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Cantonales 17 – Le piège du système électoral

24032011

Faire barrage au Font National ?

Copé Représentant l’UMP s’y refuse.  Sarkosy également et les voix discordante de ce mouvement de droite ne semblent pas avoir grand écho. Même le Premier Ministre doit se rallier à cette position qui a pour argument : on ne choisit pas entre un PS sans programme et un FN qui n’en aurait pas non plus. Et puis autre argument qui peut frapper les esprits : ce ne sont pas quelques élus du FN entrant dans les assemblées départementales qui vont changer la donne. D’autant ajoutent-ils qu’avec la proportionnelle la gauche (sous-entendu sous le règne Mitterrand) leur avait permis d’accéder à l’assemblée nationale en force.

Ce qui évidemment tend à mettre à bas les arguments de ceux qui réclament la proportionnelle dans toutes les instances élues. A droite (au FN bien entendu) mais aussi à gauche.

A gauche des communistes aux verts la position est nette : on fait barrage au FN.

Ainsi pas d’états d’âme  entre

-           un UMP (ou un divers droite qui a eu la carte de l’UMP) qui a prôné l’immigration choisie, le débat sur l’identité nationale, chartérise les immigrés sans papier, porté atteinte à  la Sécurité Sociale et les retraites (et ce n’est pas fini), ignoré le mouvement social autant que les référendums sur l’Europe, envoyé  des soldats en Afghanistan, a pactisé avec Ben Ali en pleine révolution tunisienne, bombarde Tripoli avec les conséquences désastreuses prévisibles qui ont fait leur preuve en Irak, tout ça au nom « défenses des libertés et de la démocratie qui un honteux déguisement de  la défense des « entreprises françaises », renfloue les banques sur notre dos et sans contrôle  pour demain, construit l’Europe des multinationales.

-          Et un FN qui ne fait rien car il ne peut que discourir mais qui par contre sème comme l’a  fait premier la division entre les français, attisant ainsi la xénophobie, favorisant l’émergence d’un racisme,  tient des discours anti-européens et veut faire croire à l’isolement  économique et politique de la France comme solution, vilipende les syndicalistes, se donne des airs de laïcité alors que l’un de ses principaux responsables en appelle à la force divine pour guider nos actes, use d’une incroyable démagogie sur le plan social alors que rien, absolument rien ne va dans le sens de la solidarité et de la justice sociale dans ses objectifs.

Je dois choisir l’UMP ?

Autrement dit non seulement je devrais choisir un candidat de droite, d’où  qu’il vienne, quoiqu’il fasse,  pour battre le Front National, pendant que les amis de Sarkosy, ailleurs vont se servir de ce dernier  en le mettant au même plan qu’un candidat de gauche quand évidemment cela n’ira pas jusqu’à le fustiger s’il est communiste.

Eh bien non Je ne choisirais pas car battre l’un c’est aider à l’élection de l’autre. Les deux se situent contre mes intérêts de classe. Le second existe par la carence du premier lequel  l’instrumentalise. Que dans ma ville je doive choisir entre le camp de  30 % de la population bernée qui s’est engouffrée dans  la voie de garage du FN et celle du camp qui à 37 %  cautionne les politiques qui font le lit du FN et rallient des électeurs de gauche peu avertis, je ne vois pas ce que cela peut m’apporter.

Ce qu’il faut c’est défendre une politique qui mette un terme  au développement de l’extrême droite et du coup fasse cesser son instrumentalisation, son rôle de diversion dans l’offre politique. Et cela on ne l’obtiendra pas en se contentant de la stigmatiser un soir d’élection.

Le soi disant Front Républicain conduit à l’amalgame à risque entre le boutefeu et le pacifiste, le libéralisme économique et l’économie sociale, entre le bonapartiste et le démocrate. Monsieur Copé ne veut pas -qu’il dit- le mélange. Nous non plus !

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