Hollande : Zorro est arrivé ?

Posté par jacques LAUPIES le 17 août 2018

En matière de fouteur de gueule on ne fait pas mieux en propulsant Hollande.

Décidément la politique française vit des moments de mascarade de plus en plus forts ! Napoléon au retour de l’ile d’Elbe avait au moins les grognards derrière lui ! Peut-être Hollande a-t-il les siens ce qui d’évidence ne le mènera pas plus loin que l’Empereur ! Toutes proportions gardées en matière de grandeur historique…

Les médias – et ce qui se cache derrière – veulent à tout prix trouver une relève d’inspiration social libérale à Macron ! Mais pourquoi aller chercher Hollande et ne pas proposer le nouveau leader du PS, probablement parce qu’à leurs yeux ce dernier qui pourrait disposer des réseaux du PS serait peut-être plus à gauche. En tout cas divers commentateurs et journalistes ne se privent d’insister sur le soi disant manque d’envergure et de popularité de Maurel.

Et voila qu’ils nous servent du Hollande à toutes les sauces.

Vous vous en doutez je ne suis pas là pour me préoccuper de la rénovation du PS mais plutôt de celle du PCF dont on parle très peu et qui à mes yeux est la grande question qui devrait-être posée à son Congrès le 23, 24, 25 novembre 2018.

Des journalistes et autres bavards de la télé avancent l’idée qu’il y a entre Macron et Mélenchon un espace inoccupé !

Même si la remarque mérite attention c’est en vérité de tout l’espace occupé par ces derniers qu’il conviendrait de se préoccuper, et peut-être au delà, car le réponse politique adéquate pour solutionner la dérive ultra libérale (ou simplement libérale) ne peut se trouver qu’avec la présence d’une force déterminante, d’inspiration marxiste, prenant ancrage dans le peuple et susceptible de le faire bouger !

Pas besoin d’un Zorro plutôt rancie ! Ni de Jupiter en perte de vitesse ! 

 

 

Après l’effondrement meurtrier du viaduc Morandi, le contrôle des infrastructures routières et autoroutières italiennes est mis au banc des accusés. Valery Hache/AFP<br /><br /><br />
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<h1><span style=Infrastructures. Le drame de Gênes éclaire les défaillances des routes françaises
Vendredi, 17 Août, 2018

L’onde de choc de l’effondrement meurtrier du viaduc Morandi dépasse les frontières italiennes. En France, un audit pointe la vétusté avancée du réseau routier national tandis que l’état des autoroutes privatisées interroge.

Alors que Gênes, groggy, tente de sortir de la torpeur après l’effondrement meurtrier du viaduc Morandi, l’état de vétusté des infrastructures routières et autoroutières italiennes est mis au banc des accusés. La chute des investissements globaux consacrés aux réseaux routiers dans le pays est en cela éclairante : ils sont passés de plus de 13 milliards d’euros en 2007 à un peu plus de 5 milliards en 2015 (selon les chiffres compilés de l’OCDE).

Mais loin de se borner aux frontières italiennes, l’onde de choc de la catastrophe questionne les politiques de maintenance des infrastructures routières de l’ensemble des pays européens. Et si Sofia vient d’annoncer le lancement d’une campagne titanesque de rénovation simultanée de tous les ponts délabrés de Bulgarie, en France, le ministère des Transports planche pour la rentrée sur un projet de loi de programmation des infrastructures.

30 % des 12 000 ponts du réseau routier national sont à réparer

À cette occasion, un audit sur l’état du réseau routier non concédé (hors autoroutes privatisées), commandé par l’exécutif et dont les conclusions, rendues fin juillet, sont passées quasi inaperçues, prend aujourd’hui une tout autre envergure. Il révèle, entre autres, que 30 % des 12 000 ponts que compte le réseau routier national sont à réparer et que 7 % d’entre eux – soit 252 ouvrages – présentent même un « risque d’effondrement ». Plus généralement, le rapport, qui juge le réseau routier « vieillissant et dégradé » dans son ensemble, indique que plus de 2 000 kilomètres de routes nationales sont gravement endommagés. En conclusion, les auteurs de l’audit estiment à 1,3 milliard d’euros annuels le montant moyen des dépenses à prévoir pour la régénération du réseau public. Pour 2018, l’État a seulement alloué une enveloppe de 800 millions d’euros à la rénovation de cette partie du réseau.

Mais si ces chiffres sont révélateurs d’une « dégradation importante et inexorable des routes nationales », estime la CGT, ils ne concernent pas les 9 158 kilomètres d’autoroutes privatisées en 2006 gérés en concession par 18 sociétés privées qui cumulent, en 2017, plus de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. C’est d’ailleurs sur une autoroute concédée à la société italienne Autostrade per l’Italia (filiale du groupe Atlantia) que la catastrophe de Gênes s’est produite (voir encadré).

l’état général des autoroutes concédées se détériore

En France, selon les chiffres de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Afsa), 1,49 milliard d’euros ont été investis en 2017 sur le réseau privé par l’ensemble des sociétés concessionnaires, dont 143 millions d’euros « consacrés à l’entretien des infrastructures et à la sécurité », précise l’organisme. Des investissements en baisse (près de 2 milliards d’euros en 2011), inversement proportionnels à l’augmentation des bénéfices pour les concessionnaires. Conséquence, l’état général des autoroutes concédées se détériore, à un rythme certes moins rapide que celui du réseau national. Ainsi, un rapport d’information de la commission de l’Aménagement du territoire et du Développement durable du Sénat, reprenant les données sur la période 2001-2015, pointait dès 2017 que « si la proportion des autoroutes en très bon état de surface est restée relativement stable, autour de 65 %, celle des autoroutes en bon état de surface a diminué, passant de 31 % en 2011 à 18 % en 2013. En conséquence, la proportion du réseau autoroutier dont l’état est plus ou moins dégradé a augmenté, de 5 % à 16 % ».

En revanche, poursuit le rapport sénatorial, la proportion des ouvrages d’art – dont les ponts – qui nécessitent des « réparations structurelles » est, elle, passée de 8 % en 2011 à 4 % en 2015. Malgré le mauvais état constaté des infrastructures autoroutières privatisées, l’État a rallongé en 2015 la durée des contrats de concession. À l’époque, la Cour des comptes avait d’ailleurs épinglé l’indulgence de la puissance publique envers des concessionnaires devenus tout-puissants. Et les sages de relever que « l’État n’a pas jugé utile de subordonner l’ouverture des négociations relatives aux contrats de plan au respect par les concessionnaires de leurs obligations de base en matière d’entretien du réseau ».

 
Marion d’Allard
 

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