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  • > Archives pour le Dimanche 23 septembre 2018

Augmentation des retraites et révaluation des minima : c’est que veulent les retraités, pas la charité ! Et les jeunes de 18/25 ans ? Une formation assurée avec une indemnisation, du travail, pas l’abandon à des aides parentales souvent impossibles !

Posté par jacques LAUPIES le 23 septembre 2018

Manifestation du 15 mars, à Paris, contre la hausse de la CSG sur les retraites. Gonzalo Fuentes/Reuters<br /><br />

Manifestation du 15 mars, à Paris, contre la hausse de la CSG sur les retraites. Gonzalo Fuentes/Reuters
 

Pouvoir d’achat. Édouard Philippe contraint de lâcher un peu de lest sur la CSG

Vendredi, 21 Septembre, 2018

Le premier ministre a annoncé, jeudi, une compensation de la hausse de cet impôt pour 300 000 retraités. Il tente ainsi de corriger la perception par l’opinion de sa politique en faveur des riches, à l’approche de la journée syndicale du 9 octobre.

Le gouvernement lâche du lest sur l’une de ses mesures les plus impopulaires. Jeudi, le premier ministre a annoncé un geste envers les retraités, frappés par la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG) censée financer la baisse des cotisations chômage et maladie des salariés du privé. Attendue depuis mars, la mesure consiste à compenser l’augmentation subie à compter du 1er janvier 2018 pour les quelque 300 000 retraités dont les revenus se situent aux abords immédiats du seuil de déclenchement du taux majoré de CSG, et non aux seuls 100 000 retraités aux revenus légèrement supérieurs en couple à ce seuil. Sur France Inter, Édouard Philippe a en effet expliqué qu’« il faudra être passé pendant deux ans en continu au-dessus du seuil arrêté l’année passée pour être frappé par cette augmentation de la CSG ». En 2018, ce seuil a été fixé à 14 400 euros de revenu fiscal de référence (RFR) pour une personne seule (1 200 euros de RFR par mois) et près de 22 100 euros pour un couple (1 840 euros de RFR par mois).

Dans les faits, cela signifie qu’à partir de 2019, les retraités dont les revenus auront franchi durant une année ce seuil, mais qui seront restés au-dessous l’année précédente ou l’année suivante, n’auront plus à s’acquitter de la hausse de CSG. Autant dire un dispositif complexe. « Pour un gouvernement qui se dit adepte de la simplicité, c’est une mesure assez obscure et qui promet d’être rock’n’roll dans sa mise en œuvre », estime Pascal Santoni, du bureau national de la CGT retraités.

Les retraités pourraient donner l’exemple à suivre

En agissant de la sorte, le gouvernement essaie de compenser les effets catastrophiques dans l’opinion d’une politique perçue à juste titre comme favorisant les riches (seuls 19 % des Français jugent le bilan d’Emmanuel Macron positif, selon un sondage Kantar Sofres pour RTL, LCI et le Figaro). Une note de la Fondation Jean-Jaurès publiée ce jeudi est venue opportunément le rappeler. Selon cette étude, l’allégement de la fiscalité sur le capital décidé en 2018 va permettre à « 400 000 ménages parmi les plus riches » de se partager 4,5 milliards d’euros repris au budget de l’État, soit « la baisse d’impôt par contribuable la plus forte jamais réalisée en France », souligne la fondation. Par comparaison, la compensation de CSG rapportera aux retraités une somme au moins dix fois inférieure, 350 millions d’euros en tout. Résultat de la diminution de l’imposition du capital, celle-ci « se traduit instantanément par un accroissement des inégalités de revenus après impôts au profit des 10 % de ménages du haut de l’échelle », alors même que « l’impact de cette réforme fiscale sur l’investissement et l’emploi est très incertain », insiste encore la note.

L’autre cible d’Édouard Philippe, ce sont les retraités eux-mêmes, qui pourraient, après les cheminots au printemps, donner à leur tour l’exemple à suivre en matière de mobilisation, en affichant une unité sans faille à l’approche des manifestations des 3 et 18 octobre à l’initiative de neuf organisations, et de celles du 9 octobre convoquées en même temps que la journée d’action interprofessionnelle à l’appel de la CGT, FO, Solidaires, l’Unef et l’UNL. Une relance de la perspective d’un « tous ensemble » que le gouvernement veut absolument conjurer, en commençant par désamorcer la colère des retraités. « Le mécontentement des retraités va grandissant, cela, le gouvernement l’a bien compris, alors il donne un petit signe qu’il veut médiatiser », estime Pascal Santoni, qui trouve le procédé « vraiment grossier ». Mais, pour le responsable de la CGT retraités, la mesure annoncée par Édouard Philippe relève « surtout du trompe-l’œil. On compte dix millions de retraités touchés par la hausse de la CSG. 300 000 ou 400 000 pour qui elle sera compensée, c’est le signe d’un léger recul du gouvernement, qui sent bien que la colère ne faiblit pas, surtout après l’annonce d’une hausse dérisoire des pensions de 0,3 % en 2019, alors que l’inflation est à 2,3 %. Il tente de donner beaucoup d’ampleur à une mesurette qui sera, certes, bénéfique, mais en tout état de cause, s’il veut satisfaire les retraités, il faut annuler la hausse de la CSG. »

 
Sébastien Crépel

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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