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Gilets jaunes : clarifier les revendications et accepter le soutien des sans gilets

Posté par jacques LAUPIES le 20 novembre 2018

Les commentateurs les plus avertis ne manquent pas de rappeler que le mouvement des gilets jaunes  peut aboutir à un blocage que le gouvernement devra assumer. Vision excessive ou pas il n’empêche que ceux qui se battent ont de bonnes raisons de le faire et qu’ils émergent de catégories sociales en difficultés. Chacun des participants a ses raisons du salariés qui ne peut plus boucler la fin de mois jusqu’à l’artisan qui peine à exercer son métier tant il est ponctionné de diverses charges en passant par des retraités qui croient en la nécessité de se joindre à ce mouvement.

Certes les revendications ont plus un caractère de protestation,  de refus de l’augmentation des taxes sur les carburants mais en fait si elles ne le formulent pas précisément elles expriment la défense et surtout l’amélioration du pouvoir d’achat. Il y a de la détermination dans cette action.

Hier soir près de la Mairie, sous les arcades de la rue des Halles les gilets jaunes locaux s’étaient réunis et ont envisagé des barrages ou a défaut une marche dans Tarascon et la volonté de faire céder le pouvoir était là.

Même s’ils n’en veulent pas les gilets jaunes devraient se tourner vers des soutiens et prendre en compte certaines propositions en concertation avec diverses organisations syndicales et que portent déja des partis comme le Parti Communiste (taxation du kérosène par exemple mais évidemment une fiscalité plus juste, le retour de l’ISF, des dispositions pour récupérer les 80 milliards de fraude fiscale qui concerne les plus gros patrons : voir le PDG se Renault-Nissan épinglé par l’état japonais)

Cela me semble-t-il  conduirait les gilets jaunes vers une victoire sans pour autant qu’aient lieu des récupérations qu’ils peuvent craindre à juste titre.  Qu’ils sachent qu’une victoire dans l’entente avec d’autres catégories de citoyens vaut mieux qu’une exploitation d’un échec par le pouvoir et quelques autres faux amis qui ne font qu’un vulgaire populisme !

Quant aux décisions répressives du pouvoir elles ne pourront avoir lieu si les mécontentements trouvent une expression collective. Castaner prend le chemin qui est le plus risqué…Pour lui et son gouvernement  !

Quant à la critique systématique des politiques qui a des adeptes dans ce mouvement  il faut la bannir. Tous les politiques de sont pas fautifs. L’abstention n’est pas un remède et comme je le disais à un ami électeur il y a peu : « tu prétends ne plus voter ou voter blanc parce que la politique de Macron te déçoit, que Hollande et Sarkozy t’ont déçu et peux tu me dire pourquoi tu ne voterais pas communiste ? Tu l’as fais hier, tu peux le faire demain non ? « 

à la sortie de Vern-sur-Seiche, en périphérie de Rennes, plus de 200 camions chargés de marchandises sont stationnés le long de la route qui mène au dépôt de carburant. Joel Le Gall/Ouest France/Maxppp<br /><br /><br />
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Pouvoir d’achat. Des gilets jaunes ne désarment pas et veulent « taper fort »

Mardi, 20 Novembre, 2018

Un peu partout en France, des manifestants ont décidé ce lundi matin de bloquer des dépôts de carburant. Près de Rennes, ils se disaient toujours déterminés, annonçaient vouloir « bloquer l’économie » avant de monter à Paris, samedi.

«Attention mouvement social », prévient le panneau lumineux, juste avant d’emprunter la sortie de Vern-sur-Seiche, en périphérie de Rennes. Quelques kilomètres plus loin, plus de 200 camions chargés de marchandises sont stationnés le long de la route qui mène au dépôt de carburant. Après un week-end à tenir les ronds-points, les gilets jaunes ont souhaité « passer à la vitesse supérieure » et « taper fort ». Le premier ministre, lui, est resté droit dans ses bottes, inflexible. De quoi doper les centaines de gilets jaunes qui se sont relayés toute la nuit pour « bloquer l’économie ». Après le 17 novembre, l’objectif est maintenant d’inscrire le mouvement dans la durée. Toute la journée, les barrages filtrants se sont poursuivis, des dépôts de carburant et la circulation des poids lourds ont été bloqués, en Ille-et-Vilaine, mais encore au nord de Toulouse ou à Fos-sur-Mer. 358 actions étaient répertoriées dans toute la France.

« Petit à petit, ça grignote de tous les côtés »

Depuis 8 heures, Nicolas, bonnet rouge sur les oreilles, est venu « faire (sa) part », avant d’embaucher à 14 heures. « J’ai toujours fait ce qu’on me dit, mais là, ça ne peut plus continuer. Ma femme travaille, nous gagnons correctement notre vie, environ 4 000 euros net par mois, et on se rend compte que ça suffit juste. Petit à petit, ça grignote de tous les côtés. Et pour les vacances, c’est une semaine, sinon on les paye à crédit », explique ce chauffeur routier. La prime à la reconversion automobile, le chèque carburant… Nicolas n’en veut pas. Lui veut pouvoir payer sa voiture, son essence avec son salaire, comme ses parents pouvaient le faire avant lui, explique ce salarié de 44 ans.

Maxime et Clément n’ont pas arrêté depuis samedi. Ils sont techniciens de maintenance. L’un vient de décrocher un contrat, sous-qualifié et sous-payé, l’autre a refusé un boulot à 100 km de chez lui, qui lui aurait coûté tous les mois 400 euros d’essence et 50 euros de péage sur 1 400 euros de salaire. Tous deux veulent que ça bouge. « La politique de Macron, c’est la sienne, pas la nôtre. S’il faut que je prenne des journées sans solde, je les prendrai, parce que sinon on va morfler », assure Maxime. Pour eux, l’objectif est de tenir toute la semaine et, samedi prochain, de monter « en masse » à Paris. Malgré leur enthousiasme, les deux Normands ne cachent pas leur déception quant à la mobilisation. « Dans mon entourage, tout le monde râle, s’emporte devant son poste de télé, “like” mes posts sur Facebook, mais samedi ils sont restés cloués sur leur canapé », regrette l’un d’eux.

Un sentiment que relativise Chrystelle. « Pour un début, c’est pas si mal même si, avoue-t-elle, c’est difficile de ramener du monde. Mais personne n’avait prévu que ça se prolonge. » Elle et son mari tiennent une boulangerie à Rennes. Depuis 6 heures, ils se relayent. Lui a apporté deux sacs de pain et des chouquettes pour le petit déjeuner. Elle reste pour la journée. Le boulanger a prévu ensuite de revenir le soir avec les invendus. « À cause du carburant, de la spéculation sur les céréales, la baguette va prendre 5 centimes. Car la farine, le beurre, le sel, tous nos produits augmentent. Nos clients râlent », raconte Chrystelle. C’est pour eux qu’ils ont voulu faire partie des gilets jaunes. Car, estime-t-elle, « les autres, à Matignon ou à l’Élysée, ils en ont rien à foutre, ils n’écoutent rien. Ils ne peuvent pas comprendre, vous avez vu les salaires qu’ils touchent et le prix de leur vaisselle » ! Des gestes de solidarité, les gilets jaunes en reçoivent à la pelle. Outre les coups de Klaxon, certains passent avec du café ou encore de la soupe. Les conducteurs de poids lourds, « otages » des gilets jaunes, soutiennent à la quasi-unanimité la mobilisation. « Je viens de sortir d’un dossier de surendettement, alors, les problèmes de pouvoir d’achat, je m’y connais », ironise Pierre.

Sur la cinquantaine de personnes installées au coin du feu, seules trois sont syndiquées. Claudine, Laurent et Christine sont de toutes les manifestations ou presque : la dernière en date était celle du 9 octobre, sur les salaires justement. Ici, « les revendications sont les mêmes que celles de nos syndicats », assure Laurent. Mais « beaucoup n’ont plus confiance, ils ne sont pas séduits par les discours et les syndicats ont trop perdu de batailles », analyse l’enseignant.

Clotilde Mathieu

Cet article a été publié le Mardi 20 novembre 2018 à 01:19 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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