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RÉPRESSION. RABAH SOUCHI, COMMISSAIRE RÉCIDIVISTE

Posté par jacques LAUPIES le 13 avril 2019

 

 

Un donneur d’ordres «	clivant et intransigeant	», aux méthodes autoritaires et musclées. La Voix du Nord/Maxppp<br /><br />

Un donneur d’ordres « clivant et intransigeant », aux méthodes autoritaires et musclées. La Voix du Nord/Maxppp
 

RÉPRESSION. RABAH SOUCHI, COMMISSAIRE RÉCIDIVISTE

Vendredi, 12 Avril, 2019

L’officier en charge des opérations de police, le 23 mars, à Nice, qui a mis à terre la militante Geneviève Legay, suscite de vives critiques, dans tous les milieux. Portrait.

L’homme qui a fait dégénérer la journée de manifestation du 23 mars à Nice (Alpes-­Maritimes) n’est pas un membre du Black bloc. Et pour cause, la capitale azuréenne n’a jamais eu affaire, depuis le début du mouvement des gilets jaunes, à aucun casseur en cagoule. Celui par qui arrivent régulièrement les dérapages n’est autre que le commissaire de police Rabah Souchi. Celui-là même qui a ordonné à trois sections de CRS de charger contre quelques dizaines de manifestants pacifiquement rassemblés sur la place Garibaldi, ce fameux 23 mars. Charge dont on sait aujourd’hui qu’elle fut à l’origine des graves blessures infligées à la responsable d’Attac, Geneviève Legay, et que les commandements des deux escadrons de gendarmerie présents sur les lieux ont eux-mêmes jugé disproportionnée, observant un donneur d’ordres « fébrile et d’une extrême nervosité ».

Bilan de la journée de travail du commissaire Souchi, ce jour-là : une dame âgée hospitalisée avec plusieurs traumatismes crâniens, des tirs de Flash-Ball dans l’après-midi contre une dizaine de manifestants rassemblés devant la gare SNCF, 80 interpellations sur 233 réalisées dans toute la France, dont celles de 10 secouristes volontaires… Au lendemain de ce sinistre samedi, de la mairie de Nice jusqu’à l’Élysée, on a d’abord cherché à disculper la hiérarchie policière azuréenne. Aujourd’hui pourtant, une enquête préliminaire pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » a bien été lancée, mais elle a, sans vergogne, été confiée… à la compagne du commissaire Souchi ! Le procureur de la République ne voyant « pas en quoi cela pose problème ».

« Préjugés humiliants » envers un syndicaliste étudiant

Qui est donc ce personnage dont la Macronie cherche si grossièrement à cacher les excès de zèle ? Né en 1969 à Roubaix, l’homme entre dans la police à 24 ans et gravit rapidement les échelons. Il devient commissaire en 2003 pour être d’abord affecté, deux ans plus tard, à la tête du service de sécurité de proximité d’Amiens, avant de devenir chef de circonscription à Arras, fin 2008. C’est dans cette fonction que le personnage commence à se révéler. La presse régionale le décrit, en 2012, comme « intransigeant », « clivant », « capable de coups de sang mémorables, au point de se mettre à dos les syndicats et de nombreux policiers pour ses méthodes jugées autoritaires ». L’IGPN aurait même été saisie à son encontre, hâtant son retour à Amiens, puis sa nomination à Nice, où on le voit apparaître comme porte-parole du Syndicat des commissaires de la police nationale, lors des mobilisations de fonctionnaires, en 2015.

« Il bordélise régulièrement la situation, commente Robert Injey, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire progressiste le Patriote Côte d’Azur. C’est ce que nous disent les agents que nous rencontrons depuis le début du mouvement des gilets jaunes. » Les hommes placés sous son commandement apparaissent à longueur de témoignages comme exaspérés par son comportement. « Il avait les yeux tellement écarquillés qu’on aurait dit qu’il avait pris de la cocaïne, et les policiers qui nous ont passé les menottes avaient honte de le faire » témoigne ainsi René Paysant, l’un des 10 secouristes empêchés de venir en aide à Geneviève Legay et placés en garde à vue le 23 mars. « Les officiers de police judiciaire qui nous ont entendus nous ont tous demandé de faire quelque chose pour dénoncer les agissements de leur supérieur », rapporte pour sa part Samuel Alexander, caméraman également interpellé sur ordre du commissaire Souchi.

Du côté des manifestants, l’exaspération est aussi de mise. Violences, menaces, provocations… Maxime Courtin, étudiant syndiqué à Solidaires, en a fait les frais lors des manifestations lycéennes du début de l’année. « Il est venu me provoquer et m’a ensuite accusé de l’avoir traité d’enculé », raconte le jeune homme. Il a été condamné, en février, à quatre mois de prison avec sursis pour injure à l’encontre d’un représentant de la force publique. « Je suis militant LGBT, reprend Maxime, qui a fait appel de la décision de justice. Même si j’avais voulu l’insulter, je n’aurais pas employé ce terme discriminatoire. » Et son avocate, Maeva Binimelis, de décrire le comportement « surréaliste » du commissaire lors du procès de Maxime, faisant état de son « invraisemblable manque de hauteur » et de ses « préjugés humiliants » à l’égard du syndicaliste étudiant. Persuadée de la dangerosité du fonctionnaire, Me Binimelis vient de se lancer dans une compilation de témoignages de ses exactions afin de bientôt saisir la justice pour définitivement l’empêcher de nuire.

Émilien Urbach

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