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Julien Clerc : « J’ai la chance d’avoir accompagné la vie des gens »

Posté par jacques LAUPIES le 11 août 2018

 

 

Bref commentaire : si l’attitude des chanteurs à l’égard de la politique ne change guère et est souvent empreinte d’un certain opportunisme que dicte la profession, le Part Communiste en retour, de son coté, fait de même.

Nécessairement la chanson véhicule des idées même lorsqu’il ne  s’agit que de nos sentiments affectifs. La politique est présente partout et après tout il faut respecter  l’artiste et respecter sa liberté y compris celle de nous dire qu’il ne nous approuve pas ! L’artiste, le chanteur, le poète traduit toujours une réalité mais si la réalité a de multiples aspects et donc elle nous offre de multiples choix, notamment celui d’être interprétée en fonction de notre sensibilité !

Aux auditeurs, aux spectateurs de savoir lire les textes, entendre les musiques, parfois de s’y retrouver avec toutes les contradictions que cela suppose. A nous aussi d’en révéler certaines.

Ainsi je connais des personnes qui votent pour le RN et sont admiratifs devant Ferré, Ferrat, Brassens et Lavilliers. A eux d’assumer ! Mais cela n’est-il pas révélateur de certaines faiblesses de la façon de  penser ?

Ainsi on peut admirer la chanson de Ferrat « Ma France » et ne pas mesurer que Sa France n’est pas celle à laquelle l’on croit ! Ainsi vont les interprétations jusqu’à tout réviser pour se faire plaisir et trouver des électeurs ! Le RN sait faire… Baudelaire, Rimbaud, Aragon ne sauraient pourtant être lus autrement que ceux qu’ils sont : des révolutionnaires de la poésie et pas seulement de la poésie !

Julien Clerc : « J’ai la chance d’avoir accompagné la vie des gens » dans POLITIQUE

afp
Jeudi, 9 Août, 2018
 
Né à la chanson un tumultueux mois de Mai… Passé par la Fête de l’Humanité à quatre reprises, Julien Clerc sera sur la Grande Scène dimanche 16 septembre pour célébrer 50 ans de carrière. En 1976, 1983, 1998 et 2009, Julien Clerc s’est produit à la Fête. Aujourd’hui, à 70 ans, alors qu’il célèbre ses 50 ans de carrière, l’interprète d’« Utile » retourne conquérir le public de La Courneuve. L’occasion de revenir sur une relation singulière entre l’artiste et la grande Fête.

Né à la chanson un tumultueux mois de Mai… Passé par la Fête de l’Humanité à quatre reprises, Julien Clerc sera sur la Grande Scène dimanche 16 septembre pour célébrer 50 ans de carrière.

Que vous évoque la Fête de l’Huma ?

J’y suis passé plusieurs fois. J’en ai fait une, assez tendue, avec Robert Charlebois. Il y avait eu un accident d’avion (vol 007 de la Korean Airlines abattu par un chasseur soviétique après avoir survolé un espace aérien interdit, le 1er septembre 1983 – NDLR). Robert et moi nous étions posé la question de savoir si nous devions honorer notre contrat. Roland Leroy (directeur de « l’Humanité » de 1974 à 1994 – NDLR) avait fini par nous prendre entre six yeux. Pas quatre, mais six ! Il nous avait dit que, si on voulait, il nous ouvrait les colonnes du journal. Mais on ne pouvait pas ne plus faire le concert si tard. Finalement, nous avons accepté de le faire. Le spectacle avait très peu tourné, deux fois au Canada et une fois à la Fête de l’Huma. On se partageait la scène. À un moment donné, c’était au tour de Robert de chanter. Je me souviens qu’il faisait très froid. Je vais dans ma loge et je n’entends plus rien. Je me demande ce qu’il se passe. On me dit : « Dépêche-toi, Robert fait une minute de silence pour les victimes de l’avion. » Il était gonflé. Je lui avais dit qu’il ne servait à rien de faire des vagues. Nous n’étions sûrs de rien. Mais je me suis mis à côté de lui et j’ai fait la minute de silence en faisant un peu la gueule. Cela n’a en rien changé notre amitié. Mon autre souvenir est l’une des dernières fois où ma mère m’a vu sur scène. Elle était bien mal. On l’avait installée en coulisses. Il faisait bien moche. Je me souviens de Robert Hue venant me saluer avec ses bottes en caoutchouc. J’avais un grand-père communiste. Donc j’en ai fait, des Fêtes. Quand j’ai commencé, dans les années 1970, il y avait énormément de fêtes communistes. Il y en avait une très belle dans la région de Marseille, à Géménos, une à Albi. La Fête de l’Huma était le fleuron de ces fêtes. C’étaient de grandes fêtes populaires, pas chères. J’en ai toujours gardé des bons souvenirs.

Qu’est-ce qui vous donne encore envie d’y participer ?

Cela reste une grande fête populaire avec beaucoup de monde et un esprit de festival. Tous les gens ne sont pas forcément vos fans. Certains vous aiment bien, d’autres ne connaissent pas forcément votre travail. C’est véritablement pour s’adresser au plus grand nombre. Quand on fait ce genre de spectacle, on est heureux d’avoir des tubes.

Pourquoi ?

Même quelqu’un qui ne vous aime pas particulièrement va dire : « Ah, mais je la connais, celle-là ! » Plus vous avez de chansons connues qui ont accompagné la vie des gens, mieux c’est. Cela fait un spectacle que tout le monde peut partager car les gens aiment bien chanter comme dans tous les grands festivals.

Vous fêtez vos 50 ans de carrière. Est-ce pour vous l’occasion de faire un bilan ?

Je ne dresse jamais de bilans. J’ai un répertoire. J’ai la chance de faire partie des artistes qui ont accompagné la vie des gens dans ce pays. Cette année, j’ai choisi de faire un spectacle qu’on a appelé la « Tournée des 50 ans ». Il aurait aussi pu s’appeler les « Singles de ma vie ». Je ne chante que des singles. C’est un spectacle assez coup de poing.

Aujourd’hui, être un chanteur populaire implique de faire beaucoup plus de scène…

… Non. Pas dans notre génération. On pourrait dire cela à des gens plus jeunes. Mais nous avons passé notre temps sur la route. Je fais 28 festivals cet été. Mais nous faisions déjà des tournées d’été qui n’en finissaient pas, puis des tournées d’hiver. Nous avons été dressés à la scène. J’ai toujours considéré que c’était la chose la plus importante de ce métier. Un moment important est celui où on écrit les chansons. Les deux ans qui suivent dépendent de la qualité de ce qu’on a écrit. L’autre moment important est la scène, où on chante devant les gens. Le reste a pris une énorme importance à cause des médias et des différents supports de diffusion. Mais, même si le reste a pris une importance folle, notre métier repose sur la qualité des chansons et du spectacle.

Vous avez recours à des auteurs. Est-ce une richesse, une frustration ?

Au début, je regrettais de n’être que compositeur, c’est-à-dire de n’écrire que la musique. Avec le temps qui passe, j’ai remercié la vie de ne m’avoir fait que compositeur-interprète. Travailler avec des auteurs différents, avoir été constamment en recherche de bons textes à mettre sur mes musiques m’ont fait évoluer. Et m’ont permis de conserver une espèce de longévité de compositeur. Je me suis toujours obligé à trouver des auteurs, à confronter ma musique à des mots nouveaux, à part les quinze premières années où j’ai travaillé avec Étienne Roda-Gil et Maurice Vallet. Quand j’ai commencé à ouvrir la porte aux autres, les gens de générations différentes sont arrivés. Cela m’a permis de constater qu’il y avait toujours des gens capables d’écrire de bonnes chansons.

À quoi aspirez-vous aujourd’hui ?

Je fais mon métier depuis que j’ai 21 ans. Je veux rester un artiste créatif. Je suis très heureux d’avoir ce répertoire. Le temps a passé extrêmement vite. J’ai eu par moments l’impression de vivre plusieurs vies. Mais la chose qui m’importe est toujours la même. Quand je me mets à un piano, je veux être capable d’écrire des chansons. Je suis content d’avoir toutes les anciennes chansons, mais elles n’ont de sens que si je peux y mélanger deux ou trois nouvelles à chaque fois que je fais un tour de chant. Pas plus que cela puisque les nouvelles chansons font plus plaisir aux artistes qu’au public.

Qu’est-ce qu’un chanteur populaire ?

C’est essayer de faire des bonnes chansons susceptibles de plaire au plus grand nombre sans faire de concessions indignes. Et, bien sûr, de bien les chanter. D’autant plus quand on existe depuis longtemps. On a un son de voix qui a marqué les gens, parfois depuis très longtemps. La moindre des choses est d’essayer de ne pas trahir leur mémoire, les émotions qu’ils ont eues en l’entendant. En gros, il faut essayer de bien chanter toute sa vie. J’ai beaucoup travaillé. On dit que, comme tout le reste, toutes les fonctions humaines vont plutôt déclinant. Je pense prouver que ce n’est pas vrai.

Julien Clerc sera sur la Grande Scène, le dimanche 16 septembre à 17 h 30.

Entretien réalisé par Michaël Melinard

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