La cause des animaux ?

Posté par jacques LAUPIES le 5 octobre 2018

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cherche maître

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les deux frères

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pas méchant

 

On en parle de plus en plus dans les médias. Dans notre région les anti-corridas se prétendent à la pointe de la défense de la cause animale. Leur action prend parfois une tournure pas très appréciée du monde taurin qui prend appui sur la tradition régionale avec ses aspects économiques et culturels.

D’autres se consacrent beaucoup plus à protéger les animaux  avec lesquels ils ont plus de proximité et de liens affectifs : chiens, chats notamment. Les animaux partout où ils se trouvent sont exposés à des agressions qui s’ajoutent à la violence des conditions naturelles permettant parfois d’assurer leur survie.

Les documentaires animaliers nous en présentent de multiples aspects et les tentatives de combattre ces agressions souvent d’origine humaine : réduction des espaces naturels, déforestations, urbanisation, constructions de routes, etc. Sans omettre la cruauté gratuite de notre propre espèce qui pour ses jeux, souvent de l’argent, utilise leur vulnérabilité

Dès ma petite enfance je me suis trouvé en contact avec les animaux, animaux domestiques, animaux de basse cour mais aussi d’élevage. Comme nombre d’enfants vivant à la campagne les rapports avec eux variaient en fonction des espèces.  Copain avec le chien qui dormait à l’extérieur mais très souvent, trouvait abri dans la salle commune utilisée comme  salle à manger et cuisine. Je n’ai  qu’un vague souvenir des chats et des chattes dont les portées étaient régulièrement noyées par le grand père. Ma grand mère quant à elle détournait les yeux et parfois s’éloignait, se bouchant les oreilles, quand on tuait le cochon dont les hurlements envahissaient le voisinage ou  quand on égorgeait un coq ou assommait un lapin avant de le dépecer. 

Il s’agissait là cependant que  d’améliorer l’ordinaire, de plus gravement perturbé par les restrictions en période de guerre. Nous avions cette chance de pouvoir braconner les petits lapins sauvages qui pullulaient ainsi que les poissons dans le gardon tout proche. Finalement les protéines étaient là quant aux cinq fruits et légumes à consommer, dont on nous rabat les oreilles, les jardins potagers  que la plupart des mineurs entretenaient dans toute la vallée, les gamins  y avaient  accès plus ou moins clandestinement ! 

Heureusement pour moi j’avais de vrais amis animaux qui n’étaient pas destinés à périr pour notre survie : le chien déja évoqué dont je me souviens, surtout de la peine que provoqua sa disparition, et d’une chèvre qui arrivait au galop quand je simulais des pleurs pour la faire entrer dans son écurie à la tombée de la nuit

En définitive mes rapports à l’animal étaient dans l’ordre des choses :le recours à la violence  pour  se nourrir mais aussi à l’affection et la tendresse toutes aussi nécessaire pour vaincre nos  solitudes manifestes dès l’enfance…et plus tard dans la vieillesse.

Qu’en est il aujourd’hui ? La violence ne me concerne plus, car les abattoirs se sont multipliés. Mais, si je consomme de la viande, je deviens complice du meurtre de l’animal  irrémédiablement présent, parfais empreint de cruauté. Cela n’a rien de nouveau. A moins de renoncer à être omnivore je devrais vvre cette contradiction entre le respect des animaux, leur protection et leur exploitation. 

Nous y voilà encore : peut-il en être autrement face aux lois naturelles auxquelles sont soumis les animaux eux-mêmes pour garantir leur existence ?  Difficile répondre oui dans cet univers ou la viande animale constitue l’essentiel de la nourriture. A moins d’une prise de conscience  de la nocivité de sa consommation pour notre santé et de lui substituer d’autres aliments, il n’y a guère d’issue. On en parle…

Cela atténuera-t-il  pour autant la cruauté gratuite ou l’imbécilité  dont certains d’entre nous font preuve quand ils n’ont même pas faim ? Héritiers de ce besoin de chasser que l’évolution leur a imposé et qui aujourd’hui est devenue obsolète, même s’il se pare de traditions, de rituels, souvent non dénués, quant au fond, d’une espèce d’hypocrisie dissimulant les aspects commerciaux, financiers de leur maintien ! Quand ce n’est pas par inconséquence politique !

A propos des taureaux…

Allez demander à un élu de se prononcer sur la maltraitance des taureaux et vous le mettez dans l’embarras car effectivement toute notre région, son activité économique, sont en partie tributaires de l’élevage de ces bestiaux avec lesquels on joue dans l’arène, y compris parfois en les faisant souffrir et prétendant que cette souffrance est salutaire pour sa dignité d’animal. Un simple jeu disent la plupart des gens. Le jeu qui consiste à les côtoyer, les observer dans les prés, ne suffirait-il pas ?

Longtemps je suis resté indifférent à ce conflit entre d’une part les adeptes de la corrida et d’autres part quelques « intellos » en manque d’idéal et leur cartel d’illuminés. J’ai même accepté qu’une école taurine naisse parmi les activités dont j’avais la responsabilité, tout simplement parce que la force de la tradition taurine est si grande qu’elle se communique à des centaines de jeunes adolescents qui échappent ainsi aux pièges que chacun connaît bien : le désœuvrement et le besoin insatisfait de se dépenser, pour ne pas dire se défouler.

Ceux qui apprennent à tuer le taureau le font moins par une pseudo cruauté avec l’animal que par le simple besoin de se valoriser et parfois même de rêver à une gloire et à la fortune qu’elle pourrait leur apporter. Les populations les plus pauvres ne font souvent qu’engendrer un engouement naturel  à se dépasser, entretenu par les illusions que mettent à leur disposition les organisateurs de compétitions au plus haut niveau La pratique du foot est sans nul doute très utile et très bénéfique pour développer le gout de l’effort de l’organisation et de la coopération chez l’enfant qui se réfugie dans le jeu

Je ne crois pas qu’il faille théoriser sur le « plaisir » qu’ils peuvent avoir à affronter un animal qui de toute évidence les met en danger. C’est l’ambiance de la fête qui les conditionne et un simple mimétisme de tradition. J’ai vécu cela à quinze ans et aucun de nous n’éprouvait de la haine pour l’animal jeté en pâture à des hordes de jeunes dans les jeux taurins et encore moins lorsqu’il s’agit de raseteurs, amateurs ou professionnels !

Taureau de camargue dans l'arène    Elevage taureaux de corrida

taureaux espagnols    Manade Meynes 2

Dans l’arène et dans le pré

à suivre

 

 Du côté politique

 

La cause des animaux ? dans POLITIQUE

Non seulement l’exécutif s’en prend à l’ensemble de la population (à l’exception notable des plus riches) en multipliant les accrocs à notre pouvoir d’achat mais voici maintenant qu’il prend les Français pour des imbéciles.

 

En ce jour du soixantième anniversaire de la Constitution qui, avec l’arrivée d’Emmanuel Macron, est devenue sa propre caricature, l’heure est plus que jamais à innover en inventant une 6eme République, celle d’une nouvelle citoyenneté. Notre congrès qui se déroulera en novembre à Ivry-sur-Seine peut être ce moment de construction, d’élaboration commune, de riposte politique.

 

Face à cette crise politique, car il faut bien appeler un chat, un chat. Soyons nombreux à participer jusqu’à ce samedi au vote des communistes pour le choix de la base commune de discussion, pour montrer notre détermination et notre unité. Rendez-vous dans vos sections et bon vote à tous!

Crise politique ?

 

 

Vidéo : Aux urnes camarades !

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