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    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Préparez le Congrès avec nous…

Posté par jacques LAUPIES le 29 octobre 2018

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Une adorable minette pour chasser les inquiétudes…

 

 

Les médias ont très peu évoqué le résultat du vote interne au PCF concernant le choix du texte devant servir de base commune de discussion. On peut s’interroger de savoir si cela est une bonne chose pour les français et plus particulièrement ceux qui continuent à faire confiance aux communistes ou encore sont, quelles que soient leur conviction politique, veulent s’informer  ?

Pour ma part je considère que cela est regrettable mais, pas naïf, je sais fort bien que ce silence sert tous ceux qui ont à craindre d’un parti communiste plus fort, et comme on dit, dont les orientations politiques sont plus lisibles.

Le texte choisi, que la presque totalité des adhérents de la  section de Tarascon  a soutenu, exprime une série de critiques notamment sur les choix stratégiques, l’action même menée depuis 2002 (on pourrait revenir bien plus en arrière) et suggère la recherche de nouvelles conceptions en matière d’élaboration des objectifs, d’action, du Parti, etc.

Ce texte est devenu donc celui dont vont  débattre tous les communistes avant et pendant le congrès qui se tiendra du 23 au 25 novembre 2018 à Ivry.

J’ai souhaité que les lecteurs de ce blog soient informés du déroulement de ces évènements. Des lecteurs dont évidemment la grande majorité n’est pas adhérente au PCF, partage ou pas l’idéal communiste, voire y est plutôt hostile.

Je publierai donc chaque jour des extraits de la base commune et le cas échéant je m’exprimerai sur  d’éventuels amendements que je pourrais présenter.

Vos commentaires seront les bienvenus !

 

Voici un extrait du préambule (si vous le souhaitez vous pouvez consulter sur le net le texte complet :

http://manifestecommuniste2018.fr/

 

 

I. Un bilan critique

Un bilan critique est nécessaire pour évaluer les causes de la situation actuelle du parti et pour redéfinir notre démarche stratégique.

Les échecs successifs sont dans toutes les mémoires :

2002 : notre effacement politique dans la « gauche plurielle » au lieu d’une action autonome sur les idées et dans les luttes conduit à l’échec à l’élection présidentielle ;

2007 : notre immersion dans les ’comités anti-libéraux’, alors que nous aurions dû prendre l’étendard du rassemblement avec nos propositions de fond dès le lendemain du référendum de 2005, débouche sur un nouvel effondrement de notre résultat à la présidentielle.

2007-2008 : les communistes refusent majoritairement, lors de l’assemblée extraordinaire des délégués de section, une dilution du parti au sein d’une « nouvelle force politique ». La crise de 2007-2008 ouvre un champ nouveau à l’apport d’idées et à l’action des communistes. Le 34eme Congrès confirme la volonté majoritaire de continuer le PCF et de développer ses idées. Mais la direction privilégie peu à peu, au détriment de la promotion de nos idées pour l’action et pour une remontée de l’influence du parti, une conception du Front de gauche comme processus d’alliance électorale et de rapprochement avec J.-L. Mélenchon. Celui-ci a certes quitté le PS mais en affichant son attachement à François Mitterrand. Il ne cache pas son objectif : fusionner au sein d’une nouvelle formation sociale-démocrate les composantes du Front de gauche, dans la confusion entre réformistes et révolutionnaires.

2012, le Front de gauche, niant notre idée de « fronts de luttes », tend à se transformer en machine électorale d’un candidat, promu par le sommet du Parti afin de « ne pas recommencer 2007 » ; il a pourtant ouvert un espoir de changement et poussé le PS à bouger jusqu’au fameux « mon ennemi c’est la finance  ». Mais il n’a pas su offrir une alternative radicale et crédible à toute la gauche, son candidat portant de moins en moins ce qui dans L’humain d’abord était l’apport original des communistes.

2012-2017 : le Parti communiste délègue la prise d’initiatives populaires à Jean-Luc Mélenchon. Hormis l’amorce d’une campagne sur le coût du capital vite abandonnée, notre parti s’efface, malgré les efforts de ses militants sur le terrain : il laisse une place démesurée au PG sur ses listes aux élections successives (européennes, municipales, régionales) et limite son rôle à être un facilitateur de rencontres de sommet, sans bataille sur les contenus.

2017 : la décision du 37eme Congrès d’engager un candidat communiste dans la perspective de la présidentielle n’est pas respectée. Le champ est ouvert à Mélenchon. Malgré la forte demande d’autonomie des communistes exprimée très majoritairement en conférence nationale, le PCF s’aligne derrière un candidat au discours de plus en plus populiste et agressif, voire nationaliste, qui préconise des solutions économiques social-démocrates. Et tout cela au prix d’un gâchis inouï de moyens financiers et militants !

Dans ces conditions, après des reculs importants aux élections municipales et régionales, marquées par la perte de nombreux élus communistes, notre résultat aux législatives (2,72 % des exprimés) est le plus mauvais de notre histoire.

En effet, la France Insoumise bénéficiant de l’identification nationale de son candidat à la présidentielle, la concurrence s’est révélée mortifère pour nos candidats dans la très grande majorité des circonscriptions. Nous obtenons cependant 10 députés dont 5 élus dans le cadre des très rares accords de retrait de la FI au premier tour.

Ces résultats ne traduisent pas l’audience réelle du PCF dans le pays, ni les potentialités de reconquête de son influence. Mais ils sont un nouveau facteur d’affaiblissement, de perte de visibilité nationale.

Cet affaiblissement n’est pas une fatalité. Il a pour cause principale des choix politiques initiés par nos principaux dirigeants et obstinément poursuivis malgré les alertes et les échecs.

Ces erreurs ont un lien avec le doute qui s’est installé sur le communisme après la disparition de l’URSS, semblant consacrer un triomphe définitif du capitalisme. Les enseignements de cette tentative de révolution qui a ébranlé le monde mais a finalement été défaite, continuent de susciter des débats importants dans le mouvement communiste. Ce qui est certain, c’est que la disparition de l’URSS nous plaçait, dans les années 90, au défi d’une analyse approfondie et du choix d’une novation communiste. Au lieu de cela, les directions successives du PCF ont été gagnées par le renoncement, jusqu’à des choix qui ont déstabilisé et déstructuré notre Parti, jusqu’à l’abandon de la bataille à l’entreprise et au brouillage du repérage de classe du Parti dans la société.

COMMENTAIRE – Si j’ai souligné en italique une partie du texte c’est qu’il m’a semblé qu’il fallait la libeller autrement. La référence à l’échec de « l’expérience  soviétique » doit être exprimée différemment, sans pour autant mettre en cause l’idée énonçant  que les effets de la « chute du socialisme » mis œuvre en URSS,  a  considérablement nuit à l’ influence des Parti Communistes en France et dans nombre de pays du monde.

Un amendement allant dans ce sens sera élaboré. J’y reviendrai !

 

 

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