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Raisonner juste n’est pas facile, seul les imbéciles peuvent le croire !

Posté par laupiesjacques le 8 octobre 2018

 

Raisonner juste n'est pas facile, seul les imbéciles peuvent le croire ! dans POLITIQUE
De Philomène (BB) J’aime et vous ?
Quand notre corps subit de graves atteintes, que notre santé est troublée par quelque déséquilibre, rien n’est plus urgent que d’apporter des réparations pour retrouver nos capacités.Un corps blessé ou agressé par la maladie n’est pas sans rendre plus vulnérable notre pensée. Il en va de même lorsque cette pensée et directement menacée par des agressions extérieures. 

Sans compter la nécessité de gérer nos pulsions et parfois les contradictions qu’elles génèrent.

On le voit donc, les apparences, un pseudo bon sens toujours aléatoire, l’implication dans l’action, notre culture et ses limites, risquent bien de ne pas suffire pour raisonner juste. Et cependant il nous faut bien raisonner avec cette complexité qui nous habite et qui résulte bien de ce que nous sommes : selon Marx  le résultat de l’ensemble des rapports sociaux.

Nous devons donc en permanence faire face à tout ce qui affecte ces rapports : les transformations économiques, sociales et sociétales. Sans compter bien sur celles que nous avons peine à maitriser ou même totalement imprévisibles et qui concerne la nature elle-même.

Donc soyons modeste et aussi puissants soient certains esprits, personne ne peut prétendre à la vérité absolue qui en fait ne peut exister !

Fort heureusement nous avons cependant dans notre obligation de vie et de survie besoin d’une vérité sublimée. Sauf que pour les uns survivre ne peut se faire qu’au détriment de certains de ses semblables et que pour d’autres cela ne peut se faire que dans  le partage et la coopération généralisée de tous.

Partant de ce constat qui est loin de faire l’unanimité il faut s’atteler à la construction d’une humanité qui se libère de cette contradiction.

C’est une démarche qui n’est pas nouvelle et  s’impose donc en  politique. De ce point de vue le communisme apporte des réponses notamment en mettant en cause la propriété privée des moyens de production qui est une aberration sachant  que cette production se socialise toujours plus. Cela grâce à l’évolution des forces productives, impulsées par les sciences et le techniques et donc en définitive par la pensée et l’action des humains !

Se pose donc la nécessité de détruire un mode de production dit capitaliste – né dans son principe à l’aube de l’humanité – pour lui substituer un mode de production « socialisé ».

L’être humain répétons-le est le produit des rapports sociaux et la complexité de ces derniers étant évidente, les consciences ne sont pas préparées à des réponses simplifiées et radicales partout et en même temps. Par ailleurs ceux qui espèrent des réformes sans modifier le système doivent assumer les contradictions de celui-ci et donc accepter sa logique d’exploitation du travail, de concurrence, de développement inégal qui conduit à la polarisation des richesses d’une part et de la pauvreté d’autre part.

D’ou l’opposition entre réformistes et révolutionnaires ! D’ou le profit que peuvent retirer les conservateurs des échecs réciproques de ces derniers ! D’ou l’apparition à l’échéance de ces échecs, de réactions conservatrices ou de processus révolutionnaires plus violents qui conduisent aux totalitarismes et à des affrontements violents.

C’est là qu’apparait le besoin d autres voies de transformation des sociétés qui garantissent une trajectoire vers des progrès économiques, écologiques et sociaux irréversibles.

Mais ces voies ne peuvent faire l’économie de forces organisées, éduquées à la démarche communiste et déterminées. C’est à cela que doivent s’atteler les révolutionnaires…

L’histoire du PCF, ses atouts d’intellectuel collectif, ses bases d’organisation doivent en faire un exemple.

 

Disparition. Le vent de la Révolution selon Vovelle

 

Michel Vovelle, grand inventeur de l’histoire moderne. Geoffroy Mathieu/Opale/Leemage<br /><br /><br /><br /><br /><br />
 » src= »https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/1048×350/public/images/60660.HR.jpg?itok=n6cX7FCL » width= »1048″ height= »450″ /></p>
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<div><span style=Lundi, 8 Octobre, 2018

Michel Vovelle, historien novateur et spécialiste de la Révolution française, marxiste hétérodoxe tout autant, est décédé samedi dernier à 85 ans à Aix-en-Provence.

Il flottait au-dessus du berceau de Michel Vovelle, fils de Gaëtan et Lucienne Vovelle, instituteurs, comme une lumière calme et ­irradiante. La lumière de l’intelligence, des pionniers, de l’humanisme qui pousse un homme à passer sa vie à comprendre, à travailler les faits comme on retourne la terre, à épier l’histoire aussi bien à travers un trait, un trou que les volets grands ouverts. L’historien, grand connaisseur des lumières de la Révolution française, est décédé le 6 octobre. La Révolution française, il l’a mise en images en cinq volumes, l’a laissée parler, l’enseigna à la Sorbonne, marqua par sa direction l’Institut qui lui est dédié, conseilla scientifiquement son musée. Cet homme paisible fut un des savants les plus ferrés sur les tempêtes. De cette République tant aimée qui en termina avec l’ordre monarchique, il en possédait non pas les ors mais l’exemplarité : il est reçu premier à l’École normale supérieure de Saint-Cloud en 1953, décroche l’agrégation trois ans plus tard.

« Premier caïman littéraire », plusieurs générations d’élèves, de chercheurs, d’apprentis historiens sont capables de raviver sa disponibilité, son écoute, son originalité aussi. « Défricheur et exigeant, rigoureux et curieux, marxiste subtil, il nous laisse des livres merveilleux sur les images, ce qu’on appelait les “mentalités”, la foi, les Jacobins… Que de bonheurs de lecture face aux audaces méthodologiques de sa thèse sur la piété baroque et la déchristianisation, ses essais brillants sur la mentalité révolutionnaire, ses synthèses claires… », résume, par exemple, Guillaume Roubaud-Quashie, jeune enseignant et agrégé. Michel Vovelle fut en effet un des ceux qui répondirent à l’appel lancé par Lucien Febvre : « Comment reconstituer la vie affective d’autrefois ? », espérant redonner « du goût à l’exploration » et écrire une nouvelle partition où la sensibilité et l’histoire seraient les thèmes principaux.

À son tour, il a plongé dans les ténèbres de la psychologie en produisant une histoire culturelle, dans une mer frayée, la Révolution française, et au-delà. Ainsi des Métamorphoses de la fête en Provence de 1750 à 1820, ou d’un livre considérable parmi d’autres, la Mort et l’Occident de 1300 à nos jours, qui enquête sur les comportements collectifs face à la mort. Complémentaire à l’histoire sociale, et non pas rivale, sa démarche combinait des facteurs qui sans cesse interagissent au sein du réel : ceux socio-économiques, anthropologiques, démographiques, institutionnels, religieux… La vérité historique gît en partie dans l’événement, mais elle repose tout autant dans des attitudes, des gestes, des rituels, l’inconscient. Les représentations symboliques, les stéréotypes, les processus d’individuation nourrissaient sa méthode. Il étudia l’esprit d’une époque autant que des cas : il suivit les pas des sans-culottes marseillais, le parcours du maître menuisier jacobin et marchand Joseph Sec, le trajet de Théodore Desorgues, « poète de Robespierre ».

Hervé Leuwers, historien et actuel président de la Société des études robespierristes, brosse un juste portrait : « De l’historien, il reste une œuvre foisonnante, d’une exceptionnelle qualité (…). Michel Vovelle a également été historien de conviction, persuadé que le message des Lumières et de la Révolution n’avait pas perdu sa force. » Dans son ultime ouvrage, Mémoires vives ou perdues (Éd. de Paris), dans lequel il tourne autour du puits de l’oubli, Michel Vovelle érigeait son propre tombeau : « La mémoire s’enrichit comme elle s’appauvrit inévitablement tout à la fois, mais nous pouvons essayer de transmettre en passant le relais, le souffle, l’esprit, le souvenir, souffrances, affections, regrets mêlés aux espoirs indéracinables qui tissent la trame de nos vies, sans oublier les passions qui les entourent et qui donnent leur flamme à la continuité si fragile du passé remémoré. Cette immortalité fugace, la seule à laquelle je crois. »

 

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