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Arrêtons de mélenchonner…

Posté par jacques LAUPIES le 22 octobre 2018

Bref commentaire : L’affaire de la perquisition prend une dimension qui met en évidence le bénéfice que peut en tirer la droite et l’extrême droite et les divisions qui existent au sein de la gauche qui, elle, ne s’en tirera pas si bien. Ce n’est pas par mimétisme des médias que très modestement je m’inscris dans le commentaire de cette opération dont se réjouissent plus ou moins discrètement  nombre de commentateurs et de journalistes.
Certes comme cela est rappelé par certains de leurs « confrères », il ne faut pas les mettre tous dans le même bain mais, globalement, la position de la plupart des médias (sous tutelle privée de la finance ou publique de loyaux serviteurs de l’état) pratiquent ce que l’on appelle l’autocensure qui conduit les pro de l’info à semer le doute s’insérer dans une ambiance générale ou tout le monde tire sur le pianiste.
Evidemment Mélenchon qui a le mérite de mettre, comme on dit, les pieds dans le plat se trouve confronté à des contradictions dont essentiellement celle qui oppose son discours républicain et légaliste et sa pratique verbale révolutionnaire. Ce que ne manquent pas de lui renvoyer ses opposants politiques !
Il n’est pas le seul et nous en connaissons d’autres. Mais que le ton soit feutré ou criard il faudrait en justifier le fond : nous sommes dans une république dont tous les pouvoirs sont sous contrôle de la bourgeoisie ou plus exactement des puissances financières (industrielles, commerciales, bancaires) dont la construction est mondialisée. Cela s’appelle le système capitaliste.
En conséquence de quoi l’homme (ou la femme) politique devient un instrument un jouet sauf s’il est de ceux qui veulent détruire le système (fut ce en le dépassant par étapes en fonction de la conscience populaire de la nocivité de ce système)
Et j’en reviens à mon « dada » : Sans la puissance de partis révolutionnaires puisant leur force théorique et d’action parmi les couches les plus exploitées et les plus conscientes la transformation ne pourra se faire.
Sans se livrer à des opérations de copie/coller de l’histoire, mais en l’apprenant et en élaborant des projets politiques en phase avec l’évolution des forces productives (hommes et machines ces partis sont une nécessité pour construire une société de coopération et non d’exploitation entre les humains.
Un peu de modestie et arrêtons de tomber dans l’excessive individualisation en politique !
Justice. Difficile « contre-offensive » pour les insoumis
Lundi, 22 Octobre, 2018

Perquisitions, auditions, articles de presse… Jean-Luc Mélenchon a tenté ce week-end de répliquer. Une opération mise à mal par ses sorties contre les journalistes.

La « contre-offensive » était à l’ordre du jour, ce week-end, du côté de la France insoumise. Mais, après une intervention musclée, critiquée jusque dans son camp, lors de la perquisition de son siège, mardi, l’opération déminage est entrée à son tour en collision avec les sorties de Jean-Luc Mélenchon. « Nous demandons l’annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé », déclare d’abord le chef de file du mouvement à l’orée du week-end, lors d’une conférence de presse. Une réplique organisée trois jours après la fameuse perquisition de quinze lieux dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, l’une concernant les comptes de campagne de l’ancien candidat à la présidentielle et l’autre portant sur les emplois de ses assistants parlementaires au Parlement européen. Entre-temps, plusieurs cadres de la FI, dont le député des Bouches-du-Rhône, ont été auditionnés. « Il est officiellement demandé que le procureur en charge soit dessaisi de l’enquête car il devient établi de manière claire et concordante que les services sous ses ordres ne respectent pas les règles et procédures applicables en l’espèce », ajoutent les avocats de la FI, samedi, pointant notamment la publication sur le site de Mediapart d’« informations couvertes par le secret de l’enquête ».

La veille, Jean-Luc Mélenchon, lui, continuait de dénoncer une « offensive politique organisée par toute la Macronie et qui a trouvé ses relais en instrumentalisant la police, la justice et les médias ». L’insoumis prenait également la défense de Sophia Chikirou, conseillère en communication de la FI pour les européennes, auparavant conseillère du candidat à la présidentielle. Elle a, elle aussi, fait l’objet d’une audition par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, et devrait être à nouveau convoquée aujourd’hui. Surtout, son entreprise, Mediascop, est au centre d’une enquête de France Info qui fait état de facturations lors de la campagne jugées hors normes. « Sophia Chikirou aurait valorisé son travail à près de 120 000 euros sur les factures de Mediascop, soit 15 000 euros mensuels en moyenne pour huit mois de campagne », avance l’article, qui pointe notamment les montants pour les extractions audio ou les sous-titrages des discours. Une « série d’affirmations diffamatoires et calomnieuses », estime Jean-Luc Mélenchon, qui réaffirme la « bonne foi » de son mouvement. « Comment expliquez-vous qu’on trouve 152 000 euros pour un clip chez M. Macron et 108 000 euros pour 20 clips dans mon compte de campagne ? » lance-t-il notamment aux journalistes, arguant que sa « campagne a coûté pour un an plein 11 millions, celle de M. Macron 16 millions pour sept mois, celle de M. Hamon 15 millions pour trois mois ». Et, à propos de ses assistants parlementaires, il se demande si les « 16 autres personnes dénoncées » par l’élue FN Sophie Montel devaient « s’attendre du jour au lendemain à voir surgir des policiers armés à leur domicile ».

La FI dénonce une opération politique

Reconnaissant qu’il « peut (lui) arriver parfois de crier plus fort qu’il ne le faudrait », Jean-Luc Mélenchon s’emporte toutefois à nouveau, à l’issue de cette conférence de presse, après avoir été interrogé sur la « nature de (sa) relation » avec Sophia Chikirou. « À ce niveau d’agression et d’ignominie, il n’y a plus besoin d’argumentation », écrit-il ensuite sur son compte Facebook, après la publication de l’article de Mediapart mentionnant la « relation extraprofessionnelle » qu’il entretiendrait avec son ex-conseillère qui, selon le journal, aurait été à son domicile mardi à l’heure de la perquisition. « Puisque Plenel prétend avec Mediapart avoir eu les procès-verbaux. Qui les leur a donnés ? Est-ce que la personne a été payée ? Sinon, qu’attend-elle en retour ? » renchérit-il le lendemain dans une vidéo. Dans ces procès-verbaux, il serait aussi question « de 12 000 euros en liquide » trouvés chez « un certain Pierre Moro » qui auraient été confiés par Marie-Pierre Oprandi, mandataire financière de 2017. « Je ne suis pas au courant de cette information, je ne sais pas si elle est vraie. En tout cas, toutes les personnes qui ont déjà fait des initiatives militantes, des buvettes ou autres, ont manipulé des sommes d’argent liquide », estime Manuel Bompard, le responsable légal de la FI. « On ne souhaite pas entrer dans un bras de fer judiciaire puisqu’on considère que c’est une opération politique. Maintenant, un procureur vient sur un plateau prendre parti, dénoncer l’attitude de Jean-Luc Mélenchon, sans se poser de questions sur la violation du secret de l’enquête », ajoute le candidat aux européennes, en référence à l’intervention, samedi, de la procureure générale de la cour d’appel de Paris. Catherine Champrenault, la magistrate qui supervise les enquêtes préliminaires sur la France insoumise, a reproché, sur Europe 1, un « coup de force » des insoumis lors de la perquisition. « Nous disposons de dénonciations, de signalements, d’auditions, et maintenant nous cherchons à corroborer ces auditions par des éléments matériels, mais nous n’en sommes pas encore aux indices graves et concordants », a-t-elle aussi précisé.

Le chef de file des insoumis appelait aussi à la désescalade, vendredi, invitant « maintenant (à) faire baisser le niveau de violence qui existe dans cette affaire ». Mais ça n’a pas été une réussite. Ses sorties vidéo à propos de Mediapart mais surtout des journalistes de France Info ont laissé des traces. « Ils ont l’air de ce qu’ils sont, c’est-à-dire d’abrutis (…). Pourrissez-les partout où vous pouvez », y estime Jean-Luc Mélenchon. Les syndicats de journalistes, comme la société des journalistes de Radio France, sont montés au créneau et deux plaintes ont été annoncées, l’une de la direction, l’autre du SNJ-FO.

« La haine des médias n’est ni juste ni saine »

À gauche, les réactions se sont aussi multipliées. « L’émotion suscitée par la perquisition spectaculaire au siège d’un parti d’opposition et au domicile de plusieurs de ses dirigeants peut s’entendre, même si personne n’est au-dessus de la justice. En revanche, rien ne justifie la violence des attaques que subissent les journalistes », a réagi Mehdi Ouraoui, porte-parole de Génération·s. « Si la critique des médias est nécessaire et légitime, la haine des médias n’est ni juste ni saine », a tweeté le porte-parole d’EELV, Julien Bayou. Même tonalité du côté des communistes. « Nous avons pu partager la colère et l’indignation de Jean-Luc Mélenchon à la suite de la perquisition de mardi matin, dire qu’il y avait deux poids, deux mesures. On peut également ne pas être d’accord avec un traitement journalistique, critiquer la mainmise des puissances financières sur les grands médias, mais il n’est pas possible dans une vie démocratique d’appeler à pourrir des journalistes », affirme Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

« Que Benoît Hamon ou le Parti communiste aient décidé d’utiliser ces critiques pour essayer de se faire un petit capital électoral, c’est un mauvais calcul, ils devraient essayer de faire un peu plus preuve de solidarité car ils en sont aussi victimes », réplique Manuel Bompard, disant défendre « la liberté de la presse mais aussi la liberté de la critique ». La sentence n’en reste pas moins sévère pour l’historien et directeur de Regards, Roger Martelli : « La liberté de la presse se construit par le débat libre (…). Appeler le “peuple” à se soulever contre les médias, à les châtier ou à les “pourrir” évoque des souvenirs pas très glorieux… »

Julia Hamlaoui

 

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« Colère » de Mélenchon et « charme (in)discret de la bourgeoisie »

Posté par jacques LAUPIES le 21 octobre 2018

 

 

Outre que les commentateurs et journalistes focalisent sur l’histoire de la perquisition et par extension, sur de pseudos révélations, « l’affaire Mélenchon » détourne du vrai débat qui devrait résulter de la situation politique. Les adversaires de la gauche, qu’ils soient délibérément déclarés ou bien se cachent derrière ce « charme discret de la bourgeoisie » se réjouissent de pouvoir réduire l’influence d’un homme que les résultats électoraux inquiètent !

Car évidemment s’il faut demain trouver une alternative ce n’est, pour eux, pas ce que peut rassembler Mélenchon qui ferait leur  affaire. et, quelles que soient les erreurs de forme que prend l’expression du Député de la France Insoumise, ces erreurs, en les amplifiants, ne sont que prétexte pour réduire toute une partie de l’opposition de gauche.

Cela devrait interroger tous ceux qui, se disant de gauche, ont tendance à donner des coups de pied à un homme que l’on veut mettre à terre en profitant de son « tempérament » qualifié de méditerranéen et de je ne sais quoi encore.

Que ce soit clair, je me suis opposé deux fois par vote interne au PCF au soutien à sa candidature estimant que cela allait conduire à ce qui se produit dans la vie politique française : c’est qu’il absorbe une partie de l’électorat communiste et impose des vues qui ne sont pas  celles de ce dernier, spéculant sur des résultats qui nécessairement ont la double conséquence de le renforcer et de nous affaiblir.

Cependant je crois avoir contribué avec tous mes camarades, là où je me trouve, à lui assurer un très bon résultat et j’irai même jusqu’à dire que nous avons été un peu seuls pour mener campagne localement. Il fallait le faire alors que dirigeant la ville la plus importante dans notre circonscription, nous aurions pu affirmer une présence, ce  qui nous serait aujourd’hui bien utile

Cela dit, il faut, comme le font de rares commentateurs, bien placer la colère de Mélenchon et son « agressivité » à l’égard du pouvoir judiciaire dans son contexte et ne pas s’en tenir qu’à ce que certains peuvent considérer comme un perte de sang froid. Les perquisitions telle qu’elles peuvent parfois être pratiquée constituent une sorte de viol de la vie de celui qui en subit une, que ce soit un individu à son domicile, ou un parti politique dans ses locaux.

Dans pareille circonstance garder son calme, même si l’on n’a rien à se reprocher concernant l’accusation dont on est l’objet, dépend pour une bonne part du tempérament de l’intéressé, de son état psychologique du moment (surprise, fatigue, crainte souvent indéfinie, etc.) de l’appréciation que qu’il peut avoir sur certains comportements pouvant émaner des fonctionnaires chargés de l’opération parmi lesquels la neutralités peut n’être qu’apparente, voire faussée par leur propre conviction, etc.

C’est bien connu nombre d’hommes politiques ont pu, souvent en privé ou en cercle fermé, manifester leur colère et je ne crois pas que les plus grands aient pu être épargnés d’une ou de plusieurs courtes « perte du contrôle de soi ». Alors pousser la plaisanterie jusqu’à dire qu’on ne peut leur confier la responsabilité d’être chef d’état, de décider de la guerre ou de la paix – comme le font toute une smala de commentateurs – de prétendre que ces hommes politiques sont imbus de leur personne, voire méprisants à l’égard de ceux qui ne partagent pas leur point de vue, entre dans une sorte de spéculation dont on peut douter qu’elle n’ait pas des objectifs partisans…et politiques. 

Car le fond de cette affaire est là et tout semble fait pour faire oublier – en vain d’ailleurs – que les français sont victimes d’une mise en cause  de leurs droits sociaux et  de leurs services publics, du dépouillement de leur patrimoine économique (bradage des entreprises nationalisées) Ces français dont précisément JL Mélenchon se dit le porte parole.

Pour faire oublier que cela passe par la mise en place d’hommes et de femmes au pouvoir dont la dépendance  idéologique du monde de la finance et du capitalisme international se fait par contre dans une discrétion qui permet d’échapper au contrôle populaire ou, lorsqu’elle est dévoilée, est vite contrebalancé par des opérations qui conduisent au soi disant « tous pourris ».

Il est à craindre que la mise en cause de Mélenchon et donc de son parti, se situe dans ce cadre. Bien sûr dès que l’on parle « d’accusation » chacun y va du couplet habituel « que la justice fasse sont travail »…

Ah si cela était aussi simple ?

 

 

La France insoumise a demandé par la voix de Jean-Luc Mélenchon l’annulation de la perquisition conduite à son siège mardi dernier au cours de laquelle plusieurs militants et élus insoumis avaient forcé le passage. « Nous demandons l’annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé. Tout ce qui a été pris ici l’a été illégalement et doit nous être restitué », a déclaré le chef de file du mouvement lors d’une conférence de presse. Celle-ci s’est tenue trois jours après l’intervention de la police en 15 lieux (notamment les sièges de FI et du PG, plusieurs domiciles) dans le cadre de deux enquêtes préliminaires l’une concernant les comptes de campagne de l’ancien candidat à la présidentielle et l’autre portant sur les emplois de ses assistants parlementaires au Parlement européen. Entre temps, plusieurs cadres  de FI, dont le député des Bouches-du-Rhône, ont été auditionnés. « Il est officiellement demandé que le procureur en charge soit dessaisi de l’enquête car il devient établi de manière claire et concordante que les services sous ses ordres ne respectent pas les règles et procédures applicables en l’espèce », ont ajouté les avocats du mouvement ce samedi pointant notamment la publication sur le site de Mediapart d’ « informations couvertes par le secret de l’enquête ».

La veille Jean-Luc Mélenchon dénonçait à nouveau une « offensive politique organisée par toute la Macronie et qui a trouvé ses relais en instrumentalisant la police, la justice et les médias ». L’insoumis a également pris la défense de Sophia Chikirou, responsable de la communication de FI pour les européennes et déjà conseillère du candidat à la présidentielle. Elle a, elle aussi, fait l’objet d’une audition vendredi et devrait être à nouveau convoquée lundi. Surtout, son entreprise, Mediascop, est au centre d’une enquête de France info qui fait état de facturations lors de la campagne jugées hors normes. Une « série d’affirmations diffamatoires et calomnieuses », a estimé Jean-Luc Mélenchon. 

Julia Hamloui

 

 

 

Les jeunes européens échangent sur la lutte contre les discriminations, lors du Festival des solidarités, en 2016. Photo Joel Lumien.

Les jeunes européens échangent sur la lutte contre les discriminations, lors du Festival des solidarités, en 2016. Photo Joel Lumien.

Près de la moitié des jeunes Français a des difficultés financières

Vendredi, 19 Octobre, 2018
Près de la moitié des jeunes Français déclarent avoir des difficultés financières, qui restreignent leur accès à la culture ou leur capacité à se nourrir sainement, selon une enquête du Secours populaire publiée ce vendredi.
Ils sont 47% à rencontrer des difficultés financières pour accéder à des activités culturelles et de loisirs et 46% pour se procurer une alimentation saine et équilibrée, selon ce sondage, réalisé pour l’association par l’institut Ipsos.  »On voit de plus en plus de jeunes frapper à la porte de notre association pour demander une aide matérielle ou morale », expliqueChristian Lampin, l’un des secrétaires nationaux du Secours populaire. « Depuis deux ans, on a quasiment doublé nos antennes de distribution de nourriture pour les étudiants par exemple. »
Les jeunes Français de 15 à 25 ans interrogés au cours de cette enquête déclarent également à 48% avoir du mal à s’acheter des vêtements convenables. Environ un tiers d’entre eux ont aussi des problèmes financiers pour payer certains actes médicaux ou pour régler leur loyer. Ces difficultés concernent plus les filles que les garçons, et sont davantage ressenties par les jeunes actifs et les demandeurs d’emploi que par les étudiants, selon l’enquête.
Ils partagent ces problématiques avec les jeunes d’autres pays européens, notamment les Britanniques. Eux sont 46% à peiner pour se cultiver ou se divertir et 50% à avoir du mal à manger sainement. Pour subvenir à leurs besoins, 80% des jeunes Français travaillent, soit par des « petits boulots » soit au moyen d’un emploi à temps partiel ou plein. C’est un peu moins que leurs voisins polonais (87%) ou britanniques (84%), mais un peu plus que les jeunes Italiens (77%).
Les jeunes Français dépendent également pour beaucoup de leurs parents: ils sont 59% à solliciter leur aide pour subvenir à leurs besoins, et 37% vivent chez leurs parents ou chez un proche pour économiser un loyer. L’hébergement familial est encore plus répandu chez leurs voisins du même âge: 60% des Italiens, 55% des Polonais et 47% des Britanniques y ont recours.
 
Enquête réalisée du 20 septembre au 8 octobre, auprès de 1.000 jeunes Français, 500 Britanniques, 500 Italiens et 500 Polonais, âgés de 15 à 25 ans, selon la méthode des quotas. En savoir Plus
Lorenzo Clément avec AFP

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Le droit de bétonner partout et en toute tranquillité Projet de loi ELAN (conclusions de la CMP) – Par Cécile Cukierman / 16 octobre 2018

Posté par jacques LAUPIES le 20 octobre 2018

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Les retraités demandent des comptes à Macron

Posté par jacques LAUPIES le 19 octobre 2018

 

Photo Philippe Huguen/AFP.

Photo Philippe Huguen/AFP.
Jeudi, 18 Octobre, 2018

Pouvoir d’achat. Entre la hausse de la CSG et le gel des pensions, l’« effort » réclamé aux aînés par le chef de l’État pèse très lourd dans leur budget. Ils manifestent ce jeudi à l’appel de neuf organisations.

Elle est partie le plus tard possible, à 67 ans, pour toucher un peu plus de pension « dans l’idée de pouvoir payer un ­Ehpad pour ne pas peser sur (son) fils » quand elle sera dépendante, explique à l’Humanité Josette, comptable à la retraite dans le Rhône avec son mari Christian, ancien urbaniste. Mais cela, c’était avant les décisions d’Emmanuel Macron de demander un « petit effort » aux retraités pour « aider les jeunes ­actifs » à payer… les pensions de leurs aînés. C’est peu dire que l’explication n’a guère convaincu les seniors, appelés à manifester aujourd’hui pour la troisième fois depuis le début du mois.

« Le gouvernement a fait un choix inique »

Entre la hausse de la CSG de 1,7 point et le quasi-gel des pensions en 2019 et 2020 (+ 0,3 % chaque année), le « petit effort » demandé par Macron finit par peser très lourd. 95 % des retraités devraient perdre de l’argent du fait des mesures budgétaires pour 2019, selon une étude de l’Institut des politiques publiques. Les rares gagnants se comptent chez certains retraités parmi les 20 % les plus modestes – mais pas tous, loin s’en faut, puisque les 4/5 de ces faibles pensions y perdront – et le 1 % le plus riche.En 2016, le montant mensuel moyen de la pension de droit direct des retraités, y compris l’éventuelle majoration pour enfants, s’élevait en France à 1 389 euros, selon la direction des études et des statistiques du ministère de la Santé (Drees). Pas de quoi faire des folies. Et même en prenant en compte l’intégralité des ­revenus et prestations auxquelles ils ont droit, leur niveau de vie médian (une moitié a un niveau de vie égal ou supérieur, l’autre moitié égal ou inférieur) ne dépassait pas 1 760 euros par mois pour une personne après impôts (2 640 euros pour un couple). En prenant, pour simplifier, une pension de ce montant, le retraité qui la touche verra son pouvoir d’achat amputé de 2 000 euros en trois ans du fait du gel des pensions et de la CSG. Le gouvernement met en avant le dégrèvement en trois étapes de la taxe d’habitation (TH) pour 80 % des contribuables, mais, même dans ce cas, le solde sera rarement positif : ainsi, avec 400 euros de TH, notre retraité type en sera encore pour plus de 1 200 euros de sa poche.

À l’appel de neuf organisations (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Unrpa), les aînés marcheront dans les rues, ce jeudi. « Le gouvernement a fait un choix inique, celui d’appauvrir l’ensemble des retraités », écrivent ces organisations dans une déclaration commune, refusant qu’on « transforme ainsi des millions de retraités en variable d’ajustement du budget » de la nation.

Lire également : les témoignages de cinq retraités

Sébastien Crépel

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Difficile de se faire une opinion après le coup de la perquisition médiatisée ?

Posté par jacques LAUPIES le 18 octobre 2018

 

 

 

Pas naïf au point de croire que la justice est indépendante de tous les pouvoirs il est difficile pour le citoyen lambda de se faire une opinion dans ce genre d’affaire.

Les coups de gueule de J.L. Mélenchon sont évidemment sujet à double interprétation :  soit ils  résultent d’une colère mal maitrisée mais fondée sur le fait qu’une enquête préliminaire ne justifie pas un tel procédé, soit que les enquêteurs ont suffisamment d’éléments et besoin de preuves que seule une perquisition peut apporter.

On imagine facilement que cela peut conduire à des excès de zèle dans la recherche de charges du parquet tout autant qu’à des complaisances pour éviter de les mettre en avant. Une chose est certaine une perquisition aussi légitime soit-elle devient nécessairement une violation de la vie privée ou publique de celui qui la subit.

Donc rien d’agréable lorsqu’on cela lui arrive. 

Dans une telle affaire sont impliqués les trois pouvoirs : judiciaire, médiatique et politique. Chacun là ou il se trouve revendique son indépendance et se défend de prendre parti !

Idée totalement absurde que cela puisse fonctionner ainsi car personne dans ce genre d’affaire n’est indépendant, pas plus un Ministre qui s’abrite derrière la séparation des pouvoirs mais doit s’exprimer en l’occurrence sur le comportement d’un opposant, qu’un journaliste qui met en exergue avant tout  la colère excessive d’un député sans vraiment dire qu’elle peut se comprendre (un journaliste dont on constate la propension à être un ardent défenseur d’une classe dominante qui l’a mis en poste pour cela) ou encore qu’un procureur qui n’est pas sans avoir de convictions politiques et dont l’indépendance est bien théorique au regard du futur de sa carrière, sans compter les variantes de comportement psychologiques.

Quant à ceux qui sont soupçonnés et mis en cause, surtout s’agissant de politiques, ils mesurent, à juste titre sans doute, le préjudice que peut causer une opération de fouille dans leur intime, au delà des faits qui, exacts ou pas, leurs sont reprochés. 

Cela dit cette affaire, quels qu’en soient les dénouements, est extrêmement préoccupante et se déroule sur des terrains où le peuple n’a véritablement aucun contrôle et est soumis à une pression difficile à contenir. Je répète : celle du  pouvoir politique issu de la domination de la finance et des actionnaires de grandes entreprises tout autant que celle de pouvoir médiatique sous  leur contrôle et du pouvoir judiciaire soumis  à leur influence respective.

Mais il serait malhonnête d’oublier que ces trois mondes disposent en leur propre sein de citoyens intègres dont le positionnement et l’action parfois réhabilitent leur profession. Mais que représentent-ils au sein des institutions qui sont tributaires des différents pouvoirs concernés ? Comme nous le disons souvent ils sont aussi traversés par les influences de classe et soumis aux affrontements que cela suscite.

L’opinion est exposée au risque de la manipulation, ce qui en fait peut lui ôter sa légitimité !

Nul doute que le politique prenant peu à peu le pas sur le judiciaire, tous les camps impliqués, vont déployer tout leur talent d’enfumage de cette opinion pour  exploiter l’affaire en leur faveur. 

Que conclure sinon que notre pays traverse une grave crise économique, sociale et politique qui produit les évènements qui frappent notre société, que les victimes de cette situation  sont les travailleurs, salariés et parfois non salariés, les retraités et, ce qui est préoccupant, la jeunesse qui court le risque de voir disparaître les droits acquis par leurs aînés et de connaître la violence et la guerre.

Et qu’il y a intérêt pour les uns et les autres de ne pas rester dans l’immobilisme intellectuel et l’inaction. 

Pour le député FI Jean-Luc Mélenchon, cette intervention est une «	opération d’intimidation politique	». Pascal Rossignol/Reuters<br /><br /><br />

Pour le député FI Jean-Luc Mélenchon, cette intervention est une « opération d’intimidation politique ». Pascal Rossignol/Reuters
 

Justice. Une perquisition un peu trop spectaculaire

Mercredi, 17 Octobre, 2018

Dès 7 heures du matin, hier, une fouille a eu lieu chez Jean-Luc Mélenchon, au siège de la FI, du PG et chez différents cadres du mouvement, qui dénonce une « police politique ».

C’est par un Facebook live réalisé par Jean-Luc Mélenchon depuis son domicile que la nouvelle est tombée hier matin. Des perquisitions sont menées chez lui, au siège de la France insoumise (FI) et du Parti de gauche (PG), ainsi que chez plusieurs autres cadres FI et anciens assistants parlementaires. C’est l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions qui intervient, selon une source proche du dossier citée par l’AFP, dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris. La première porte sur les emplois présumés fictifs d’assistants au Parlement européen. La seconde concerne les comptes de campagne de la présidentielle.

Pour la France insoumise, pas de doute, il s’agit d’une « opération d’intimidation politique ». Dans une des vidéos postées sur les réseaux sociaux pendant la perquisition, Jean-Luc Mélenchon souligne la collision des agendas. « Voilà le début du nouveau ministre de l’Intérieur (Christophe Castaner) et du ministre de la Justice (Nicole Belloubet), dénonce-t-il. Voilà ce qu’ils sont en train de faire dans tout le pays, pour intimider et faire peur. » Le député souligne également le deux poids deux mesures, citant l’absence d’intervention chez les cadres LaREM après le signalement sur les comptes de campagne d’Emmanuel Macron, ou les circonstances des perquisitions dans l’affaire Benalla. « Cela correspond à une logique qui a lieu un peu partout dans le monde, une espèce de judiciarisation des rapports politiques », ajoute le chef de file des insoumis, avant d’évoquer le cas de Lula au Brésil et de demander qu’on ne touche pas à sa « personne sacrée », en sa qualité de « président d’un groupe d’opposition à l’Assemblée nationale ». Toujours dans la même vidéo, il appelle ses partisans à « résister », à ne pas « obéir aux ordres illégaux, immoraux, inacceptables » et à se rassembler devant le siège de la France insoumise.

« J’ai été attrapé par un policier par le cou et le bras »

C’était chose faite dès 11 h 30. Une conférence de presse s’improvise dans la foulée sur le trottoir de la rue de Dunkerque, à Paris. Le coordinateur de la FI, Manuel Bompard, annonce alors son intention de porter plainte après avoir été « violenté, agressé » lors de l’intervention des forces de l’ordre. « J’ai été attrapé par un policier par le cou et le bras », précise le candidat aux européennes. Les parlementaires et militants forcent ensuite le passage pour entrer dans leur siège. « La République c’est moi », lance notamment Jean-Luc Mélenchon à ce moment-là, arguant à plusieurs reprises d’une « faute de procédure ». En effet, les responsables administratifs de la France insoumise et de l’association l’Ère du peuple (qui a également son siège au 43, rue de Dunkerque) n’ont pas été autorisés à assister aux opérations et aucun procès-verbal n’a été délivré. Après plusieurs heures de perquisition, la police quittera les lieux sans que les responsables de la FI ne sachent ce qui est emporté.

La suite se déroule à l’Assemblée nationale, lors de la première séance de questions au nouveau gouvernement. Jean-Luc Mélenchon y prend la parole pour dénoncer la « mise en scène » de la matinée, initiée sans « aucun motif d’urgence ». « Car la plainte initiale date d’il y a un an de quelqu’un (l’eurodéputée FN Sophie Montel – NDLR) qui a dit elle-même que c’était une plaisanterie pour complaire à Mme Le Pen. (…) La deuxième plainte concerne les comptes de campagne présidentielle, qui s’avère être un véritable traquenard de ce M. Logerot (président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques – NDLR), que vous avez augmenté de 57 %. Est-ce encore l’État de droit ? » interroge-t-il. Son micro est coupé. C’est le premier ministre qui lui répond. S’il dit comprendre la « colère » et l’« émotion » du député et croire en sa « bonne foi », il souligne un « désaccord fondamental ». « Il m’appartient, parce que je suis respectueux de la loi et du texte constitutionnel, de faire prévaloir en toutes circonstances l’indépendance de la justice. Cette indépendance qui fait qu’il n’y a aucune instruction individuelle donnée au procureur, qui fait que sa décision a été soumise au juge des libertés et de la détention », assure Édouard Philippe.

« Vous avez ma parole d’honneur que je n’ai posé aucun acte qui puisse vous faire honte, je n’ai rien fait qui soit illégal », promettait un peu plus tôt sur les réseaux sociaux Jean-Luc Mélenchon, annonçant que l’intégralité des comptes de la FI, de sa campagne et de l’Ère du peuple serait publiée prochainement sur Internet.

Julia Hamlaoui

À bout de souffle

 

Mercredi, 17 Octobre, 2018

L’éditorial de Patrick Apel-Muller. Une dose de rien et trois mesures de pas grand-chose. Du remaniement si longtemps différé, les éléments de langage du pouvoir répétaient qu’il illustrait l’ambition de faire au mieux… à l’image des directions du personnel des grandes entreprises. 

À l’arrivée, une galerie d’échines souples et de seconds couteaux tient lieu d’équipe. L’aimantation politique qu’avait produite le nouveau président dans sa campagne politique a perdu son magnétisme et ne recueille plus que de la limaille. Tout au plus notera-t-on qu’un nouveau cadre dirigeant du CAC 40 se place sous les ors de la République, venu du groupe Danone. Quant à l’ambition politique, elle se borne explicitement à faire du pareil au même.

Après avoir traîné en longueur, cet épisode aura confirmé l’épuisement politique de la Macronie confrontée à une opinion qui désormais peut mesurer sur pièces les effets des choix gouvernementaux. Les modifications dans la distribution de huit portefeuilles n’y changeront rien : les Français ne nourrissaient pas de faux espoirs, ils ne sont donc pas déçus. La tambouille des courants de la majorité a remplacé le mirage du nouveau monde. Le souffle court, l’attelage va poursuivre sa route pour amputer les retraites, faire trinquer les salariés pour le bonheur des très riches, privatiser, libéraliser… En résumé, faire du vieux.

De l’inédit, on en aura trouvé dans les opérations de police contre Jean-Luc Mélenchon, son entourage et la France insoumise. Ni LaREM – les comptes de la campagne de la présidentielle d’Emmanuel Macron ont été pointés – ni le Modem – suspecté dans des affaires d’assistants parlementaires – n’ont connu pareil traitement. À quoi vise cette opération ? Le premier ministre, interpellé à l’Assemblée, s’est retranché derrière l’indépendance de la justice, une notion bien élastique aux yeux d’un homme qui est fortement intervenu dans la nomination du nouveau procureur de Paris. Eaux troubles…

Par Patrick Apel-Muller

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