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On commence à en parler…

Posté par jacques LAUPIES le 6 septembre 2018

 

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Un peu partout, dans de grandes villes, Marseille en est l’exemple, comme dans les petites et moyennes, les prétendants à la gestion municipales, pointent le nez !

A Tarascon les rumeurs circulent et certain(e)s présumé(e)s futur(e)s candidat s’agitent et entrent en campagne en catimini. Il n’est pas difficile de les repérer et les principaux courants politiques : droite dite patriote (pour ne pas prononcer le mot extrême), droite dite libérale et centriste (pour ne pas dire de soutien aux diverses strates du capital),  gauche social-démocrate  (pour ne pas dire libérale) gauche sociale (pour ne pas dire communiste, extrême gauche, insoumis)

Certains vont pousser de grands cris devant cette répartition sommaire ! Mais bon ce n’est qu’une découpe un peu arbitraire. Cependant il y a la une réalité même si certains de ces courants sont plutôt dans la panade et si d’autres se tiennent plutôt  bien 

En gros lesdits de » droite nationale » sont à la pointe avec de bons scores aux présidentielles et aux législatives.

3 exemples à relever pour Tarascon Le Pen en tête et Mélenchon qui suit en seconde position ainsi que le flot d’abstentionniste sont des données qui doivent faire réfléchir un PS effondré au bénéfice d’un Macron pas tres brillant tout de même et d’une droite à la remorque qui s’essouffle.

Mais depuis la présidentielle, comme on dit de l’eau est passée sous le pont ! Et puis il s’agit d’une élection nationale, un peu exempte et non marquée par la petites guerre des chefs locaux, leur influence et leurs réseaux.

Il n’empêche que la gauche « républicaine » puisqu’il faut bien qualifier l’extrême gauche, les communistes, la France Insoumise, le PS (version Hamon) le courant écologiste, représentent un potentiel considérable qui nécessite une reconstruction capable de rassembler au delà pour une action municipale au service du développement économique de notre ville, du progrès social et de ce que l’on appelle « le vivre ensemble » dans le respect de la laïcité conçue d’abord comme le droit à la liberté de pensée de chacun dans le respect des règles communes à tous.

Les communistes de Tarascon sont disponibles pour œuvrer dans ce sens avec un engagement sans faille pour défendre les droits des retraités, de la jeunesse et l’ensemble des salariés de notre ville, du commerce et de l’artisanat ainsi que du monde agricole en proie à des difficultés, cmme hélas la grande majorité de la population.

Ils agissent et vont agir dans ce sens !

Vo suggestions ici ou Email :  jacques.laupies@orange.fr

 

 

 

 

 

 

La fonction de l’élu local est de faire remonter les «	difficultés quotidiennes des habitants	». Hamilton/Réa<br /><br /><br /><br />

La fonction de l’élu local est de faire remonter les « difficultés quotidiennes des habitants ». Hamilton/Réa
 

Démocratie locale. « Élu municipal d’opposition ? Un véritable sacerdoce… »

Jeudi, 6 Septembre, 2018

Ils ne lâchent vraiment rien. Eux, ce sont les élus minoritaires dans les villes gérées par la droite. Ce travail, mené sans statut, ni moyens, peut s’avérer âpre et éprouvant. Mais il peut aussi porter des fruits à moyen et long terme. Témoignages.

Chaque année, Serge Defrance organise sa montée au mur des Fédérés. Ce n’est pas au Père-Lachaise, à Paris, qu’il fait vivre l’esprit de révolte des communards mais dans sa ville de Versailles (Yvelines), devant le mur d’enceinte du camp de Satory, lieu d’exécutions massives durant la semaine sanglante. Au conseil municipal, où il est élu d’opposition, Serge Defrance se bat régulièrement pour que la municipalité débaptise la place Thiers, le « boucher de la Commune de Paris ». « Grâce à nous, certaines personnalités de droite ont dû s’y intéresser. C’est l’une de mes plus grosses victoires ! » ironise l’un des trois élus de gauche de Versailles.

Pas facile de remporter des batailles, encore moins de prendre le pouvoir, dans cette ville où la droite recueille 85,10 % des suffrages au premier tour. « On me sourit, on me prend de haut avec, pour certains, du mépris, voire pire. Mais je continue. Quelques personnes de droite, au contraire, expriment un respect pour le combat que je mène, qu’ils voient comme un sacerdoce. » « Sacerdoce. » Un terme que l’élu socialiste reprend à son compte. Il sait qu’il ne fera pas de sitôt la révolution à Versailles. Ce n’est pas son but premier. « Tout citoyen a le droit d’être défendu, et mon ambition, c’est de porter les intérêts des classes populaires, les travailleurs et employés de la ville », explique celui qui milite, par ailleurs, à la CGT. Sa fonction, c’est aussi de faire remonter les « difficultés quotidiennes des habitants » du quartier où il est né, et où il continue de vivre, face à une droite conservatrice ayant tendance à se comporter, parfois, « comme une patronne paroissiale ». Au bout du troisième mandat, il avoue quand même « baisser un peu les bras »…

« Nous n’avons aucune prise », dit d’abord Angélique Planet-Ledieu, élue PCF de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), quand on lui demande à quoi cela sert d’être élue « minoritaire ». Plus elle parle de son rôle, plus on mesure pourtant sa précieuse utilité. « On est un caillou dans la chaussure du maire. On démonte sa communication bien huilée autour du budget, par exemple : il répète à l’envi qu’il n’y a pas assez d’argent pour financer les services publics municipaux. Nous montrons qu’il y a au contraire 20 % de budget qui est mis de côté, non dépensé. » Elle joue un rôle de vigie, dans cette ville dirigée par Xavier Lemoine, figure de la droite catho et réac. Opposé au mariage pour tous, militant contre le droit à l’avortement, ce membre du Parti chrétien-démocrate milite ouvertement pour « l’union de toutes les droites », c’est-à-dire un rapprochement entre le parti « Les Républicains » et les troupes de Marine Le Pen. Lorsque des élus FN sont invités à venir commémorer le 8 mai 1945, les élus d’opposition sont là pour le dénoncer.

Angélique Planet-Ledieu est, malgré elle, la mieux placée pour décrypter la stratégie de cette droite en voie de radicalisation. C’est dans sa ville qu’a été inaugurée la première école Esperance banlieues. Des établissements privés, hors contrat, destinés aux quartiers populaires, où les élèves en uniforme sont priés d’apprendre l’ordre, des programmes historiques douteux et d’assister à la levée de drapeau. « Nous avons participé à la création d’un comité de vigilance avec des élus d’autres villes de France. Cette mise en réseau a permis d’empêcher que de nouvelles écoles de ce type puissent ouvrir ailleurs, comme récemment à Montreuil. »

Un engagement total, sans statut ni moyens

« On a un rôle de garde-fous », aime dire Luc Perrin, chef de file de l’opposition de gauche de Beaucaire (Gard). Cet informaticien ferraille dans sa commune contre une flopée d’élus du Rassemblement national (ex-FN). « Ils savent qu’à tout moment on peut mettre le nez dans leurs affaires. Ils se sentent surveillés et cela les oblige à ne pas dépasser les limites. On empêche les dérapages, et c’est déjà une fonction importante. »

Des contre-pouvoirs essentiels… mais qui ont, hélas !, assez peu de moyens d’agir. « Les opposants, par définition, sont minoritaires et n’ont pas le même degré d’information. Ils n’ont pas les avantages de la majorité, qui s’appuie sur de nombreux élus. Ils ne sont bien souvent pas des permanents de parti et ont, de fait, des difficultés matérielles à exercer pleinement leur mandat », constate Jean-Louis Péru, avocat spécialisé dans les collectivités locales. Le Code général des collectivités territoriales liste un certain nombre de droits. Ils peuvent constituer des groupes, bénéficier de salles pour se réunir, du secret de la correspondance. Ils ont un droit à la formation « afin d’avoir une connaissance technique suffisante pour se positionner sur les projets de la collectivité », souligne le juriste. La loi leur octroie également un droit à l’information, leur permettant d’avoir accès aux documents établis par l’administration. Cela peut aussi concerner les contrats de marchés publics ou de délégations de service public. Mais « beaucoup d’élus ne connaissent pas ces droits qui leur sont reconnus, et qu’ils n’utilisent pas toujours », déplore Jean-Louis Péru.

Ces droits restent toutefois assez limités. Michel Billout peut en témoigner. Avant d’être réélu maire de Nangis, en 2014, ce communiste est passé par la case opposition, dans sa municipalité mais aussi au Sénat, où il a longtemps siégé. « Cela n’a rien à voir. Un parlementaire, quand il est dans l’opposition, perçoit une indemnité. S’il appartient à un groupe politique, il peut s’appuyer sur des collaborateurs. L’accès à l’administration vous est facilité. Vous avez aussi le droit d’amendement et le droit de présentation de proposition de loi, même si celles-ci sont rarement adoptées. Un élu d’opposition municipale a droit à quoi ? Ils ont seulement droit, hormis dans les grandes villes, à un bureau, une ligne téléphonique, une connexion Internet, voire du matériel de reprographie et le droit de s’exprimer dans les magazines municipaux. » L’Association des maires de France réunit dans un document toutes les règles applicables aux élus locaux et qui sont éparpillées dans le Code des collectivités (indemnités, formation, attributs de fonction, etc.). Mais aucun chapitre n’aborde spécifiquement la situation des élus minoritaires. Raison pour laquelle l’Association nationale des élus locaux d’opposition (Aelo) demande d’instituer un véritable statut de l’élu local, « abordant précisément les droits de l’élu d’opposition » et garantissant les moyens de fonctionnement des groupes dans les villes de plus de 50 000 habitants.

L’opposition, une place stratégique pour inverser le rapport de force

« Imaginez que les députés de l’opposition à l’Assemblée soient bénévoles et n’aient accès aux projets de loi que cinq jours avant leur vote définitif. C’est à peu près notre situation… » abonde Christophe Grébert, élu à Puteaux sur une liste soutenue par le PS, le Modem (deux formations où il a successivement milité) et EELV. « C’est plus qu’un sacerdoce, insiste cet élu, aujourd’hui non encarté. Un conseil municipal, si vous comptez le temps de préparation, la réalisation de comptes rendus, c’est quatre ou cinq jours de travail à temps plein, si vous les faites sérieusement. Or, vous êtes bénévole. La loi prévoit des heures à prendre pour exercer son mandat. Mais je travaille dans le privé (il est journaliste – NDLR), donc c’est compliqué. Alors je m’arrange. Je pose des jours de congés pour assurer mon mandat. »

Comme si cela ne suffisait pas, des maires mettent des bâtons dans les roues. À Beaucaire, Luc Perrin a déjà reçu les documents préparatoires pour le vote du budget trente minutes avant la fin du délai légal. « La police municipale nous les a apportés à notre domicile le vendredi à 23 h 30 pour un conseil municipal prévu le mercredi. Cinq jours pour étudier 3 à 4 kg de dossiers, et près de 2000 pages, c’est court. » Cet été, il a dénoncé le nouveau règlement du conseil municipal qui limite à trois minutes le temps de parole des élus. À Puteaux, cela peut aller encore plus loin. Christophe Grébert a découvert que l’accès à son blog était impossible depuis les bornes wi-fi de la ville. Il a aussi dû subir une douzaine de procès. « Des procédures-bâillons, dénonce l’opposant. Le maire porte plainte en utilisant les moyens de la ville, mais je n’ai pas de moyens financiers pour y faire face et dois payer mon propre avocat. » À l’approche des municipales 2020, les contentieux vont aussi se multiplier autour de la communication institutionnelle, prévient l’avocat Jean-Louis Péru. Un enjeu décisif. À Puteaux, ville très riche (la commune inclut une partie du quartier d’affaires de la Défense), « la maire dépense 1 million d’euros par an uniquement pour le financement du journal municipal. C’est énorme pour une ville de 45 000 habitants », enrage Christophe Grébert. Cet élu local, devenu secrétaire général de l’association Anticor, ne veut pas simplement se borner à dénoncer les abus de la maire LR de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud. « Outre un rôle de contrôle et d’information de la population, notre mission, c’est de préparer l’alternance. Plutôt que de simples opposants, nous sommes là pour proposer des alternatives. » Être élu d’opposition, ajoute-t-il, « cela permet d’être au courant des dossiers et d’acquérir une expérience par rapport à la manière dont on gère une ville ». « C’est formateur », confirme Luc Perrin, à Beaucaire. Plutôt que de multiplier les recours juridiques face aux élus frontistes, il préfère avancer ses propositions pour « mieux révéler qu’ils ne gèrent pas la ville en bons pères de famille, comme ils le laissent entendre trop souvent ».

L’opposition ne se résume pas à un ministère de la parole. C’est aussi, parfois, une place stratégique pour inverser le rapport de forces. Lorsqu’il était dans l’opposition, à Nangis, Michel Billout (PCF) a alerté la population au sujet d’un projet de transformation du centre-ville. Grâce à son expérience passée de maire (il avait effectué un mandat de 2002 et 2008), il a pu soulever une anomalie dans la procédure de marché public. Le marché a été cassé, ce qui a achevé de fissurer la majorité en place, et lui a permis de reconquérir la ville.

Élu PCF à Angers, Alain Pagano milite inlassablement pour la gratuité des transports publics. « À force de multiplier les argumentaires et les développements sur ce sujet, j’ai réussi à convaincre, sur le fond, d’autres collègues des rangs de l’opposition », raconte-t-il. La gratuité n’était pas soutenue initialement par les élus PS. Mais à force d’être défendue, cette idée nouvelle figure en bonne place dans les négociations en vue des élections de 2020…

Pierre Duquesne

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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