Solidarités : les tergiversations ne sont pas de mise !

Posté par jacques LAUPIES le 15 août 2018

Enfin  une perspective heureuse pour ces réfugiées dont personne ne semblait vouloir &vec divers prétextes.

Que du côté français on ait évoqué le besoin d’un concertation européenne peut se comprendre mais dans ces situations il importe de solutionner rapidement car des individus sont en souffrance.

Cela dit se pose la question de l’efficacité européenne dans tout ce qui touche au social et à l’humanitaire et à une harmonisation indispensable en ces domaines appelant  le débat démocratique seule possibilité de lui donner les moyens d’agir. Et d’imposer en ce domaine au moins la règle de la majorité qui donne à chacun des pays l’obligation de respecter, faute de sanction, les règles élémentaires de la solidarité !

Bon le débat sur la crucifixion de Jésus m’intéresse et sur les contestations de sa réalité m’intéresse, ne serait-ce que pour découvrir les failles

de l’invention du christianisme…et de l’islam, sans parler de celles du judaïsme. (sur Arte ce soir avec Jesus et l’Islam) Pour ce qui est de tergiverser les trois religions monothéiste sont championnes, pour le régal des iinstrumentalistes.

J’arrête donc de tergiverser  moi-même. Bonsoir !

 

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« Aquarius » : Malte donne son feu vert pour laisser accoster le navire et ses 141 migrants

Mardi, 14 Août, 2018

Deux mois après avoir suscité une intense crise diplomatique, le navire Aquarius recherchait de nouveau, mardi 14 août, un port d’accueil en Méditerranée. Après avoir refusé dans un premier temps d’accueillir le navire, le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, a donné son feu vert pour laisser accoster le bateau et ses 141 migrants. Ces derniers seront répartis dans plusieurs pays européens. 

Il va pouvoir bientôt accoster. La nouvelle a été annoncée en pleine conférence de presse de l’association ONG Méditerranée. 

« Malte va donner à l’Aquarius la permission d’entrer dans ses ports, même s’il n’a pas l’obligation légale de le faire. Toutes les 141 personnes à bord seront réparties entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne », a écrit le Premier ministre maltais, Joseph Muscat sur Twitter.

Comme en juin, où le bateau avait erré pendant une semaine, faute de port où accoster, l’Italie a refusé d’accueillir le navire.
 
L’Espagne, qui avait finalement accueilli l’Aquarius en juin, a rechigné à se proposer à nouveau, avant de faire marche arrière. Le pays va accueillir 60 des 141 migrants.
 
Pour sa part, le gouvernement portugais annonce que le Portugal est « disponible » pour accueillir une partie des migrants de l’Aquarius.

Ce mardi, l’exécutif corse proposait à nouveau d’accueillir le navire et les migrants à son bord. Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni avaient fait la même proposition lors d’une première crise en juin. La préfète de Corse avait alors estimé qu’ils n’avaient pas la compétence de prendre une telle décision.

Lundi 13 août le président du port de Sète (Hérault), Jean-Claude Gayssot, s’était dit prêt à accueillir les migrants. Il attendait désormais le feu vert des autorités françaises. « C’est une question qui doit dépasser les clivages. Il s’agit d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient la répression, la guerre et la misère », a-t-il déclaré. 

 
eugenie barbezat

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« Un baobab est tombé » : Samir Amin, le théoricien du développement inégal, est mort

Posté par jacques LAUPIES le 14 août 2018

Dès que j’entends parler de Vème internationale, cela m’intéresse au plus haut point, car je ne vois d’autres solutions pour l’avenir du communisme que de penser sa venue dans un cadre mondial pour précisément prendre à bras le corps cette réalité qu’est le développement inégal des économies, des politiques et des cultures.

C’est sur cette idée que doivent s’élaborer les stratégies de luttes sociales et surtout politiques qui ont ce besoin, pour grandir, de bénéficier de l’apport théorique dans la concertation internationale des partis progressistes. Un moyen de dépasser le capitalisme et d’opposer à sa mondialisation des actions idéologiques et politiques à sa mesure.

 

Lundi, 13 Août, 2018

Le professeur Samir Amin, directeur  du Forum du Tiers Monde, est décédé dimanche 12 août 2018 à Paris à l’âge de 87 ans.

 

  »Marx n’a jamais été aussi utile », disait Samir Amin, qui fut sans conteste l’un des esprits les plus lucides du vingtième siècle dans la critique du système capitaliste mondialisé. Pour lui la logique capitaliste du profit entraîne la destruction des bases de la reproduction de la vie sur la planète. Cette critique fondamentale s’accompagnera tout au long de sa vie d’une analyse sans concession des rapports de domination entre le centre, les pays capitalistes développés, et la périphérie, le Tiers-monde. 

 Professeur agrégé de sciences économiques, Samir Amin,  né au Caire en 1931, formé à Paris dans les années cinquante, a bouleversé le monde de l’économie du développement avec son immense livre intitulé: « Le développement inégal. Essai sur les formations sociales du capitalisme périphérique, Paris, Éd. de Minuit »,  paru en 1973 et analysant  les modes de production tributaire à la périphérie et le mode de production capitaliste au centre. Cet ouvrage majeur  le propulse dans le champ antimondialiste qui deviendra deux décennies plus tard, l’altermondialisme. Grand défenseur des jeunes nations africaines, ce précurseur a toujours concilié son travail universitaire avec un engagement militant. Conseillé du gouvernement malien de 1960 à 1963, il fonde à Dakar, l’Institut africain de développement économique et de planification. Il participa aussi à la création, d’Enda-Tiers Monde, l’une des premières ONG africaines. Pour lui il faut redéfinir l’ordre mondial basé sur le capitalisme financier et supprimer ses institutions comme l’OMC, le FMi et la Banque mondiale. Une pensée dense et radicale qui a inspiré plusieurs générations d’économistes africains. 

Une perte pour le monde de l’économie et les cercles progressistes du Nord et du Sud.

«Un Baobab est tombé», écrit le professeur Saliou Sy de l’Ecole de Dakar en hommage à l’économiste  franco-égyptien qui résidait au Sénégal depuis plus de 40 ans.

« L’héritage de  Samir Amin doit être fructifié »

 
Pour Patrick Le hyaric, dirceteur de l’Humanité : « Il est toujours difficile de sécher ses larmes et de se rendre à l’évidence. Nous ne verrons plus Samir Amin. Samir portait l’humanisme en son cœur et dans ses actes. D’une grande gentillesse, il savait toujours encourager. Il appelait sans cesse à se dépasser au service des autres, au service de l’émancipation humaine. Il portait toujours avec lui  au profond d’une voix douce charriant la Méditerranée les combats des peuples du Sud qu’il reliait sans cesse avec ceux du nord dans un même combat pour un autre monde. Il était un économiste autant qu’un philosophe, un penseur autant qu’un acteur. De tous les forums du sud de Sao-Paolo au forum sociaux mondiaux, il avait contribué à lancer le forum pour un autre monde que nous avions lancé au détour des années 2000. Il mettait sans cesse la pensée de K Marx à disposition pour aider à comprendre et agir, pour unir et relier les combats.  Les apports de sa pensée pour comprendre le monde sont immenses et ont profondément marqué les combats pour une autre mondialisation.
Samir était un véritable ami de L’Humanité. Toujours disponible pour donner un point de vue. Toujours là au moment des souscriptions auxquelles il a beaucoup versée. Toujours là aux fêtes de L’Humanité sur la scène dans les débats  comme parmi les participants apportant d’un œil vif des éclairages enrichissant pour toutes et tous. Nous pleurons  un bel  ami au cœur empli de tendresse un frère de combat.   
Il nous laisse un formidable héritage à faire fructifier. » 
 

 

« La force de sa pensée et sa grande utilité tenaient à sa lucidité »

 
« Avec le décès de l’économiste franco-égyptien Samir Amin, vient de disparaître un  des grands intellectuels marxistes de notre époque, un camarade fraternel et un ami.« , réagit son éditeur Francis Combes. « Samir a publié six livres aux éditions Le Temps des Cerises. Nous avons édité ses analyses théoriques sur la Loi de la valeur mondialisée, sa critique du Virus libéral, son étude sur de la Crise du capitalisme sénile. Il nous avait aussi confié ses livres sur l’Éveil du sud  et sur les Communistes dans le monde arabe, tout un pan de l’histoire contemporaine dont il fut non seulement un observateur attentif mais un acteur, car Samir alliait la théorie et la pratique. 
La force de sa pensée et sa grande utilité tenaient à sa lucidité, au fait qu’il avait un point de vue vraiment mondial (et non euro-centré) sur le capitalisme et à ce qu’il n’a jamais renoncé à l’engagement aux côtés des peuples dans la lutte contre l’impérialisme. Il animait le Forum du Tiers monde,  de Dakar. Et il a pris une part active dans de nombreuses initiatives collectives pour faire renaître une perspective progressiste et révolutionnaire. Dans un bref livre qu’il nous avait confié, c’est lui qui a lancé l’idée (reprise par Chavez) de la nécessité d’une Cinquième Internationale, dans l’esprit de la Première. Ses réflexions sur la longue transition vers une société socialiste nous sont précieuses. Il continuera d’être à nos côtés et nous continuerons de nous appuyer sur ses travaux et travaillerons à les diffuser… « 
 

Les internationalistes que nous sommes se sentent aujourd’hui un peu orphelins

« Je perds un ami pour lequel j’avais le plus grand respect et une profonde estime, écrit Pierre laurent, le secrétaire national du PCF dans un communiqué :
« De celui qui voua son existence aux mises en mouvement populaires qui visent à transformer le monde, nous communistes français voulons saluer la mémoire et l’intelligence, les actions, la générosité et l’énergie toujours renouvelées.
L’existence entière de Samir fut tendue vers le seul objectif de l’émancipation humaine et sociale ; à libérer le genre humain du capitalisme, et des logiques de domination et d’exploitation que sont le colonialisme, l’impérialisme, le patriarcat, les fascismes et nazisme, l’ « occidentalisme », la xénophobie et la guerre. Militant des luttes anticoloniales et pour l’indépendance des peuples du « Tiers Monde », Samir était pour moi un internationaliste par excellence qui a tout autant contribué à briser le joug des aliénations sous toutes leurs formes.
Samir Amin fut sa vie durant un intellectuel en constant mouvement qui nourrissait ses travaux et prises de position d’expériences concrètes, d’expérimentations politiques et sociales, d’écoute et d’échanges. 
Auteur d’une œuvre marxiste prolifique qui continuera longtemps de faire référence, Samir a formé plusieurs générations de chercheurs et de militant-e-s d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, d’Europe et d’Amérique du nord en favorisant leurs contacts et dialogues autour d’objectifs communs, en particulier au sein du CODESRIA, établi à Dakar. »

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Solidarité a tout prix : où sont les pseudos adeptes, où sont les vrais ?

Posté par jacques LAUPIES le 13 août 2018

 

Hier je regardais  un reportage démontrant sans ambiguïté que construire des logements réservés aux SDF, en accompagnant ces derniers dans leur parcours de réinsertion,  conduisait à se rapprocher vers le zéro SDF (avec déjà 50 % de réussite dans un pays nordique qui met en œuvre ce dispositif) De plus concluait le commentateur cela coûte moins cher à la collectivité que les laisser dans la rue.

Mais il y a cependant une « greluche » qui trouvait cela scandaleux considérant que loger des gens qui ne font rien est décourageant pour ceux qui travaillent. 

Je ne sais si cette « brave » femme pratique une religion sous le signe de la charité ; ou si elle est admiratrice de l’esprit des lumières qui prônent l’égalité et la fraternité, mais elle campe bien la multitude ces personnages que nous pouvons rencontrer sans  aller bien loin : tout autant préoccupés par leur petit confort personnel que par la recherche d’un bouc émissaire pouvant justifier leur égoïsme inconscient !

Et là, excusez du  peu mais la position sociale de cette espèce est parfois étonnante. Cela va du milliardaire abruti qui ose dire pour devenir riche il faut dépenser moins que ce que l’on gagne jusqu’à cette donzelle, qui peine peut-être pour avoir un logement, en passant par ces consommateurs invétérés et conditionnés, souvent démunis, qui se nourrissent avec toutes les saloperies inventées par notre système marchand !

Ma voisine qui, de plus en plus sous l’effet des révélations des disparités que nous montre la télé avec parfois une certaine utilité, malgré évidemment une carence de conclusions susceptibles de nous orienter vers la compréhension des causes et les solutions, ma voisine donc s’interroge moins sur la responsabilité du capitalisme dans tout cela que sur le système qui pourrait le remplacer !

Question  pertinente à laquelle elle ne voit pas de réponse. Là est bien le problème : refuser celle qu’offre nos modernes réactionnaires et élaborer la bonne pour rassembler ! Tout un programme…

 

FINLANDE : Trois fois moins de SDF en huit ans!

sdf helsinki

7 novembre 2017 1

Grâce au plan « Un logement d’abord », le pays est le seul en Europe à faire baisser son nombre de sans-abris année après année. De 18.000 SDF il y a huit ans, il est passé à moins de 7.000 aujourd’hui.

0,14%. C’est le pourcentage de la population finnoise vivant dans la rue, soit 6.600 âmes environ. En France, ce pourcentage monte à 0,21 %, soit 143 000 personnes.

Pour réaliser ce « miracle » (qui n’en est pas un bien sûr), l’Etat finlandais s’est donné les moyens de ses ambitions. En 2008, le gouvernement de la présidente Tarja Kaarina Halonen lance le programme « Un logement d’abord ». Il s’articule autour de deux idées fortes : construire des logements sociaux et les réserver en priorité aux SDF. Il s’appuie sur la Constitution qui stipule que les autorités doivent aider les gens à avoir leur propre « home sweet home ». En une petite décennie, le plan finance ou cofinance la construction d’environ 30.000 logements sociaux par an, soit environ six logements pour 1.000 habitants… contre moins de deux en France. « Un logement d’abord » a coûté 240 millions d’euros en huit ans, la moitié sous forme de bourses, l’autre sous forme de prêts. Mais les résultats sont là : la plupart des centres d’hébergement d’urgence ont été transformés en logement pérennes.

Comment ça marche ?

Les SDF se voient d’abord offrir une aide sociale pour assurer les premiers mois pour le loyer. Puis ils sont accompagnés par les services sociaux jusqu’à ce qu’ils retrouvent un emploi et leur autonomie. La présidente Tarja Kaarina Halonen a fait preuve d’opportunisme. Quand elle lance son programme en 2008, la Finlande est en plein excédent budgétaire grâce, notamment, à sa maîtrise des nouvelles technologies symbolisée par l’insolente réussite de l’entreprise Nokia.

sdf helsinki panorama

Mme Halonen a aussi su tirer profit de la géographie et de la démographie finnoises. La Finlande a une densité de 18 habitants au kilomètre carré. A Helsinki, 600.000 habitants se partagent le double de la superficie de Paris ! Pour être tout à fait précis, ces sans-abris n’ont pas été retirés de la rue. En Finlande, 80 % des SDF logent chez des amis ou de la famille. En effet, dormir dans la rue est impossible la moitié de l’année. L’hiver en ville, on atteint facilement les – 25 degrés.

Et ça coûte moins cher !

Pour mener cette politique d’éradication du « sans-abrisme », le gouvernement a confié la gestion du relogement aux communes, à des associations et à des fondations. Une des plus importantes est la Fondation Y qui détient 6.675 appartements dans 52 villes.

Le plus beau ? L’Etat finlandais assure que cette démarche ne lui coûte rien du tout ! Le pays estime économiser 15.000 euros par SDF logé en gagnant sur les dispositifs d’hébergement d’urgence, sur l’aide médicosociale mais aussi sur la sécurité dans l’espace publique, qui nécessiteraient moins de moyens depuis le début de cette politique. Cet hébergement systématique entraînerait aussi la réduction des hospitalisations et des séjours en prison.

Victime de la crise financière de 2008, ces dernières années la Finlande a creusé son déficit public. Elle est en en récession pour la troisième année consécutive et son taux de chômage est en progression (9%). La Commission européenne a annoncé en 2015 le lancement d’une procédure pour déficit excessif à son encontre. Le pays a, malgré tout, décidé de relancer son plan « Le logement d’abord » et d’y réinjecter plus de 75 millions d’euros l’an dernier. Depuis janvier, elle expérimente même le revenu universel.

Benoît Franquebalme – Équipe Le Fil Rouge

 

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L’Aquarius exhorte les gouvernements européens à désigner au plus vite un lieu sûr de débarquement après deux sauvetages en Méditerranée

Dimanche, 12 Août, 2018
 
Répondant à la crise humanitaire toujours en cours en Méditerranée centrale, l’Aquarius, le navire affrété par SOS MEDITERRANEE et opéré en partenariat avec Médecins Sans Frontières (MSF), a secouru 141 personnes vendredi 10 août. Les deux organisations exhortent désormais les gouvernements européens à désigner de toute urgence le lieu sûr le plus proche, comme le prévoit le droit maritime international, afin de pouvoir y débarquer les rescapés et continuer à fournir une assistance humanitaire d’urgence en mer.
Vendredi 10 août dans la matinée, l’Aquarius a procédé au sauvetage de 25 personnes, retrouvées à la dérive à bord d’une petite embarcation en bois et sans moteur. Elles erraient probablement en mer depuis près de 35 heures.  Quelques heures après, l’Aquarius a repéré un second canot en bois, dans lequel s’entassaient 116 personnes, dont 67 mineurs non accompagnés. Parmi les rescapés, sept sur dix sont originaires de Somalie et d’Erythrée. Si l’état de santé global des rescapés est stable pour l’instant, beaucoup sont très affaiblis et dénutris. Nombre d’entre eux ont également fait part aux équipes des conditions inhumaines dans lesquelles ils ont été détenus en Libye. 
 

L’Aquarius fait route vers le Nord, sans avoir obtenu confirmation d’un lieu sûr où accoster

 
Au cours des deux opérations de sauvetage, l’Aquarius a informé l’ensemble des autorités compétentes de son activité, y compris les Centres de coordination des secours maritimes italien, maltais et tunisien (MRCCs) et le Centre conjoint de coordination des secours (JRCC) libyen. Celui-ci a confirmé qu’il était l’autorité en charge de la coordination de ces sauvetages. Le JRCC libyen a toutefois informé l’Aquarius qu’il ne lui indiquerait pas de lieu sûr pour le débarquement, et lui a enjoint de s’adresser à un autre Centre de coordination des secours (Rescue coordination centre, RCC). L’Aquarius fait donc à présent route vers le Nord et va solliciter la désignation d’un lieu sûr de débarquement auprès d’un autre RCC.
 
« Nous suivons les dernières instructions du JRCC et allons, comme il se doit, contacter d’autres RCCs afin qu’un lieu sûr nous soit désigné pour débarquer les 141 rescapés qui sont à bord de l’Aquarius », a confirmé Nick Romaniuk, Coordinateur des secours pour SOS MEDITERRANEE à bord de l’Aquarius. « L’essentiel est que les rescapés soient débarqués sans délai dans un lieu sûr, où leurs besoins fondamentaux seront respectés et où ils seront à l’abri d’abus ». 
 
« Les gouvernements européens ont concentré tous leurs efforts à la création d’un JRCC en Libye, mais les événements de vendredi illustrent bien l’incapacité de ce dernier à coordonner intégralement une opération », a souligné Aloys Vimard, coordinateur de projet pour MSF à bord de l’Aquarius. « Un sauvetage n’est pas terminé tant qu’un lieu sûr de débarquement n’a pas été indiqué. Or, le JRCC libyen nous a clairement signifié qu’il ne le ferait pas. Il ne nous a pas non plus informés des signalements de bateaux à la dérive dont il avait connaissance, alors que l’Aquarius se trouvait sur zone et avait offert son assistance. En réalité, ces embarcations en détresse ont eu de la chance que nous les repérions par nous-même », conclut le coordinateur de projet de MSF.

 

Le déploiement d’une assistance humanitaire en Méditerranée est à nouveau entravé

 
Fait troublant, les rescapés ont indiqué aux équipes à bord qu’avant que l’Aquarius n’intervienne, cinq navires différents ne leur avaient pas porté secours. « Le principe même de l’assistance portée à toute personne en détresse en mer semble désormais menacé », s’inquiète Aloys Vimard. « Des navires pourraient être tentés de ne pas répondre aux appels de détresse en raison du risque de rester bloqués en mer, sans qu’aucun lieu sûr où débarquer ne leur soit désigné. Les politiques visant à empêcher à tout prix que les gens n’atteignent l’Europe ne font qu’accroître la souffrance et le danger des traversées qu’entreprennent ces personnes, pourtant déjà fort vulnérables ».
 
MSF et SOS MEDITERRANEE se déclarent, une nouvelle fois, extrêmement préoccupées par les politiques européennes actuellement menées. Celles-ci constituent une véritable entrave au déploiement effectif d’une assistance humanitaire efficace, et n’ont eu pour effet que de faire exploser le nombre de morts en mer ces derniers mois. L’Aquarius est désormais l’un des deux derniers navires humanitaires de recherche et sauvetage présents en Méditerranée centrale. La criminalisation et l’obstruction du travail des organisations humanitaires sont le reflet d’un système européen de l’asile en échec, et de la défaite des Etats membres de l’Union européenne à relocaliser les demandeurs d’asile qui arrivent en Europe.
 
SOS MEDITERRANEE et MSF exhortent une nouvelle fois tous les gouvernements européens ainsi que les autorités maritimes compétentes à reconnaître la gravité de la crise humanitaire qui sévit en Méditerranée, à garantir un accès rapide à des lieux sûrs où débarquer les rescapés, et à faciliter plutôt qu’entraver le déploiement d’une assistance humanitaire essentielle en Méditerranée centrale.

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Nous vivons une époque fantastique…

Posté par jacques LAUPIES le 12 août 2018

La cinq nous a proposé ce soir de découvrir l’univers et cela nous apprend que nous préparons un voyage sur Mars, devenant une banlieue de notre planète et que par ailleurs il existe un trou noir plein de mystères qui est l’actuelle limite de ce que les scientifiques nous proposent ! Passons pour l’inconnu il y en aura toujours comme nous l’indique la science elle-même. Mais enfin c’est tout de même le triomphe de l’homme qui nous rassure.

Pendant ce temps jetant un œil sur le n’importe quoi que je reçois sur Facebook mais ne censure quasiment jamais, je découvre une apparition de Jésus dans des nuages .sur une image  probablement trafiquée

L’ennui c’est que celui qui me transmet ce genre de sottise n’est pas un adepte des émissions scientifiques et croit assez  aux ânerie de l’occultisme comme cet autre qui me propose le prêche d’un crétin de curé qui voit la France bouffée par l’islam et révise la résistance à son avantage. An appelant à la résistance…

Nous vivons une époque fantastique… Ce n’est pas un retour au règne animal, les animaux valent mieux que ça, c’est la course à l’abrutissement pour l’avenir !

 

Dewayne Johnson au moment du verdict lors du procès contre Monsanto le 10 août 2018<br /><br /><br />

Dewayne Johnson au moment du verdict lors du procès contre Monsanto le 10 août 2018
JOSH EDELSON / AFP

Procès Monsanto : Le glyphosate reconnu responsable du cancer d’un jardinier californien

Samedi, 11 Août, 2018

Le jury d’un tribunal de San Francisco a condamné vendredi le géant de l’agrochimie Monsanto, qui a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette décision, à payer près de 290 millions de dollars de dommages pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup, à l’origine du cancer d’un jardinier américain.

Les jurés avaient commencé à délibérer le 8 août après plus d’un mois de débats dans ce procès historique, le premier à concerner le caractère possiblement cancérigène des produits au glyphosate de Monsanto. Ils ont déterminé vendredi que Monsanto avait agi avec « malveillance » et que son herbicide Roundup, ainsi que sa version professionnelle RangerPro, avaient « considérablement » contribué à la maladie du plaignant, Dewayne Johnson.
Le géant agrochimique, qui vient d’être racheté par l’allemand Bayer, était poursuivi par cet Américain de 46 ans qui a abondamment utilisé le désherbant Roundup et sa version professionnelle plus puissante, le RangerPro, dans le cadre de son travail de jardinier, entre 2012 et 2014.

Moins de deux ans à vivre

Ce père de trois garçons a été diagnostiqué en 2014 d’un lymphome non hodgkinien, un cancer incurable du système lymphatique. Les médecins lui donnent moins de deux ans à vivre.
M. Johnson, qui n’avait pas de problème de santé auparavant, à expliquer, lors de son témoignage fin juillet, qu’il n’avait aucune idée des controverses sur le glyphosate avant de voir des marques sur sa peau et de se renseigner sur internet.
« J’ai reçu beaucoup de soutien depuis le début de cette affaire, beaucoup de prières et d’énergie de la part de gens que je connais même pas. Je suis content de pouvoir aider une cause qui me dépasse largement. Et j’espère que cette décision commencera à lui apporter l’attention dont elle a besoin« , a réagi sobrement M. Johnson au cours d’une conférence de presse.
Tombé dans les bras de ses avocats à l’annonce du verdict, partagé entre larmes et sourires, cet Américain de 46 ans réclamait plus de 400 millions de dollars, estimant que les produits de Monsanto avaient entraîné son cancer et que la multinationale avait sciemment caché leur dangerosité. Cette dernière a été condamnée à 250 millions de dollars de dommages punitifs, assortis de 39,2 millions de dollars d’intérêts compensatoires.
Les avocats du plaignants soulignent que Monsanto a fait passer ses bénéfices avant la santé publique en bataillant contre des études faisant état de risques cancérigènes autour du Roundup.
Pour l’un d’entre eux Me Brent Wisner, le verdict « montre que les preuves (de la dangerosité du glyphosate) sont accablantes ».  »Des gens souffrent du cancer car Monsanto ne leur a pas donné le choix », a-t-il ajouté, se disant déterminé à « (se) battre jusqu’au bout » alors que l’entreprise compte faire appel. « Comment ose-t-elle? »
 
Pour Monsanto, il n’y a aucun lien entre cancer et glyphosate et donc aucune raison d’avertir d’un danger quelconque à propos de cette substance très controversée.
« Le jury a eu tort », a déclaré à des journalistes le vice-président de Monsanto Scott Partridge, devant le tribunal. L’entreprise a par ailleurs immédiatement réagi dans un communiqué, annonçant qu’elle avait l’intention de faire appel et réitérant l’idée que le glyphosate, principe actif du Roundup, ne cause pas le cancer et n’est pas responsable de la maladie du plaignant.
 

Des milliers de procédures 

Si ce dossier est le premier autour du glyphosate à arriver devant un tribunal, c’est parce que la loi californienne oblige la justice à organiser un procès avant le décès du plaignant. Des milliers de procédures contre Monsanto sont en cours aux Etats-Unis, à des degrés divers d’avancement. Le verdict de vendredi « va provoquer une cascade de nouvelles affaires », selon Robert F. Kennedy Jr, membre de l’équipe d’avocats rassemblée autour du plaignant, qui compte demander à ce que l’appel de Monsanto soit traité en urgence compte tenu de l’état de santé de M. Johnson.
 
Plébiscité par les cultivateurs pour son efficacité et son faible coût, le glyphosate fait particulièrement polémique en Europe et notamment en France.

Selon l’un des avocats du plaignant, Brent Wisner, le verdict « montre que les preuves (de la dangerosité du glyphosate) sont accablantes ».  »Des gens souffrent du cancer car Monsanto ne leur a pas donné le choix », a-t-il ajouté, se disant déterminé à « (se) battre jusqu’au bout » alors que l’entreprise compte faire appel. « Comment ose-t-elle? »

Merci Nicole de m’avoir adressé ça,  c’est court et ça dit tout…
Eugenie Barbezat avec AFP

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Julien Clerc : « J’ai la chance d’avoir accompagné la vie des gens »

Posté par jacques LAUPIES le 11 août 2018

 

 

Bref commentaire : si l’attitude des chanteurs à l’égard de la politique ne change guère et est souvent empreinte d’un certain opportunisme que dicte la profession, le Part Communiste en retour, de son coté, fait de même.

Nécessairement la chanson véhicule des idées même lorsqu’il ne  s’agit que de nos sentiments affectifs. La politique est présente partout et après tout il faut respecter  l’artiste et respecter sa liberté y compris celle de nous dire qu’il ne nous approuve pas ! L’artiste, le chanteur, le poète traduit toujours une réalité mais si la réalité a de multiples aspects et donc elle nous offre de multiples choix, notamment celui d’être interprétée en fonction de notre sensibilité !

Aux auditeurs, aux spectateurs de savoir lire les textes, entendre les musiques, parfois de s’y retrouver avec toutes les contradictions que cela suppose. A nous aussi d’en révéler certaines.

Ainsi je connais des personnes qui votent pour le RN et sont admiratifs devant Ferré, Ferrat, Brassens et Lavilliers. A eux d’assumer ! Mais cela n’est-il pas révélateur de certaines faiblesses de la façon de  penser ?

Ainsi on peut admirer la chanson de Ferrat « Ma France » et ne pas mesurer que Sa France n’est pas celle à laquelle l’on croit ! Ainsi vont les interprétations jusqu’à tout réviser pour se faire plaisir et trouver des électeurs ! Le RN sait faire… Baudelaire, Rimbaud, Aragon ne sauraient pourtant être lus autrement que ceux qu’ils sont : des révolutionnaires de la poésie et pas seulement de la poésie !

Julien Clerc : « J’ai la chance d’avoir accompagné la vie des gens » dans POLITIQUE

afp
Jeudi, 9 Août, 2018
 
Né à la chanson un tumultueux mois de Mai… Passé par la Fête de l’Humanité à quatre reprises, Julien Clerc sera sur la Grande Scène dimanche 16 septembre pour célébrer 50 ans de carrière. En 1976, 1983, 1998 et 2009, Julien Clerc s’est produit à la Fête. Aujourd’hui, à 70 ans, alors qu’il célèbre ses 50 ans de carrière, l’interprète d’« Utile » retourne conquérir le public de La Courneuve. L’occasion de revenir sur une relation singulière entre l’artiste et la grande Fête.

Né à la chanson un tumultueux mois de Mai… Passé par la Fête de l’Humanité à quatre reprises, Julien Clerc sera sur la Grande Scène dimanche 16 septembre pour célébrer 50 ans de carrière.

Que vous évoque la Fête de l’Huma ?

J’y suis passé plusieurs fois. J’en ai fait une, assez tendue, avec Robert Charlebois. Il y avait eu un accident d’avion (vol 007 de la Korean Airlines abattu par un chasseur soviétique après avoir survolé un espace aérien interdit, le 1er septembre 1983 – NDLR). Robert et moi nous étions posé la question de savoir si nous devions honorer notre contrat. Roland Leroy (directeur de « l’Humanité » de 1974 à 1994 – NDLR) avait fini par nous prendre entre six yeux. Pas quatre, mais six ! Il nous avait dit que, si on voulait, il nous ouvrait les colonnes du journal. Mais on ne pouvait pas ne plus faire le concert si tard. Finalement, nous avons accepté de le faire. Le spectacle avait très peu tourné, deux fois au Canada et une fois à la Fête de l’Huma. On se partageait la scène. À un moment donné, c’était au tour de Robert de chanter. Je me souviens qu’il faisait très froid. Je vais dans ma loge et je n’entends plus rien. Je me demande ce qu’il se passe. On me dit : « Dépêche-toi, Robert fait une minute de silence pour les victimes de l’avion. » Il était gonflé. Je lui avais dit qu’il ne servait à rien de faire des vagues. Nous n’étions sûrs de rien. Mais je me suis mis à côté de lui et j’ai fait la minute de silence en faisant un peu la gueule. Cela n’a en rien changé notre amitié. Mon autre souvenir est l’une des dernières fois où ma mère m’a vu sur scène. Elle était bien mal. On l’avait installée en coulisses. Il faisait bien moche. Je me souviens de Robert Hue venant me saluer avec ses bottes en caoutchouc. J’avais un grand-père communiste. Donc j’en ai fait, des Fêtes. Quand j’ai commencé, dans les années 1970, il y avait énormément de fêtes communistes. Il y en avait une très belle dans la région de Marseille, à Géménos, une à Albi. La Fête de l’Huma était le fleuron de ces fêtes. C’étaient de grandes fêtes populaires, pas chères. J’en ai toujours gardé des bons souvenirs.

Qu’est-ce qui vous donne encore envie d’y participer ?

Cela reste une grande fête populaire avec beaucoup de monde et un esprit de festival. Tous les gens ne sont pas forcément vos fans. Certains vous aiment bien, d’autres ne connaissent pas forcément votre travail. C’est véritablement pour s’adresser au plus grand nombre. Quand on fait ce genre de spectacle, on est heureux d’avoir des tubes.

Pourquoi ?

Même quelqu’un qui ne vous aime pas particulièrement va dire : « Ah, mais je la connais, celle-là ! » Plus vous avez de chansons connues qui ont accompagné la vie des gens, mieux c’est. Cela fait un spectacle que tout le monde peut partager car les gens aiment bien chanter comme dans tous les grands festivals.

Vous fêtez vos 50 ans de carrière. Est-ce pour vous l’occasion de faire un bilan ?

Je ne dresse jamais de bilans. J’ai un répertoire. J’ai la chance de faire partie des artistes qui ont accompagné la vie des gens dans ce pays. Cette année, j’ai choisi de faire un spectacle qu’on a appelé la « Tournée des 50 ans ». Il aurait aussi pu s’appeler les « Singles de ma vie ». Je ne chante que des singles. C’est un spectacle assez coup de poing.

Aujourd’hui, être un chanteur populaire implique de faire beaucoup plus de scène…

… Non. Pas dans notre génération. On pourrait dire cela à des gens plus jeunes. Mais nous avons passé notre temps sur la route. Je fais 28 festivals cet été. Mais nous faisions déjà des tournées d’été qui n’en finissaient pas, puis des tournées d’hiver. Nous avons été dressés à la scène. J’ai toujours considéré que c’était la chose la plus importante de ce métier. Un moment important est celui où on écrit les chansons. Les deux ans qui suivent dépendent de la qualité de ce qu’on a écrit. L’autre moment important est la scène, où on chante devant les gens. Le reste a pris une énorme importance à cause des médias et des différents supports de diffusion. Mais, même si le reste a pris une importance folle, notre métier repose sur la qualité des chansons et du spectacle.

Vous avez recours à des auteurs. Est-ce une richesse, une frustration ?

Au début, je regrettais de n’être que compositeur, c’est-à-dire de n’écrire que la musique. Avec le temps qui passe, j’ai remercié la vie de ne m’avoir fait que compositeur-interprète. Travailler avec des auteurs différents, avoir été constamment en recherche de bons textes à mettre sur mes musiques m’ont fait évoluer. Et m’ont permis de conserver une espèce de longévité de compositeur. Je me suis toujours obligé à trouver des auteurs, à confronter ma musique à des mots nouveaux, à part les quinze premières années où j’ai travaillé avec Étienne Roda-Gil et Maurice Vallet. Quand j’ai commencé à ouvrir la porte aux autres, les gens de générations différentes sont arrivés. Cela m’a permis de constater qu’il y avait toujours des gens capables d’écrire de bonnes chansons.

À quoi aspirez-vous aujourd’hui ?

Je fais mon métier depuis que j’ai 21 ans. Je veux rester un artiste créatif. Je suis très heureux d’avoir ce répertoire. Le temps a passé extrêmement vite. J’ai eu par moments l’impression de vivre plusieurs vies. Mais la chose qui m’importe est toujours la même. Quand je me mets à un piano, je veux être capable d’écrire des chansons. Je suis content d’avoir toutes les anciennes chansons, mais elles n’ont de sens que si je peux y mélanger deux ou trois nouvelles à chaque fois que je fais un tour de chant. Pas plus que cela puisque les nouvelles chansons font plus plaisir aux artistes qu’au public.

Qu’est-ce qu’un chanteur populaire ?

C’est essayer de faire des bonnes chansons susceptibles de plaire au plus grand nombre sans faire de concessions indignes. Et, bien sûr, de bien les chanter. D’autant plus quand on existe depuis longtemps. On a un son de voix qui a marqué les gens, parfois depuis très longtemps. La moindre des choses est d’essayer de ne pas trahir leur mémoire, les émotions qu’ils ont eues en l’entendant. En gros, il faut essayer de bien chanter toute sa vie. J’ai beaucoup travaillé. On dit que, comme tout le reste, toutes les fonctions humaines vont plutôt déclinant. Je pense prouver que ce n’est pas vrai.

Julien Clerc sera sur la Grande Scène, le dimanche 16 septembre à 17 h 30.

Entretien réalisé par Michaël Melinard

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La lutte des classes sur un plateau !

Posté par jacques LAUPIES le 10 août 2018

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Jannick Halimi  Le Parisien : soutien avéré de Macron dans ses propos

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Maurice Ulrich, journaliste à l’Humanité tente d’approfondir les sujets débattus dénonce la collusion grandes affaires et politiques

Mercredi soir on débattait sur LCI des affaires Kholer et Benalla, sur l’installation du marché de Noël (évocateur de divergences entre Benjamin Grivaux porte parole du gouvernement et Anne Hidalgo et des dealers dans le HLM.

Jannick Halimi du Parisien est superbe : « il n’y a pas la preuve d’un scandale d’état » à propos de ces affaires

Anne-Elizabeth Moutet (la Bourgeoise de service) du Daily-Telegraph enfonce le clou en tentant de défendre le Secrétaire Général de l’Elysée en s’efforçant de blanchir Macron (si j’ose dire parlant d’un monarque républicain)

Michel Taube représentant une officine probablement cache quelque chose qui aurait des airs de socialiste

Enfin Maurice Ulrich de l’Humanité dont je reproduis ici même les articles parus dan l’Humanité qui à fort affaire avec » la bourgeoise »  Moutet précitée et avec les autres intervenants. Il a cependant bien mis en évidence le fond de ces différentes affaires qui atteignent le pouvoir, se disant étonné des origines affairistes des politiques et hauts fonctionnaires de l’état.

En ma qualité de fidèle abonné à l’Humanité je dirai que si la lutte des classes se situe au niveau essentiel  économiquement parlant entre les 99 % de la population et le 1 % restant, sur le plateau de ce soir son reflet idéologique était à 3 contre 1. ce qui n’est pas si mal car top souvent c’est du 4 contre 0. Ce qui prouve que 1 contre tous est tout de même nécessaire et parfois utile !

Je ne parle pas des deux invités de la première partie de l’émission qui étaient là, et c’est heureux, pour justifier l’un Média part (révélateur, l’autre une association plaignante contre Kohler (Jean Baptiste Soufron avocat de Anticor).

 

Je recommande la dernière même émission de ce jeudi 9 aout en replay sur LCI sur le thème LE CHOMAGE : DOIT ON ATTENDRE TOUT DE L’ETAT avec la participation de Frédéric BOCCARA économiste et membre de l’exécutif du PCF

 

 

 

Virginie Duval et Katia Dubreuil, dirigeantes des deux principaux syndicats de	magistrats lors d’une manifestation à Paris. P. Villette<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />

Virginie Duval et Katia Dubreuil, dirigeantes des deux principaux syndicats de magistrats lors d’une manifestation à Paris. P. Villette

Démocratie. « Les soupçons ressurgissent sur une intervention politique »

Vendredi, 10 Août, 2018

Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature, revient sur les épisodes de l’affaire Benalla qui révèlent le manque de séparation des pouvoirs et la mainmise de l’exécutif sur certaines nominations.

Quel regard portez-vous sur le déroulement de la perquisition du domicile d’Alexandre Benalla le 20 juillet ?

Katia Dubreuil La perquisition s’est déroulée dans des conditions rocambolesques. Déjà, nous pouvons nous demander pourquoi la décision de ne pas casser la porte, qui, comme celle d’appeler un serrurier, n’a rien d’exceptionnel, n’a pas été prise. Est-ce que les enquêteurs présents ont eu plus de scrupules à se comporter de la même manière avec Alexandre Benalla qu’avec un individu classique ? Cette perquisition soulève une réelle question : les policiers sont directement sous la hiérarchie du ministre de l’Intérieur et donc du pouvoir exécutif. Ne pas avoir une police judiciaire rattachée directement à la magistrature est un gros problème. Certaines enquêtes ne se déroulent pas normalement car, certes, les policiers reçoivent des ordres de l’autorité judiciaire pour les enquêtes mais, pour ce qui concerne leur carrière et leur vie administrative, ils dépendent du ministère de l’Intérieur.

Par la suite, le syndicat de police Vigi a déposé un réquisitoire supplétif pour ouvrir les investigations de l’enquête à des soupçons de dissimulation de preuves. Ce que le parquet, sous la houlette du procureur de Paris, François Molins, a refusé…

Katia Dubreuil Même sans avoir tous les éléments de l’enquête, on peut s’en étonner. Car l’infraction existe sur la dissimulation de preuves. Le parquet justifierait cette décision par l’absence de bris de scellés, mais c’est une infraction distincte. Du fait que le pouvoir exécutif continue à avoir la mainmise sur la nomination des magistrats du parquet, et parce que le Canard enchaîné relève la future nomination à la Cour de cassation du procureur Molins par Nicole Belloubet, des soupçons ressurgissent sur une intervention politique.

Que pensez-vous du périmètre de l’enquête et, avec le recul, du fait que la justice a découvert cette affaire par voie de presse, étant donné que l’article 40 du Code de procédure pénale n’a pas été utilisé par l’Élysée ?

Katia Dubreuil Sur cet article 40, chacun se renvoie la balle devant les commissions parlementaires. Mais il existe bien, en bout de chaîne hiérarchique, celui qui aurait dû prévenir le parquet. Il y a eu une volonté que l’affaire ne sorte pas. Ensuite, une enquête est lancée autour de la personne d’Alexandre Benalla, qui va être poussée jusqu’au bout, si tout se passe bien. Il faut faire la lumière sur cette affaire pour obtenir ensuite des éléments sur l’exercice du pouvoir : sur l’utilisation d’une arme, on cherchera forcément à savoir comment il a pu obtenir les autorisations nécessaires. C’est là que, potentiellement, il peut y avoir des éléments qui mettent en cause d’autres personnes, y compris des personnalités politiques en exercice. Mais d’autres instances mèneront les enquêtes. Par ailleurs, certains aspects de ce type d’affaires, qui ne relèvent pas forcément des infractions pénales, se règlent, aussi, dans le débat démocratique et politique.

Les sénateurs ont avancé l’idée d’auditionner Alexandre Benalla à la rentrée. Ce à quoi Nicole Belloubet a donné un avis négatif. Comment prenez-vous cette intervention ?

Katia Dubreuil La ministre de la Justice n’est pas restée dans son rôle. De manière générale, en tant que garde des Sceaux, elle n’a pas à s’exprimer sur une affaire, donner son avis sur l’ampleur de sa gravité, et donc s’exprimer sur des enquêtes judiciaires et parlementaires en cours. C’est précisément dans ce type d’affaires qu’il convient que la justice soit à l’écart de tout soupçon sur son indépendance. Précisément parce que la garde des Sceaux est celle qui nomme le procureur de la République de Paris, et donc le prochain qui va continuer à suivre l’affaire. C’est ce qui est problématique : il existe des incursions réelles du pouvoir exécutif dans le fonctionnement de la justice, le dernier exemple en date concernant le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, qui aurait donné des informations à Thierry Solère. Et à chaque affaire on s’interroge sur une possible éviction. ça nuit totalement à la confiance des citoyens dans la justice.

Entretien réalisé par Audrey Loussouarn
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Multinationales. Le CAC 40 en passe d’égaler ses profits record d’avant-crise

Posté par jacques LAUPIES le 9 août 2018

 

 

Jeudi, 9 Août, 2018

Sur les six premiers mois de 2018, les 33 sociétés sur 40 ayant publié leurs résultats ont accumulé plus de 43,5 milliards d’euros de bénéfices, soit 500 millions de plus qu’en 2017. Pour dégager du cash, les dirigeants n’ont pas hésité à tailler dans l’investissement et à imposer des sacrifices à leurs employés, gel des salaires et suppressions de postes.

Malgré les conditions négatives qui pèsent sur la croissance mondiale, choc pétrolier, tensions commerciales, les sociétés du CAC 40 ont une fois de plus réussi à dégager de substantiels profits. Sur le premier semestre de l’année, les 33 multinationales sur 40 ayant publié leurs résultats ont engrangé plus de 43,5 milliards d’euros de bénéfices, soit 500 millions de plus que l’an dernier. Après les millésimes exceptionnels en 2016 et 2017, où le résultat net avait bondi de respectivement 21,6 % et 32,6 %, en passant de 55 milliards d’euros en 2015 à 76 milliards en 2016 pour atteindre 93 milliards l’an dernier, les quarante poursuivent leur ascension vers les sommets d’avant-crise, lorsqu’elles flirtaient avec les cent milliards d’euros de profits, mais à un rythme moins soutenu. À l’image de la croissance mondiale qui, selon les dernières prévisions de croissance de l’OCDE, marque une légère inflexion à 3,8 % en 2018 et 3,9 % en 2019.

Cet environnement a, jusqu’à présent, permis le maintien d’une bonne dynamique de profits pour les entreprises. En tête, Total a su tirer parti de la montée du prix du pétrole pour faire flamber ses résultats. Avec un bénéfice de 5,4 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, soit 30 % de plus que l’an dernier, le groupe pétrolier retrouve un niveau d’avant l’effondrement des cours de pétrole, à l’été 2014. BNP Paribas, malgré une chute de 7,7 % de son résultat semestriel, frôle les 4 milliards d’euros. Une récolte meilleure qu’attendu. Viennent ensuite le spécialiste du luxe LVMH (3 milliards d’euros de bénéfices), l’assureur Axa (2,8 milliards d’euros) et le sidérurgiste ArcelorMittal (2,5 milliards).

Dans l’ensemble, près des deux tiers des groupes ont enregistré une hausse de leurs résultats. La plus forte progression revient à l’hôtelier AccorHotels, dont les profits, dopés par la cession de son pôle immobilier AccorInvest, ont explosé, à 2,2 milliards d’euros contre 77 millions d’euros un an auparavant. À l’autre extrémité, la plus forte dégringolade est signée par le groupe Carrefour, seul à présenter, sur les six premiers mois de l’année, une perte de 861 millions d’euros. Les 520 millions d’euros de baisse de « coûts » sur le semestre, sur les 2 milliards d’euros prévus d’ici à 2020, ont permis d’amortir la chute. Les marchés ont donc été rassurés, d’autant que d’autres « économies » sont en prévision avec la sortie des 273 magasins ex-Dia du réseau, qui sera achevée fin juillet, et le plan de départs volontaires en interne (2 400 postes) que Carrefour espère conclure en fin d’année.

Si les résultats semblent mitigés dans les différents secteurs, « il n’y a pas de mauvaises surprises, sauf quelques cas isolés. Les perspectives pour 2018 sont maintenues, voire augmentées dans l’ensemble », note un analyste financier. À ce titre, PSA fait figure d’exemple. Avec un bénéfice record de 1,4 milliard d’euros en hausse de 18 %, le marché n’a pas boudé son plaisir. L’action s’est envolée de près de 15 % après la publication des comptes.

Pour le reste de l’année, les patrons du CAC 40 ne semblent pas soucieux, même s’ils affichent une certaine prudence. Si le front européen a connu une accalmie avec le sommet de fin juin, le conflit commercial initié par les États-Unis a redoublé d’intensité et fait peser une chape de plomb sur les Bourses mondiales. Les menaces protectionnistes se sont multipliées. La tendance pourrait donc se retourner. Sans compter que le magot dégagé par les multinationales françaises pourrait avoir atteint un pic. Or, pour dégager du cash, les dirigeants n’ont reculé devant aucun sacrifice imposé à leurs employés. Gel des salaires, suppression de postes : comme un peu partout dans le monde, les réformes qui visent à flexibiliser le travail sont mises en place au pas de charge pour garantir la rentabilité des entreprises souhaitée par les marchés. En France, les ordonnances Macron n’ont pas dérogé à la règle. PSA a même été le meilleur VRP de ces mesures parmi les groupes de l’indice phare

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Une situation financière éclatante

Pour accumuler toujours plus de richesses, les directions n’hésitent pas à rogner sur les investissements. L’étude Ricol Lasteyrie-EY dressant le « profil financier du CAC 40 », publiée le 25 juin, montre qu’en effet, si les groupes ont augmenté leur chiffre d’affaires et amélioré leur rentabilité pour afficher une situation financière éclatante, en revanche, ils n’ont pas hésité à tailler dans l’investissement. Ce dernier a reculé de 12 milliards d’euros, s’affichant à 69 milliards, hors secteur des banques et assurances. Son plus bas niveau depuis la création de ce baromètre, il y a douze ans. Une baisse économiquement absurde, alors que l’endettement net des groupes du CAC 40 a diminué pour la sixième année consécutive pour atteindre son niveau plancher depuis 2006, leur dégageant ainsi des marges de manœuvre au moment où la politique monétaire est des plus favorables pour investir. N’en déplaise au président de la République, qui s’apprête l’an prochain à transformer en baisse de cotisations sociales pérennes l’enveloppe de 20 milliards d’euros du crédit d’impôt compétitivité-emploi (Cice), et l’a même amplifiée sur les très bas salaires, ces « aides » servent avant tout à engraisser les actionnaires plutôt qu’à créer de l’emploi.

 
Clotilde Mathieu

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Le droit à la différence…

Posté par jacques LAUPIES le 8 août 2018

 

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Puisque l’occasion m’en est donnée je vais donner mon opinion sur le traitement de la diversité sexuelle.

Comme dans toute recherche d’émancipation, les personnes non reconnues pour leur différence s’organisent, se rassemblent, manifestent pour qu’enfin elles ne soient pas considérées à part dans la société et se vient reconnaître  des droits identiques (droit d’exister sans être pointé du doigt dans la vie familiale et sociale en général, droits sociétaux, comme par exemple de se marier ou pas, de vivre seul ou à deux, et pourquoi pas plus, etc.)

Mais diront certains on a aussi le droit de dire que cela peut avoir des inconvénients et qu’il est parfaitement logique de les mettre en avant. A la rigueur il peut-être pris appui sur la tradition, les préceptes religieux,  manifester son hostilité, défiler dans la rue. Bien qui peut dire le contraire, surtout pas ceux qui ont lutté pour que soit connue leur différence !

Faut il pour autant sombrer dans l’interdit et au besoin la violence, si ce n’est celle qui s’oppose à la violence elle-même ? Le droit à la différence va de pair avec les libertés individuelles qui ne peuvent avoir comme limite comme toute autre liberté que le respect de la liberté de l’autre.

L’amour et le plaisir partagé entre deux êtres quelle qu’en soit la forme est sans doute un des biens les plus précieux e l’humanité. Il est sans doute antérieur à toute vie spirituelle. Il est un des aspects sur lequel doit se fonder la construction familiale. Ce qui implique évidemment, comme c’est le cas de toute organisation sociale,  de reconsidérer la notion de famille.

La famille fondée sur le patriarcat dans les faits a bien vécu, tributaire de la domination, elle n’est souvent qu’humiliation pour la femme et parfois les enfants et source de souffrance, y compris pour l’homme installé dans une fonction d’autorité. Tout simplement parce que son fondement est aussi tributaire de rapports économiques d’inégalités entre les uns et les autres. Toutefois elle peut devenir et être la base d’un pacte de coopération.. Mais on ne peut également nier qu’elle crée des solidarités très fortes et constitue un lieu de refuge dans un environnement social incertain et fondé sur l’exploitation du travail et souvent des règles morales d’un autre temps. 

Il est indiscutable que la position sociale souvent inégale de ses membres complique l’harmonie recherchée tout autant d’ailleurs que les évolutions  des affectivités et de la sexualité, les influences environnementales et culturelles créent des développements différents des individus et nécessitent des adaptations parfois des remises en cause radicales d’une manière de vivre.

Figés dans la tradition, au risque du repli sur soi, de la dissimulation et de l’hypocrisie, niant eux mêmes ce qu’ils sont devenus, dans le positif comme dans le négatif, voilà que certains adoptent l’attitude du rejet y compris en recourant à la violence, peut-être à cause d’un échec, d’un refoulement…Niant autant responsabilité qu’irresponsabilité à l’égard de ce qu’ils ne peuvent accepter !

Il y a bien un combat à mener contre les intolérances et si le théâtre et la littérature y contribuent il y a encore bien loin de la coupe aux lèvres…

 

 

 

Les Français, lors de la cérémonie d’ouverture. Lucas Barioulet/AFP Photo<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />

Les Français, lors de la cérémonie d’ouverture. Lucas Barioulet/AFP Photo
 

Mondiaux de la diversité. Flexion, extension et convictions aux Gay Games

Lundi, 6 Août, 2018

Jusqu’à dimanche, 10e édition à Paris d’un événement célébrant le sport sans discrimination. Un credo que ne partage pas forcément le monde économique.

Une véritable preuve d’engagement contre les discriminations… Depuis samedi 4 août et jusqu’à dimanche prochain, ce sont 300 000 spectateurs qui se presseront à Paris pour supporter 10 300 sportifs venus de 91 pays différents lors des Gay Games. Créés en 1982 à San Francisco (États-Unis) et organisés tous les quatre ans, ces jeux prennent leurs quartiers cette année dans la capitale hexagonale, une première. « Ce sera un grand événement sportif et culturel, anticipe Pascale Reinteau, coprésidente du comité d’organisation Paris 2018. Il y aura 36 sports représentés, ainsi que 14 manifestations culturelles et un village installé sur le parvis de l’Hôtel de Ville. » Lequel a été inauguré samedi par la maire de Paris, Anne Hidalgo, en préambule de l’International Memorial Rainbow Run, une course dédiée aux victimes du sida, du cancer du sein et des discriminations.

L’important est de participer

Ouverts à tous sans aucune discrimination d’origine, d’orientation sexuelle ou de handicap, les Gay Games parisiens sont d’ailleurs sous-titrés « les Mondiaux de la diversité ». « Nous prônons un sport très inclusif, abonde Pascale Reinteau, permettant à chacun d’être accueilli. C’est aussi un événement engagé et militant, puisque nous luttons contre l’homophobie, mais aussi contre le racisme et le sexisme dans le sport. » En pratique, chaque compétition sera disputée par groupes de niveau, car l’important aux Gay Games est bien de participer et tous les sportifs se verront d’ailleurs remettre une médaille.

Un credo de la participation qui n’est manifestement pas partagé par la majorité des grandes entreprises françaises du CAC 40. Chargé du mécénat au sein du comité d’organisation, Jean-Paul Cluzel, ex-patron de Radio France, a ainsi regretté et pointé « l’hostilité qu’ont certaines entreprises à s’associer à la fête ». Si quelques poids lourds comme BNP Paribas, Renault ou Air France ont bien rejoint l’événement, il a été impossible de décrocher l’accord d’un équipementier pour habiller les 2 800 volontaires de l’organisation.

Et pourtant, Paris 2018 a largement fait le tour de toutes les grandes marques sportives. « Les responsables contactés nous ont répondu qu’ils auraient préféré le terme “Jeux de la diversité” à celui de Gay Games, mais nous ne pouvions pas céder sur ce point », explique la coprésidente de Paris 2018. L’événement, qui ne met en avant que des valeurs bénéfiques, est donc loin d’être encore considéré à sa juste valeur. Pourtant, avec un maigre budget de 4 millions d’euros assuré pour 20 % par les subventions de la Ville de Paris et de la région Île-de-France, les Gay Games devraient générer des retombées économiques chiffrées à plus de 130 millions d’euros.

Axel Nodinot

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Liban. Le cri des réfugiés : « Palestine, nous ne t’oublierons pas »

Posté par jacques LAUPIES le 7 août 2018

 

Dans le camp de Bourj el-Barajneh, les familles pale stiniennes se sentent abandonnées, manquent de tout et s’entassent dans des habitations insalubres. Joseph Eid/AFP<br />

Dans le camp de Bourj el-Barajneh, les familles pale stiniennes se sentent abandonnées, manquent de tout et s’entassent dans des habitations insalubres. Joseph Eid/AFP
Mardi, 7 Août, 2018

Les conditions de vie difficiles dans les camps de réfugiés palestiniens vont s’aggraver avec la baisse des subventions versées à l’Unrwa, l’agence des Nations unies. Reportage.

Àpremière vue, tous les camps de réfugiés palestiniens se ressemblent. Des ruelles étroites où flotte une forte odeur d’égout, des fils électriques qui strient le ciel lorsqu’on lève la tête, une foule compacte, dense et des immeubles qui n’en finissent plus, année après année, d’empiler des étages. À Aïn el-Heloueh, Sabra, Chatila, Bourj el-Barajneh ou Bedawi, Nahr el-Bared et Borj el-Chamali, pour ne citer que ces camps situés au Liban, ils sont des centaines de milliers à s’entasser là. Des familles dont beaucoup sont arrivées après la Nakba (la catastrophe) qui a suivi la création d’Israël, la destruction de leur village, la dépossession de leur terre. Une Palestine qui n’est pas rêvée, mais bien présente. À l’instar de ces femmes qui transmettent, génération après génération, les clés de la maison abandonnée. La clé, le symbole par excellence des réfugiés palestiniens. Ou par des expositions avec cartes et photos de la Palestine « pour montrer aux enfants d’où viennent leurs familles », explique la responsable d’une association féminine qui a ouvert, à Chatila (dans la banlieue de Beyrouth), un café réservé aux femmes, où elles peuvent ainsi se retrouver et échanger.

Les tentes d’origine, dressées pour du « provisoire », ont laissé place à des constructions en dur. L’espace n’est pas extensible, la surface des camps ne bouge pas. Les familles s’entassent dans une fausse installation. Une dignité qui masque la précarité, souvent la souffrance. Des réfugiés qui se sentent de plus en plus abandonnés. Pas seulement par les autorités libanaises, qui les empêchent d’exercer des centaines de métiers et ne fournissent pas les services nécessaires à la vie des populations. À Borj el-Chamali, près de Tyr (sud) où vivent 23 000 personnes – auxquelles se sont ajoutés 3 000 déplacés de Syrie, Palestiniens et Syriens –, « les moyens sont réduits », préviennent les responsables du comité populaire qui gère ce camp considéré comme l’un des plus pauvre du Liban. « Il n’y a pas d’eau potable et l’électricité n’est pas disponible toute la journée », disent-ils. Tout dépend, ou presque de l’Unrwa, l’agence des Nations unies en charge des réfugiés palestiniens, que ce soit pour des accouchements, l’éducation des enfants ou la collecte des déchets. Or, celle-ci est confrontée à sa « plus grave crise financière » depuis sa création : Washington a annoncé, en janvier, le gel de 65 millions de dollars sur les 125 millions de contribution volontaire prévus. Dans une lettre envoyée en juillet à son personnel, le directeur de l’agence onusienne, Pierre Krähenbüh, a affirmé que les programmes qui pourraient avoir à pâtir de ce manque de fonds étaient ceux relatifs à l’emploi, l’aide au logement et le soutien pour les maladies mentales. Mais ces coupes menacent également les centaines d’écoles et d’hôpitaux de ­l’Unrwa, cruciaux pour les 5 millions de réfugiés palestiniens au Liban et dans le reste du monde. Pour Fouad Daher, membre du comité populaire de Bourj el-Barajneh (près de Beyrouth) et par ailleurs responsable régional du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), « ils veulent se débarrasser de l’Unrwa car c’est le symbole du droit au retour et de l’existence des réfugiés ». Concrètement, l’agence va fermer des écoles et procéder à des regroupements d’établissements qui accueilleront les élèves de plusieurs camps. « Les conséquences pour la vie des enfants seront importantes, prévient Fadwa, une enseignante employée par l’Unrwa et qui risque de perdre son emploi. Il y aura un véritable problème pour les transports, financièrement il n’est pas certain que les ­familles pourront suivre et, de plus, cela aboutira à des classes de 50 élèves. » Et d’ajouter : « L’enfant qui ne va pas à l’école se retrouve dans la rue, exposé aux drogues, aux groupes terroristes. Nous sommes face à une situation catastrophique. »

« Il n’y pas d’eau potable et pas toujours d’électricité »

L’attaque contre l’Unrwa se double d’une polémique sur le nombre de réfugiés palestiniens au Liban (lire page 6). « Nous ne sommes pas et nous ne voulons pas être des chiffres », tonnent les comités populaires des camps. Fouad Daher fait remarquer que lui et sa famille n’ont pas été recensés ! Il voit là « un moyen pour dire que les Palestiniens ne sont pas nombreux et qu’ils peuvent être naturalisés libanais, ce qui ferait disparaître la possibilité de revenir en Palestine ». La manœuvre extérieure est grossière – quel que soit le nombre de réfugiés au Liban, le droit au retour reste posé. L’ambassadeur de Palestine au Liban, Ashraf Dabbour, estime que « le moment est dangereux et critique pour la cause palestinienne. Ils veulent tout à la fois effacer le droit au retour et en finir avec le projet national palestinien ».

Devant le panneau « bleu ONU » de l’école de l’Unrwa, à Borj el-Chamali, des myriades d’enfants, insouciants comme on peut l’être à cet âge, courent et crient comme devant n’importe quelle école du monde. Mais ici, à côté des Schtroumpfs – bleus évidemment – peints sur le mur, on peut lire : « Palestine, nous ne t’oublierons pas ».

« Ils veulent effacer le droit au retour et en finir avec le projet national palestinien. »

Ashraf Dabbour ambassadeur de Palestine au Liban

 
Une solidarité franco-palestinienne

L’association de jumelage des camps de réfugiés palestiniens avec les villes françaises, créée par Fernand Tuil, malheureusement disparu, a permis de faire vivre concrètement le droit au retour des réfugiés palestiniens. Des dizaines de municipalités, en France, ont maintenant des liens réguliers avec des camps. Récemment, l’association s’est rendue au Liban (avec des représentants de villes comme La Courneuve, Mitry-Mory ou Avion notamment) pour apporter des équipements médicaux. Sa secrétaire générale, Isabelle Tordjman, souligne que plus que l’aide, le combat principal concerne le retour en Palestine.

Pierre Barbancey

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Israël « état fasciste » ? Reflexion après lecture de deux articles (parus dsns Le Monde et l’Humanité)

Posté par jacques LAUPIES le 6 août 2018

 

 

 
Constat plus que décevant d’un état qui s’est construit en héritage – du moins partiel – avec l’exode d’un « peuple juif » victime du fascisme hitlérien, et de certaines autres complaisances criminelles à l’égard de ce dernier dont celle de la collaboration en France.
 
Sous couvert de démocratie cet état confessionnel opprime un autre peuple et comme l’indique la célèbre phrase « un peuple qui en opprime un autre ne peut-être un peuple libre »
 
Nous en savons quelque chose en notre qualité de pays autrefois colonisateur. Mais pour autant ce qui doit nous faire réfléchir c’est  qu’un peuple peut être berné par ses dirigeants. Quand dès l’école primaire on nous enseignait les bienfaits de la France à l’égard des africains, fainéants par nature, sauvages de surcroit et qui n’avaient pour se nourrir qu’à cueillir les fruits qui abondaient dans les forêts, il faut un temps pour se débarrasser de ces âneries dont était friand l’un de mes instituteurs et que complétait le curé de ma paroisse avec son histoire d’Eve et d’Adam tout aussi abracadabrantesque 
 
Je dois dire que de ce point de vue, même les meilleurs instituteurs ne m’ont pas tellement éclairé. C’est pourquoi je suis relativement indulgent vis à vis de mes compatriotes qui voient en notre civilisation occidentale que bienfaits et lui pardonnent un peu trop vite quelques dérapages, allant pour les plus acharnés jusqu’à les qualifier de détail de l’histoire de la deuxième guerre mondiale (évidemment tout aussi monstrueux que stupides et impardonnables)
 
Si je trouve admirables tous ces intellectuels d’origine juive de Marx à Freud en passant par Einstein et tant d’autres, à l’évidence, leurs mises en garde sur le rôle de l’état bourgeois et des méfaits du capitalisme ne résistent que difficilement à ces « opiums du peuple » que celui – ci consomme de moins en moins modérément à un stade où les Lumières devraient nous éclairer.
 
Mais qualifier un état de fasciste dans un pays ou il y a un parlement élu en principe aussi  démocratiquement, si ce n’est plus que chez nous, cela m’interpelle et au fond cela peut avoir pour effet de rendre le fascisme plus acceptable !
 
Sans aller bien loin je me souviens de cette personne rencontrée dans une manifestation organisée par des communistes, soutenir avec véhémence que Macron était un fasciste, ce qui m’a poussé à lui dire qu’elle exagérait un peu.
 
Tout cela pour dire qu’il faut user des mots avec prudence. Si la bourgeoisie est fort capable de fabriquer un nouveau leader de sa classe, de le faire élire Président et demain de tenter d’en faire sinon un empereur du moins un premier consul, cela peut-il s’apparenter avec le mot fascisme ? Comme d’ailleurs est-il possible d’attribuer l’étiquette au gouvernement israélien ?
 
Pour moi Israël : état bourgeois, ultra libéral, autoritaire voire totalitaire, capable de commettre des crimes de guerre dans un contexte de guerre, passible d’être assigné devant la cour internationale, serait bien plus parlant à son peuple et à nous mêmes ! Laissons à la variante fasciste sa spécificité abominable.
 
Cela suffirait-il à éveiller les consciences aux valeurs humanistes et humanitaires. Tout autant, je crois !
 
 
 
https://www.monde-diplomatique.fr/mav/157/CHALIAND/58307
 
 

Si l’idéologie sioniste est un des produits de l’antisémitisme moderne, on peut dire que les conditions qui ont permis la fondation de l’État d’Israël sont, en grande partie, la conséquence du nazisme et de sa domination en Europe. Pour réaliser la création d’un État juif, en Palestine, sur lequel les Juifs n’avaient pas de droit historique hors d’une idéologie messianique, le sionisme a profité d’une situation coloniale créée par l’impérialisme. Pour réaliser son objectif, il s’est appuyé tour à tour sur l’un ou l’autre des impérialismes de l’Occident. Certes, au début du XXe siècle, les colonies agricoles juives avaient acheté 6 % de la terre palestinienne, mais ce fait ne saurait à lui seul fonder la création d’un État au détriment d’une population qui n’était en rien responsable de l’antisémitisme européen et du nazisme allemand.

Sans doute ne peut-on pas être insensible, en Occident, au fait qu’Israël a été édifié par des communautés qui ont, durant la dernière guerre mondiale, payé le prix le plus élevé pour avoir le droit de simplement survivre. Mais on peut aussi, en connaissance de cause, admettre que le peuple palestinien a été lésé de ses droits élémentaires, déraciné, et s’émouvoir de constater que le gouvernement israélien, si désireux d’être reconnu en tant qu’État, n’ait pas encore pour sa part reconnu le problème national palestinien dont il est la cause.

Le sionisme, qui s’efforçait à sa manière de résoudre le problème juif en créant un État national en Palestine — qu’il n’a pas résolu pour autant, l’immense majorité des Juifs ne vivant pas en Israël — ne pouvait que se heurter au nationalisme arabe naissant. La pression qui dresse les masses arabes contre l’État d’Israël n’est pas que le produit, comme on le croit souvent, des propagandes gouvernementales, ou l’expression d’un simple antisémitisme de type européen. Certes, aujourd’hui, la frontière entre antisionisme et antisémitisme parait souvent mal tracée. Il est évident aussi que l’antisionisme de bien des gouvernements arabes sert à escamoter l’incurie et la corruption des classes dirigeantes, en canalisant les pressions vers un ennemi extérieur afin de faire oublier le chômage et la misère. Mais le ressentiment qu’Israël a suscité autour de lui est, qu’on le veuille ou non, aux yeux des masses arabes, le résultat d’une immixtion issue d’Europe, dépossédant les Palestiniens des trois quarts de leur territoire, avec l’accord et souvent l’aide des impérialismes occidentaux.

Certes, Israël n’est pas un État colonial dans le sens classique du terme. Les Israéliens ne constituent pas une catégorie dominante vivant de l’extraction de la plus-value produite par le travail des autochtones. Mais l’État d’Israël a usurpé, par la force, un territoire où vivait une communauté arabe fixée depuis des siècles. Dans ce sens, le conflit israélo-arabe et, plus étroitement, israélo-palestinien, est un conflit national.

Gérard Chaliand

Spécialiste des guérillas et des questions stratégiques. Dernier ouvrage paru : Terrorisme et politique, CNRS Éditions, Paris, 2017
https://www.monde-diplomatique.fr/mav/157/CHALIAND/58307
Spécialiste des guérillas et des questions stratégiques. Dernier ouvrage paru : Terrorisme et politique, CNRS Éditions, Paris, 2017

Sarah Katz : « j’ai entrevu les méthodes d’un Etat fasciste »

Dimanche, 5 Août, 2018

De retour en France après 3 jours dans les geôles israéliennes,  la passagère française de l’un des bateaux de la flottille pour la liberté, arraisonné illégalement en eau internationales à une quarantaine de miles de Gaza, témoigne de la violence des soldats qui ont intercepté le bateau et de l’arbitraire total qui règne dans la prison de l’office d’immigration où elle a été incarcérée et interrogée avant d’être « déportée » (selon le terme de l’administration israélienne) en France.

Sarah Katz nous a raconté par le menu l’arraisonnement musclé de l’al Awda ainsi que ses conditions dans la prison de Givon, après que la marine militaire israélienne ait pris illégalement les commande du navire, en eux internationales, pour amener ce bateau humanitaire pourrir avec d’autres embarcation « capturées » dans le port d’Ashdod près de Tel Aviv. Malgré cette expérience douloureuse, et cette nouvelle tentative avortée de briser le blocus que asphyxie gaza depuis plus d’une décennie, Sarah Katz reste déterminer à « ne pas oublier » les palestinien et à repartir s’il le faut. Elle va entamer une action en justice contre la capture illégale du bateau, un acte de piraterie, selon la loi, et son enlèvement.

Lors de son arrivée en gare de Marseille, Sarah a été accueillie chaleureusement par des militants pour la justice et la paix en Palestine :

Le français Pascal Maurieras est actuellement illégalement détenu par Israël à la prison de Givon avec ses onze camarades du second bateau de la flottille, Le Freedom. Avant l’attaque de son bateau par la marine de guerre israélienne, jeudi, il avait enregistré ce message vidéo  :

 
propos recueillis par Eugénie Barbezat

 

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