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  • Ian Brossat Chef de file des communistes

    Européennes

    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Un chantier s’ouvre pour les communistes !

Posté par jacques LAUPIES le 24 novembre 2018

Le Congrès n’est pas achevé mais sa première journée laisse supposer que les communistes vont dans l’unité s’atteler à un grand renouvellement de pratiques qu’ont voulu une majorité d’entre eux.

La situation politique nationale fait apparaître combien les français ont besoin de la contribution des communistes pour en finir avec la  domination d’une poignée de détenteurs des richesses et le mépris avec lequel ces derniers traitent les plus pauvres de ce pays mais également les différentes couches sociales qui voient leur statut social se dégrader et, souvent, ne supportent plus que les plus défavorisés se trouvent privés des droits élémentaires à l’éducation, à la santé, à la justice, à la sécurité sociale, à des revenus décents, à une fiscalité plus juste.

De ce point de vue, malgré les interrogations que cela peut susciter, les tentatives d’instrumentalisations par des forces politiques de droite et d’extrême droite, les communistes doivent se ranger du côté de ceux qui entrent dans des luttes par eux-mêmes et pour eux mêmes, comme le démontrent les gilets jaunes.

L’émergence de ce mouvement nous appelle à une grande réflexion sur la nature des revendications exprimées et le positionnement social de ceux qui les défendent…

 

Photo Mathieu Mercuri.

Photo Mathieu Mercuri.

Pierre Laurent : « Je crois plus à la dignité de la politique qu’à la politique du spectacle »

Vendredi, 23 Novembre, 2018

Depuis ce matin, quelque 800 communistes sont réunis à Ivry sur Seine pour leur 38è congrès. Pierre Laurent, secrétaire national sortant, qui devrait être remplacé dimanche par le député du Nord Fabien Roussel, a ouvert les débats avec un discours très personnel.

 

Les communistes voulaient un congrès extraordinaire. Ils l’ont. « Pas seulement parce qu’en juin 2017, quand j’en ai fait la proposition, je souhaitais que notre calendrier ordinaire soit bousculé » a rappelé d’emblée Pierre Laurent. « Extraordinaire, parce que les évolutions du monde et de l’Europe le sont chaque jour un peu plus. Extraordinaire, parce que l’élection d’Emmanuel Macron accélérait subitement une recomposition politique. Extraordinaire parce que l’amère frustration laissée par la campagne présidentielle chez les communistes, risquait d’handicaper notre capacité à faire face de manière offensive », a relevé le secrétaire national sortant. « La planète brûle, le GIEC tire toutes les sonnettes d’alarme, les peuples souffrent, le capital multinational se gave, les GAFAM veulent diriger le monde, nous dicter nos vies, contrôler nos données. La  paix n’est plus un acquis mais une urgence. Le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie  et l’exclusion se banalisent à nouveau », a lancé le sénateur de Paris, inquiet de l’« incessant chaos politique ». Car « la dignité humaine est bafouée, du berceau au cimetière, de l’école à l’hôpital, rien de ce qui fait la vie n’est censé échapper au diktat de la finance ». En écho aux débats qui ont agité le PCF ces dernières semaines sur le texte d’orientation qui sera voté ce week-end, Pierre Laurent a dessiné sa vision du rôle qu’il voudrait voir jouer au PCF. Face aux colères qui explosent, comme ce sera encore le cas avec les gilets jaunes ce week-end, Pierre Laurent défend « une force qui contribue par sa proximité, son sens populaire, ses propositions, son attitude, ses actes, son savoir-faire rassembleur à faire pencher la bascule du côté de la démocratie et de solidarité, plutôt que de la violence et de la division, comme sait si bien le faire l’extrême-droite ». Le secrétaire national a aussi salué le travail effectué par les militants communistes et les multiples batailles animées sur tout le territoire, du tour de France des hôpitaux, à la campagne au sein de l’appel de Grigny pour des mesures d’urgence pour les quartiers populaires. « Dans toutes les batailles, a insisté Pierre Laurent, nous sommes confrontés à ce défi politique : Comment transformer la défiance, la colère, l’exaspération grandissantes en une exigence de changements politiques ? ». « Tel que nous le concevons, le communisme est une immense mise en mouvement de la démocratie, a-t-il précisé. Le communisme est pour nous le mouvement de cette émancipation, un mouvement de conquêtes démocratiques, un processus de mise en commun des capacités humaines et des ressources naturelles démocratiquement  décidée, progressivement construite, fraternellement consentie et sans cesse renouvelée ».

Pour apporter sa pierre aux débats du week-end, le sénateur de Paris a précisé sa vision d’un communisme dont « la visée touche donc à l’extension continue de ces potentiels d’émancipation, pour les droits humains, pour la mise en commun  d’un progrès social, humain, solidaire, écologique pour tous, pour  la liberté féministe, le refus de tout racisme, la maîtrise partagée des richesses, des pouvoirs et des savoirs et le droit à la paix ». Sur les stratégies politiques du PCF, qui ont été au cœur des désaccords lors de la préparation du congrès, beaucoup de militants critiquant notamment le soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017, Pierre Laurent a rappelé que « le rassemblement est la marque indélébile du mouvement communiste. Notre effort de rassemblement concerne à tout moment, et les forces politiques, et tout le corps social, intellectuel citoyen, sociétal ». Sur la campagne européenne, et le travail mené par le chef de file Ian Brossat, Pierre Laurent a salué une démarche « conquérante et rassembleuse », apte à ne pas « laisser le destin de l’Europe se jouer entre les forces libérales et les forces nationalistes et xénophobes ».

Pierre Laurent est revenu sur ses 8 ans à la tête du PCF

Enfin, le secrétaire national sortant a abordé sa succession à la tête du PCF, après avoir renoncé à se représenter pour permettre l’unité des communistes, dont une partie demandait un renouvellement profond de sa direction. « Nous allons élire un nouveau secrétaire national, Fabien Roussel. Fabien  aura tout mon soutien pour réussir. Nous ne voulons ni d’une direction qui refait le match en permanence, ni d’une direction godillot. Nous voulons une direction de tout le parti, avec tout le monde pour être unis et inventifs dans les batailles à venir », a-t-il lancé sous les applaudissements. 

« Le renouvellement est un bon signal que nous envoyons, conforme à ce que nous voulons faire pour notre parti. Et ce signal est d’autant plus fort qu‘il s’accompagne du rassemblement de nos forces auquel j’entends pleinement contribuer » a précisé celui qui devrait devenir président du conseil national. « Oui, mesdames et messieurs les journalistes, mesdames et messieurs les  commentateurs de la vie politique, nous ne sommes pas un parti comme les autres, a-t-il raillé. Le débat chez nous n’est pas une guerre de chefs, les egos ne devancent pas l’intérêt général ». Puis, avec beaucoup d’émotion, le sénateur de Paris a évoqué sur un ton beaucoup plus personnel son expérience à la tête du PCF depuis 8 ans, remerciant les militants pour « tout ce qu’ils lui ont apporté ». « Je l’ai fait avec la passion du débat, du raisonnement, de la confrontation des idées, dans le respect et l ’écoute des autres.  Je me suis plu à rester moi-même quand les médias voudraient tant nous formater et formater la politique », a confié Pierre Laurent, précisant, « C’est vrai, je crois plus à la dignité de la politique qu’à la politique du spectacle, et ce fut parfois un de mes talons d’Achille ». Et de conclure, sous un tonnerre d’applaudissements : « Je serai là demain aux côtés de Fabien et de vous tous, la sincérité de mon engagement, de notre engagement intacte. Et face au cynisme des puissants, c’est là notre force. Ne l’oublions jamais. »

 

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