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L’opposition parlementaire défend la République déja bien détournée de ses valeurs contre une majorité de godillots comme la Députée de notre circonscription !

Posté par jacques LAUPIES le 1 août 2018

 

 

 

Le débat sur les deux motions de censure nous éclaire sur la nécessaire vigilance que doit exercer le parlement sur le fonctionnement des institutions actuelles, même si celles ci sont à revoir intégralement parce que fondées sur le pouvoir présidentiel excessif.

Ce n’est pas la première fois dans l’histoire de notre pays que la République; depuis sa naissance,  doit faire face à ses adversaires. Parfois hélas avec la réussite de l’entreprise de ces derniers. Depuis Bonaparte usant de la force jusqu’au Maréchal Pétain usant commr tant d’autres de la connivence avec l’ennemi, en passant par le Napoléon III. dit le petit.

Bien sur les conditions de réalisation de ces coups d’état successifs ont été extrêmement différentes autant que leur ampleur, bien qu’elles se soient toutes achevées dramatiquement pour notre nation au prix du sang et des larmes des répressions et des guerres

Sur le fond cependant, les atteintes au fonctionnement de la République doivent faire l’objet d’une mise en garde en direction du peuple et à son intervention d’ou la proposition d’un référendum pour trancher la question de la réforme constitutionnelle.

Un proposition qui tranche avec le passé  où ce sont les forces conservatrices qui ont usé parfois du référendum pour se faire plébisciter, alors qu’aujourd’hui ce sont le  PCF et LFI (Gauche dite « radicale ») qui en font la proposition.  Même si une petite querelle qui ne peut échapper aux plus avertis est apparue sur l’origine de la proposition  Passons mais soyons vigilants ! 

 

Un anniversaire qui symbolise les mises en danger de la République ou son dévoiement vers de mauvaises causes.

 

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Hommage hier devant l’actuelle Taverne du Croissant, à Paris. Magali Bragard<br /><br />
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<div>Hommage hier devant l’actuelle Taverne du Croissant, à Paris. Magali Bragard</div>
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Jean Jaurès. « Le souvenir doit s’extraire du marbre pour devenir héritage fécond »

Mercredi, 1 Août, 2018

Hier soir, lors du traditionnel rendez-vous du Café du Croissant, lieu de l’assassinat de Jean Jaurès en 1914, le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, a rappelé les combats du progressiste, leur donnant un écho avec les enjeux actuels.

Une voix de la paix s’est éteinte, il y a 104 ans jour pour jour. Et, hier soir, pour lui rendre hommage en présence d’une centaine de militants et lecteurs du journal, d’élus PCF de Paris et du directeur de la Fête de l’Humanité, Pascal Aubrée, qui a introduit la cérémonie, Patrick Le Hyaric, député européen et directeur du journal, a tenu un discours pour le désormais traditionnel rendez-vous lors duquel des gerbes sont déposées devant le Café du Croissant, lieu où le « nationalisme assassin fit d’une pierre deux coups » : « En abattant Jaurès, il précipitait la guerre autant qu’il retirait au peuple ouvrier un de ses plus fameux et flamboyants représentants. »

« mort pour la paix et l’internationalisme ouvrier »

Un « grand homme » qui laissa derrière lui un journal, une pensée et des combats. Pour Patrick Le Hyaric, « le souvenir doit s’extraire du marbre pour devenir héritage fécond et pensée active ». « Sombres nuées de la perpétuelle course au profit », « obscurantismes », « dangers naissant du surarmement », « tensions et guerres qui se répandent »… autant de réalités qui accompagnent un « système capitaliste financier et mondialisé qui cherche à se défaire de tous les contre-pouvoirs sociaux et démocratiques, de toutes les conquêtes (…) dont Jaurès fut, il y a plus d’un siècle, l’un des artisans décisifs ».

Quoi de plus représentatif, pour mesurer «  la présence, l’actualité et la force » de l’ancien plus jeune député de France, que « le vol organisé de sa pensée » ? La droite et l’extrême droite s’en donnent à cœur joie, pointe Patrick Le Hyaric. Ainsi, Jaurès, « mort pour la paix et l’internationalisme ouvrier » est « rhabillé en patriotard nationaliste ». Le « défenseur d’une sécurité sociale universelle » est « maquillé en protectionniste égoïste qui refuserait jusqu’à la main tendue aux migrants qui périssent par milliers dans les eaux de notre mer commune ». Pour « se souvenir de Jaurès », il faut « pointer la cohérence de son discours ». Parce que « la République est trahie quand ses fondements sont sacrifiés », Patrick Le Hyaric met en avant l’éducation nationale, « socle irremplaçable de la République sociale », qui « se trouve détournée de ses missions universelles », avec la mise en place du système Parcoursup. « Ce combat pour la liberté par l’éducation était pour Jaurès inséparable de celui pour la laïcité », appuie le député européen, qui rappelle sa lutte pour la séparation des Églises et de l’État. Il a longuement disserté sur la pensée laïque du progressiste, confrontée aux « contre- révolutionnaires » d’hier et d’aujourd’hui. Ceux-là mêmes qui tentent de la « flétrir » : l’inscription de la laïcité dans la Constitution, tout en y incluant la mention des racines chrétiennes de la France, par « Les Républicains », et la pensée d’un président de la République pour qui « nous avons, anthropologiquement, ontologiquement, métaphysiquement, besoin de la religion ». Voici donc, selon Patrick Le Hyaric, que trois « conditions nécessaires du grand combat émancipateur » se dessinent : éducation, laïcité et socialisme. « C’est la paix, la grande paix universelle qui s’avère être la condition première de tout progrès », complète-t-il, citant l’amplification de la guerre économique et les « taches brunes (qui) se répandent » en Europe.

« Faisons fructifier ses écrits et ses propos »

Face à cela, « gardons la pensée de Jaurès près de nous, faisons fructifier ses écrits et ses propos », à travers notamment la diffusion de l’Humanité, journal qu’il a fondé et « qui perpétue son combat pour la justice sociale et la solidarité internationaliste ». Car, pour le directeur du quotidien, il est « le grand legs de Jean Jaurès au mouvement ouvrier et progressiste ». Dans un contexte « très difficile » pour le journal, il pointe une nécessité, alors que le rendez-vous était également fixé pour diffuser la vignette de bon de soutien comme l’y appelait une grande plaquette devant le café : « réussir (…) une grande Fête de l’Humanité ».

Audrey Loussouarn

 

 

 

 

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