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Multiplier le phénomène « Gilets jaunes » ! Pourquoi pas les cannes rouges ?

Posté par jacques LAUPIES le 4 janvier 2019

 

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Ce jeudi j’ai écouté la diffusion du débat sur les retraites. Au demeurant l’exposé de Jean Paul Delevoye est séduisant et la promesse d’une réforme qui rendrait tous le français égaux en obtention de droit à la retraite ne peut évidemment laisser insensible !

Mais qu’en sera–t-il réellement ? Les questions posées par le groupes parlementaires d’opposition et certains députés laissent entendre qu’au delà de la recherche d’une universalité se profile des risques de régression des droits et un nivellement par le bas.

Certes il est toujours de mauvais aloi de critiquer, voire de dénigrer les réformes dont on nous dit qu’elle vont s’inscrire dans la justice et le progrès mais il est tout aussi risqué de ne pas prendre  en compte par qui elles sont mises en oeuvre et d’en revenir à notre bonne et  coutumière analyse de classe.

Car un Président qui depuis le début de son mandat  s’attache plus à diviser le différentes catégories sociales et soudain voudrait entreprendre (comme l’a dit en substance le haut commissaire Delevoye) de faire disparaître les inégalités entre les régimes, voire de combatte les jalousies que cela suscite, qui  n’hésite pas à culpabiliser les chômeurs, à fiche en l’air le code du travail et le statut des chemins de fer et des cheminots, honnêtement je crois pas un seul instant en ses vertus progressistes. 

Qu’il prenne appui sur un apparent social démocrate, franc-maçon de surcroit ne me rassure pas mieux même si les engagements  idéologiques de l’intéressé sont susceptible de séduire  dans les » hautes sphères intellectuelles » au sein desquelles se cachent d’ailleurs de  parfaits réactionnaires, si ce n’est des imbéciles en mal de recherche de notoriété.

Mais je n’aurais pas l’indécence de porter un jugement sur l’homme et, après l’avoir entendu, je reviendrai à mon sacro saint principe : situer les intérêts de classe avec lesquels il joue, peut-être malgré lui, pour me faire une opinion. Et cela ne demande point d’être grand clerc !

Travailler pour un gouvernement qui dans tous ses choix doit répondre à la question : comment mieux rétribuer le capital (il dit les entreprises) et faire des économies sur les dépenses sociales, ne peut évidemment donner qu’une faible marge de manœuvre à ce serviteur de la macronie ?

Si j’osais je dirais à certains retraités, qui n’ont hélas pas tous pris la mesure de ce qui attend leurs progénitures, soyez à la mode et préparez vous à brandir vos cannes (rouges de préférence)

Je suis partant pour vous accompagner  dans les jardins publics en plein centre ville pour y tenir des forums avant que la sénilité nous atteigne. A moins que vous ne soyez partant pour aller à la sortie des entreprises car  c’est là que le social se fera – ou pas !

 

Éducation. Ces « stylos rouges » qui veulent corriger le ministre

 

Multiplier le phénomène

Vendredi, 4 Janvier, 2019

La colère des enseignants s’exprime à présent via le mouvement des « stylos rouges », né sur Facebook. Il rassemble aujourd’hui plus de 45 000 professeurs déterminés à se faire entendre… et respecter.

C’est l’allocution d’Emmanuel Macron le 10 décembre qui a tout déclenché. Alors que le président de la République égrène les mesures avec lesquelles il espère éteindre le mouvement des gilets jaunes, des centaines de milliers d’oreilles attentives l’écoutent. Et attendent qu’il leur parle aussi, à eux, les enseignants. Les plus mal payés d’Europe, celles et ceux dont les rémunérations n’avancent plus – donc régressent – depuis des années, qui exercent dans des conditions toujours plus difficiles, qui mesurent le hiatus grandissant entre leur mission, leur vocation et la réalité du métier ; qui s’estiment déconsidérés, dénigrés, ni écoutés, ni entendus par leur hiérarchie, à commencer par le ministre qui la chapeaute, même quand ils font grève ou manifestent.

« Le groupe sert de soupape et de lieu d’échange »

Mais rien ne vient. Rien ! Pas même un mot, une allusion. Comme s’ils n’existaient pas… Dès le lendemain, l’un d’entre eux écrit sa colère – sur Facebook, parce que, quoique certains disent, les professeurs vivent sur la même planète que tout le monde. Son post reçoit aussitôt des centaines de commentaires. 24 heures de plus et une poignée d’entre eux décide de créer un groupe dédié sur le réseau social. « On se connaissait seulement par Facebook, explique Sam, jeune professeur des écoles en Seine-Saint-Denis et l’un des six administrateurs du groupe, mais on s’est rendu compte que tout le monde disait la même chose, que ce qu’il avait annoncé revenait à dire que c’était encore à nous de faire un effort alors que nos conditions de travail se dégradent de plus en plus. »

C’est une traînée de poudre. Au groupe s’est vite adjoint un compte Twitter. Un site doit être créé dans les jours à venir. Surtout, trois semaines après sa création et alors qu’on n’y est admis que sur inscription, le groupe compte déjà plus de 45 000 membres. Rapporté aux quelque 880 000 enseignants employés par l’éducation nationale, le chiffre prend un poids certain. « Le groupe sert de soupape et de lieu d’échange » précise Sam. Un « manifeste » y a été élaboré – encore provisoire, car il doit être soumis à l’approbation des membres. En trois grandes sections – « Revalorisation de notre métier », « Exiger une vraie bienveillance de l’État pour ses élèves » et « Reconnaître la qualité de notre fonction et de notre travail » – , il fait le point des principales revendications.

Les « stylos rouges » manifestent leur attachement à l’équité

Au premier rang de celles-ci, le dégel du point d’indice (dont la valeur détermine le salaire), bloqué depuis des années avec pour conséquence une perte considérable de pouvoir d’achat : « En 1981, explique Sam, un professeur gagnait en moyenne deux fois le Smic. Aujourd’hui, c’est tombé à 1,5 fois. Et ce n’est pas normal de commencer à 1 495 euros par mois quand on arrive avec un bac +5 ! Une revalorisation significative de notre métier doit passer par le salaire. »

 

 

À cette exigence essentielle s’en ajoutent bien d’autres. Certaines sont déjà bien connues comme la suppression des réformes en cours, y compris sur les retraites, la limitation des effectifs à 24 élèves en primaire comme dans le secondaire et l’arrêt des suppressions de postes ; d’autre paraissent plus originales comme la création d’une médecine du travail ou, dans le primaire, la fin des « inégalités d’une école à l’autre » dues au financement par les collectivités locales. Certaines traduisent une des spécificités du mouvement : sa grande transversalité. Indifféremment professeurs dans le premier ou le second degré, titulaires ou précaires, directeurs d’école, les « stylos rouges » manifestent leur attachement à l’équité.

« Ce qu’on réclame, ce sont des choses que les syndicats disent depuis longtemps ! » reconnaît Sam. La porte-parole du Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), Francette Popineau, le confirme : « Il n’y a pas de contradiction entre les “stylos rouges” et les syndicats. » Les deux s’accordent pour pointer la responsabilité du pouvoir. « C’est le ministère qui n’écoute pas les syndicats et nous oblige à trouver d’autres voies pour nous faire entendre », analyse Sam. « C’est eux qui fabriquent ce ressentiment », renchérit Francette Popineau, qui elle aussi a « très mal vécu » l’allocution présidentielle du 10 décembre. Pour le moment, syndicats et « stylos rouges » n’ont pas discuté. Même si les seconds préparent pour l’instant « des actions » de leur côté, ni les uns ni les autres ne s’opposent à une rencontre. Pour le ministre, la note pourrait être sévère.

Olivier Chartrain

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