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Monsieur Hulot part en vacances

Posté par jacques LAUPIES le 28 août 2018

 

 

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On peut le comprendre car non seulement, avec Macron, l’écologie ne trouve pas son compte mais les français n’y  trouvent pas le leur dans de très nombreux domaines de l’économique et su social.

Sans rejeter l’idée, toute à l’honneur du Ministre démissionnaire, de sa position intenable face au rejet gouvernemental de ses propositions, il faut bien le dire ce moment du départ est bien choisi pour lui !

Car par delà la question de l’écologie le ras le bol général ne peut que rendre populaire celui qui se détache de ce pouvoir. Un pouvoir qui; même s’il peut paraître sur une autre planète ne fait que rester dans la logique de ceux qui le soutiennent : les plus riches de ce monde !

Macron va-t-il chercher un remplaçant à la hauteur de la réputation de Hulot. Il y en qui en ont probablement envie parmi certains écologistes qui très souvent ne manquent pas d’opportunisme en ces circonstances mais bon le risque d’être définitivement grillé est là !

Bref les questions posées par l’écologie sont tellement importantes qu’elles  ont à voir avec les questions politiques en général et doivent s’inscrire dans un programme audacieux en matière de production, de consommation, de santé, etc.

Autrement dit l’écologie doit s’intégrer politiquement dans la question fondamentale de la répartition équitable des richesses pour trouver la possibilité de solutionner les questions qu’elle pose.

Et peut-être faudrait-il en débattre nationalement et se faire prononcer les français ?

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Le merdier Macron ça peut se nettoyer

Posté par jacques LAUPIES le 28 août 2018

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Décidément ce gouvernement, et donc ses principaux chefs, semblent avoir complètement perdu les pédales. En réalité ils sont en parfaite logique avec la mission que leur ont confiée les dominants dont évidemment le grand patronat.

De ce point de vue les choses sont claires et de plus en plus de français ne s’y trompent pas, en premier lieu parce qu’on leur demande de payer à l’avantage des plus fortunés qui reçoivent en cadeau l’exonération de l’impôt sur la fortune. La prise de conscience est fortement accentuée par l’annonce de la diminution de leur pouvoir d’achat certes, mais surtout parce qu’ils la ressentent déjà.

Mais la « droite d’opposition » faisant semblant de les défendre veut axer sur la réduction de la dépense publique que le citoyen Macron pourtant ne manque pas d’encourager en d’imposant notamment la réduction des dotations aux collectivités locales et en saignant les effectifs de la santé et des services fiscaux entre autres !

Sans compter les attaques directes sur les revenus des salariés et surtout des retraités. 

Wauquiez outre ses ralliement aux thèses xénophobes du RN (ex FN de Marine) deviendrait le défenseur des salariés et des retraités que ses amis ou adversaires des Républicains n’ont pas manqué de mettre en difficulté dans le passé Sarkozien

A gauche on se réveille, pour ceux qui sommeillaient, et l’on se garde de donner trop la parole à ceux qui  veulent organiser la riposte et ne cessent de se battre au parlement (Sénateurs et Députés communiste et Députés de LFI) et sur le terrain.

Mais cependant l’urgence est dans la mobilisation populaire et le renforcement de ses organisations, y compris le PCF. 

 

Geoffroy Roux de Bézieux : «	En France, nous avons le tropisme de vouloir faire des lois pour tout, au lieu de faire confiance aux entrepreneurs.	» Vernier/JBV News<br /><br /><br />

Geoffroy Roux de Bézieux : « En France, nous avons le tropisme de vouloir faire des lois pour tout, au lieu de faire confiance aux entrepreneurs. » Vernier/JBV News

Patronat. Avec Macron, le Medef cherche à passer à la vitesse supérieure

Mardi, 28 Août, 2018

Choyée par le gouvernement, l’organisation patronale démarre son université d’été. Derrière les accents modernistes de son nouveau président, Geoffroy Roux de Bézieux, le mouvement tente de parachever sa victoire contre le modèle social.

«L’entreprise dans vingt ans » : le slogan de la vingtième université d’été du Medef se veut résolument tourné vers le temps long. En attendant, le présent lui sourit : aujourd’hui et demain, une flopée de ministres – à commencer par le premier d’entre eux, Édouard Philippe – sont attendus pour dérouler, devant le parterre des patrons réunis sur le campus d’HEC, à Jouy-en-Josas (Yvelines), le programme rêvé. Fiscalité, « charges » sociales, Code du travail : tout ce que le Medef demande, l’équipe Macron le lui accorde sans coup férir. Au risque de rendre sans objet l’organisation patronale de choc née sous l’impulsion d’Ernest-Antoine Seillière, il y a vingt ans. Alors, pour ne pas se laisser griser par les ivresses du succès, le Medef a l’air de réorienter, sous les auspices de son nouveau président, élu en juillet, Geoffroy Roux de Bézieux, ses priorités sur les nouvelles technologies, les métiers du futur et le réchauffement climatique.

La sempiternelle volonté de réduire les protections des salariés

Derrière ce vernis de modernité perce pourtant la sempiternelle volonté de réduire les protections des salariés. Le discours patronal se concentre sur les mêmes obsessions. Le « coût du travail » est coupable des maux de l’économie et nuit à la « compétitivité » des entreprises. Silence radio, toutefois, sur les politiques d’exonération de « charges sociales » à l’œuvre depuis des décennies sans produire le moindre effet positif sur la création d’emplois pérennes. Le démantèlement des protections des salariés avec la réforme El Khomri et les ordonnances Macron, qui consacrent la fin du principe de faveur et la primauté du contrat sur la loi, ne calment pas les appétits du Medef. On retrouve cette volonté de bénéficier d’un meilleur rapport de forces face aux salariés par une « décentralisation » du dialogue social au niveau de chaque entreprise, et par une « poursuite de la simplification du droit du travail, en particulier sur les contrats de travail et les seuils  sociaux ». Geoffroy Roux de Bézieux vise en particulier les dépenses publiques  – « l’angle mort », selon lui, de la politique du gouvernement, alors qu’Édouard ­Philippe a annoncé la suppression de 50 000 postes dans la fonction publique d’État d’ici à 2022 et que d’autres coupes drastiques sont à prévoir dans les effectifs des fonctions publiques territoriale et hospitalière.

Opposé à l’idée de faire participer les entreprises au pot commun, le patron des patrons demande aussi une diminution des impôts locaux et la suppression des impôts de production, soit de multiples taxes payées par les entreprises hors impôts sur les sociétés. Quant aux débats sur l’élargissement de l’objet social des entreprises dans le cadre de la loi Pacte, Geoffroy Roux de Bézieux reprend de vieilles lunes du patronat : « Une modification du Code civil m’interpelle, car alors le juge s’immiscerait un peu plus dans la vie des sociétés. En France, nous avons le tropisme de vouloir faire des lois pour tout, au lieu de faire confiance aux entrepreneurs. »

Même quand il essaye de porter un discours innovant sur les défis technologiques, le numéro un de l’organisation cible les droits des salariés et le système de protection sociale. Pour lui, les mutations numériques représentent un prétexte pour moduler les relations sociales : « Ces bouleversements technologiques vont transformer le monde du travail. Tout le socle rigide conçu au XXe siècle pour le modèle fordien va devoir être repensé de fond en comble : le contrat de travail, la protection sociale, la formation… Les millennials et les générations X et Y (c’est-à-dire toutes les générations nées après 1960 – NDLR) sont en train de nous faire passer à une autre ère de relations sociales. Je suis convaincu qu’il faut s’appuyer sur eux pour construire un modèle social modernisé. » Dans ce sillage, le patron des patrons souhaite partir, « avec les syndicats de salariés, d’un diagnostic commun sur les mutations économiques » pour jeter les bases de prochaines discussions. Si le sujet est légitime, il paraît à contre-courant des préoccupations des salariés, confrontés à une baisse du pouvoir d’achat de 0,6 % au moment où se font sentir, en même temps, une hausse des prix et une stagnation des salaires.

Qu’importe, pour diriger son entreprise de démolition, le Medef va mener une « rénovation » inspirée de la fameuse « refondation sociale » du début des années 2000. À l’époque, l’ex-président du syndicat d’employeurs, Ernest-Antoine Seillière, et l’ancien numéro un de la Fédération française des sociétés d’assurances, Denis Kessler, lançaient une offensive politique contre la mise en place des 35 heures. Dans ce projet, le Medef inscrit noir sur blanc ses exigences en matière de retraites, comme le blocage des cotisations. Et de préconiser l’alignement du public sur le privé et l’instauration de fonds de pension… « Nous sommes, comme il y a vingt ans, à un moment où il faut de nouveau réinventer le Medef pour le mettre en phase avec ce monde demain », a jugé Geoffroy Roux de Bézieux. Un constat partagé par son soutien de campagne et fossoyeur du modèle social à la française… Denis Kessler.

Manque de représentativité auprès des patrons

Si Geoffroy Roux de Bézieux n’a pas encore lancé les chantiers de la « rénovation », une chose est certaine, « la communication du Medef est encore trop associée aux combats classiques des chefs d’entreprise : moins de taxes, moins de règles… Si ces discours sont encore nécessaires, ils ne peuvent être notre seul axe de communication », lit-on dans son programme de candidat. Par exemple, les « questions sociétales » ne doivent pas être ignorées : pour mieux représenter les jeunes générations d’entrepreneurs et les femmes, une réforme des statuts est prévue dans le cadre de futurs états généraux. Au début de son mandat, le patron des patrons a envoyé un signal fort en désignant 50 % de femmes au conseil exécutif, sa direction élargie, mais le bureau de l’organisation n’est, quant à lui, composé que de deux femmes sur treize membres. Les sept commissions restent des lieux de pouvoir exclusivement masculins. Sur le modèle de la « refondation sociale », la « société civile » devrait revenir par la fenêtre avec la création d’un comité consultatif. « Ce comité doit nous permettre d’ouvrir notre écosystème et nous aider à pousser des idées nouvelles », lit-on dans son programme. L’enjeu est d’augmenter les adhésions pour taire les critiques sur son manque de représentativité auprès des patrons : le Medef ne compte que 123 387 entreprises adhérentes, derrière la CPME (près de 145 000 membres) et l’U2P (artisans et commerçants, 150 605), selon les chiffres publiés en 2017 par la Direction générale du travail (DGT).

En attendant, des piliers du patronat composent les pôles de réflexion de l’organisation. À la commission protection sociale, l’assureur Claude Tendil va mener le dossier des retraites en gardien du même dogme intouchable que du temps de Pierre Gattaz : pas de cotisations supplémentaires pour financer le système par points du gouvernement. En juin, le patron a déclaré souhaiter « inciter les assurés à partir plus tard que l’âge légal » en instaurant « une nouvelle décote suffisamment forte ». Le dossier de la négociation sur l’assurance-chômage a été confié à Hubert Mongon, de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), nommé à la tête de la commission emploi et relations du travail. Comment les patrons vont-ils pousser leur avantage durant la mandature Macron ? Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance, salue « le premier (gouvernement) ouvertement pro-business. On attend cependant que certains choix structurants, sur le budget ou les retraites, soient éclaircis ». Une chose est certaine, ils ne peuvent plus dénoncer le harcèlement de l’État. Leur seule marge de manœuvre sera d’en demander toujours plus. 

 

 

 

 

 

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