le média qui l’a révélé, jeudi. Ainsi, au Monde, Alexandre Benalla explique le « contexte » du 1er Mai, tant mis en avant par les auditionnés et les députés LaREM en commission d’enquête parlementaire. Lui parle de « guérilla urbaine », de deux jeunes, violentés par le faux policier, qui « se déchaînent ». Du coup, Benalla s’estime en droit d’intervenir, se basant sur l’« article 73 du Code de procédure pénale », selon lequel « tout citoyen a qualité pour appréhender l’auteur d’un délit », décrit-il, évoquant des CRS qui « n’arrivent pas à maîtriser » l’un des deux individus. Et l’incompris de clamer : « C’est ma nature, je suis trop engagé. »

Vendredi, c’est auprès de TF1 que l’homme endimanché et rasé de près accepte l’invitation, comme Nicolas Sarkozy ou François Fillon avant lui, pour « rétablir de la justice dans ce qu’il se dit ». Sur le plateau, Benalla « ne considère pas avoir commis d’actes répréhensibles », évoque une fois encore « des gens qui sont des casseurs, pas des gentils manifestants comme on a pu le dire », et réfute l’idée de les avoir « tapés ». Sa réaction a été celle « d’un citoyen qui a voulu appréhender des délinquants ». « Je n’ai pas le sentiment de m’être pris pour un CRS ou un policier », insiste-t-il.

Dans cette campagne médiatique, tout y est, du semblant de culpabilité répété, à l’émouvante problématique de la confiance d’Emmanuel Macron entachée par « l’homme qui voulait protéger le président » (JDD). Reste que ce petit tour – sans passer par la case commission d’enquête parlementaire – a eu un léger accroc. Certes, cela n’a pas bousculé l’interview de TF1, enregistrée trop tôt. Mais alors qu’une vidéo filmée par un étudiant américain le 1er Mai et publiée sur notre site le 20 juillet affaiblissait déjà une partie de sa thèse, c’en est une autre qui contredit sa justification. Des images, révélées par Libération vendredi, montrent sous un autre angle Alexandre Benalla, accompagné par le salarié de LaREM Vincent Crase et Philippe Mizerski, commissaire à la direction de l’ordre public. C’est trois heures avant leur fait d’armes sur la place de la Contrescarpe. La vidéo, récupérée après qu’un fonctionnaire l’a supprimée, met en scène Romain, étudiant de 23 ans, et Noémie, fonctionnaire et militante communiste de 24 ans, cherchant une porte de sortie dans le Jardin des Plantes, après que des policiers ont fait barrage plus loin. Ils tombent nez à nez avec les trois hommes. La jeune femme filme, mais la caméra vacille et l’image se stoppe net après ses cris « je n’ai rien fait ». Les deux sont violentés, racontent-ils, puis Romain est arrêté et placé en garde à vue, avant d’être relâché après quarante-huit heures, sans poursuite judiciaire. Ils ont porté plainte jeudi pour, entre autres, « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique en réunion », « usurpation de fonctions » et « atteinte à la liberté ».

Une vitrine servie sur un plateau

Quelle « menace » représentaient ces deux autres manifestants pour les CRS – si l’on suit le résonnement de Benalla ? Là encore, la question n’a pas été posée par le JDD hier. Si Alexandre Benalla invoque une nouvelle fois une interpellation d’un « manifestant menaçant », sur la place de la Contrescarpe, il bénéficie ici d’une rencontre-portrait s’étalant sur trois pages, et réalisée par le directeur de la rédaction. On y raconte « l’étonnant parcours qui l’a conduit d’une cité d’Évreux à l’Élysée », le recours au Secours populaire, son père violent… L’homme, dépeint comme bien sous tous rapports, reçoit le soutien de la Macronie – dont un ministre – avant l’entretien, et de salariés de l’Élysée qui, lors de la perquisition dans son bureau, jeudi, « pleuraient, ça (l’a) touché »… Au-delà des vitrines servies sur un plateau, l’homme peut compter sur certains médias pour mettre en musique son plaidoyer et redorer son image écornée de gorille de l’Élysée.

 
Audrey Loussouarn

Cet article a été publié le Lundi 30 juillet 2018 à 00:14 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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