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Logement dans ma ville…

Posté par jacques LAUPIES le 30 septembre 2018

DSC_0785-maison ville

-1-rue des halles

Un charme que l’on est loin de retrouver dans tous les quartiers

 

Je n’ai aucun chiffre à aligner, cependant il est aisé de constater que le nombre de logements insalubres doit être conséquent à Tarascon, en particulier dans le centre ville où le loyers demeurent cependant élevés et où, parallèlement, les prix de l’immobilier ancien s’effondrent. Sans doute est ce le cas de nombreuses villes de France, mais notre ville est durement frappée.

Si le parc de logement sociaux parait correct par rapport à d’autres communes, il demeure de fait insuffisant pour offrir à la population la plus défavorisée de meilleures conditions d’habitat. D’autant que dans certains quartiers le logement social et son environnement sont sérieusement dégradés et sont loin de représenter un attrait y compris pour cette catégorie.

Avec  environ un tiers de la population globale (5000 habitants environ) vivant en dessous du seuil de pauvreté, cela laisse supposer, que nombre de locataire et de propriétaires de leur logement éprouvent des difficultés à les entretenir voire à les rénover. Parmi ce tiers, mais pas seulement, les personnes âgées  dont le nombre va croissant sont privées de la possibilité d’aménagement pour le maintien à domicile, solution plus économique et souvent préférée des intéressés.

Hélas la politique nationale en la matière avec les atteintes au pouvoir d’achat de retraités mais aussi la réduction des dotations aux communes, laisse supposer une aggravation de la situation intolérable comme dans bien d’autres domaines et pour d’autres catégories, les jeunes notamment !

Une mobilisation de tous s’impose pour résister…

 

 

Voir les chiffres

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=COM-13108#chiffre-cle-13

«	J’ai constaté qu’il y avait des rats qui parfois passaient sur les résidents lorsqu’ils dormaient. Bref, j’ai constaté une situation épouvantable pour la dignité des personnes comme pour leur sécurité	», témoigne Patrice Bessac. Romain Beurrier/REA<br /><br /><br /><br /><br /><br />
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<div><span style=« J’ai constaté qu’il y avait des rats qui parfois passaient sur les résidents lorsqu’ils dormaient. Bref, j’ai constaté une situation épouvantable pour la dignité des personnes comme pour leur sécurité », témoigne Patrice Bessac. Romain Beurrier/REA
 

Patrice Bessac « Je ne défends pas d’autres principes que le logement digne »

Vendredi, 28 Septembre, 2018

Insalubrité. Après la réquisition d’un bâtiment de l’État pour reloger les résidents d’un foyer insalubre de travailleurs migrants, le maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Patrice Bessac, espère que le message sera vite entendu par les autorités.

Votre décision de réquisitionner, mercredi, les locaux vides de l’Agence de formation professionnelle des adultes (Afpa) pour y reloger les 150 habitants du foyer Bara, devenu insalubre, a donné lieu à une contestation de la préfecture, qui a déployé un important dispositif policier. Qu’est-ce qui rend légitime votre démarche ?

Patrice Bessac Évidemment, j’ai voulu donner un coup de pied dans la fourmilière, car voilà trop longtemps que la dernière étape pour la reconstruction du foyer Bara traînait. J’ai voulu pousser un cri d’alarme et dire que je n’acceptais plus, comme maire de Montreuil, que des gens vivent dans ce bâtiment insalubre, délabré. La préfecture, avec Coallia (le gestionnaire – NDLR), a fait une étude qui a conclu, il y a deux ans et demi, qu’il était tout à fait possible, pas du tout dangereux et très économique de reloger provisoirement dans le bâtiment de l’Afpa. Nous sommes entrés dans les lieux, vides depuis trois ans, par la force d’un arrêté de réquisition. Les portes nous ont été ouvertes et, même cette décision passera devant les tribunaux, jusqu’à présent personne n’a contesté la légitimité de droit que nous avons à être présents dans les lieux. C’est donc le signe que l’arrêté de réquisition a été pris dans les formes requises par la loi. Ensuite, les policiers nous ont enserrés. D’ailleurs, certains nous ont rendu visite et nous leur avons offert le café. Nous avons accédé à leur demande quant à la visite du bâtiment. De l’avis de tous, tout s’est fait dans un grand calme et de manière très bon enfant. J’ai d’ailleurs tenu à ce que tout soit filmé. Les policiers ont quitté les lieux mercredi, un peu après 19 heures. Et les choses se sont organisées de manière à gérer les premiers temps. Jeudi matin, les élus avaient des petits yeux et les résidents, le sourire.

Vous aviez, la semaine dernière, passé une nuit au foyer Bara pour dénoncer cette insalubrité. Qu’y avez-vous constaté ?

Patrice Bessac Je n’y ai passé que quelques heures. Une nuit, quand les résidents y passent, eux, toute leur vie. C’est très dur. J’ai constaté qu’il y avait des rats qui parfois passaient sur les résidents lorsqu’ils dormaient. Que tout était d’une saleté repoussante parce que les toilettes fuient, parce que, parfois, lorsque les gens prennent leur douche, des matières fécales tombent du plafond. Que rien n’est plus aux normes et que cela présente, du point de vue de la sécurité incendie, de graves dangers. Bref, j’ai constaté une situation épouvantable pour la dignité des personnes comme pour leur sécurité.

Face à cette urgence, à quoi est due l’absence de réponse de l’État, malgré l’accord signé en 2013 ?

Patrice Bessac Il y a de la volonté du côté de l’État et en même temps prendre une décision complexe relève parfois du miracle. Du fait de la bureaucratie, parce que tout le monde se renvoie la balle, parce que les interlocuteurs ne sont jamais les bons. Et pendant que les choses prennent des années à se décider, les travailleurs du foyer Bara, eux, vivent toute l’année dans les difficultés. J’ai pris cette décision parce que je ne pouvais plus supporter qu’il y ait une solution évidente sous notre nez, que je propose depuis trois ans, et qu’on continue à laisser vivre ces personnes dans cette situation. Nous avons perdu trop de temps en tergiversations, j’ai donc utilisé le moyen de droit qui me permet, comme maire, d’assumer l’ensemble de mes responsabilités et de protéger les résidents.

À la suite de cette réquisition, que demandez-vous, avec les résidents du foyer, aux autorités ?

Patrice Bessac Comme maire, depuis le début je suis un homme de dialogue. Si chacun sort un peu de ses préjugés, de ses fonctions, on trouvera une solution. Ce que j’attends, c’est maintenant tout simplement que les hommes et les femmes de bonne volonté, l’ensemble des partenaires, se mettent autour d’une table. Car je ne défends pas d’autres principes que celui du logement digne des résidents du foyer Bara. Je suis certain que ce message peut être entendu du premier ministre, de la préfecture et de Coallia, et que le dialogue reprendra dans les jours qui viennent. 

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui <b/>

Cet article a été publié le Dimanche 30 septembre 2018 à 00:01 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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