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UNION EUROPÉENNE. COMMENT LES ÉTATS MEMBRES S’OFFRENT À LEURS MULTINATIONALES

Vendredi, 15 Février, 2019

Dans un rapport souvent implacable, un groupe de chercheurs altermondialistes, le Corporate Europe Observatory, inventorie, au-delà du pantouflage et du lobbying plus classique, les interventions discrètes des gouvernements au détriment de l’intérêt général.

Rédigé par le Corporate Europe Observatory (CEO, « observatoire de l’Europe des entreprises »), un groupement de chercheurs activistes basé à Bruxelles, un rapport rendu public ces derniers jours éclaire un pan assez méconnu de la construction des politiques de l’Union européenne. À côté des pantouflages bien connus – des ex-commissaires qui se mettent au service des multinationales, avec, en exemple le plus emblématique, l’ancien président de l’institution José Manuel Barroso, passé avec armes et bagages chez Goldman Sachs –, en plus du lobbying à grande échelle auprès des parlementaires européens, les grandes entreprises peuvent également compter sur les États membres et sur le Conseil européen pour dicter leurs exigences et faire respecter leur loi, celle qui place leurs profits au-dessus du bien commun et de l’intérêt général.

Dans son document d’une centaine de pages, le CEO aligne les affaires et les casseroles plus accablantes les unes que les autres. Certaines sont mieux connues que d’autres : l’Allemagne empêchant toute interdiction du glyphosate ou protégeant son secteur automobile sur fond de dieselgate, la Pologne contrecarrant les engagements sur le climat à l’horizon 2030 pour défendre ses entreprises qui exploitent le charbon. « On constate un risque très élevé de “capture” par les intérêts privés de certains États membres sur certains dossiers, au détriment de la démocratie et de l’intérêt public. Et cela tend à empirer », dénoncent les auteurs du rapport.

Pour le CEO, afin de se défaire de cette emprise, il faut étendre le « registre sur la transparence du lobbying », aujourd’hui limité aux activités de la Commission et du Parlement européen, aux réunions des Conseils européens, ministres ou chefs d’État. L’organisation réclame également que des comptes rendus complets des réunions des groupes de travail préalables au sommet européen, avec notamment les prises de position défendues au nom de chaque État membre, soient publiés et accessibles pour le grand public. D’une manière plus globale, le CEO plaide pour de « nouveaux modèles permettant aux citoyens d’en savoir plus et de faire valoir leur opinion sur les affaires de l’UE et sur le rôle décisionnel des États membres dans ce domaine ».

Thomas Lemahieu

Cet article a été publié le Samedi 16 février 2019 à 09:35 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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