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Congrès du PCF – Ivry du 23 au 25 novembre – En parcourant la base commune : Chapitre 5 – « Une nouvelle stratégie de rassemblement et d’unité populaire »

Posté par jacques LAUPIES le 5 novembre 2018

Congrès du PCF - Ivry du 23 au 25 novembre - En parcourant la base commune : Chapitre 5 -

Oeuvre de Brigitte Bernard – Cette camarade mérite qu’on expose son œuvre (nous contacter le cas échéant)

 

Le chapitre 5 de la base commune,   choisie rappelons le par une majorité relative de communistes, est sans doute celle qui m’a plus déterminé pour l’adopter. Non pas par une démarche purement théorique, même si cela m’ a déterminé mais aussi et surtout par le constat des dégâts que j’ai pu constater sur le terrain par des orientations prises depuis des décades qui, selon moi ont contribué à notre affaiblissement.

Appelé à des fonctions dans le mouvement associatif et mutualiste dans les années 80, à l’échelon national, j’ai pu mesurer combien notre implication dans les tentatives de construire des outils d’intervention sociale pour mieux servir les intérêts des salariés, de la jeunesse (santé, culture, loisirs, sport, tourisme, etc.) se heurtaient à, non seulement l’insuffisance de réflexion politique sur ces questions, mais surtout à une position de grande faiblesse dans notre alliance avec la social démocratie mitterrandienne.

Cela résultant pour une bonne part d’une incapacité, quand ce n’était pas un refus, à mobiliser notre base militante et donc l’électorat qui lui faisait encore confiance. Par ailleurs, au lieu de se saisir du potentiel que représentait encore notre organisation politique, de le consolider, de poursuivre notre action critique à l’égard des réformismes, en maints endroits nous nous sommes livrés à des autocritiques excessives, à des sortes de flagellations, qui avaient parfois pour cause l’abandon du navire par les moins solides, quand ces derniers ne les provoquaient pas en estimant que leur « carrière » était compromise.

Un parti, a plus forte raison s’il mène un combat  révolutionnaire difficile, doit pour protéger ses fondamentaux, ne pas y renoncer et bien entendu les défendre quelles que soient ses pertes d’influence et accepter de le faire à contre courant. 

Quant aux élus et à tous ceux qui exercent une fonction dans le mouvement social (syndicats, mutuelles, associations) il est important qu’ils aient un appui politique important de leur parti et qu’ils puissent disposer de moyens conséquents pour mener a bien les mandats qui leur ont été confiés. ce qui bien souvent n’était pas le cas car les véritables tenants du pouvoir, en l’occurrence des élus responsables socialistes s’inscrivaient plutôt dans ne logique social libérale. Au mieux ils se contentaient d’instrumentaliser à leur profit les organisations qu’ils contrôlaient de fait.

Sans une lutte d’idée opiniâtre et la mise en alerte permanente des électeurs, ces comportements de nos alliés, qui sont dans la nature de leur démarche de collaboration de classe en faveur du libéralisme, les transformations que nous pouvons suggérer et entreprendre sont vouées à l’échec.

Si nos adversaires libéraux disposent de moyens très forts pour manipuler les médias, déjouer les réponses formulées ici ou là pour gagner ou dérouter l’opinion il nous faut, quant à nous disposer de l’outil que personne ne peut instrumentaliser et suffisamment ancré dans la population. Cet outil c’est le Parti politique porteur d’idées, de méthode pour les élaborer et assez puissant y compris pour être présent dans la vie médiatique.

La base commune répond sur l’essentiel à mes préoccupations !

 

EXTRAIT DU CHAPITRE 5 DU MANIFESTE : « POUR UNE NOUVELLE STRATEGIE DE RASSEMBLEMENT DE D’UNITE POPULAIRE »

V. Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d’unité populaire

L’échec du Front de gauche met en cause une conception stratégique du rassemblement, de la relation aux luttes, à la bataille d’idée et à notre visée, ainsi que d’une pratique politique. L’entente au sommet, limitée à un plus petit dénominateur commun, a pris le pas sur tout le reste, renouvelant en cela les travers d’expériences antérieures.

Notre visée est démocratique et révolutionnaire. Il faut donc un rassemblement majoritaire, dont la contenu soit à la hauteur pour transformer réellement l’ordre existant dans la société, les entreprises et les institutions : c’est la stratégie du PCF.

Elle implique de mener le débat en permanence, aussi bien avec les partenaires de constructions unitaires, qu’avec les travailleurs et les autres citoyens.

Notre stratégie exige en permanence d’évaluer, jusqu’à les réajuster, en quoi nos initiatives dans les luttes et notre action dans les institutions contribuent à avancer vers la visée qui est la nôtre. Aussi importantes soient-elles, les élections ne sont qu’un moment de l’activité révolutionnaire des communistes. Et l’entente sur un programme ne peut être qu’un levier.

1. Les bases sociales du rassemblement

Une unité populaire est possible. Elle reste toutefois à construire, d’autant plus que le ressenti des fractures et divisions a progressé. L’unification du salariat est décisive. Le monde du travail et de la création dans sa grande diversité (de la classe ouvrière aux cadres, des infirmières aux enseignants jusqu’aux chercheurs, des chômeurs aux précaires, des travailleurs sous statut aux travailleurs sans statut, des jeunes aux retraités, des artistes aux artisans jusqu’aux petits paysans) a fondamentalement des intérêts communs : faire reculer la domination du capital financier. Cela s’exprime par une protestation commune grandissante contre le chômage, la précarisation, les bas salaires, les risques de déclassement et l’aliénation au travail. Cela s’exprime aussi par des aspirations à la formation tout au long de la vie, à la maîtrise du sens de son travail, au partage des responsabilités jusqu’à l’intervention dans la gestion, à la maîtrise des trajectoires personnelles, à la réduction du temps de travail pour le développement de soi et pour une meilleure vie hors travail.

Le progrès de ces facteurs communs est une menace pour le grand patronat, pour sa conception de l’entreprise. Pour appuyer les dirigeants, Macron engage toute la force de l’État avec ses réformes réactionnaires. Ils s’emploient à récupérer la sensibilité des salariés qualifiés aux enjeux de compétitivité, de modernisation, d’efficacité et de financement, tout en jouant sur la sensibilité des couches urbaines aux enjeux écologiques. Ils cherchent à les intégrer dans un rassemblement qui sacrifierait ouvriers, couches populaires et chômeurs.

En même temps, ils cherchent à couper les revendications sociales des potentiels émancipateurs considérables des luttes des femmes, des jeunes, des travailleurs étrangers, ainsi que de celles concernant les identités ou encore l’écologie.

À l’opposé de ce travail de division, il s’agit de faire prendre conscience à tous du fait qu’ils et elles s’affrontent à la même logique, au même adversaire et combien leurs aspirations propres à s’accomplir ont en commun un double besoin : des services publics de qualité sur tout le territoire et une sécurité d’emploi, de formation et de revenus.

Les dominations – genre, générations, capitalisme, racisme… – se renforcent entre elles. Les luttes contre ces dominations peuvent s’épauler pour une émancipation commune.

C’est tout cela, la base sociale du rassemblement que nous voulons.

2. Le rôle irremplacable du parti communiste

Il faut viser des objectifs sociaux audacieux, travailler sans cesse les contradictions pour faire grandir la conscience de la nécessité, pour les réaliser, de bouleverser la logique du système, aussi bien en ce qui concerne les moyens financiers que les pouvoirs institutionnels. Qui d’autre que le Parti communiste peut assumer ce rôle, alors que les idées dominantes pèsent tant, jusque chez tous nos partenaires de gauche ? La conception de l’entente qui a prévalu s’est opposée jusqu’ici à tout cela et a conduit à notre effacement.

Nous sommes très attentifs à ce que les luttes expriment comme besoin de société nouvelle comme nous le sommes aux difficultés du mouvement social et à ses contradictions. Pour contribuer à leur dépassement, nous développons un corps d’idées et de propositions qui, avec l’apport du marxisme vivant, permettent de ne pas subir l’hégémonie des idées dominantes, de les bousculer et d’apporter des réponses efficaces aux problèmes posés. C’est essentiel pour faire bouger les rapports de force, jusqu’à des changements dans les institutions en lien avec les élections et avec les luttes.

 

 

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