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Israël « état fasciste » ? Reflexion après lecture de deux articles (parus dsns Le Monde et l’Humanité)

Posté par jacques LAUPIES le 6 août 2018

 

 

 
Constat plus que décevant d’un état qui s’est construit en héritage – du moins partiel – avec l’exode d’un « peuple juif » victime du fascisme hitlérien, et de certaines autres complaisances criminelles à l’égard de ce dernier dont celle de la collaboration en France.
 
Sous couvert de démocratie cet état confessionnel opprime un autre peuple et comme l’indique la célèbre phrase « un peuple qui en opprime un autre ne peut-être un peuple libre »
 
Nous en savons quelque chose en notre qualité de pays autrefois colonisateur. Mais pour autant ce qui doit nous faire réfléchir c’est  qu’un peuple peut être berné par ses dirigeants. Quand dès l’école primaire on nous enseignait les bienfaits de la France à l’égard des africains, fainéants par nature, sauvages de surcroit et qui n’avaient pour se nourrir qu’à cueillir les fruits qui abondaient dans les forêts, il faut un temps pour se débarrasser de ces âneries dont était friand l’un de mes instituteurs et que complétait le curé de ma paroisse avec son histoire d’Eve et d’Adam tout aussi abracadabrantesque 
 
Je dois dire que de ce point de vue, même les meilleurs instituteurs ne m’ont pas tellement éclairé. C’est pourquoi je suis relativement indulgent vis à vis de mes compatriotes qui voient en notre civilisation occidentale que bienfaits et lui pardonnent un peu trop vite quelques dérapages, allant pour les plus acharnés jusqu’à les qualifier de détail de l’histoire de la deuxième guerre mondiale (évidemment tout aussi monstrueux que stupides et impardonnables)
 
Si je trouve admirables tous ces intellectuels d’origine juive de Marx à Freud en passant par Einstein et tant d’autres, à l’évidence, leurs mises en garde sur le rôle de l’état bourgeois et des méfaits du capitalisme ne résistent que difficilement à ces « opiums du peuple » que celui – ci consomme de moins en moins modérément à un stade où les Lumières devraient nous éclairer.
 
Mais qualifier un état de fasciste dans un pays ou il y a un parlement élu en principe aussi  démocratiquement, si ce n’est plus que chez nous, cela m’interpelle et au fond cela peut avoir pour effet de rendre le fascisme plus acceptable !
 
Sans aller bien loin je me souviens de cette personne rencontrée dans une manifestation organisée par des communistes, soutenir avec véhémence que Macron était un fasciste, ce qui m’a poussé à lui dire qu’elle exagérait un peu.
 
Tout cela pour dire qu’il faut user des mots avec prudence. Si la bourgeoisie est fort capable de fabriquer un nouveau leader de sa classe, de le faire élire Président et demain de tenter d’en faire sinon un empereur du moins un premier consul, cela peut-il s’apparenter avec le mot fascisme ? Comme d’ailleurs est-il possible d’attribuer l’étiquette au gouvernement israélien ?
 
Pour moi Israël : état bourgeois, ultra libéral, autoritaire voire totalitaire, capable de commettre des crimes de guerre dans un contexte de guerre, passible d’être assigné devant la cour internationale, serait bien plus parlant à son peuple et à nous mêmes ! Laissons à la variante fasciste sa spécificité abominable.
 
Cela suffirait-il à éveiller les consciences aux valeurs humanistes et humanitaires. Tout autant, je crois !
 
 
 
https://www.monde-diplomatique.fr/mav/157/CHALIAND/58307
 
 

Si l’idéologie sioniste est un des produits de l’antisémitisme moderne, on peut dire que les conditions qui ont permis la fondation de l’État d’Israël sont, en grande partie, la conséquence du nazisme et de sa domination en Europe. Pour réaliser la création d’un État juif, en Palestine, sur lequel les Juifs n’avaient pas de droit historique hors d’une idéologie messianique, le sionisme a profité d’une situation coloniale créée par l’impérialisme. Pour réaliser son objectif, il s’est appuyé tour à tour sur l’un ou l’autre des impérialismes de l’Occident. Certes, au début du XXe siècle, les colonies agricoles juives avaient acheté 6 % de la terre palestinienne, mais ce fait ne saurait à lui seul fonder la création d’un État au détriment d’une population qui n’était en rien responsable de l’antisémitisme européen et du nazisme allemand.

Sans doute ne peut-on pas être insensible, en Occident, au fait qu’Israël a été édifié par des communautés qui ont, durant la dernière guerre mondiale, payé le prix le plus élevé pour avoir le droit de simplement survivre. Mais on peut aussi, en connaissance de cause, admettre que le peuple palestinien a été lésé de ses droits élémentaires, déraciné, et s’émouvoir de constater que le gouvernement israélien, si désireux d’être reconnu en tant qu’État, n’ait pas encore pour sa part reconnu le problème national palestinien dont il est la cause.

Le sionisme, qui s’efforçait à sa manière de résoudre le problème juif en créant un État national en Palestine — qu’il n’a pas résolu pour autant, l’immense majorité des Juifs ne vivant pas en Israël — ne pouvait que se heurter au nationalisme arabe naissant. La pression qui dresse les masses arabes contre l’État d’Israël n’est pas que le produit, comme on le croit souvent, des propagandes gouvernementales, ou l’expression d’un simple antisémitisme de type européen. Certes, aujourd’hui, la frontière entre antisionisme et antisémitisme parait souvent mal tracée. Il est évident aussi que l’antisionisme de bien des gouvernements arabes sert à escamoter l’incurie et la corruption des classes dirigeantes, en canalisant les pressions vers un ennemi extérieur afin de faire oublier le chômage et la misère. Mais le ressentiment qu’Israël a suscité autour de lui est, qu’on le veuille ou non, aux yeux des masses arabes, le résultat d’une immixtion issue d’Europe, dépossédant les Palestiniens des trois quarts de leur territoire, avec l’accord et souvent l’aide des impérialismes occidentaux.

Certes, Israël n’est pas un État colonial dans le sens classique du terme. Les Israéliens ne constituent pas une catégorie dominante vivant de l’extraction de la plus-value produite par le travail des autochtones. Mais l’État d’Israël a usurpé, par la force, un territoire où vivait une communauté arabe fixée depuis des siècles. Dans ce sens, le conflit israélo-arabe et, plus étroitement, israélo-palestinien, est un conflit national.

Gérard Chaliand

Spécialiste des guérillas et des questions stratégiques. Dernier ouvrage paru : Terrorisme et politique, CNRS Éditions, Paris, 2017
https://www.monde-diplomatique.fr/mav/157/CHALIAND/58307
Spécialiste des guérillas et des questions stratégiques. Dernier ouvrage paru : Terrorisme et politique, CNRS Éditions, Paris, 2017

Sarah Katz : « j’ai entrevu les méthodes d’un Etat fasciste »

Dimanche, 5 Août, 2018

De retour en France après 3 jours dans les geôles israéliennes,  la passagère française de l’un des bateaux de la flottille pour la liberté, arraisonné illégalement en eau internationales à une quarantaine de miles de Gaza, témoigne de la violence des soldats qui ont intercepté le bateau et de l’arbitraire total qui règne dans la prison de l’office d’immigration où elle a été incarcérée et interrogée avant d’être « déportée » (selon le terme de l’administration israélienne) en France.

Sarah Katz nous a raconté par le menu l’arraisonnement musclé de l’al Awda ainsi que ses conditions dans la prison de Givon, après que la marine militaire israélienne ait pris illégalement les commande du navire, en eux internationales, pour amener ce bateau humanitaire pourrir avec d’autres embarcation « capturées » dans le port d’Ashdod près de Tel Aviv. Malgré cette expérience douloureuse, et cette nouvelle tentative avortée de briser le blocus que asphyxie gaza depuis plus d’une décennie, Sarah Katz reste déterminer à « ne pas oublier » les palestinien et à repartir s’il le faut. Elle va entamer une action en justice contre la capture illégale du bateau, un acte de piraterie, selon la loi, et son enlèvement.

Lors de son arrivée en gare de Marseille, Sarah a été accueillie chaleureusement par des militants pour la justice et la paix en Palestine :

Le français Pascal Maurieras est actuellement illégalement détenu par Israël à la prison de Givon avec ses onze camarades du second bateau de la flottille, Le Freedom. Avant l’attaque de son bateau par la marine de guerre israélienne, jeudi, il avait enregistré ce message vidéo  :

 
propos recueillis par Eugénie Barbezat

 

 

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