Prendre la, parole si on ne nous la donne pas !

Posté par jacques LAUPIES le 31 mars 2019

 Pendant que l’on « amuse la galerie » avec les dissertations sur les gilets jaunes, leur compositions, leurs revendications, le gouvernement et sa majorité à l’assemblée nationale « tracent »  !

Ils « réforment » en mettant en cause nombre d’acquis sociaux, développent la liquidation des services publics et de la fonction publique. Sans compter qu’ils profitent de leur pouvoir politique et médiatique pour mener leur campagne pour les élections européennes !

Mais de qui se moquent-ils ? De nous citoyens retraités, de nous citoyens salariés, de nous citoyens exerçant une profession libérale, sommes agriculteurs, commerçants et artisans, tous préoccupés par cette jeunesse que l’on abandonne à la solidarité parentale ou hélas, démunie et sans ressource viable, à la jungle qui sécrète marginalité et délinquance.

Le bourgeois Macron, marionnette des banques et ses égaux dirigeants de  parti de droite, du centre et de…(complétez vous même ma liste) opposants ce jour et alliés demain.

La bourgeoise Le Pen attend au coin du bois que cette meute fassent grandir et sortir le troupeau des moutons égarés pour mieux les saigner, quand son heure, à elle et son clan, sera venue. En attendant elle se livre à des opérations  de compromis et de rafistolage qui ont leur pendant historique du temps ou l’on passe du socialisme national au nationalisme pseudo social. On sait où cela mène…

Les cabots qui se disent élus du peuple, politologues et parfois journalistes neutres (comme si cette espèce rare existait) aboient tant qu’ils peuvent, tenus en laisse par des garde chasse des plateaux de télés. 

Certes il y a des opposants sur qui nous pouvons compter. Certes oui, ils sont là, mais aucun ne chante à la même mesure et s’il en est un qui chante juste on le fait taire au cas ou il pourrait rendre la chorale audible et la « contaminer ». N’est ce pas Camarade Ian Brossat dont on ignore les trois quart du temps de présenter la candidature ?

Alors que faire d’autre pour cette masse de citoyens qui subit que de sortir du bois et de prendre la, parole si on ne nous la donne pas !

61 ans est l'âge légal de la retraite pour les femmes en Suède, Pologne, Croatie, Bulgarie... 67 ans est celui de l'Islande pour les hommes comme pour les femmes et qui va se généraliser en Europe.

61 ans est l’âge légal de la retraite pour les femmes en Suède, Pologne, Croatie, Bulgarie… 67 ans est celui de l’Islande pour les hommes comme pour les femmes et qui va se généraliser en Europe.
http://www.cleiss.fr/docs/ages_retraite.html

RÉFORME DES RETRAITES, POURQUOI PARTIR À 62 ANS VA SE COMPLIQUER ?

Samedi, 6 Octobre, 2018

C’est le top départ vers une énième réforme des retraites avec en avant première, la fusion Agirc-Arrco depuis le 1er janvier 2019 et ses conséquences pour les salariés et les cadres. Comparatif régime de retraite actuel et ce que prévoit la réforme notamment sur l’âge légal de 62 ans.

La retraite à quel âge ?

1.- Actuellement l’âge légal de la retraite est 62 ans pour tous les salariés. Cependant, il est possible de partir avant 62 ans dans les cas suivants :

- vous avez commencé à travailler avant 20 ans et donc effectué une Longue carrière

- vous avez été reconnus Travailleurs handicapés

- vous avez effectué un travail pénible et capitalisé des points « pénibilité » que vous pouvez convertir en trimestres pour la « retraite pénibilité »

Attention, sauf cas de retraite pour carrière longue, pénibilité et handicap, partir à 62 ans ne donne pas forcément droit à une retraite à taux plein puisque celui-ci dépend du nombre de trimestres cotisés et validés à l’assurance vieillesse (lire par ailleurs).

Par contre, la retraite à taux plein est automatiquement attribuée à ceux qui partent à la retraite à 67 ans (et non plus 65 ans) ou atteignent cet âge quand bien même ils ne totalisent pas le nombre de trimestres requis.

 2.- Le projet de réforme des retraites prévoit de maintenir l’âge de départ à la retraite à 62 ans. Cependant, selon le montant de leur pension de retraite, les salariés sont incités à travailler plus longtemps. Autrement dit travailler plus longtemps pour gagner plus (enfin un peu plus) de retraite !

D’ores et déjà l’âge légal est remis en cause à plus d’un titre :

- à compter du 1er janvier 2019, les salariés et cadres, nés en 1957 et après, qui prendront leur retraite entre 62 et 67 ans au taux plein, se verront appliquer un malus dit « coefficient de solidarité » de 10% par an pendant 3 ans sur leur retraite complémentaire Agirc-Arrco.

Cette mesure ne touche pas la retraite de base… pour l’instant. En effet, aux dernières nouvelles, il est prévu d’instaurer ce système de malus à la retraite générale.

Cela dans le but de vous faire partir plus tard puisque si vous attendez un an vous n’aurez pas de malus et vous bénéficierez d’une surcote de 1,25% par trimestre dans la limite de 4 (soit 5%) sur le montant de la retraite de base (CNAV-MSA etc.). Si vous attendez deux ans et plus vous bénéficierez d’un bonus de 10 à 30% sur votre retraite complémentaire + la surcote ci-dessus sur la retraite de base.

Et puisqu’il est question de fusion agirc-arrco (le 1er janvier 2019), celle-ci va faire baisser le montant des retraites des cadres du fait de la disparition d ela cotisation Agirc. Celle-ci leur garantissait 120 points de retraite complémentaire au titre de la GMP (garantie minimale de points).

Pour plus d’explications cliquez sur retraites-complementaires-fusion-agirc-arrco-et-conséquences

- le nombre de trimestres pour bénéficier de la retraite de base à taux plein passe de 166 à 172 (voir ci-après) selon votre année de naissance. Donc partir à 62 ans peut vous coûter une décote de 0,625 % par trimestre manquant sur la retraite de base si vous n’avez pas le nombre de trimestres requis pour une pension à taux plein,

- cette décote de 0,625% risque d’être augmentée comme le souhaite le Medef par la voix de son vice-président chargé du social, Claude Tendil. Dans un entretien publié le 30 mars 2018 dans Les Echos, il indique : « il faut inciter les assurés à partir plus tard que l’âge légal comme nous l’avons fait avec l’accord Agirc-Arrco. Il faudra mettre en place une nouvelle décote suffisamment forte pour inciter les gens à partir plus tard (65/67 ans). » 65/67 ans c’est l’âge légal prévu par les gouvernements européens.

âge légal de la retraite en Europe

conséquences du report de l’âge de la retraite

 

Combien de trimestres pour la retraite à taux plein ?

1.- Dans le régime de retraite actuel, pour bénéficier d’une retraite à taux plein dès 62 ans, votre relevé de carrière doit afficher le nombre de trimestres validés par l’assurance vieillesse suivants :

- 166 trimestres si vous êtes né(e) en 1955, 1956 ou 1957,

- 167 trimestres si vous êtes né(e) en 1958, 1959 ou 1960,

- 168 trimestres si vous êtes né(e) en 1961, 1962 ou 1963,

- 169 trimestres si vous êtes né(e) en 1964, 1965 ou 1966,

- 170 trimestres si vous êtes né(e) en 1967, 1968 ou 1969,

- 171 trimestres si vous êtes né(e) en 1970, 1971 ou 1972,

- 172 trimestres si vous êtes né(e) en 1973 et après.

Faute d’avoir le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein, deux possibilités :

- continuer à travailler après 62 ans pour valider des trimestres et obtenir le taux plein. Celui-ci est attribué d’office à compter de 67 ans même s’il manque des trimestres ;

- prendre quand même sa retraite qui subira alors une décote de 0,625 par trimestres manquant. Par exemple, un salarié né en 1955, 1956, 1957ou après à qui il manque 5 trimestres pour bénéficier du taux plein, bénéficiera d’une retraite au taux de 50% – (0,625 x 5) = 46,97%.

Rappelons que certaines périodes (chômage, service national, stages, congés maternité, paternité etc.) valident des trimestres pour la retraite. Prenez connaissance de la liste des dispositifs validant des trimestres retraites en cliquant sur http://www.legislation.cnav.fr/Documents/circulaire_cnav_2017_01_13012017.pdf

Précision : ce qu’on appelle retraite à taux plein équivaut à 50% du salaire moyen des 25 meilleures années pour les salariés du secteur privé et 6 derniers mois (primes non incluses) pour les salriés du secteur public.

2.- Ce que prévoit la réforme : mettre en place un compte sur lequel sont enregistrées les cotisations retraite versées par chaque salarié. Ainsi le salarié recevra le capital cotisé lors de son départ en retraite et il sera pris en compte la pénibilité.

Ce système concernerait les 42 régimes (de base et complémentaires obligatoires) des secteurs privés comme publics  qui seraient regroupés en un régime unique.

En clair la notion de trimestre cotisé ne serait plus prise en compte et le système remplacé par une retraite de base par points comme pour le calcul des retraites complémentaires. Le projet est que les assurés cotisent dans la limite de 120 000 euros bruts annuels de revenus d’activité, soit 3 plafonds de la Sécurité-sociale

Par aillieurs, alors que le montant de la retraite est calculé sur les 25 meilleures années (6 derneirs mois pour les fonctionnaires), il se dit qu’il serait calculé sur l’ensemble de la carrière pro! Rappelons qu’avant la réforme Balladur de 1993, la retraite était calculée sur les 10 meilleures années.

Ce système remet en cause l’âge légal de 62 ans puisqu’il oblige à travailler de plus en plus tard pour bénéficier d’une retraite décente. Il fait aussi disparaitre la notion de retraite à taux plein. 

 

Quel taux de cotisation vieillesse pour valider un trimestre ?

1.- Actuellement pour valider un trimestre de retraite, il faut cotiser sur un revenu trimestriel au moins égal à 150 SMIC horaires bruts, soit actuellement 1504,50 € bruts par trimestre (501 € bruts par mois).

Il faut donc avoir cotisé suffisamment. Avant 2014, c’était sur 200 SMIC horaires bruts.

Cela intéresse particulièrement les travailleurs précaires dont les bas salaires peuvent être insuffisants pour valider des trimestres vieillesses. Ca concerne aussi celles et ceux qui travaillent à mi-temps ou prennent un congé sabbatique dont la durée légale est comprise entre 6 et 11 mois. Dans ce cas, il vaut mieux répartir le congé sabbatique sur au moins deux ans (par exemple 6 mois la première année, 5 mois la suivante) afin de cotiser à l’assurance vieillesse sur 150 SMIC horaires bruts sur l’année.

Et bien entendu certaines périodes non travaillées, dites assimilées, valident des trimestres sans oublier des majorations possibles dont vous pouvez prendre connaissance dans notre article les-trimestres-retraite-sur-votre-releve-de-carriere

Attention contrairement à une idée reçue, ce n’est pas la durée du travail qui valide un trimestre mais le montant minimum du salaire brut soumis à cotisation.

2.- Ce que prévoit la réforme : la méthode en vigueur en Suède mais ça reste à définir. Simplement l’UGICT-CGT alerte sur le système à la suédoise

Quant aux cotisations salariales et patronales « retraites », elles resteront de l’ordre de 28% mais se pose la question : seront-elles supprimées comme celles destinées à l’assurance maladie et au chômage depuis le 1er janvier 2018 ? A surveiller car la tendance est au transfert des cotisations vers la CSG avec pour conséquence le désengagement des entreprises dans le financement des retraites.

 

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