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Assez de médias télévisés avocats d’un pouvoir en difficulté…

Posté par jacques LAUPIES le 14 avril 2019

Les représentants du patronat et de la finance réussissent à se maintenir au pouvoir d’un quinquennat à l’autre pour ce qui est du pouvoir politique au plan national mais aussi international  ni plus ni moins que grâce à une main mise inquiétante sur les médias.

Même les chaînes publiques en dépendent et cela se voit dans la manière de construire les débats et faire les commentaires où elles apparaissent de plus en plus à la solde du pouvoir macroniens. Et si les liens existant entre ce pouvoir  et les journalistes collabos ne sont évidemment issus d’entente écrites et contractuelles, elles éclatent à nos yeux.

Le fait d’avoir tenté de refouler du débat les communistes sur France 2 le 4 avril – avec d’autres courants politiques – est un témoignage édifiant  et la manière dont sont traités certains candidats « génants »

Dupont d’Aignan par exemple – avec qui vous vous en doutez je ne partage pas la vision et le rapport à l’Europe – hier sur France Info, a été soumis scandaleusement à une obstruction de trois journalistes qui se sont comportés en opposants politiques et ont construit un débat haché et entrecoupé de « sujets » qui cassaient carrément la cohérence du discours du candidat.

Les exemples pourraient se multiplier de ce type de méthode en particulier sur les chaînes publiques qui mériteraient contre elles un recours juridique de tout citoyen et en particulier de ceux qui acquittent la redevance.

 

 

 

 

Pour la septième fois depuis l'élection d'Emmanuel Macron, des retraités étaient mobilisés partout en France jeudi 11 avril. Photo : Thomas Samson/AFP

Pour la septième fois depuis l’élection d’Emmanuel Macron, des retraités étaient mobilisés partout en France jeudi 11 avril. Photo : Thomas Samson/AFP

HALTE À L’ENFUMAGE SUR LE NIVEAU DE VIE DES RETRAITÉS

Vendredi, 12 Avril, 2019
Lors de chaque journée d’action menée à l’initiative des organisations de retraités pour la défense de leur pouvoir d’achat, les médias font parler des ministres et des commentateurs qui font d’eux des privilégiés pris en charge par les actifs au détriment du niveau de vie de ces derniers. On occulte ainsi le fait que chaque pensionné perçoit une retraite en fonction des cotisations qui ont été prélevées sur son salaire quand il était actif, alors même que la revalorisation des pensions ne suit plus l’évolution de l’inflation.

 
Il était difficile hier pour les médias audiovisuels de ne pas parler de la situation des retraités dans la mesure où ils manifestaient dans tout le pays pour défendre leur pouvoir d’achat à l’appel de neuf syndicats et associations. Car depuis deux ans ils sont les cibles privilégiées du nouveau président de la République, du gouvernement qu’il a mis en place et des députés godillots du groupe LaREM. Hier on a même sorti opportunément une note du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) qui indique que les retraités ont perdu 0,5 % de pouvoir d’achat en moyenne entre 2010 et 2015, mais que leur situation s’est moins dégradée que celle du reste de la population qui aurait, en moyenne, perdu 2,5 % de pouvoir d’achat durant ces six années. Cette description appelle au moins deux remarques. Suite à la crise financière de 2008 le chômage et la précarité de l’emploi ont beaucoup augmenté en France comme un peu partout dans le monde. Ajoutons qu’un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) publié le 10 avril montre que depuis près de 40 ans les mutations de l’emploi avec les délocalisations et l’automatisation ont fragilisé le salariat, notamment dans les pays développés où le coût du logement en hausse constante diminue aussi le pouvoir d’achat des ménages.

Les allusions sournoises d’Agnès Buzyn

Hier matin sur LCI, la ministre de la Santé s’est bien gardée de fournir cette explication. Agnès Buzyn a déclaré que « les retraités ont de revenus un peu supérieurs à ceux qui travaillent », ajoutant que « les personnes actives ont du mal à vivre de leur travail » et que « le choix du gouvernement a été de revaloriser le travail ». Ces allusions sournoises masquent la réalité suivante : afin qu’une misérable augmentation du salaire des actifs ne coûte rien au patronat en 2018, le gouvernement dirigé par Édouard Philippe, Agnès Buzyn, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin et les autres a augmenté de 1,7 % de la CSG payée par les retraités sur la pension brute, ce qui a diminué les pensions nettes de 1,82 %. Comme ce gouvernement veut encore réduire le pouvoir d’achat des pensions de retraite, il a décidé qu’elles n’augmenteraient que de 0,3 % cette année et l’année prochaine.

La pension moyenne des femmes est de 1.091€ bruts par mois

Depuis deux ans, la nouvelle équipe qui dirige le pays veut convaincre les Français que les retraités sont des privilégiés qui coûtent cher aux actifs. Il faut ici préciser que la pension nette moyenne des 16 millions de retraités est de 1.389€ nets par mois en France hommes et femmes confondus et que la pension moyenne des femmes est 1O91€ bruts par mois, soit 42 % de moins que les hommes. Quand on nous dit que les retraités ont un meilleur pouvoir d’achat que la moyenne des Français, on occulte plusieurs réalités. Primo, ils ont cotisé durant leur vie de travail pour acquérir ces droits à pension. Secundo, ils ont souvent emprunté, parfois à des taux très élevés comme dans les années 1980, pour devenir propriétaires d’une maison ou d’un appartement qu’ils ont fini de payer depuis. Ces retraités qui manifestaient hier pour défendre leur pouvoir d’achat ne sont donc pas des privilégiés. Hier aussi, plusieurs notes de l’INSEE étaient consacrées à l’évolution des prix dans le commerce. La première prenait en compte l’évolution globale des prix tous types de commerces confondus. La seconde portait les prix dans les grandes surfaces, tandis qu’une troisième informait sur l’évolution des loyers. Pour le seul mois de mars, les prix ont augmenté en moyenne de 0,2 % dans le commerce de détail après avoir progressé de 0, 4 % en février et de 0,1 % en janvier. Cela une donne une augmentation moyenne des prix de 0,8 % pour le premier trimestre de l’année 2019. Cette hausse est déjà est deux fois plus élevée que ne sera la « valorisation » des pensions pour toute l’année, à savoir 0,3 % si la décision prise dès l’automne 2018 par le gouvernement ne change pas. La note sur grandes surfaces donne moins de précisions sur l’évolution des prix de détail, mais elle nous indique une hausse de 2 % des produits alimentaires sur un an dont 2,8 % sur les boissons.

Le prix de l’énergie en hausse de 5,1 % sur un an

Quand on regarde les choses de près, on découvre que, sur un an, la hausse moyenne des prix alimentaires a été de 2,5 % dans le commerce de détail, mais celle de produits frais s’est élevée à 4,2 %. Quand on est fumeur, on a subi une hausse de 8,1 % sur le tabac tandis que le prix de l’énergie (carburants, gaz, électricité) a augmenté de 5,1 % sur un an. Mais le plus dur est encore à venir concernant l’électricité. En effet, la Commission de régulation de l’énergie (CRE), propose au gouvernement d’augmenter les tarifs réglementés de 5,9 % au mois de juin prochain. En pourcentage, c’est à peu près 20 fois plus que la hausse de 0,3 % prévu pour les pensions de retraite en 2019 ! C’est tellement énorme que les deux associations de consommateurs CLCV et UFC-Que Choisir ont adressé une lettre ouverte au président de la République dans laquelle on peut lire : « Approuver le raisonnement de la CRE reviendrait à tourner le dos aux attentes des Français en termes de pouvoir d’achat et à la logique de dialogue que vous avez mise en place durant le grand débat national ».

Petites retraites et niveau des dépenses incompressibles

Composé ou pas de retraités, quand les ressources mensuelles d’un ménage sont faibles, la part du budget consacré à l’alimentation augmente, de même que celle consacrée à l’énergie. C’est également le cas quand on doit payer un loyer pour l’appartement ou la maison que l’on occupe. Dans le secteur, une autre note de l’INSEE indique que les loyers ont augmenté de 1,70 % sur un an. Mais, quand on est à la fois retraité et locataire d’un logement HLM bénéficiant de l’Aide personnalisée au logement (APL) on sait déjà que le gouvernement a prévu de limiter l’augmentation de cette APL de 0,3 % en 2019 comme en 2020. En résumé, avec une petite retraite le taux d’effort budgétaire consacré aux dépenses difficilement compressibles est en augmentation constante, ce qui conduira à d’insupportables privations d’une façon générale. Voilà qui montre à quel point la nouvelle journée d’action conduite hier par les retraités était pleinement justifiée. Et on peut raisonnablement penser qu’elle sera suivie de beaucoup d’autres.

Gérard Le Puill

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