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Comme le souligne l’article ci dessous paraissant ce jour dans l’Humanité : comment traduire l’action des gilets jaunes sur le plan politique. Il n’y en a qu’une c’est entendre et appuyer la démarche communiste.

Posté par jacques LAUPIES le 28 décembre 2018

Modestes, il est des communistes qui préfèrent appeler au rassemblement des forces de gauche pour accomplir cette mission et ne pas se replier sur nous mêmes. Très bien mais il y  a un temps pour tout et le temps actuel c’est de dire qu’entre tous les autres : de l’extrême droite au  LREM et nous il n’y a rien de bien crédible pour se prévaloir d’une quelconque capacité à solutionner comme il se doit les exigences qu’ont les Gilets jaunes.

Il n’est pour ces derniers, à qui beaucoup trop de monde fait hypocritement allégeance en espérant les récupérer électoralement ou les laisser se noyer dans une démarche d’autonomie politique, également récupérable que de se tourner vers les syndicats comme la CGT pour amplifier leur lutte et le Parti communiste pour y donner une traduction politique.

Le reste n’est que bavardage et littérature. Désolé de vous le dire si crûment !

Vous voulez une explication : regardez l’histoire  politique de notre pays, le combats menés par les communistes et les syndicats attachés à la lutte des classes et de masse et vous aurez la réponse.

Pourquoi ce qui fut vrai hier serait périmé aujourd’hui ?

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Gilets jaunes. Des ronds-points aux bulletins, quelle traduction politique ?

Vendredi, 28 Décembre, 2018

À moins de cinq mois des européennes, entre les velléités d’une liste « 100 % gilets jaunes », l’extrême droite en embuscade et la défiance vis-à-vis des corps intermédiaires, l’aboutissement politique de ce mouvement citoyen inédit reste à écrire.

L’idée était dans l’air. Elle pourrait bien se concrétiser. Une vingtaine de personnes réunies sous la bannière « Coordination nationale des gilets jaunes » se sont réunies, le 20 décembre, à Paris pour travailler sur « une stratégie électorale » en vue des élections européennes, qui se tiendront le 26 mai prochain. « La perspective est bien de composer une liste pour les européennes », confirme Jean-François Barnaba, l’une des figures médiatiques du mouvement. « On est en train de mettre en place tous les groupes de travail, des pôles thématiques, dans lesquels des citoyens vont faire remonter du terrain un certain nombre d’idées et de revendications », assure également Hayk Shahinyan, qui a déposé les statuts d’une association, Gilets jaunes, le mouvement. Ce restaurateur de 25 ans, passé par les rangs du MJS (Mouvement des jeunes socialistes), est l’un des initiateurs de cette liste aux européennes.

Vers une liste aux européennes ?

« La plupart des gilets jaunes que j’ai rencontrés sont des gens qui ne votent plus depuis longtemps. On leur propose d’arrêter de boycotter les élections en rejoignant enfin un mode de fonctionnement innovant », explique-t-il. Alors, les gilets jaunes peuvent-ils devenir un mouvement politique ? Les personnalités qui encouragent la création d’une liste 100 % gilets jaunes, de Bernard Tapie à Francis Lalanne, en passant par l’écrivain Alexandre Jardin, peuvent en faire douter. Un milliardaire fraudeur fiscal, un chanteur dépassé ou un écrivain qui assurait les meetings d’Emmanuel Macron pendant la présidentielle… avec un tel attelage, difficile d’être crédible et de dessiner une cohérence politique. Pourtant, Jean-François Barnaba l’assure : « On crée les conditions pour que cette liste se réalise. » Un piège, craignent déjà certains gilets jaunes, qui s’inquiètent d’une division du mouvement. Sans parler d’une dispersion des voix, dont Emmanuel Macron et Marine Le Pen sortiraient vainqueurs, sans que cette irruption citoyenne, qui a remis les inégalités sociales au cœur du débat politique, ne trouve de débouchés lors de cette élection. La majorité s’en frotte déjà les mains et ne s’en cache pas. « Puisque chaque jour on nous dit “Voilà les nouvelles propositions”, eh bien, qu’ils s’organisent, qu’ils fassent une plateforme de propositions et qu’ils aillent aux élections », a lancé le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. Le 8 décembre, un sondage réalisé par l’institut Ipsos créditait de 12 % d’intentions de vote une liste des gilets jaunes aux élections européennes.

Jeudi, c’était au tour de Florian Philippot d’annoncer la conduite d’une « liste hybride mi-Patriotes mi-gilets jaunes » aux européennes. « Ce n’est pas sorti de mon chapeau depuis trois semaines, je voulais déjà donner cette coloration sociale au Front national », se justifie l’ancien bras droit de Marine Le Pen, alors que le RN est toujours annoncé en tête du scrutin. Opposée à la hausse du Smic, la patronne du RN, dont le projet politique est en contradiction totale avec les aspirations démocratiques et sociales exprimées par les gilets jaunes, espère patiemment que le dévoiement de ce mouvement serve de marchepied à un débouché autoritaire, à l’image de ce qui s’est passé en Italie avec le Mouvement 5 étoiles.

Transformer la colère en espoir

« Saurons-nous faire grandir les conditions d’une issue émancipatrice ? » interroge la députée FI Clémentine Autain. La question reste entière, tant les formations de gauche avancent affaiblies et en ordre dispersé. « Notre but, ce n’est pas de récupérer, mais d’être récupéré, et j’ai l’honneur de vous dire que c’est fait », affirmait un peu rapidement Jean-Luc Mélenchon début décembre, alors que son mouvement, en panne de dynamique, peine à incarner naturellement le débouché politique des gilets jaunes. « La colère, si elle est seule, elle ne produit rien de bon », avertit Fabien Roussel. « Nous voulons donner aussi l’espoir et montrer qu’il y a d’autres choix à faire », explique le secrétaire national du PCF, qui souhaite une « liste ouverte à des gilets jaunes, des blouses blanches, des robes noires, des cols bleus » pour sortir du duel mortifère entre « l’Europe des technos » et « l’Europe des fachos ».

Maud Vergnol

 

 

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