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Congrès du PCF du 23 au 25 novembre – A propos de la (re)construction du PCF

Posté par jacques LAUPIES le 8 novembre 2018

Congrès du PCF du 23 au 25 novembre - A propos de la (re)construction du PCF dans POLITIQUE

Oeuvre de Brigitte Bernard

 

Je partage totalement les critiques exprimées dans l’extrait (ci-dessous) de la base commune. Je le fais d’autant que dans ma pratique politique de ces dernières années j’ai vécu, comme sans doute nombre de communistes, encartés ou pas, toutes les difficultés nées d’un certain abandon de pratiques qui faisaient la force du PCF, notamment en matière d’organisation.

Si les communistes à la base ont besoin d’avoir un projet, il faut que ce projet s’inscrive dans la perspective de la construction du communisme dont évidemment tout ne peut être déterminé d’avance mais dont la finalité relative doit être suffisamment claire pour motiver les populations qui souffrent des politiques présentes et ne sont sollicitées que pour le court terme.

D’ou l’importance de faire de notre parti « une université permanente » pour apprendre, expliquer et faire agir pour des objectifs, certes immédiats, mais inscrits dans nos « fondamentaux »

Mais cela étant il faut affuter « l’outil » et ne pas, au prétexte de revenir à des pratiques d’un autre temps, rejeter des principes dont la « littérature postmarxiste et marxiste » est remplie.

Comme le texte de la base commune l’indique : « Nos propositions n’ont quasiment servi que dans les textes de Congrès et, très peu, dans les campagnes électorales. Cela n’est-il pas à la racine de la perte de visibilité et de crédibilité du parti ? Nombre de camarades ont tiré la sonnette d’alarme, à différents moments. »

Il faut notamment que le Congrès fixe des orientations, donne précisément les éléments essentiels qui peuvent garantir que le fonctionnement du parti sera modifié et adapté avec rigueur aux nécessités de formation et d’organisation à la hauteur des besoins. En particulier en créant la fonction de permanents délégués à ces fonctions à tous les niveaux : national, départemental et sur les territoires placés sous la responsabilité des sections ou groupes de sections.

Les conditions de prise en charge de ces Délégués pouvant être réglées en fonction des moyens dont pourraient disposer chaque entité concernée,  garantir évidemment que cela se fasse dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs politiques de chacune d’elle et sous le contrôle des instances exécutives, y compris les instances nationales.

 

VI. Pour un parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire

Il y a besoin d’un parti révolutionnaire. Ce parti ne peut s’en tenir au soutien des luttes et à faire écho à la protestation contre le néo-libéralisme. Il doit contribuer à ouvrir les perspectives politiques dont les luttes ont besoin pour gagner durablement. Il doit organiser et travailler cela dans la continuité, développer en son sein éducation populaire, élaboration théorique et échanges.

La rupture mal conduite avec la conception d’un « parti guide » nous a conduit à abandonner l’ambition d’être à l’avant-garde des luttes et des idées, de jouer le rôle actif d’éclaireur qui devrait être le nôtre. Cela a conduit à la suppression de ce qui faisait la force de notre organisation, particulièrement le parti à l’entreprise, et à un relativisme théorique éclectique au détriment d’un marxisme vivant et ouvert sur les grands débats d’idées.

De nombreux travaux ont été menés dans le parti pour analyser, comprendre la situation contemporaine, ses différents aspects, ses contradictions, son aggravation et formuler des propositions. Mais les directions nationales successives n’ont pas su ou voulu créer les conditions de la réflexion collective des communistes pour qu’ils s’approprient ces travaux et les enrichissent. Sous prétexte de faciliter un rassemblement a minima, la direction n’a jamais cherché à faire le travail de simplification populaire de nos propositions dans le débat public avec des initiatives d’action capables de rassembler.

Nos propositions n’ont quasiment servi que dans les textes de Congrès et, très peu, dans les campagnes électorales. Cela n’est-il pas à la racine de la perte de visibilité et de crédibilité du parti ? Nombre de camarades ont tiré la sonnette d’alarme, à différents moments.

Aujourd’hui, Macron aurait-il autant d’espace pour imposer des réformes qui ont toutes pour pivot la baisse du « coût du travail » si le Parti communiste avait mené dans la durée une campagne sur le coût du capital ?

Ce congrès doit permettre de redonner à notre parti une grande ambition révolutionnaire et de redéfinir son rôle.

Le mouvement populaire – et l’intervention citoyenne, aussi essentiels qu’ils soient, ne sont pas spontanément transformateurs, pas plus que le communisme ne se développe naturellement dans la société. Défendre les avancées sociales menacées, contester le partage des richesses ne conduit pas spontanément à mettre en cause les pouvoirs patronaux et du capital.

La création de la Sécurité Sociale, innovation sociale majeure qui a donné un avant-goût de communisme, n’est pas tombée du ciel. Elle a été le produit d’une jonction entre des luttes considérables et une idée révolutionnaire, traduite par les communistes dans les institutions après la Libération.

Pour rendre majoritaire l’exigence d’autres choix, il faut avancer des idées originales capables de faire reculer l’emprise des idées dominantes. Il faut avancer sur des solutions transformatrices à la hauteur du défi de transformation posé par la crise. Confrontons nos propositions avec les autres forces politiques de gauche, agissons pour que les luttes s’en emparent.

L’identité du PCF, dans le combat de classe de notre temps, est indissociablement démocratique et révolutionnaire.

Notre action doit avoir une double dimension : contribuer au rassemblement pour faire reculer Macron jusqu’à créer les conditions d’une politique alternative et, inséparablement, favoriser l’avancée vers un dépassement du capitalisme.

 

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