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De claires propositions face à un gouvernement qui recule à de trops petits pas

Posté par jacques LAUPIES le 5 décembre 2018

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Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Gouvernement. Philippe laisse la colère des gilets jaunes intacte

Posté par jacques LAUPIES le 5 décembre 2018

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Le 17 novembre, à Toulouse. «	C’est cette fraternité, cette égalité et cette liberté qui sont recherchées et affirmées sur les 0x201Cbarricades0x201D improvisées de la contestation	», déclare le psychanalyste. Alain Pitton/NurPhoto/AFP<br /><br />

Le 17 novembre, à Toulouse. « C’est cette fraternité, cette égalité et cette liberté qui sont recherchées et affirmées sur les 0x201Cbarricades0x201D improvisées de la contestation », déclare le psychanalyste. Alain Pitton/NurPhoto/AFP
 
Mercredi, 5 Décembre, 2018

En annonçant une série de mesures, dont une suspension de la hausse des taxes sur les carburants prévue au 1er janvier, le premier ministre monte seul au créneau dans la crise des gilets jaunes, sans parvenir à éteindre la colère.

Le premier ministre propose aux Français et aux gilets jaunes un marché de dupes. En apparence, le pouvoir recule, pour la première fois depuis le début du quinquennat et après trois semaines de mobilisation des gilets jaunes, avec la suspension pour six mois des taxes prévues au 1er janvier. Dans une déclaration depuis l’hôtel Matignon, Édouard Philippe a confirmé hier un moratoire sur la hausse de la taxe carbone, sur l’essence, le fioul et le diesel, la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence et l’alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gazole des entrepreneurs non routiers. Il assure également du maintien des tarifs du gaz et de l’électricité « pendant l’hiver » et la suspension du durcissement du contrôle technique pour les véhicules diesel.

« Si les impôts baissent, il faudra que les dépenses baissent »

Mais, ajoute le premier ministre, les « Français ne veulent ni hausses d’impôts ni nouvelles taxes ». Édouard Philippe prévient : le gouvernement présentera la note du manque à gagner pour le budget de l’État. Les taxes initialement prévues de 3 centimes pour l’essence et de 6,5 centimes pour le diesel devaient rapporter sur un an 2,8 milliards d’euros supplémentaires, dont 900 millions pour le gazole et l’essence. « Si les impôts baissent, il faudra que les dépenses baissent, (…) cela s’applique dès à présent pour la suspension des taxes que je viens de décider », a déclaré le premier ministre. Ce qui revient à dire que ces 2,8 milliards, il faudra bien les trouver dans le budget de l’État, dans de nouvelles économies budgétaires sur lesquelles le chef du gouvernement ne s’est pas étendu. « Le premier ministre a prévenu que le peuple devra payer cette suspension par une nouvelle baisse des services publics, estime ainsi Jean-Luc Mélenchon (FI). La priorité du pouvoir reste donc de protéger les ultrariches, pour lesquels le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune n’est toujours pas à l’ordre du jour. » Reprendre d’une main, en services publics, ce qui est donné de l’autre, un moratoire sur les taxes nouvelles, pas sûr que cela suffise à éteindre la colère sur les barrages (lire notre reportage ci-contre). Surtout quand s’agrègent celles des lycéens, des ambulanciers ou d’étudiants d’universités parisiennes, qui comptent se joindre au rassemblement des gilets jaunes, toujours prévu samedi.

Les mesures annoncées, censées donner de l’air au gouvernement durant six mois, histoire de passer le cap des élections européennes de mai 2019, « ce n’est pas suffisant s’il s’agit juste de retarder les augmentations », a estimé le président de LR, Laurent Wauquiez. « Le gouvernement répond trop tard, trop peu et à côté de la plaque », réagit le député communiste Sébastien Jumel. Selon l’issue du débat à l’Assemblée aujourd’hui, le groupe socialiste envisage de se joindre à la motion de censure projetée par le PCF et la France insoumise, qui serait débattue la semaine prochaine.

Rien sur la CSG et les pensions de retraite, rien sur le niveau de vie

En matière de salaire minimum, le premier ministre réussit le tour de force de présenter comme « une hausse de plus de 3 % du Smic net, c’est-à-dire une des plus importantes de ces vingt-cinq dernières années », la simple hausse légale et l’augmentation déjà budgétée de la prime d’activité (versée par l’État). Rien non plus sur l’ISF, l’une des revendications phares des gilets jaunes, rien sur la CSG et les pensions de retraite, rien sur le niveau de vie. « Dès le premier jour, poursuit Sébastien Jumel, je suis allé à la rencontre des gilets jaunes, qui se mobilisent car ils sont en état de détresse sociale. J’ai discuté avec des trentenaires qui disent avoir renoncé à l’idée même d’avoir des enfants tant ils ne peuvent pas se projeter, faute de moyens, alors qu’ils travaillent. (…) Cette colère des gilets jaunes et des Français implique des réponses à un tout autre niveau. »

L’UDI Jean-Christophe Lagarde plaide, lui, pour « un geste sur la CSG et sur les salaires en dessous de 2 000 euros, en défiscalisant davantage les heures supplémentaires par exemple ». Et de réclamer « une commission spéciale parlementaire, réunissant tous les groupes, afin d’auditionner tous les gilets jaunes qui le souhaitent. Il faut que le Parlement devienne une chambre d’écoute des citoyens plutôt qu’une chambre d’écho du gouvernement ». Même dans la majorité, la réception des mesures est sévère. « Elles ne seront pas suffisantes mais elles ont vocation à engager enfin le dialogue, (…) l’exécutif aurait tout à gagner à s’appuyer beaucoup plus fortement sur les députés de sa majorité qui font des propositions. Cela fait deux semaines que je passe mon temps à en faire remonter », se plaint la députée Olivia Grégoire. On a connu mieux comme accueil.

« Macron se trompe s’il pense qu’un mouvement aussi profond et ample peut être stoppé par de tels artifices, prévient encore Jean-Luc Mélenchon. Si le pouvoir ne veut pas en prendre la mesure, il doit revenir aux urnes. » Dans l’étrange ballet du pouvoir ces temps-ci, il faut noter l’emploi du « je » par Édouard Philippe, une quinzaine de fois en dix minutes de discours hier, et trois mentions seulement du président. Le premier ministre pense-t-il lui aussi aux urnes, à se replacer ainsi au centre du jeu politique, occupant en quelque sorte le silence du chef de l’État, au risque de jouer les fusibles ?

Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini

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