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La grande bourgeoisie est capable de tout pour défendre ses privilèges…

Posté par jacques LAUPIES le 13 février 2019

Maillol   DSC_0217-1 couleurs de juillet   taureaux espagnols   DSC_1090-1  Manade Meynes 2  DSC_0220-1

Photos au hasard à défaut d’illustration appropriée…

Dans son émission « apocalypse » d’hier soir la deuxième chaîne présentait l’accès au pouvoir de Hitler dans l’entre deux guerres.  Nous sommes souvent abreuvés  de ce genre de documentaire, en particulier pour dénoncer l’antisémitisme  qui fut l’un des éléments dont se servit Hitler pour accéder au pouvoir. Cependant, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre de film, sont évoqués d’autres éléments qui furent tout aussi importants, si ce n’est plus, tel  le combat mené  par les nazis contre les communistes qui constituaient une force importante contre la dictature en hitlérienne en construction. Y apparaît également la position de la droite allemande qui marqua pour une grande partie  d’entre elle sa préférence pour l’extrême droite allemande et l’attitude de la social démocratie qui après avoir écrasé la révolution spartakiste se refusa à établir un front antifasciste. De quoi nous ramener au présent…

 

L’histoire ne se répète pas dit-on ! Je ne souscrirai pas à ce raccourci pour interpréter les évènements que nous connaissons ! J’y préfère celui qui consiste à dire que la lutte des classes, toujours présente à notre époque, et sans doute plus aigue, en ce sens qu’elle prend des formes mondialisées (internationales et nationales) est bien plus instructive et devrait suffire pour comprendre ce qui se passe dans le monde actuel. A condition que cela repose sur une fine analyse de l’évolution de la composition de ces classes, de leur position dans les différents pays ou « blocs » qui sont le lieu de leur affrontement. 

 

Cela étant tous ces affrontements ont ceci de commun c’est que la classe dominante (économiquement et politiquement) dans le monde est prête à tout pour maintenir son pouvoir et ses privilèges. Cela n’a pas fondamentalement changé et appelle de la part des classes (et des couches sociales qui les composent) des stratégies  politiques qui ne peuvent ignorer l’histoire pour s’élaborer.

 

Chacune devant l’inexorable contradiction entre le capital et le travail cherchant la division chez l’adversaire et l’union dans son camp. La classe dominante, que pour simplifier nous appelons la « grande bourgeoisie » est très largement  minoritaire et relativement rassemblée face à des classes et catégories sociales dont la position économique, mais aussi sociale et culturelle, justifie qu’on les qualifie de »populaires ». Cela donne, aux unes et aux autres, prise à des idéologies qui sont adaptées à leurs intérêts. D’ou la floraison de partis, de tendances, dans lesquelles se reconnaissent ou pas, les électeurs.

 

D’ou les manipulations possibles par celui qui à les moyens de diffuser sa parole.  Cette situation est en période de crise extrêmement grave et dangereuse. L’histoire, si elle ne répète pas, a l’avantage de nous rappeler que la lutte des classes n’est pas une promenade de santé et que l’exploiteur est capable de tout pour garder la maitrise de l’économie et des différents pouvoirs : politique, médiatique, culturels, sans lesquels elle ne peut survivre ! Je dis bien CAPABLE DE TOUT !

Les portraits de Simone Veil, dessinés par l’artiste C215 sur deux boîtes aux lettres, ont été recouverts de croix gammées .
J. Demarthon/AFP
Antisémitisme. Comme un air vicié des années 1930
Mercredi, 13 Février, 2019
La dénonciation de la montée des actes antisémites, qui a connu un pic inquiétant ce week-end, a donné lieu à des lectures politiciennes, du gouvernement comme du RN.
Une fois n’est pas coutume, on peut tomber d’accord avec Christophe Castaner pour dire que « l’antisémitisme se répand comme un poison, comme un fiel ». Le ministre de l’Intérieur dressait, lundi, un bilan sans appel des actes antisémites, qui ont progressé de 74 % en 2018 (541 recensés, contre 311 en 2017). Ce week-end, surtout, un pic a été atteint dans l’ignominie. Samedi, la vitrine du restaurant parisien Bagelstein a été taguée d’un « juden » (juifs, en allemand). Lundi, l’un des arbres plantés à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) en mémoire d’Ilan Halimi, un jeune homme juif séquestré et torturé en 2006 en raison de son appartenance religieuse, a été retrouvé scié. Le même jour, deux portraits de Simone Veil, ancienne ministre rescapée de la Shoah, dessinés à l’occasion de sa panthéonisation en 2018 par l’artiste C215 sur deux boîtes aux lettres, ont été recouverts de croix gammées ; le siège du Monde (« Micron Rothschild », la « putain de la youtrerie universelle »), le centre de Paris (« Macron Jews’ Bitch », soit « pute des juifs » en anglais) (« truie juive ») ont été tagués. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, se défendait lundi sur France 2 de tout « amalgame »… tout en affirmant que c’est souvent « en marge de ces cortèges » de gilets jaunes, où « une part d’extrême gauche et une part d’extrême droite se mêlent », qu’on « retrouve ces inscriptions antisémites ». Et de renvoyer dos à dos, du même élan, extrême droite et extrême gauche à leurs « difficultés à dire qu’(elles) condamnaient les violences sans aucune ambiguïté »… Une énième accusation qui a provoqué de vives réactions.

Une  recrudescence préoccupante de tous les racismes

Hier matin, sur France info, Alexis Corbière a condamné ces actes, dans la foulée du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, ou de son mentor, Jean-Luc Mélenchon, selon qui ces tags « expriment la stupidité meurtrière sans fin des préjugés racistes ». Puis le député de la France insoumise a égratigné Benjamin Griveaux, qui « en profite pour faire de la politique politicienne ». L’antisémitisme n’est « pas un outil pour chercher à salir les opposants politiques », à moins de le « banaliser », prévient-il. Interrogé par l’Humanité, le député PCF Pierre Dharréville va plus loin. Notant une « recrudescence préoccupante de tous les racismes qui cherchent à s’exprimer », il appelle à « les combattre et les faire reculer ». D’autant plus que le contexte est à la « résurgence d’un certain nombre de courants d’extrême droite qui cherchent à se structurer dans les territoires. Il faut leur opposer une reconquête républicaine ». Dans l’Hémicycle, comme l’a initié la commission d’enquête sur la lutte contre les violences d’extrême droite, mais aussi sur le terrain. Ce n’est pas un hasard si « un certain nombre de locaux du PCF ont été tagués (croix gammées, croix celtiques, sigles SS – ndlr), ces derniers jours », comme à Vienne (Isère), note Pierre Dharréville. « Lorsque la crise sociale est forte », explique le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, dans un communiqué, « l’extrême droite s’agite et tente de dévoyer l’exaspération populaire vers ses obsessions identitaires, ethniques ou religieuses ». Ainsi le porte-parole du Rassemblement national, Sébastien Chenu, tout en dénonçant du bout des lèvres « ces actes barbares, et ce, quels que soient les lieux de culte et la foi concernés », se focalise-t-il sur les dégradations d’églises, accusant les « faiseurs d’opinion » de « choisir les victimes honorables… et les autres, que l’on peut laisser dans l’ombre ». Même dans ce contexte, « l’identité » importe…

Grégory Marin
 

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