Le droit à la différence…

Posté par jacques LAUPIES le 8 août 2018

 

Afficher l’image sourceRésultat d’images pour homophobie photos

Afficher l’image sourceRésultat d’images pour homophobie photos

Afficher l’image source

 

Puisque l’occasion m’en est donnée je vais donner mon opinion sur le traitement de la diversité sexuelle.

Comme dans toute recherche d’émancipation, les personnes non reconnues pour leur différence s’organisent, se rassemblent, manifestent pour qu’enfin elles ne soient pas considérées à part dans la société et se vient reconnaître  des droits identiques (droit d’exister sans être pointé du doigt dans la vie familiale et sociale en général, droits sociétaux, comme par exemple de se marier ou pas, de vivre seul ou à deux, et pourquoi pas plus, etc.)

Mais diront certains on a aussi le droit de dire que cela peut avoir des inconvénients et qu’il est parfaitement logique de les mettre en avant. A la rigueur il peut-être pris appui sur la tradition, les préceptes religieux,  manifester son hostilité, défiler dans la rue. Bien qui peut dire le contraire, surtout pas ceux qui ont lutté pour que soit connue leur différence !

Faut il pour autant sombrer dans l’interdit et au besoin la violence, si ce n’est celle qui s’oppose à la violence elle-même ? Le droit à la différence va de pair avec les libertés individuelles qui ne peuvent avoir comme limite comme toute autre liberté que le respect de la liberté de l’autre.

L’amour et le plaisir partagé entre deux êtres quelle qu’en soit la forme est sans doute un des biens les plus précieux e l’humanité. Il est sans doute antérieur à toute vie spirituelle. Il est un des aspects sur lequel doit se fonder la construction familiale. Ce qui implique évidemment, comme c’est le cas de toute organisation sociale,  de reconsidérer la notion de famille.

La famille fondée sur le patriarcat dans les faits a bien vécu, tributaire de la domination, elle n’est souvent qu’humiliation pour la femme et parfois les enfants et source de souffrance, y compris pour l’homme installé dans une fonction d’autorité. Tout simplement parce que son fondement est aussi tributaire de rapports économiques d’inégalités entre les uns et les autres. Toutefois elle peut devenir et être la base d’un pacte de coopération.. Mais on ne peut également nier qu’elle crée des solidarités très fortes et constitue un lieu de refuge dans un environnement social incertain et fondé sur l’exploitation du travail et souvent des règles morales d’un autre temps. 

Il est indiscutable que la position sociale souvent inégale de ses membres complique l’harmonie recherchée tout autant d’ailleurs que les évolutions  des affectivités et de la sexualité, les influences environnementales et culturelles créent des développements différents des individus et nécessitent des adaptations parfois des remises en cause radicales d’une manière de vivre.

Figés dans la tradition, au risque du repli sur soi, de la dissimulation et de l’hypocrisie, niant eux mêmes ce qu’ils sont devenus, dans le positif comme dans le négatif, voilà que certains adoptent l’attitude du rejet y compris en recourant à la violence, peut-être à cause d’un échec, d’un refoulement…Niant autant responsabilité qu’irresponsabilité à l’égard de ce qu’ils ne peuvent accepter !

Il y a bien un combat à mener contre les intolérances et si le théâtre et la littérature y contribuent il y a encore bien loin de la coupe aux lèvres…

 

 

 

Les Français, lors de la cérémonie d’ouverture. Lucas Barioulet/AFP Photo<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
 » src= »https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/1048×350/public/images/59395.HR.jpg?itok=QHXlhOT8″ width= »1048″ height= »350″ /></span></p>
<div>
<div>
<div><span style=Les Français, lors de la cérémonie d’ouverture. Lucas Barioulet/AFP Photo
 

Mondiaux de la diversité. Flexion, extension et convictions aux Gay Games

Lundi, 6 Août, 2018

Jusqu’à dimanche, 10e édition à Paris d’un événement célébrant le sport sans discrimination. Un credo que ne partage pas forcément le monde économique.

Une véritable preuve d’engagement contre les discriminations… Depuis samedi 4 août et jusqu’à dimanche prochain, ce sont 300 000 spectateurs qui se presseront à Paris pour supporter 10 300 sportifs venus de 91 pays différents lors des Gay Games. Créés en 1982 à San Francisco (États-Unis) et organisés tous les quatre ans, ces jeux prennent leurs quartiers cette année dans la capitale hexagonale, une première. « Ce sera un grand événement sportif et culturel, anticipe Pascale Reinteau, coprésidente du comité d’organisation Paris 2018. Il y aura 36 sports représentés, ainsi que 14 manifestations culturelles et un village installé sur le parvis de l’Hôtel de Ville. » Lequel a été inauguré samedi par la maire de Paris, Anne Hidalgo, en préambule de l’International Memorial Rainbow Run, une course dédiée aux victimes du sida, du cancer du sein et des discriminations.

L’important est de participer

Ouverts à tous sans aucune discrimination d’origine, d’orientation sexuelle ou de handicap, les Gay Games parisiens sont d’ailleurs sous-titrés « les Mondiaux de la diversité ». « Nous prônons un sport très inclusif, abonde Pascale Reinteau, permettant à chacun d’être accueilli. C’est aussi un événement engagé et militant, puisque nous luttons contre l’homophobie, mais aussi contre le racisme et le sexisme dans le sport. » En pratique, chaque compétition sera disputée par groupes de niveau, car l’important aux Gay Games est bien de participer et tous les sportifs se verront d’ailleurs remettre une médaille.

Un credo de la participation qui n’est manifestement pas partagé par la majorité des grandes entreprises françaises du CAC 40. Chargé du mécénat au sein du comité d’organisation, Jean-Paul Cluzel, ex-patron de Radio France, a ainsi regretté et pointé « l’hostilité qu’ont certaines entreprises à s’associer à la fête ». Si quelques poids lourds comme BNP Paribas, Renault ou Air France ont bien rejoint l’événement, il a été impossible de décrocher l’accord d’un équipementier pour habiller les 2 800 volontaires de l’organisation.

Et pourtant, Paris 2018 a largement fait le tour de toutes les grandes marques sportives. « Les responsables contactés nous ont répondu qu’ils auraient préféré le terme “Jeux de la diversité” à celui de Gay Games, mais nous ne pouvions pas céder sur ce point », explique la coprésidente de Paris 2018. L’événement, qui ne met en avant que des valeurs bénéfiques, est donc loin d’être encore considéré à sa juste valeur. Pourtant, avec un maigre budget de 4 millions d’euros assuré pour 20 % par les subventions de la Ville de Paris et de la région Île-de-France, les Gay Games devraient générer des retombées économiques chiffrées à plus de 130 millions d’euros.

Axel Nodinot

Cet article a été publié le Mercredi 8 août 2018 à 00:06 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

«
»
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus