A lire dans l’Huma de ce lundi…

Posté par jacques LAUPIES le 17 mars 2019

 

 

MOBILISATIONS. PRINTEMPS CLIMATIQUE ET SOCIAL : SAISON DES LUTTES ?

Lundi, 18 Mars, 2019

En France, les marches qui se sont tenues samedi ont réuni près de 350 000 personnes. À Paris, un cortège historique a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants à l’appel d’organisations syndicales, environnementales et citoyennes. Une unité qui dessine un nouveau profil de bataille.

Ils avancent côte à côte, slalomant sur le trottoir du boulevard Saint-Martin, pour doubler le cortège qui s’écoule en masse dense vers la République, leur pas sensiblement plus actif que celui de la foule. La place parisienne est déjà pleine à craquer et le défilé coince au débouché de l’artère, poussé par un flot de manifestants qui, à 17 heures, ne semble pas encore près de se tarir. Pierre, la trentaine imposante, longue barbe auburn tombant sur un gilet jaune tatoué du logo rouge de la CGT, est penché vers Stéphane, l’œil vert et lui aussi le gilet fluo, mais rose, estampillé SUD Solidaires. « Dans tous les cas, il va falloir accélérer », est en train de souligner ce dernier. « La question environnementale est encore inégalement traitée par les syndicats alors qu’elle est indissociable de l’emploi ou de la santé des salariés. » Vrai, abonde son camarade, tout en continuant de se faufiler vers l’arrivée de la manifestation. « Si on ne s’occupe pas de tout cela rapidement, ça va nous revenir en pleine figure. Il suffit de superposer les données des atteintes sociales à celles des atteintes environnementales, elles correspondent, on ne peut plus les dissocier. »

Ne leur demandez pas, à ces deux-là, de quelle marche ils étaient samedi, celle des gilets jaunes, celle pour le climat ou celle contre les violences policières. Pour eux, la question ne se pose pas en ces termes. « Quel que soit l’angle sous lequel on le prend, c’est tout un système qui arrive à bout », concluent les deux gaillards, comme en écho à beaucoup de ceux qui ont défilé ce week-end.

On parle, selon qu’on soit de la police ou des manifestants, de 35 000 à 107 000 personnes à Paris, de près de 350 000 à travers toute la France. Peu importe le décompte que les autorités préféreront retenir, l’histoire, sur le fond, restera la même : cent quarante organisations appelaient à faire de cette nouvelle marche pour le climat – la quatrième du genre depuis septembre – une journée d’action globale, revendiquant dans un même souffle la justice climatique et la justice sociale, brocardant d’un même vent l’idée d’une fin du monde chaotique et…

Cet article a été publié le Dimanche 17 mars 2019 à 23:22 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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