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Arrêtons de mélenchonner…

Posté par jacques LAUPIES le 22 octobre 2018

Bref commentaire : L’affaire de la perquisition prend une dimension qui met en évidence le bénéfice que peut en tirer la droite et l’extrême droite et les divisions qui existent au sein de la gauche qui, elle, ne s’en tirera pas si bien. Ce n’est pas par mimétisme des médias que très modestement je m’inscris dans le commentaire de cette opération dont se réjouissent plus ou moins discrètement  nombre de commentateurs et de journalistes.
Certes comme cela est rappelé par certains de leurs « confrères », il ne faut pas les mettre tous dans le même bain mais, globalement, la position de la plupart des médias (sous tutelle privée de la finance ou publique de loyaux serviteurs de l’état) pratiquent ce que l’on appelle l’autocensure qui conduit les pro de l’info à semer le doute s’insérer dans une ambiance générale ou tout le monde tire sur le pianiste.
Evidemment Mélenchon qui a le mérite de mettre, comme on dit, les pieds dans le plat se trouve confronté à des contradictions dont essentiellement celle qui oppose son discours républicain et légaliste et sa pratique verbale révolutionnaire. Ce que ne manquent pas de lui renvoyer ses opposants politiques !
Il n’est pas le seul et nous en connaissons d’autres. Mais que le ton soit feutré ou criard il faudrait en justifier le fond : nous sommes dans une république dont tous les pouvoirs sont sous contrôle de la bourgeoisie ou plus exactement des puissances financières (industrielles, commerciales, bancaires) dont la construction est mondialisée. Cela s’appelle le système capitaliste.
En conséquence de quoi l’homme (ou la femme) politique devient un instrument un jouet sauf s’il est de ceux qui veulent détruire le système (fut ce en le dépassant par étapes en fonction de la conscience populaire de la nocivité de ce système)
Et j’en reviens à mon « dada » : Sans la puissance de partis révolutionnaires puisant leur force théorique et d’action parmi les couches les plus exploitées et les plus conscientes la transformation ne pourra se faire.
Sans se livrer à des opérations de copie/coller de l’histoire, mais en l’apprenant et en élaborant des projets politiques en phase avec l’évolution des forces productives (hommes et machines) ces partis sont une nécessité pour construire une société de coopération et non d’exploitation entre les humains.
Un peu de modestie et arrêtons de tomber dans l’excessive individualisation en politique ! En l’occurrence une individualisation qui vise bien évidemment une des plus importantes forces de résistance aux destructeurs des aspects sociaux de la République et que Mélenchon incarne avec d’énormes qualités et quelques défauts démesurément grossis et exploités par ses adversaires.
Justice. Difficile « contre-offensive » pour les insoumis
Lundi, 22 Octobre, 2018

Perquisitions, auditions, articles de presse… Jean-Luc Mélenchon a tenté ce week-end de répliquer. Une opération mise à mal par ses sorties contre les journalistes.

La « contre-offensive » était à l’ordre du jour, ce week-end, du côté de la France insoumise. Mais, après une intervention musclée, critiquée jusque dans son camp, lors de la perquisition de son siège, mardi, l’opération déminage est entrée à son tour en collision avec les sorties de Jean-Luc Mélenchon. « Nous demandons l’annulation de cette perquisition et la restitution de tout ce qui a été prélevé », déclare d’abord le chef de file du mouvement à l’orée du week-end, lors d’une conférence de presse. Une réplique organisée trois jours après la fameuse perquisition de quinze lieux dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, l’une concernant les comptes de campagne de l’ancien candidat à la présidentielle et l’autre portant sur les emplois de ses assistants parlementaires au Parlement européen. Entre-temps, plusieurs cadres de la FI, dont le député des Bouches-du-Rhône, ont été auditionnés. « Il est officiellement demandé que le procureur en charge soit dessaisi de l’enquête car il devient établi de manière claire et concordante que les services sous ses ordres ne respectent pas les règles et procédures applicables en l’espèce », ajoutent les avocats de la FI, samedi, pointant notamment la publication sur le site de Mediapart d’« informations couvertes par le secret de l’enquête ».

La veille, Jean-Luc Mélenchon, lui, continuait de dénoncer une « offensive politique organisée par toute la Macronie et qui a trouvé ses relais en instrumentalisant la police, la justice et les médias ». L’insoumis prenait également la défense de Sophia Chikirou, conseillère en communication de la FI pour les européennes, auparavant conseillère du candidat à la présidentielle. Elle a, elle aussi, fait l’objet d’une audition par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, et devrait être à nouveau convoquée aujourd’hui. Surtout, son entreprise, Mediascop, est au centre d’une enquête de France Info qui fait état de facturations lors de la campagne jugées hors normes. « Sophia Chikirou aurait valorisé son travail à près de 120 000 euros sur les factures de Mediascop, soit 15 000 euros mensuels en moyenne pour huit mois de campagne », avance l’article, qui pointe notamment les montants pour les extractions audio ou les sous-titrages des discours. Une « série d’affirmations diffamatoires et calomnieuses », estime Jean-Luc Mélenchon, qui réaffirme la « bonne foi » de son mouvement. « Comment expliquez-vous qu’on trouve 152 000 euros pour un clip chez M. Macron et 108 000 euros pour 20 clips dans mon compte de campagne ? » lance-t-il notamment aux journalistes, arguant que sa « campagne a coûté pour un an plein 11 millions, celle de M. Macron 16 millions pour sept mois, celle de M. Hamon 15 millions pour trois mois ». Et, à propos de ses assistants parlementaires, il se demande si les « 16 autres personnes dénoncées » par l’élue FN Sophie Montel devaient « s’attendre du jour au lendemain à voir surgir des policiers armés à leur domicile ».

La FI dénonce une opération politique

Reconnaissant qu’il « peut (lui) arriver parfois de crier plus fort qu’il ne le faudrait », Jean-Luc Mélenchon s’emporte toutefois à nouveau, à l’issue de cette conférence de presse, après avoir été interrogé sur la « nature de (sa) relation » avec Sophia Chikirou. « À ce niveau d’agression et d’ignominie, il n’y a plus besoin d’argumentation », écrit-il ensuite sur son compte Facebook, après la publication de l’article de Mediapart mentionnant la « relation extraprofessionnelle » qu’il entretiendrait avec son ex-conseillère qui, selon le journal, aurait été à son domicile mardi à l’heure de la perquisition. « Puisque Plenel prétend avec Mediapart avoir eu les procès-verbaux. Qui les leur a donnés ? Est-ce que la personne a été payée ? Sinon, qu’attend-elle en retour ? » renchérit-il le lendemain dans une vidéo. Dans ces procès-verbaux, il serait aussi question « de 12 000 euros en liquide » trouvés chez « un certain Pierre Moro » qui auraient été confiés par Marie-Pierre Oprandi, mandataire financière de 2017. « Je ne suis pas au courant de cette information, je ne sais pas si elle est vraie. En tout cas, toutes les personnes qui ont déjà fait des initiatives militantes, des buvettes ou autres, ont manipulé des sommes d’argent liquide », estime Manuel Bompard, le responsable légal de la FI. « On ne souhaite pas entrer dans un bras de fer judiciaire puisqu’on considère que c’est une opération politique. Maintenant, un procureur vient sur un plateau prendre parti, dénoncer l’attitude de Jean-Luc Mélenchon, sans se poser de questions sur la violation du secret de l’enquête », ajoute le candidat aux européennes, en référence à l’intervention, samedi, de la procureure générale de la cour d’appel de Paris. Catherine Champrenault, la magistrate qui supervise les enquêtes préliminaires sur la France insoumise, a reproché, sur Europe 1, un « coup de force » des insoumis lors de la perquisition. « Nous disposons de dénonciations, de signalements, d’auditions, et maintenant nous cherchons à corroborer ces auditions par des éléments matériels, mais nous n’en sommes pas encore aux indices graves et concordants », a-t-elle aussi précisé.

Le chef de file des insoumis appelait aussi à la désescalade, vendredi, invitant « maintenant (à) faire baisser le niveau de violence qui existe dans cette affaire ». Mais ça n’a pas été une réussite. Ses sorties vidéo à propos de Mediapart mais surtout des journalistes de France Info ont laissé des traces. « Ils ont l’air de ce qu’ils sont, c’est-à-dire d’abrutis (…). Pourrissez-les partout où vous pouvez », y estime Jean-Luc Mélenchon. Les syndicats de journalistes, comme la société des journalistes de Radio France, sont montés au créneau et deux plaintes ont été annoncées, l’une de la direction, l’autre du SNJ-FO.

« La haine des médias n’est ni juste ni saine »

À gauche, les réactions se sont aussi multipliées. « L’émotion suscitée par la perquisition spectaculaire au siège d’un parti d’opposition et au domicile de plusieurs de ses dirigeants peut s’entendre, même si personne n’est au-dessus de la justice. En revanche, rien ne justifie la violence des attaques que subissent les journalistes », a réagi Mehdi Ouraoui, porte-parole de Génération·s. « Si la critique des médias est nécessaire et légitime, la haine des médias n’est ni juste ni saine », a tweeté le porte-parole d’EELV, Julien Bayou. Même tonalité du côté des communistes. « Nous avons pu partager la colère et l’indignation de Jean-Luc Mélenchon à la suite de la perquisition de mardi matin, dire qu’il y avait deux poids, deux mesures. On peut également ne pas être d’accord avec un traitement journalistique, critiquer la mainmise des puissances financières sur les grands médias, mais il n’est pas possible dans une vie démocratique d’appeler à pourrir des journalistes », affirme Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

« Que Benoît Hamon ou le Parti communiste aient décidé d’utiliser ces critiques pour essayer de se faire un petit capital électoral, c’est un mauvais calcul, ils devraient essayer de faire un peu plus preuve de solidarité car ils en sont aussi victimes », réplique Manuel Bompard, disant défendre « la liberté de la presse mais aussi la liberté de la critique ». La sentence n’en reste pas moins sévère pour l’historien et directeur de Regards, Roger Martelli : « La liberté de la presse se construit par le débat libre (…). Appeler le “peuple” à se soulever contre les médias, à les châtier ou à les “pourrir” évoque des souvenirs pas très glorieux… »

Julia Hamlaoui

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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