ALGÉRIE. POSSIBLE DÉPART DE BOUTEFLIKA : LES ALGÉRIENS OSCILLENT ENTRE JOIE ET MÉFIANCE

Jeudi, 28 Mars, 2019

L’annonce de l’activation de la procédure de destitution du président algérien fait réagir dans tout le pays. Si certains y voient une victoire, une partie de l’opposition dénonce une manœuvre de l’ancien régime.

Si quelques klaxons ont résonné hier après-midi dans les rues d’Alger, après que Gaïd Salah, chef de l’état-major de l’armée, a annoncé sa volonté – via l’article 102 de la Constitution – de faire activer la procédure de destitution d’Abdel Aziz Bouteflika pour raisons médicales, la méfiance reste de mise en Algérie. Beaucoup y voient certes une victoire symbolique, après un mois de manifestation dont le mot d’ordre était basé sur le départ du président, mais dans ce contexte fragile de transition il s’agit aussi, pour beaucoup d’Algériennes et d’Algériens, d’une simple étape bien plus qu’un aboutissement qui pourrait s’avérer trompeur.

Certains politiques voient même dans cette annonce une manœuvre grossière de l’ancien régime. C’est le cas de Zoubida Assoul, présidente du parti de gauche d’opposition, l’Union pour le changement et le progrès (UCP), qui critique vertement l’intervention du plus haut gradé de l’armée. « Sur la forme tout d’abord, cette prise de position du chef d’état-major qui est aussi le vice-ministre de la Défense n’a pas lieu d’être, puisque le gouvernement a démissionné. Gaïd Salah n’a pas non…

Cet article a été publié le Jeudi 28 mars 2019 à 00:01 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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