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Élysée. Emmanuel Macron, une rentrée pour fracasser

Posté par jacques LAUPIES le 23 août 2018

 

 

Le président de la République, ici en le 9 juillet lors du Congrès à Versailles, est attendu pour la rentrée politique sur plusieurs fronts. Celui de la réforme institutionnelle d’abord, dont l’adoption a été torpillée en raison de l’affaire Benalla. Charles Platiau/AFP<br />

Le président de la République, ici en le 9 juillet lors du Congrès à Versailles, est attendu pour la rentrée politique sur plusieurs fronts. Celui de la réforme institutionnelle d’abord, dont l’adoption a été torpillée en raison de l’affaire Benalla. Charles Platiau/AFP
 
Mercredi, 22 Août, 2018

Conseil des ministres aujourd’hui pour lancer l’an II des réformes. Retraites, assurance-chômage, pauvreté, le chef de l’État s’attaque encore plus franchement au modèle social français.

Reprendre comme si de rien n’était ? À l’heure de la rentrée politique et du premier Conseil des ministres après la pause estivale, suivi d’une réunion d’arbitrage budgétaire, Emmanuel Macron est attendu sur plusieurs fronts. Celui de la réforme institutionnelle d’abord, dont l’adoption a été torpillée en raison de l’affaire Benalla. L’opposition, en juillet, a marqué des points pour imposer à la majorité parlementaire son report, en gagnant l’opinion à l’idée que le Parlement doit rester un contre-pouvoir. Or, la réforme est cruciale pour Macron, moins dans le contenu que dans l’affichage qu’il en attend : reculer sur le texte serait un aveu de faiblesse. « Ne croyez pas une seconde que je compte ralentir ou dévier » des réformes, a assuré le chef de l’État en vacances lors d’une sortie à Bormes-les-Mimosas. Pourtant, peu des réformes à venir devraient passer sans anicroche.

Sur la réforme des retraites, les syndicats seront reçus à la fin du mois par Édouard Philippe, avant le dévoilement des grandes orientations en décembre, et une loi censée être adoptée au printemps. Si le gouvernement n’a pas abattu toutes ses cartes, la volonté de parvenir à un régime de retraite universel, identique pour tous les actifs avec un système de cotisation par points indexé sur le revenu, mène à une baisse des pensions versées. Même méthode avec les dépenses publiques, où les économies attendues avec le projet Cap 22, autour de 30 milliards d’euros au total, devraient être présentées au fur et à mesure pour en dissimuler l’ampleur.

Il entend orienter les négociations patronat-syndicats

L’autre grande réforme, c’est celle de l’assurance-chômage. Après avoir pratiquement renié sa promesse d’ouverture de droits pour les salariés démissionnaires en imposant une série de conditions qui en excluent la plupart du champ d’application, Emmanuel Macron entend orienter les négociations patronat-syndicats pour que les nouvelles règles d’indemnisation encouragent davantage à la reprise d’emploi. En clair, diminuer le niveau d’indemnisation. Le projet de loi Egalim (agriculture et alimentation), qui vise à améliorer l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agroalimentaire, a été examiné par le Parlement jusqu’à la fin juillet et doit être à nouveau examiné dès le 12 septembre, sans satisfaire les organisations paysannes sur la rémunération des agriculteurs.

Pour que les réformes soient acceptées, il faudrait déjà un bilan à offrir. Or, plus d’un an après son élection, Emmanuel Macron n’a pas à sa disposition de signal macroéconomique positif. Les derniers chiffres d’Eurostat publiés en août font ainsi apparaître la France en queue de peloton. Alors même que Macron entendait, avec ses premières mesures, redonner confiance aux entreprises, « alléger leurs charges ». Rien ne s’est produit de ce côté-là, sauf des dividendes record. Le chômage, qui a grimpé en début d’année, n’a que légèrement baissé au 2e trimestre, à 9,1 %, contre 8,9 % fin 2017. C’est pourtant cette stratégie qui est poursuivie avec le projet de loi Pacte, destiné à rendre l’économie française « plus compétitive ».

Enfin, le plan antipauvreté, qui devait être présenté en juillet, le sera finalement en septembre. Parmi les mesures attendues de ce « plan global qui attaque la pauvreté à la racine », « une politique d’investissement et d’accompagnement social. Non pas de nouvelles aides, en solde de tout compte, mais un accompagnement réel vers l’activité », affirmait Emmanuel Macron devant le Congrès en juillet. Peu a filtré du contenu, alors que 9 millions de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté. Impossible de dire, par exemple, si les aides auxquelles les populations ont droit seraient versées automatiquement, alors que le taux de non-recours serait en moyenne de 30 %, et que le gouvernement cherche à faire des économies. L’instauration d’un petit déjeuner offert dans certaines écoles et collèges, évoquée, rappelle les distributions de lait dans les années 1950. On fait mieux, pour incarner le « nouveau monde », que de revenir au paternalisme d’antan, s’attaquant aux manifestations plutôt qu’à la racine du mal.

 
Lionel Venturini

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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