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Difficile de se faire une opinion après le coup de la perquisition médiatisée ?

Posté par jacques LAUPIES le 18 octobre 2018

 

 

 

Pas naïf au point de croire que la justice est indépendante de tous les pouvoirs il est difficile pour le citoyen lambda de se faire une opinion dans ce genre d’affaire.

Les coups de gueule de J.L. Mélenchon sont évidemment sujet à double interprétation :  soit ils  résultent d’une colère mal maitrisée mais fondée sur le fait qu’une enquête préliminaire ne justifie pas un tel procédé, soit que les enquêteurs ont suffisamment d’éléments et besoin de preuves que seule une perquisition peut apporter.

On imagine facilement que cela peut conduire à des excès de zèle dans la recherche de charges du parquet tout autant qu’à des complaisances pour éviter de les mettre en avant. Une chose est certaine une perquisition aussi légitime soit-elle devient nécessairement une violation de la vie privée ou publique de celui qui la subit.

Donc rien d’agréable lorsqu’on cela lui arrive. 

Dans une telle affaire sont impliqués les trois pouvoirs : judiciaire, médiatique et politique. Chacun là ou il se trouve revendique son indépendance et se défend de prendre parti !

Idée totalement absurde que cela puisse fonctionner ainsi car personne dans ce genre d’affaire n’est indépendant, pas plus un Ministre qui s’abrite derrière la séparation des pouvoirs mais doit s’exprimer en l’occurrence sur le comportement d’un opposant, qu’un journaliste qui met en exergue avant tout  la colère excessive d’un député sans vraiment dire qu’elle peut se comprendre (un journaliste dont on constate la propension à être un ardent défenseur d’une classe dominante qui l’a mis en poste pour cela) ou encore qu’un procureur qui n’est pas sans avoir de convictions politiques et dont l’indépendance est bien théorique au regard du futur de sa carrière, sans compter les variantes de comportement psychologiques.

Quant à ceux qui sont soupçonnés et mis en cause, surtout s’agissant de politiques, ils mesurent, à juste titre sans doute, le préjudice que peut causer une opération de fouille dans leur intime, au delà des faits qui, exacts ou pas, leurs sont reprochés. 

Cela dit cette affaire, quels qu’en soient les dénouements, est extrêmement préoccupante et se déroule sur des terrains où le peuple n’a véritablement aucun contrôle et est soumis à une pression difficile à contenir. Je répète : celle du  pouvoir politique issu de la domination de la finance et des actionnaires de grandes entreprises tout autant que celle de pouvoir médiatique sous  leur contrôle et du pouvoir judiciaire soumis  à leur influence respective.

Mais il serait malhonnête d’oublier que ces trois mondes disposent en leur propre sein de citoyens intègres dont le positionnement et l’action parfois réhabilitent leur profession. Mais que représentent-ils au sein des institutions qui sont tributaires des différents pouvoirs concernés ? Comme nous le disons souvent ils sont aussi traversés par les influences de classe et soumis aux affrontements que cela suscite.

L’opinion est exposée au risque de la manipulation, ce qui en fait peut lui ôter sa légitimité !

Nul doute que le politique prenant peu à peu le pas sur le judiciaire, tous les camps impliqués, vont déployer tout leur talent d’enfumage de cette opinion pour  exploiter l’affaire en leur faveur. 

Que conclure sinon que notre pays traverse une grave crise économique, sociale et politique qui produit les évènements qui frappent notre société, que les victimes de cette situation  sont les travailleurs, salariés et parfois non salariés, les retraités et, ce qui est préoccupant, la jeunesse qui court le risque de voir disparaître les droits acquis par leurs aînés et de connaître la violence et la guerre.

Et qu’il y a intérêt pour les uns et les autres de ne pas rester dans l’immobilisme intellectuel et l’inaction. 

Pour le député FI Jean-Luc Mélenchon, cette intervention est une «	opération d’intimidation politique	». Pascal Rossignol/Reuters<br /><br /><br />
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<div><span style=Pour le député FI Jean-Luc Mélenchon, cette intervention est une « opération d’intimidation politique ». Pascal Rossignol/Reuters
 

Justice. Une perquisition un peu trop spectaculaire

Mercredi, 17 Octobre, 2018

Dès 7 heures du matin, hier, une fouille a eu lieu chez Jean-Luc Mélenchon, au siège de la FI, du PG et chez différents cadres du mouvement, qui dénonce une « police politique ».

C’est par un Facebook live réalisé par Jean-Luc Mélenchon depuis son domicile que la nouvelle est tombée hier matin. Des perquisitions sont menées chez lui, au siège de la France insoumise (FI) et du Parti de gauche (PG), ainsi que chez plusieurs autres cadres FI et anciens assistants parlementaires. C’est l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions qui intervient, selon une source proche du dossier citée par l’AFP, dans le cadre de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Paris. La première porte sur les emplois présumés fictifs d’assistants au Parlement européen. La seconde concerne les comptes de campagne de la présidentielle.

Pour la France insoumise, pas de doute, il s’agit d’une « opération d’intimidation politique ». Dans une des vidéos postées sur les réseaux sociaux pendant la perquisition, Jean-Luc Mélenchon souligne la collision des agendas. « Voilà le début du nouveau ministre de l’Intérieur (Christophe Castaner) et du ministre de la Justice (Nicole Belloubet), dénonce-t-il. Voilà ce qu’ils sont en train de faire dans tout le pays, pour intimider et faire peur. » Le député souligne également le deux poids deux mesures, citant l’absence d’intervention chez les cadres LaREM après le signalement sur les comptes de campagne d’Emmanuel Macron, ou les circonstances des perquisitions dans l’affaire Benalla. « Cela correspond à une logique qui a lieu un peu partout dans le monde, une espèce de judiciarisation des rapports politiques », ajoute le chef de file des insoumis, avant d’évoquer le cas de Lula au Brésil et de demander qu’on ne touche pas à sa « personne sacrée », en sa qualité de « président d’un groupe d’opposition à l’Assemblée nationale ». Toujours dans la même vidéo, il appelle ses partisans à « résister », à ne pas « obéir aux ordres illégaux, immoraux, inacceptables » et à se rassembler devant le siège de la France insoumise.

« J’ai été attrapé par un policier par le cou et le bras »

C’était chose faite dès 11 h 30. Une conférence de presse s’improvise dans la foulée sur le trottoir de la rue de Dunkerque, à Paris. Le coordinateur de la FI, Manuel Bompard, annonce alors son intention de porter plainte après avoir été « violenté, agressé » lors de l’intervention des forces de l’ordre. « J’ai été attrapé par un policier par le cou et le bras », précise le candidat aux européennes. Les parlementaires et militants forcent ensuite le passage pour entrer dans leur siège. « La République c’est moi », lance notamment Jean-Luc Mélenchon à ce moment-là, arguant à plusieurs reprises d’une « faute de procédure ». En effet, les responsables administratifs de la France insoumise et de l’association l’Ère du peuple (qui a également son siège au 43, rue de Dunkerque) n’ont pas été autorisés à assister aux opérations et aucun procès-verbal n’a été délivré. Après plusieurs heures de perquisition, la police quittera les lieux sans que les responsables de la FI ne sachent ce qui est emporté.

La suite se déroule à l’Assemblée nationale, lors de la première séance de questions au nouveau gouvernement. Jean-Luc Mélenchon y prend la parole pour dénoncer la « mise en scène » de la matinée, initiée sans « aucun motif d’urgence ». « Car la plainte initiale date d’il y a un an de quelqu’un (l’eurodéputée FN Sophie Montel – NDLR) qui a dit elle-même que c’était une plaisanterie pour complaire à Mme Le Pen. (…) La deuxième plainte concerne les comptes de campagne présidentielle, qui s’avère être un véritable traquenard de ce M. Logerot (président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques – NDLR), que vous avez augmenté de 57 %. Est-ce encore l’État de droit ? » interroge-t-il. Son micro est coupé. C’est le premier ministre qui lui répond. S’il dit comprendre la « colère » et l’« émotion » du député et croire en sa « bonne foi », il souligne un « désaccord fondamental ». « Il m’appartient, parce que je suis respectueux de la loi et du texte constitutionnel, de faire prévaloir en toutes circonstances l’indépendance de la justice. Cette indépendance qui fait qu’il n’y a aucune instruction individuelle donnée au procureur, qui fait que sa décision a été soumise au juge des libertés et de la détention », assure Édouard Philippe.

« Vous avez ma parole d’honneur que je n’ai posé aucun acte qui puisse vous faire honte, je n’ai rien fait qui soit illégal », promettait un peu plus tôt sur les réseaux sociaux Jean-Luc Mélenchon, annonçant que l’intégralité des comptes de la FI, de sa campagne et de l’Ère du peuple serait publiée prochainement sur Internet.

Julia Hamlaoui

À bout de souffle

 

Mercredi, 17 Octobre, 2018

L’éditorial de Patrick Apel-Muller. Une dose de rien et trois mesures de pas grand-chose. Du remaniement si longtemps différé, les éléments de langage du pouvoir répétaient qu’il illustrait l’ambition de faire au mieux… à l’image des directions du personnel des grandes entreprises. 

À l’arrivée, une galerie d’échines souples et de seconds couteaux tient lieu d’équipe. L’aimantation politique qu’avait produite le nouveau président dans sa campagne politique a perdu son magnétisme et ne recueille plus que de la limaille. Tout au plus notera-t-on qu’un nouveau cadre dirigeant du CAC 40 se place sous les ors de la République, venu du groupe Danone. Quant à l’ambition politique, elle se borne explicitement à faire du pareil au même.

Après avoir traîné en longueur, cet épisode aura confirmé l’épuisement politique de la Macronie confrontée à une opinion qui désormais peut mesurer sur pièces les effets des choix gouvernementaux. Les modifications dans la distribution de huit portefeuilles n’y changeront rien : les Français ne nourrissaient pas de faux espoirs, ils ne sont donc pas déçus. La tambouille des courants de la majorité a remplacé le mirage du nouveau monde. Le souffle court, l’attelage va poursuivre sa route pour amputer les retraites, faire trinquer les salariés pour le bonheur des très riches, privatiser, libéraliser… En résumé, faire du vieux.

De l’inédit, on en aura trouvé dans les opérations de police contre Jean-Luc Mélenchon, son entourage et la France insoumise. Ni LaREM – les comptes de la campagne de la présidentielle d’Emmanuel Macron ont été pointés – ni le Modem – suspecté dans des affaires d’assistants parlementaires – n’ont connu pareil traitement. À quoi vise cette opération ? Le premier ministre, interpellé à l’Assemblée, s’est retranché derrière l’indépendance de la justice, une notion bien élastique aux yeux d’un homme qui est fortement intervenu dans la nomination du nouveau procureur de Paris. Eaux troubles…

Par Patrick Apel-Muller

Cet article a été publié le Jeudi 18 octobre 2018 à 00:00 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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