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Les escrocs et maîtres-chanteurs des médias et d’internet…

Posté par jacques LAUPIES le 31 janvier 2019

 

 

 

liberationmutuelle.jpg

 

Point n’est besoin de vanter l’internet. Cette réalisation dont on dit que l’impact est aussi important que l’a été l’invention de l’imprimerie connaît, comme cette dernière d’ailleurs, des utilisateurs plus ou moins crapuleux qui côtoient, dans l’usage,  ce que l’Humanité porte de meilleur !

Ainsi sommes nous menacés par des délinquants sans scrupule, produits abondamment dans un monde d’inégalités et d’injustices, lesquels nous harcèlent, nous menacent, veulent nous faire chanter en se saisissant d’information qui font, qu’hélas plus rien de ce qui nous concerne n’est secret, ou ne peut le rester.

En général cela se traduit par de fausses factures, des soi-disant remboursements de trop perçu par une administration (CAF, EDF, finances publiques, opérateurs téléphoniques, etc) quand ce n’est pas par un piratage de votre ordinateur et donc de ce qu’il y a de plus intime de votre vie privée. Je ne parlerai pas des espionnages et destructions des systèmes les plus élaborés dont sont victime les entreprises et les administrations.

En subissant des attaques individuelles, pour des pratiques que réprime non la loi mais les morales abrutissantes qui sévissent à tour de bras en ce monde, on peut ainsi être livré à la vindicte populaire, excellente façon de déstabiliser un individu, une famille, voire un groupe auquel il appartient. D’ailleurs les médias eux-mêmes consacrent beaucoup de temps à des faits divers les plus abominables en exploitant les techniques nouvelles de communication, amplifiant ainsi l’effet de psychose généralisée. Cela nous révèle que gangsters et policiers peuvent jouer avec et ainsi s’en prendre  à notre vie privée, les uns pour nous escroquer, les autres au nom de notre protection.

C’est le témoignage de ce que l’humanité et les sociétés qui la composent comportent de cancers qu’il faut éradiquer,  mais comment ?

Par la loi ? Sans doute mais à vouloir trop protéger les libertés individuelles on risque précisément de les mettre en cause. Comme on dit aussi « trop de loi tue la loi » Il en est ainsi dans tout les domaines de la vie économique, sociale, sociétale, culturelle, etc. Le recours à la loi et à ceux qui ont à charge de la faire respecter n’ôte en rien les dégâts causés par la délation.

La seule réponse ne peut être que dans la résistance et résider dans le combat ouvert contre les cyber délinquants. Et comme toujours, dans le combat pour la transformation des rapports sociaux qui sont hélas encore fondés sur l’exploitation du travail physique et intellectuel de son semblable,  nous éloignant de cette coopération qui elle seule peut faire progresser les savoirs et leur utilisation. La vraie réponse à la mauvaise utilisation des sciences et des techniques ne peut donc passer par la négation de ces dernières, voire leur destruction, mais bien par une prise de conscience à caractère philosophique et politique pour élever les consciences.

C’est sans doute trop demander aux hackers et autres auteurs de délations, ainsi qu’à une société qui se délite de manière inexorable ! 

 

 

 

Atteinte à la vie privée : qu’est-ce qui entre dans le cadre de la « vie privée » ?

Le concept de vie privée est très large et regroupe tout ce qui se rapporte à la vie privée et à l’intimité d’une personne. Il englobe notamment toutes les paroles prononcées dans un cadre privé, les images appartenant à la personne ou la représentant (photos), les informations relatives à son domicile ou aux lieux qu’elle fréquente, les informations relatives à son état de sa santé, ses courriers et ses emails privés, les informations relatives à sa vie familiale ou à sa vie amoureuse. Enfin, les opinions politiques, religieuses ou philosophiques font elles aussi partie de la vie privée.

Toute personne qui rend public des éléments appartenant à la vie privée d’une autre personne et sans son consentement encourt des sanctions pour atteinte à la vie privée.

 

Atteinte à la vie privée : définition juridique

En droit, l’atteinte à la vie privée désigne le fait de violer les droits au respect de la vie privée d’une personne.

Le droit au respect de la vie privée désigne un des droits fondamentaux de l’homme. Il est énoncé dans l’article 9 du Code civil :

« Chacun a droit au respect de sa vie privée ».

Le droit français ne définit pas précisément ce qu’il faut entendre par « droit au respect de la vie privée », afin de laisser des marges d’appréciation importantes aux juges. Ce droit contient plusieurs aspects : le droit au respect de la vie familiale, de la vie sentimentale, le secret relatif à la santé ou encore le droit à l’image.

L’atteinte à la vie privée ne concerne que les personnes physiques. Les entreprises ou les associations ne peuvent pas invoquer ce droit. En revanche, une personne morale (entreprise, association…) peut être poursuivie pour atteinte à la vie privée.

Les escrocs et maîtres-chanteurs des médias et d'internet... dans POLITIQUE

Grace à ce journal je peux évoquer une multitude de sujets sur ce blog car ce qu’il dit est la Vérité

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« Dans le contexte du maintien de l’ordre, les policiers sont très fortement encadrés par leur hiérarchie et le pouvoir politique qui garde un oeil très attentif sur ces stratégies de maintien de l’ordre. »

Posté par jacques LAUPIES le 30 janvier 2019

 

Jérémie Gauthier

Sociologue, co-auteur de « Police, questions sensibles », PUF, 2018.

Il était l’invité de La Midinale de Regards,

Ce lundi 28 janvier 2019

https://youtu.be/xc6ehb9t4C8

« La conscience de classe s’est en partie effacée au profit d’autres manières de se représenter le monde social. »

 

Sur les gilets jaunes
« Il faut rappeler que cette mobilisation est une mobilisation qui concerne des questions économiques, l’imposition la justice fiscale, les taxes, mais qui concerne aussi l’ordre symbolique avec une volonté d’exister dans l’espace public, dans les médias, d’être écoutés pour un certain nombre de personnes qui n’ont pas accès à ces espaces de paroles. »
« Petit à petit, au cours de ces mobilisations, les questions policières ont pris de plus en plus de place. »

 

Sur la réponse policière
« Il est assez clair que la réponse qui a été privilégiée de la part des autorités est une réponse policière. »
« Pour évaluer la nature et l’intensité de ces confrontations, il faut regarder dans l’histoire. On peut remonter aux grandes grèves de l’après-guerre, en mai 68, les manifestations autonomes des années 70 et évidemment les confrontations qui ont lieu dans les quartiers populaires des grandes villes depuis la fin des années 70. »

 

Sur la radicalisation des manifestants et des forces de l’ordre 
« Le terme de radicalisation est compliqué a manié dans le contexte actuel. »
« Les manifestants semblent s’être déradicalisés puisqu’on ne manifeste plus en France avec des armes à feu (…). Du côté des forces de l’ordre, l’équipement est sans commune mesure avec ce qu’il était il y a encore une vingtaine d’année. »

 

Sur l’équipement des forces de l’ordre
« Certaines des armes des forces de l’ordre sont fabriquées par des sociétés qui produisent de l’armement guerrier. »
« La comparaison européenne montre que la police française se caractérise par à la fois des stratégies et à la fois un équipement particulièrement dolosif et des stratégies particulièrement répressives. »
« Du côté allemand, toutes les observations qu’on a menées montrent qu’en manifestation, ces types d’armes – de type flash ball – ne sont pas utilisées. »
« D’une manière générale, le nombre et l’intensité des blessures qu’on relève ces derniers temps en Allemagne est sans commune mesure avec ce qu’on relève en ce moment en France. »

 

Sur la formation des forces de l’ordre
« La police française est une institution qui forme, spécialise ses agents dans le maintien de l’ordre. »
« On voit de plus en plus fréquemment – principalement depuis les révoltes dans les quartiers populaires – que, à ces unités spécialement formées pour le maintien de l’ordre, on y ajoute des unités issues de la police de sécurité publique comme les brigades anti criminalité, qui sont des policiers en civiles, très mobiles. »

 

Sur le cas de Jérôme Rodrigues et les blessés côté manifestants 
« Ces actes, ces blessures, ces mutilations interviennent dans le cadre d’une doctrine d’emploi des policiers. »
« Dans le contexte du maintien de l’ordre, les policiers sont très fortement encadrés par leur hiérarchie et le pouvoir politique qui garde un oeil très attentif sur ces stratégies de maintien de l’ordre. »
« Je ne pense pas qu’on puisse parler de bavures puisque l’usage des ces armes s’inscrit dans une volonté politique, une volonté policière et une doctrine d’emploi de la police. »

 

Sur le bilan des victimes des violences policières (et la transparence)
« On constate que d’un côté, les policiers sont très fréquemment sanctionnés mais ils le sont pour des faits qui relèvent d’actes d’atteintes à leur propre institution : actes de corruption, de vol de matériel, d’atteintes à leurs propres collègues. En revanche, quand il s’agit de faits de violence envers des manifestants, envers la population, ces faits-là, sont beaucoup plus rarement sanctionnés par l’administration policière. Peut-être est-ce en raison, en France, de l’absence d’une organisation de contrôle de la police, indépendante. »
« Dans ce type d’affaires [Jérôme Rodrigues], il est important de mettre en cause la responsabilité du pouvoir politique – les gens qui définissent la doctrine d’emploi, et l’armement de ces policiers. »

 

Sur les relations police/population (comparaison avec l’Allemagne)
« En Allemagne, c’est qui est très frappant, quand on observe la police du quotidien allemande, c’est qu’on lui donne pour mission d’être une police de service public, de réponses aux demandes de la population, une police de résolutions de conflits et les policiers sont formés pour cela – ils valorisent ce type de missions – alors qu’en France ce sont d’autres types de missions qui sont valorisées par les policiers, souvent des missions qui sont liées à l’anti-criminalité et à l’anti-délinquance. »

 

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Brésil. Le président Lula proposé pour être le Nobel de la paix

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2019

LU DANS L’HUMANITE

 

En août 2018, Adolfo Pérez Esquivel, défenseur argentin des droits de l’homme, s’est rendu au Brésil pour soutenir Luiz Inacio Lula da Silva, injustement condamné à douze ans de prison, au te rme d’une cabale politico-judiciaire. Joedson Alves/EPA
 

Mardi, 29 Janvier, 2019

Près d’un demi-million de personnes ont déjà signé une pétition lancée par l’artiste argentin Adolfo Pérez Esquivel pour faire de l’ancien chef d’État un prix Nobel de la paix. Celui qui est aujourd’hui prisonnier politique a été à l’initiative d’un programme d’éradication de la faim.

Quel goût a la farinata ? Ces granulés, exclusivement réservés aux pauvres, qui rappellent les croquettes pour animaux, et dont nul ne connaît la composition, ont été présentés en 2017 par le maire conservateur de São Paulo, João Doria, comme une révolution dans la lutte contre la faim dans la métropole. Qu’importe finalement que les experts jugent que la farinata creuserait un peu plus les inégalités au lieu de les résorber. Et qu’elle constituerait « un recul par rapport aux progrès obtenus ces dernières décennies dans le domaine de la sécurité alimentaire », selon le conseil régional de la nutrition. Au Brésil comme ailleurs, le terme de « révolution » ne cesse d’être dévoyé au profit de projets réactionnaires. Au début des années 2000, Luiz Inácio Lula da Silva, aujourd’hui prisonnier politique embastillé sans preuve, démarrait, lui, sa présidence par l’ambitieuse campagne « Fome Zero » (Faim zéro). « Nous devons vaincre la faim, la misère et l’exclusion sociale. Notre guerre ne vise à tuer quiconque mais à sauver des vies », disait-il alors.

« Le Brésil a quitté la carte de la faim dans le monde »

L’emblème de la campagne – une assiette, un couteau et une fourchette sur fond de drapeau brésilien – disait « l’émerveillement des sensations rassasiées » cher à l’écrivain Jean-Marie Le Clézio. Mais également le goût de tout ce qui manque, au-delà du riz et des haricots. Et notamment de l’espoir. En 2014, au cœur du quartier populaire de Campo Limpo, Lula invitait chacun à mesurer les avancées du géant sud-américain depuis le début des années 2000 : « Auparavant, la mère de famille qui allait faire ses courses revenait le panier vide car tout était inabordable. La viande est devenue accessible, on peut se permettre d’aller au restaurant, de voyager, d’entrer à l’université. Qui aurait imaginé ça ? Companheiras, dites à vos enfants qu’avant, l’espoir n’était pas permis. »

Si un certain nombre d’aspirations se sont évanouies depuis l’élection de Jair Bolsonaro à la présidence, des citoyens semblent pourtant résolus à mener un combat extrêmement politique afin de porter la candidature de Lula au prix Nobel de la paix 2019 au nom de la « corrélation entre la garantie des droits de l’homme par les peuples, en particulier la santé et la sécurité alimentaire, et la construction internationale de la paix », assure le Comité de solidarité internationale pour la défense de Lula et de la démocratie au Brésil.

Portée par le lauréat du Nobel de la paix en 1980, l’artiste argentin Adolfo Pérez Esquivel, la pétition a déjà réuni près de 500 000 signatures (1), dont celles des sociologues Jean Ziegler et Éric Fassin, d’Angela Davis, de l’acteur Danny Glover, du linguiste Noam Chomsky et du syndicat UGTT. Selon eux, les programmes Fome Zero et Bolsa Familia (Bourse familiale) « ont été principalement responsables de la baisse des taux de malnutrition dans le pays (de 11 % en 2002 à moins de 5 % en 2007), ainsi que de la réduction de l’extrême pauvreté qui, selon un rapport de la Fondation Getúlio-Vargas (FGV), a chuté de 50,6 % au cours de la période liée au mandat de Lula. Cela a permis au pays de réaliser le succès historique de quitter la carte de la faim dans le monde des Nations unies en 2014 ».

Sur le plan international, les politiques initiées par Lula ont en outre été à l’origine d’une série de programmes à travers le monde et notamment de Zero Hunger International, en 2004, sous la houlette du gouvernement brésilien, de l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et du président français Jacques Chirac. En outre, à l’inverse de son prédécesseur, qui prend déjà fait et cause pour tous les faucons qu’abrite la planète, Lula n’a cessé de jouer un rôle de médiateur, soulignent les initiateurs de la campagne. Ce fut le cas entre le Venezuela et la Colombie, lors du conflit armé en Colombie, et pour la Déclaration de Téhéran visant à établir un accord réglementant le programme nucléaire iranien.

« Un exemple mondial de la lutte contre la pauvreté »

Le dépôt de candidature auprès du Comité Nobel s’achève jeudi. Peuvent présenter un nom des parlementaires et ministres, des chefs d’État, des membres de la Cour internationale de justice de La Haye et de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye, ou des professeurs, recteurs et directeurs d’université. Pour porter l’initiative, Adolfo Pérez Esquivel soutient que la faim « est un fléau et un crime dont sont victimes les peuples soumis à la pauvreté et la marginalité, privés de vie et d’espoir pour des générations. Pour cette raison, si un gouvernement national devient un exemple mondial de la lutte contre la pauvreté et les inégalités, contre la violence structurelle qui nous afflige en tant qu’humanité, il doit être reconnu pour sa contribution à la paix dans l’humanité ».

Et de faire résonner cette phrase de Martin Luther King : « Si on m’annonçait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier. »

Lina Sankari

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Aura t il fallu attendre l’affaire Carlos Ghosn pour que le monde découvre les conditions d’incarcération au Japon : un vrai scandale !

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2019

 

 

Un ex détenu de la prison, où est incarcéré Carlos Ghosn raconte son cauchemar. Le camp des droits de l’homme du monde capitaliste devrait faire profil bas devant de tels comportements de la justice de l’un de ses « fleurons »!

La diffusion sur FR3 du film « Invincible » truffé de violences et hyper mal traitements contre les prisonniers américains, et autres, lors de la deuxième guerre mondiale dépassent l’entendement. Cette description n’est pas faite pour donner un visage sympathique des japonais même s’il s’agit des fascistes d’il y a 70 ans dans ce pays.

 

 Lu sur 

Régis Arnaud
Il y a 3 heures
prison de Carlos Ghosn© Kim Kyung Hoon prison de Carlos GhosnLe 14 mai 2002, le diplomate, intellectuel et écrivain Masaru Sato était arrêté et placé en garde à vue. Il était accusé d’avoir fourni des informations confidentielles à une maison de négoce japonaise. Incarcéré 512 jours avant son procès, il avait le même statut que Carlos Ghosn aujourd’hui. Il a finalement été reconnu coupable par la justice. Ecrivain prolixe aux positions iconoclastes, il est devenu, après sa détention, une des figures les plus importantes du débat public au Japon. Pris dans un système judiciaire où l’aveu joue une place centrale, il proteste aujourd’hui encore de son innocence avec fermeté. Il raconte son passage en détention.ChallengesPouvez-vous nous décrire les conditions d’une détention au Japon ?Masaru Sato. Il y a trois sortes de lieu de détention au Japon : la prison, pour les condamnés, où ils purgent leur peine avec travaux forcés ; les salles de détention dans les commissariats ; et des endroits comme Kosuge le lieu dans lequel se trouve Carlos Ghosn. Dans ce lieu on enferme certains criminels (assassins, pyromanes, violeurs, voleurs qui ont blessé leur victime et auteurs de crimes graves), les hommes politiques et les délinquants en col blanc comme moi-même ou M. Ghosn, enfin les condamnés à mort. On reconnaît les cellules des condamnés à mort à ce qu’ils ont le droit de regarder la télévision. C’est déjà une grande souffrance que d’être placé aux côtés de telles personnes.Comment s’est pasée votre arrivée ? J’ai été soumis à un examen physique. On a vérifié si j’étais tatoué, si j’avais le doigt coupé, et si je portais un piercing sur le sexe, qui sont des marques d’appartenance aux yakuzas. C’est humiliant. J’étais nu, à quatre pattes. Et un gardien me dessinait, soulignant les marques particulières sur mon corps. Ce qui a pris beaucoup de temps. Beaucoup.On ne vous a pas pris en photo ? 

Si, quand je portais des vêtements. Quand j’étais nu, non. On a inspecté mon corps, jusqu’aux fesses. Les hommes d’affaires japonais soumis à un tel traitement sont si traumatisés que d’ordinaire ils avouent vite, car ils veulent sortir le plus vite possible. Ils ne veulent plus subir d’humiliations. Même s’ils sont innocents.

Que se passe-t-il si, comme vous ou Carlos Ghosn, on refuse d’avouer ?

La plupart des gens envoyés à Kosuge ont déjà avoué. Mais certains, comme moi, ou M. Ghosn, non. En tout je suis resté en détention 512 jours. Jusqu’au bout je n’ai pas avoué, pas même jusqu’au bout du procès. J’ai été déclaré coupable. Le procès a duré sept ans. J’ai été condamné à deux ans et six mois, mais avec quatre ans de mise à l’épreuve. Et je n’ai pas eu le droit de sortir du Japon pendant onze ans. Carlos Ghosn va encore rester quelques mois en prison. Il est possible qu’il ne puisse pas quitter le Japon pendant quatre ou cinq ans. S’il n’avoue pas, cela va durer longtemps.

Comment se passent les discussions avec le procureur ?

Les entretiens pouvaient durer 14 heures au maximum, 3 heures au minimum. Les interrogateurs criaient. Parfois ils éteignaient dans la pièce, et je ne voyais plus que leur visage éclairé par l’écran de l’ordinateur. Il n’y a jamais de violence physique. La violence est toujours mentale. Pour les moments importants, le procureur reste seul.

L’avocat de M. Ghosn, M. Otsuru, est un ancien procureur. Peut-on imaginer qu’un ancien procureur puisse défendre correctement M. Ghosn?

Oui, je le pense. Mon avocat aussi était un ancien procureur. Les avocats ordinaires ne comprennent pas comment les procureurs réagissent. Je pense que M. Otsuru est très compétent.

Le gouvernement japonais ne peut-il pas intervenir ? Garder Carlos Ghosn ainsi va se transformer en honte internationale, non ?

Le gouvernement ne peut pas intervenir. La justice est indépendante au Japon. L’administration ne peut pas l’influencer. Seule exception : une grâce. Mais elle s’applique à celui qui avoue…

Carlos Ghosn serait désormais fréquemment à l’infirmerie après son séjour dans une cellule spéciale. A quoi ressemble la cellule « spéciale » d’un détenu ?

Dans une cellule spéciale, le plancher est en tatami dont les lanières ont été enlevées, par crainte que les prévenus se pendent avec. La cellule a une caméra et un microphone enregistreur. Le gardien peut vous regarder et vous écouter 24h/24. Chaque soir, quand le bâtiment devient sombre, la cellule du détenu « spécial » reste allumée, mais la lumière est tamisée, pour que continue l’enregistrement. Donc on ne peut pas bien dormir. Il est interdit de se couvrir la tête avec le drap. La tête doit être face caméra, de 21h à 7h du matin. Il faut être dans le futon, pendant dix heures, sans bouger. C’est très difficile. Il fait très froid l’hiver. Si on bouge un peu trop, un gardien viendra vous réprimander. Le garde passe toutes les quinze minutes, et vous regarde. Dans mon cas il était interdit de rencontrer des gens, hormis les avocats. La famille ne pouvait pas envoyer de lettre, ni en recevoir. Je ne pouvais pas lire de journal. Je ne pouvais lire que les livres transmis par l’avocat.

Les vitres sont très opaques. On ne sait pas s’il pleut, neige ou s’il fait beau. On comprend que c’est le soir ou la journée, car on perçoit la lumière du jour. Et on n’entend rien… Comme si on était dans un sous-marin.

Que fait le procureur pendant ce temps-là ?

Je n’avais pas conscience, avant mon arrestation, que le procureur était si déloyal. Il lui est en principe interdit de parler aux journalistes. Mais il leur parle en secret pour noircir l’image des suspects, de manière indirecte. Avant que le procès commence. Pour l’opinion publique nous sommes coupables avant d’avoir été jugés. C’était mon cas. C’est aussi celui de M. Ghosn.

Est-il vrai que vous êtes réduit à un numéro ?

Oui. On vous appelle deux fois par jour par votre numéro, et si vous avez un visiteur. Moi, j’étais le numéro 1095. Si votre numéro finit par 5 ou 0, cela signifie que vous êtes un criminel important.

Est-il vrai que vous n’avez pas le droit de parler, d’être debout, de vous allonger ?

Vous devez rester assis dans une certaine position sur votre coussin, dans un coin de la cellule, toute la journée.

C’est très douloureux. Il n’y a pas de chaise. Pour quelqu’un comme M. Ghosn, qui a l’habitude de s’asseoir sur une chaise, c’est une torture. Que vous soyez jeune ou vieux, c’est très difficile. Au bout de deux ou trois heures, vous êtes trop engourdi pour marcher. Si vous enfoncez un stylo dans votre jambe, vous ne le sentirez pas. Le corps s’habitue.

Vous n’avez pas le droit de parler. Si vous parlez, vous n’aurez plus le droit de lire de livres. Vous pouvez vous allonger sur le tatami, pas sur le futon, entre 13h30 et 15h, sous une couverture de laine. Après 17h vous pouvez déplier le futon et vous allonger dessus.

Par ailleurs M. Ghosn n’a pas le droit de porter des chaussures ordinaires, la prison estimant que cela faciliterait une fuite. Il porte des sandales. C’est une manière de créer un climat désagréable pour l’accusé.

Où a lieu la promenade ?

Dans mon cas la promenade se déroulait aussi à l’intérieur. Je ne voyais jamais le ciel. De la cellule je suivais une ligne blanche qui menait à une pièce de 15 m2 surplombée d’une grille sur laquelle les gardes marchaient. J’y marchais trente minutes. Cette pièce était elle-même surplombée d’un toit.

Et on croise des détenus en chemin ?

Parfois, mais on ne peut pas leur parler.

Comment est la nourriture ?

Pas mauvaise. On nous sert 30% d’orge, 70% de riz. Mais c’est de la cuisine japonaise : pour les étrangers, on peut leur donner en lieu de riz du pain de mie japonais. Bref ça n’est pas de la baguette !

Est-on attaché pendant les interrogatoires ?

Non. On n’est pas attaché dans le centre, mais on l’est, en laisse comme un chien, et menotté, quand on sort à l’extérieur, pour le tribunal par exemple.

Pas de montres ?

Pas de montre. Pas de miroir. On entend le bruit de l’horloge au moment des informations par la radio. Les nouvelles de 7h du matin sont enregistrées et diffusées à midi. Mais il y a une censure : lorsque les nouvelles sont diffusées, celles liées aux détenus sont retirées.

Quelle musique vous réveille ?

Une sonnerie. Puis une valse de Vienne. Toujours la même d’ailleurs. On se lave les dents, en écoutant la valse…

Il y a deux moments quotidiens pour la gymnastique : 10h et 15h.

On peut faire des courses, je crois…

Il y a un menu de choses qu’on peut commander. Les produits arrivent une semaine après. Mais je ne pouvais pas acheter le journal, ni des livres.

Pour vous, quel aspect de la détention a été le plus difficile ?

(Silence) Ne pas recevoir d’informations. Ni de la famille, ni des amis, ni sur mon cas personnel.

Comment sont les gardes ?

Très courtois. Très sympathiques. Ils l’ont été pour moi, ils le sont probablement pour M. Ghosn. Ils voient passer beaucoup de monde. Ils pressentent lorsqu’une détention est justifiée ou non.

La presse japonaise ne connait pas ces conditions ?

Je ne crois pas, non. Je pense que le bon côté de cette affaire est que les étrangers découvrent les conditions des droits de l’homme au Japon. Les journalistes japonais en général sont du côté du procureur ; ils ne le critiquent pas. Une minorité pense comme moi. Mais je pense que la presse est en train de changer un peu d’avis. J’ai raconté ça dans un livre, mais je ne l’ai pas raconté dans la presse. Parce qu’on ne m’avait pas interrogé dessus.

Je crois savoir que vous êtes russophone, que vous êtes un grand lecteur de Dostoievski, et que vous l’avez beaucoup relu pendant votre détention. Avez-vous pensé à son livre Souvenirs de la maison des morts ?

Oui, je dois dire que j’ai été mieux traité que les personnages de ce livre. Mais moins bien que le personnage de L’étranger de Camus.

 

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Arrêtez de faire des économies sur le dos de la santé des Français !

Posté par jacques LAUPIES le 28 janvier 2019

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Fermeture de la maternité de Creil -

Par / 22 janvier 2019

Arrêtez de faire des économies sur le dos de la santé des Français !

Ma question s’adresse à Mme la ministre des solidarités et de la santé.

Madame la ministre, l’agence régionale de santé des Hauts-de-France vient de prendre acte de la fermeture de la maternité de Creil, dans l’Oise, et de son transfert à Senlis. Cette décision a été prise contre l’avis des élus locaux, notamment le maire de Creil, Jean-Claude Villemain, le maire de Montataire, ancien sénateur, mon ami et camarade Jean-Pierre Bosino. (Exclamations ironiques sur les travées du groupe Les Républicains.) Il ne faut pas être jaloux ! (Sourires.)

Elle intervient contre l’avis des usagers, des syndicalistes, des personnels de santé. Il y a un an, je manifestais déjà à leurs côtés contre cette menace de fermeture, à l’appel de leur très actif comité de défense. Loïc Pen, chef de service des urgences, a démissionné pour protester contre cette fermeture. Peu importe, vous passez en force et tant pis pour les 1 500 accouchements réalisés par an au sein de cette maternité de niveau 3 !

D’autres maternités sont touchées, comme celles du Bernay dans l’Eure, du Blanc dans l’Indre, ou encore de Guingamp dans les Côtes-d’Armor. Il s’agit là d’une véritable catastrophe sanitaire qui se fait au détriment de l’intérêt des femmes, qui plus est à l’heure de l’aggravation des déserts médicaux.

Madame la ministre, les hôpitaux publics, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, ou EHPAD, le secteur psychiatrique, qui manifeste aujourd’hui même, sont en grande souffrance.

Pour répondre aux mouvements des blouses blanches, vous opposez votre projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé, qui comprend – faut-il le rappeler ? – vingt-trois articles, dont quatorze relèvent d’une ordonnance. Pensez-vous vraiment que, à moyens constants, ce texte peut améliorer l’accès aux soins, la qualité de la prise en charge sur tout le territoire et les conditions de travail des personnels ? (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et sur des travées du groupe socialiste et républicain.)

M. le président. La parole est à Mme la ministre des solidarités et de la santé.

Mme Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé. Madame la sénatrice Laurence Cohen, parmi vos nombreuses affirmations, beaucoup sont fausses,…

Mme Laurence Cohen. Ah ?

Mme Agnès Buzyn, ministre. … mais il en est une que je ne peux laisser passer : celle selon laquelle tout cela se fait au détriment des femmes.

M. Pierre-Yves Collombat. Ah !

Mme Agnès Buzyn, ministre. À l’heure actuelle, vous le savez, un certain nombre de maternités fonctionnent dans des situations de sécurité dégradées. Je l’ai affirmé et je le réaffirme devant vous tous : aujourd’hui, en France, aucune décision de fermeture de maternité ou de services de proximité n’est prise pour des raisons financières. (Murmures sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)

Mme Éliane Assassi. Vous allez les mettre en colère !

Mme Agnès Buzyn, ministre. La totalité de mes décisions est fondée sur des questions de sécurité, notamment liées à un défaut de remplissage des listes de garde dans un certain nombre de maternités. Ainsi, certaines fonctionnent parfois sans pédiatre, sans anesthésiste, avec des plateaux techniques qui ne sont plus en capacité d’assurer la sécurité des parturientes.

C’est pourquoi ces structures sont actuellement transformées en centres de périnatalité, qui, au contraire, améliorent la qualité du suivi des femmes, font de la prévention, de l’accompagnement à l’accouchement, de la sophrologie, assurent des suivis psychologiques, font de l’éducation thérapeutique, reçoivent les femmes après leur accouchement pour tisser le lien mère-enfant.

Mme Éliane Assassi. Ce n’est pas là que l’on accouche !

Mme Agnès Buzyn, ministre. Il y a donc non pas des fermetures de maternités, mais des transformations en centres de périnatalogie, et seul l’acte d’accouchement est transféré.

Le seul critère qui motive aujourd’hui les décisions prises par les agences régionales de santé est la sécurité sanitaire.

J’en viens à la maternité de Creil, qui vous tient à cœur, madame la sénatrice. Vous le savez, la décision a été prise par les équipes médicales dans le cadre de la restructuration des deux établissements concernés avant que je n’arrive au Gouvernement ; elle date de 2017. Le processus de restructuration de ces deux hôpitaux se poursuit avec l’aval des professionnels de santé. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)

M. le président. La parole est à Mme Laurence Cohen, pour la réplique.

Mme Laurence Cohen. Madame la ministre, je m’inscris totalement en faux. Vous propos témoignent d’une méconnaissance de la population du bassin de Creil : 40 % de personnes ne possèdent pas de véhicule. Alors, c’est sûr, ce sera beaucoup plus secure d’accoucher dans une voiture ou dans un camion de pompier ! (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et du groupe socialiste et républicain. – M. Loïc Hervé applaudit également.)

Il faut arrêter de faire des économies sur le dos des hôpitaux : 2 milliards d’euros d’économies depuis l’élection du Président de la République, c’est-à-dire depuis bientôt deux ans, cela suffit !

M. le président. Il faut conclure !

Mme Laurence Cohen. Les problèmes de santé sont vitaux pour les Françaises et les Français. Malheureusement, ce sujet ne figure pas au grand débat national. C’est un scandale !

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