Le pouvoir appelle BHL à la rescousse…

Posté par jacques LAUPIES le 12 janvier 2019

 

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LE DANGEREUX FARFELU REAPPARAIT POUR DEFENDRE LES FRIQUES…COMME D’HAB !

Le grand dadais surgit chaque fois que le bourgeois est en panne ou a besoin d’un coup de pouce pour faire avaler ses inepties et protéger ses profits…

Ses sympathies avec tout ce qui met en cause le droit des peuples, ou peut entraver la marche de ces derniers vers leur émancipation, sont devenues monnaie courante. Ce fouteur de merde s’en prend aux Dictateurs aussi bien qu’aux révolutionnaires pourvu que la bourgeoisie nationale et internationale y trouve son compte. Tel Zorro il arrive avec ses mots, ses harangues théâtrales, comme fouet, pour frapper celui qui touche à un camp qui très souvent pue le sionisme financier mais à n’en pas douter celui dont on dit qu’il n’a pas d’odeur : le fric.

Et il a le culot de se présenter en républicain, en démocrate, en défenseur des droits de l’homme, de la liberté, de la probité lui en qui transpire le contre révolutionnaire, l’intolérant, et l’usage médiatique  qui lui permet de réapparaitre pour vendre des livres.

A l’entendre mettre de l’huile sur le feu d’un conflit social, à la manière d’un Castaner, s’en prendre à des gens qui souffrent et luttent  pour vivre mieux en les assimilant à des factieux, on se demande ou est le philosophe et l’écrivain. Pujadas (LCI) pourrait-il nous dire qui l’a envoyé ainsi vers lui pour salir ainsi une combat qui révèle au grand jour que sa préoccupation essentielle est la défense de son pouvoir d’achat alors que le dandy vient nous vanter le grand débat en préparation dont Président, ministres, députés de la « majorité », ont exclu la discussion sur les salaires, les pensions, les minima sociaux insuffisants ?

BHL retourne à tes salons, voire à tes expéditions bien abritées et fous nous la paix ! Toi le guerrier des causes perdues d’avance ?

Gilets jaunes. Le gouvernement souffle sur les braises en misant sur le tout-sécuritaire

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Vendredi, 11 Janvier, 2019

En augmentant sans commune mesure l’encadrement policier en vue de l’acte IX de la mobilisation, l’exécutif ne semble pas vouloir calmer le jeu. À leur demande de dialogue sur les revendications sociales, les manifestants se voient opposer une répression massive.

La lettre aux Français promise par le président de la République le soir du 31 décembre sera présentée « soit à la fin de cette semaine, soit au début de la semaine prochaine », promettait jeudi sur RTL le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Cadrant les thèmes et les termes du « grand débat » qui devrait s’ouvrir le 15 janvier, elle renvoie à cette consultation les réponses aux revendications nées de l’urgence sociale. Une manière d’imposer des critères « respectables » au dialogue, quand l’expression directe des manifestants, dans la rue notamment, est réprimée.

Dans la Ve République, la parole du chef de l’État est d’or, spécialement quand celui-ci, à l’instar d’Emmanuel Macron, pense qu’« il manque un roi à la France ». Samedi 5 janvier, à peine dissipée la fumée des dernières grenades lacrymogènes, il condamnait ainsi sur Twitter la violence – réelle – de certains gilets jaunes, promettant que « justice sera faite ». La majorité, embrayant sur ce thème, n’a pas noté le paradoxe : l’immense majorité des manifestants est justement mobilisée pour la justice… sociale. Mais, dans la bouche des cadres de la République en marche ou du gouvernement, l’expression n’est jamais complète. Ainsi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’il reconnaissait jeudi sur CNews « une vraie souffrance de la part des gilets jaunes, faite d’incertitudes face à l’avenir, de sentiment de déclassement », n’exhortait l’exécutif qu’à la « fermeté » vantée par son homologue de l’Intérieur, Christophe Castaner. « La sécurité, c’est la première condition du fonctionnement de la démocratie ; la violence, c’est la loi du plus fort », lâchait ainsi Le Drian. Oubliant sciemment que « la loi du plus fort » est du côté de celui qui impose ses conditions. Jusqu’à dicter la fin de la « récréation » : il est temps, concluait-il, « que toutes les voix qui comptent dans ce pays, que ce soient les organisations syndicales, les associations, les leaders politiques, les journalistes disent “stop, on arrête là” ».

« De nouveaux reculs massifs pour les droits fondamentaux »

Matignon avait déjà tranché dimanche dernier, à en croire France Inter. « Ce n’est plus une question sociale mais une question de sécurité. » L’intervention d’Édouard Philippe, au 20 heures de TF1 lundi, était écrite : mobilisation de près de 80 000 forces de l’ordre ce samedi (dont 5 000 à Paris), nouvelle loi, en février, pour durcir la répression contre les casseurs, création d’un « délit de port de cagoule » et, surtout, établissement d’un fichier de personnes interdites de manifestation. Pour le gouvernement, le seul « état d’urgence » qui vaille est inscrit dans la loi sur la sécurité intérieure et le terrorisme d’octobre 2017.

« Qui voudra demain être fouillé et palpé pour accéder aux cortèges ? »,« qui prendra le risque d’une garde à vue pour s’être protégé de gaz lacrymogènes avec une écharpe ou des lunettes de piscine » ou de « rembourser collectivement des dégâts causés par d’autres ? » s’interroge le Syndicat de la magistrature, évoquant « de nouveaux reculs massifs pour les droits fondamentaux » : « En fait de “loi anti-casseurs”, il s’agit plutôt d’un projet” anti-manifestants »… Le premier ministre a quelques réflexes, ces propositions ayant été portées par la droite sénatoriale en octobre… « Les Républicains » réclamaient d’interdire de manifestation « toute personne à l’égard de laquelle il existe de sérieuses raisons de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public », mais pas ce fichier.

En attendant ce sombre futur à la Minority Report (1), le présent des manifestants n’est pas tout rose. Depuis le début du mouvement, le 17 novembre, on compte 5 339 gardes à vue sur le territoire national, et 815 comparutions immédiates, pour 152 mandats de dépôt au final, selon un décompte effectué par le Monde. Mais si, en province, les interpellations semblent ciblées (88,3 % donnent lieu à des poursuites judiciaires), à Paris, sans doute parce que les yeux de la nation s’y braquent à chaque mobilisation, la police ratisse plus large : sur les 1 628 gardes à vue, 798 ont été classées sans suite, soit 49 % ! Ce qui accrédite l’idée que l’exécutif veut « faire des exemples ».

Soixante enquêtes pour violence déja ouvertes par l’IGPN

Le volet sécurité du programme du candidat Macron promettait le retour « au cœur du métier de policier pour plus de présence sur le terrain » : allégement des « procédures » lors des gardes à vue ou des auditions, « outils répressifs au plus proche du terrain », interdiction de « la fréquentation d’un lieu » à un « individu générateur de troubles », augmentation des « marges d’autonomie, pour permettre aux échelons les plus bas une meilleure prise en charge des problèmes spécifiques locaux »… Des marges de manœuvre sur le terrain que le ministère de l’Intérieur aimerait appuyer, révélait le Canard enchaîné fin décembre, avec cet appel d’offres pour 1 730 nouveaux « lanceurs multicoup (et) monocoup », aussi appelés Flash-Ball. Une arme qui, selon le défenseur des droits dans son rapport de 2017, devrait être « retirée de la dotation des forces de sécurité dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre ». Pas sûr que le chiffre d’une soixantaine d’enquêtes pour violences menées par l’Inspection générale de la Police nationale depuis novembre 2018 ne grimpe pas…

(1) Film de 2002 de Steven Spielberg, dans lequel une police prédictive intervient avant la commission des crimes.
Grégory Marin
 

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