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Récupération des gilets jaunes : bon pour les autres ? Je préfèrerai ralliement pour ce qui concerne le PCF

Posté par jacques LAUPIES le 3 janvier 2019

Le grand capital a réussi momentanément (même si cela doit durer encore trois ans) à nous « imposer » une pseudo ni gauche ni droite avec à la tête un poulain sorti de ses « Tours de la Défense ». Lieu, entre autres, où se fabriquent de futurs oligarques, hommes ou femmes d’état, bricoleurs médiatiques, à leur sortie d’un de ces centres d’apprentissage (ENA et autres) où ils sont, post adolescents, traqués et matraqués iéologiquement puis maqués pour servir des souteneurs multimillionnaires.

J’exagère ? Que non vous dis-je, car il m’est arrivé de croiser l’un de ces heureux élus qui acquerront leur notoriété première généralement en évitant le suffrage  universel ! Pour ensuite se faire élire à grand renfort de pognon, de politiques reconvertis, ayant traîné leurs savates parfois très à gauche, parfois parmi les « modérés » larves très ambitieuses de la droite ! 

Et voila qu’au moindre soubresaut (de taille il est vrai lorsqu’il s’agit des gilets jaunes) des plus pauvres, des plus déclassés, que s’agitent des dirigeants politiques espérant se refaire une santé faisant appel à cette « nouvelle élite », enfin à celle qui émerge dans la vague des mécontents !

Il faut trouver des leaders à ces nouveaux révoltés. Facile ! Quelques passages à la télé de personnages issus d’un casting bien adapté pour rendre crédibles les nouvelles vedettes avec des airs de ne pas toucher à la politique et le tour est joué. Sont ils là par hasard ? A vous de dire !

Pour les vieilles  barbes de la politique autant que pour les jeunes, engagés en pleine bataille pour les européennes ils vont choisir en fonction de la sensibilité politique supposée de ces sous-marins pour  renforcer leur armada ! 

Quitte à avaler quelques couleuvres il va falloir ne pas trop s’appesantir sur les origines, le passé politique, à la rigueur l’incohérence du discours des « nouveaux »  promus. Et l’on oublie vite ceux qui sur les ronds points se gèlent les couilles. Même Mélenchon s’accommode de ces troublants agitateurs. Le champion de la rhétorique dont les discours sont dignes de ses mentors (Mitterrand et d’autres leaders historiques que je ne citerai par respect de leur mémoire)

Mais me direz – vous les communistes font pareil ! Pourquoi ?

D’abord ils ne font pas pareil. Du moins on  l’espère. Ils ne peuvent d’ailleurs croire que ces gilets qui vont éventuellement être accueillis sur leur liste aux européennes, bénéficieront d’une grande publicité dès lors qu’ils auront affiché leurs convictions proche de celles qu’énonce le PCF depuis des lustres. 

Une sorte de clarification nécessaire pour les 60 % de français qui soutiennent les gilets jaunes et devraient faire un retour ainsi vers la seule organisation politique cohérente en leur faveur dans ce ce pays. Une organisation qui doit avant tout penser à son renforcement…

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Répression. Le gouvernement s’attaque aux chômeurs plutôt qu’au chômage

Jeudi, 3 Janvier, 2019

Casser le thermomètre plutôt qu’éradiquer la fièvre. En publiant un décret qui accentue les sanctions à l’encontre des demandeurs d’emploi, le gouvernement ne pose plus de limites dans sa volonté d’accroître les radiations et d’obliger à accepter des jobs précaires.

L’année 2019 est placée sous le signe d’une répression inédite des chômeurs. Lors de ses vœux aux Français, Emmanuel Macron a une nouvelle fois visé les privés d’emploi soupçonnés d’oisiveté. « Le gouvernement dans les prochains mois devra poursuivre ce travail pour changer en profondeur les règles de l’indemnisation du chômage afin d’inciter davantage à reprendre le travail. » Un jour plus tôt, un des décrets d’application de la loi avenir professionnel publié au Journal officiel a révélé un durcissement inédit des sanctions à l’encontre des demandeurs d’emploi. Comme si les mesures ­régressives présentées en mars dernier par le ministère du Travail ne suffisaient pas, le pouvoir a décidé de monter d’un cran encore dans la criminalisation. Au début, le fait de ne pas se rendre à un rendez-vous avec son conseiller Pôle emploi devait être sanctionné de quinze jours de radiation des listes au lieu des deux mois aujourd’hui. Finalement, ce sera un mois de radiation selon le décret, deux mois au bout de deux manquements et quatre mois au troisième. Suivant la petite phrase du président de la République sur les chômeurs qui n’auraient qu’« à traverser la rue pour trouver un travail », ceux-ci sont mis sous pression pour faire baisser les statistiques.

L’arsenal du flicage va encore être renforcé

Ainsi, l’insuffisance de recherche d’emploi comme le refus à deux reprises de deux offres raisonnables d’emploi vont être sévèrement sanctionnés. Dans un premier temps, le gouvernement avait évoqué des sanctions graduelles : suspension de l’allocation d’un mois la première fois, de deux mois la deuxième fois et de quatre mois la troisième fois. L’allocation devait être diminuée dès la deuxième fois. D’après ce décret, l’allocation est supprimée dès le premier manquement et non « suspendue » – ce qui permettait de conserver ses droits. « Le gouvernement est dans une logique d’amalgame entre le 0,4 % de fraudes et l’ensemble des demandeurs d’emploi », déplore Denis Gravouil, en charge des questions d’emploi à la CGT.

Selon une étude publiée par Pôle emploi, 8 % des chômeurs indemnisés contrôlés ne chercheraient pas activement un travail. « Cela représentait déjà 550 000 motifs de radiation par an en 2017 et, comme le gouvernement est monté en pression sur cette question, ce chiffre a encore augmenté, explique ­Tenessee Garcia, secrétaire général de la CGT chômeurs. Ce critère d’insuffisance de recherche d’emploi n’est absolument pas précis, cela va permettre de radier tous les chômeurs ! Nous avons le cas d’un privé d’emploi qui avait envoyé quarante CV, qui n’a jamais été reçu par Pôle emploi et qui a pourtant été radié pour ce motif… »

La mise au travail forcé des chômeurs ne s’arrête pas là. Le décret abroge aussi « la définition du salaire antérieurement perçu qui était pris en compte pour déterminer l’offre raisonnable d’emploi ». Le demandeur d’emploi sera poussé à accepter la première offre venue, même avec une rémunération très inférieure à celle de son dernier travail, sous peine de perdre ses droits au chômage (alors que l’ancienne règle stipulait qu’elle ne pouvait être en deçà de 95 % à 85 % du précédent salaire). Pour Denis Gravouil, le modèle allemand est clairement en train d’être mis en pratique. « Comme dans le cas des mini-jobs outre-Rhin, on va se retrouver avec un grand volant de travailleurs précaires, contraints d’accepter des boulots dégradés. » L’arsenal du flicage va également être renforcé. À partir de mi-2019, l’obligation pour le demandeur d’emploi de remplir un journal de bord en ligne de sa recherche sera expérimentée dans deux ou trois régions. Quant à la brigade de conseillers dédiés au contrôle des chômeurs, elle continue sa montée en puissance, passée de 200 personnes en 2015 à 1 000 d’ici à 2020, tandis que 1 300 postes seront supprimés en 2019 à Pôle emploi… « Avant, le radié pouvait s’adresser au directeur d’agence en cas de recours, précise Tenessee Garcia. Désormais, la réclamation est déplacée auprès de cette brigade, Pôle emploi va être encore plus juge et partie. C’est scandaleux que le gouvernement préfère faire la chasse aux chômeurs plutôt qu’au chômage. »

584 815 offres disponibles… pour plus de 6 millions d’inscrits

Face au tollé, Aurore Bergé, porte-parole des députés La République en marche, a tenté de justifier ce ciblage persistant des demandeurs d’emploi. Il serait effectué dans une « logique de justice », défendant « un équilibre entre des droits supplémentaires », par exemple en matière de formation et « des devoirs de recherche d’emploi notamment ». Une obsession de la remise au travail des chômeurs qui s’accommode mal de la réalité : hier, sur le site de Pôle emploi, 584 815 offres étaient disponibles pour plus de 6 millions d’inscrits.

Alors que la colère sociale s’exprime fortement dans le pays, que le bilan d’Emmanuel Macron est loin d’être flamboyant sur le front des créations d’emplois, avec un taux de chômage stagnant de 9,2 % à 9,1 %, les chômeurs n’en peuvent plus de faire figure d’ennemi public numéro 1. Cette avalanche de coups portés met Malika ­Zediri, de l’Apeis, association de privés d’emploi, hors d’elle. « C’est crapuleux ! Des études récentes ont montré que le renforcement des contrôles des chômeurs ne servait à rien. Ça me met en colère de voir que les presque 4 milliards que doit économiser l’Unédic correspondent au coût de la suppression de l’impôt sur la fortune. On prend très cher avec Emmanuel Macron. »

Cécile Rousseau

 

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