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Congrès du PCF – Ivry du 23 au 25 novembre : à propos de l’approprition sociale des moyens de production.

Posté par jacques LAUPIES le 1 novembre 2018

 

Hier j’ai reproduit la première partie du  deuxième chapitre du texte de la base commune de discussion, sans faire de commentaire. Le constat y est fait de la « crise du capitalisme financiarisé et mondialisé » avec notamment le rappel de la nécessité d’utiliser « les richesses produites et la monnaie créée, au service non pas de la rentabilité du capital, mais au développement de chacune et de chacun, de toutes et tous, dans le respect de la planète » 

Est évoqué dans ce paragraphe « la domination des idées social-démocrates sur toute la gauche » qui a rejoint « la domination des idées de concurrence pour le profit » et ouvert la voie à  » une réaction néolibérale, ultra réactionnaire, et autoritaire et aux populistes qui ont rajouté au désarroi et à la confusion. »

On ne peut que souscrire à ce constat qui révèle comme l’indique le texte : « Les contradictions entre la logique du capital et les besoins de développement humains nouveaux  ont été ainsi accentuées. »

Peut-être faudrait-il y ajouter que cette contradiction appelle au dépassement, nécessairement progressif et accepté par le peuple,  de cette  contradiction fondamentale entre la propriété privée des moyens de production et le caractère social de cette production qui est à la base de l’aliénation du travail et de sa conséquence que certains appellent « la perte de soi » pour les humains !

Bien que  cela soit évoqué dans le troisième chapitre que dont je vous donne à lire un extrait :

III. Le communisme de notre temps : idéal éthique, visée historique, chemin de lutte

La visée communiste est une visée de transformation radicale de notre société pour une société de partage des richesses, mais aussi des pouvoirs, des savoirs et des rôles. C’est la visée d’une société sans classes, sans guerres, dépassant les nations ; une société où exploitation et aliénations sont abolies. En cela le communisme s’oppose radicalement au capitalisme et à son idéologie, le libéralisme.

Le communisme est à la fois la visée et le chemin d’une société dont le but et le moyen deviennent progressivement et par étapes le développement émancipé de chacune et de chacun, comme personne et en société, ou comme disait Marx comme « individu intégral ». Une société où « le libre développement de chacun devient la condition de libre développement de toutes et tous ».

En ce sens les luttes immédiates à organiser et les rassemblements à construire doivent contribuer à ouvrir le chemin vers cette nouvelle société. Le communisme est donc inséparable d’objectifs sociaux ambitieux, de pouvoirs et de moyens financiers nouveaux qui dessinent une étape radicale vers cette visée.

1. Le communisme à l’ordre du jour

La crise du système capitaliste et ses contradictions d’une profondeur inédite ouvre une nouvelle période historique. Avec les débuts de la révolution technologique informationnelle, et ses exigences de partage, la perspective d’aller “au-delà” du marché capitaliste prend un caractère plus concret.

Le développement des capacités de chacun.e devient nécessaire pour le bien commun de toute la société. Cela rencontre les formidables aspirations à l’émancipation personnelle.

Les besoins nouveaux de créativité dans le travail comme dans le débat démocratique poussent en faveur d’une prise de pouvoir par les travailleurs dans l’entreprise et les citoyens dans les institutions.

Tout le système de délégation de pouvoir doit être dépassé, comme y invite la crise profonde de la démocratie parlementaire, mais aussi l’étouffement de la créativité des salariés dans les entreprises par les monopoles de pouvoirs patronaux.

Un dépassement du capitalisme pour l’abolir n’est donc plus seulement une utopie, une idée qu’il s’agirait de formuler sans la mettre en pratique.

C’est un processus de transformation révolutionnaire et démocratique que nous devons chercher à construire par nos propositions et notre projet, et à faire vivre au cœur des luttes sociales et d’idées.

Un effort de renouvellement et de novation est en effet devant nous de même qu’une bataille d’idées est à mener. Car l’idéal communiste, longtemps identifié au grand espoir soulevé dans le monde par la révolution soviétique et l’édification de l’URSS à partir d’une Russie arriérée, a été défiguré par de terribles dérives du système soviétique et a été atteint par son effondrement dans une crise profonde.

2. Un processus révolutionnaire

Le communisme est un processus historique d’abolition réussie du capitalisme, poussant tous les acquis de civilisation de ce système, et supprimant ses maux, vers une nouvelle civilisation. C’est cela le dépassement du capitalisme.

Il s’agit de dépasser l’enfermement de chacun-e dans les aliénations d’un travail, d’une consommation et d’une vie sociale dominées par une production au service de la marchandisation et de l’accumulation. Et, en dépassant la soumission des activités à l’accumulation capitaliste, on ferait avancer une efficacité sociale pour le droit au bonheur de chacun-e.

Cela signifie une révolution des rapports sociaux de production :

- une appropriation sociale des moyens de production, d’échange et de financement, de la gestion des entreprises

- l’avancée d’une sécurité d’emploi ou de formation, avec des activités de développement des capacités de chacun, dépassant le salariat capitaliste, vers une société sans classe.

Au-delà de l’économie, cela signifie aussi une novation institutionnelle continue, avec des pouvoirs d’intervention directe, décentralisés, de tous les acteurs sociaux et des citoyens. Cela permettrait de pousser la démocratie jusqu’au développement de l’autogestion économique et politique.

Dans cette nouvelle civilisation, chacun aurait tous les moyens effectifs de contribuer à son propre bonheur. Forte de nouvelles valeurs cette civilisation permettrait l’épanouissement et la créativité de chaque individu et de tous, ensemble.

L’humanité pourrait mettre un terme à toutes les dominations sociales et à toutes les formes de discrimination, pour une société d’égalité dans la différence. Elle deviendrait capable de transmettre la Terre aux générations futures, en respectant son intégrité, sa diversité, sa beauté.

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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