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INDUSTRIE. LA FRONDE DES FONDEURS DU POITOU

Posté par jacques LAUPIES le 1 mars 2019

 

 

INDUSTRIE. LA FRONDE DES FONDEURS DU POITOU

Vendredi, 1 Mars, 2019

Près de 800 salariés des Fonderies de la Vienne attendent d’être fixés sur leur sort. Jeudi, la justice a acté trois offres de reprise et devrait trancher fin mars.

Dans la Vienne, la petite ville d’Ingrandes retient son souffle. Implantées historiquement sur la commune, les Fonderies du Poitou sont aujourd’hui menacées. Sœurs jumelles, filiales de Renault jusqu’en 2000, les deux entités sont aujourd’hui juridiquement séparées. L’une, Fonderie du Poitou, qui emploie 405 salariés et produit des cartes en fonte à 60 % pour le constructeur automobile français ; l’autre, Saint Jean Industries, 336 salariés, spécialisée dans la fabrication de culasses en aluminium, dépend à 90 % des commandes de Renault. Certes, indépendantes, les deux entreprises, qui partagent le même site industriel, sont menacées, placées en redressement judiciaire avec recherche de repreneurs. Jeudi, le tribunal de commerce de Lyon a clôturé le dépôt des offres.

Sur la table, trois plans de reprise, dont deux de dernière minute. Le principal et le plus ancien est porté par Liberty House. Le groupe métallurgique britannique, qui vient de s’offrir la fonderie d’aluminium de Dunkerque (ex-Pechiney), prévoit la reprise ferme de l’activité aluminium à Ingrandes et promet de conserver 215 salariés. « Mais Liberty a en plus rédigé une lettre d’intention concernant l’activité fonte dont nous n’avons pas le détail », explique Alain Delaveau, délégué syndical CGT de la Fonderie du Poitou. « Cette offre est appuyée par Renault, avec la complicité de l’État qui a certainement associé le rachat de la fonderie de Saint Jean Industries à celle de Dunkerque dans une négociation globale », poursuit le syndicaliste.

L’État et Renault doivent prendre enfin leurs responsabilités

Le plan était bien huilé. Gérés par deux juridictions différentes, les deux redressements judiciaires s’intègrent d’ailleurs dans un calendrier favorable à Liberty. Ainsi, détaille Alain Delaveau, « le tribunal de commerce de Lyon, qui gère le dossier aluminium, doit trancher le 19 mars, alors que celui de Poitiers, en charge de la fonderie fonte, rendra son verdict le 21 mars ». Le temps pour Liberty de retirer son offre, si d’aventure la reprise de Saint Jean Industries lui échappait, en déduit la CGT.

Jeudi, deux nouvelles offres sont venues contrarier les plans du donneur d’ordres et du gouvernement. L’américain Sekco propose ainsi la reprise de 335 salariés de la fonderie fonte et de 244 salariés de la fonderie aluminium. L’allemand Schrüfer, lui, porte une offre au rabais, sauvegardant à peine 300 emplois sur les deux entreprises.

Mais, pour les syndicats, c’est à l’État et à Renault de prendre enfin leurs responsabilités. « Renault utilise l’argument écologique pour faire fabriquer ses moteurs diesel hors de France, et nous en subissons les conséquences directes, note Alain Delaveau. Quant à Bruno Le Maire, qui jurait en octobre dernier qu’il allait nous sauver, on attend depuis six mois qu’il vienne à Ingrandes ! » tempête le syndicaliste.

Derrière les soubresauts qui agitent partout l’industrie automobile et ses fournisseurs, de GM&S à Ford Blanquefort, c’est la question de la réinternalisation chez Renault que la CGT pose désormais clairement. Un combat que mènent côte à côte le syndicat des fonderies et la CGT du constructeur. « Renault doit assumer ses responsabilités en réintégrant ces deux fonderies, et pas seulement pour sauver des emplois, mais bien parce que Renault a besoin de se réapproprier des bases industrielles sur lesquelles elle peut compter », déclarait ainsi vendredi dernier Fabien Gâche, devant les salariés en lutte des Fonderies du Poitou. Car, au fond, concluait le délégué syndical CGT de la coordination Renault, « il en va de l’avenir de la filière automobile française ».

Marion d’Allard

Cet article a été publié le Vendredi 1 mars 2019 à 00:44 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.

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