Déclaration de Pierre Laurent – 1er tour de l’élection présidentielle – 23 avril 2017

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2017

 

 

 

Le second tour de l’élection présidentielle opposera la candidate de l’extrême-droite raciste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 40 ans. 

 

C’est une situation extrêmement grave pour notre pays. L’extrême-droit est au second tour et la gauche est éliminée. Pourtant, pour la première fois depuis des décennies, des millions de
citoyen-e-s, qui aspirent à la transformation sociale, ont presque réussi à hisser leur candidat Jean-Luc Mélenchon au second tour. Tous ceux qui ont été trahis par les politiques menées par Hollande et Valls et se sont mobilisés pour la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour éprouvent ce soir des sentiments mêlés et contradictoires. A l’heure où nous nous exprimons et au vu des premiers résultats à notre disposition, nous leur disons que les près de 20 % obtenus par Jean-Luc Mélenchon lèvent un espoir nouveau pour l’avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. C’est un score remarquable et inédit pour un candidat de transformation sociale depuis 1981. 

 

Le combat continue pour ces millions de jeunes, de femmes et d’hommes qui aspirent à une nouvelle société  débarrassée des logiques de rentabilité, à une véritable politique de gauche, de justice  et de progrès social tournant le dos à l’austérité, au chômage et à la précarité. 

 

Nous entrons dans une période totalement nouvelle et inédite de l’histoire politique de notre pays. Même si elle est dévoyée par les pièges de la présidentialisation, la secousse est forte : les deux partis, le Parti socialiste et les Républicains, qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, sont éliminés au soir du premier tour. 

 

L’aspiration au changement, à un nouveau choix de société, continuera de pousser inexorablement. La mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires est une promesse pour l’avenir.

 

C’est pour nous la leçon essentielle de cette campagne : rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir à ces nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur  rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple.

 

Ce combat, le Parti communiste entend le poursuivre avec toutes les forces politiques, sociales et   citoyennes disponibles. Nous avons des atouts inédits pour cela. 

 

Nous saluons la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s’y sont investis et qui ont voté. Ce résultat est le leur.

 

L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains  dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. Jean-Luc Mélenchon obtient de très bons résultats dans les villes, les cantons, les circonscriptions où le Parti communiste est bien implanté et dispose d’un réseau important de militant-e-s et d’élu-e-s . 

 

 

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon marque un désir profond  de changement  vers plus d’honnêteté en politique, de justice sociale, de solidarité, de démocratie réelle, de paix et de respect de l’environnement. 

 

C’est une nouvelle page de la gauche française qui a commencé à s’écrire dans cette campagne. La gauche  change d’époque. Le Parti communiste est totalement investi dans cette réinvention, avec son projet, La France en commun, et entièrement tourné vers les défis du XXIè siècle. 

 

Dans l’immédiat, conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l’élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. 

 

Marine Le Pen veut une société de haine, du rejet de l’autre, du racisme et de la xénophobie, une société qui divisera ceux qui ont des intérêts communs au profit de son clan et des puissances d’argent, qui substituera aux principes fondamentaux d’égalité et de fraternité dans la République des principes de discrimination entre Français, entre ceux qui vivent et travaillent dans notre pays selon leur origine et leur nationalité. Nous n’en voulons pas.  

 

Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. Avec Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar El Assad, et les extrêmes droites européennes comme alliés, elle menacerait la sécurité du monde si elle présidait la France, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous ne le voulons pas. 

 

Nous avons le devoir, pour aujourd’hui comme pour les générations futures, d’empêcher son accession à la Présidence de la République, qui signifierait la prise en main par l’extrême-droite de tous les instruments d’État.

 

Notre appel pour le 7 mai n’est évidemment en aucun cas un soutien au programme libéral anti-social d’Emmanuel Macron, que nous avons combattu quand il était ministre et que nous combattrons demain sans concession, chaque fois qu’il portera atteinte  au  monde du travail, à ses droits, à nos services publics. 

 

Nous appelons, dans le respect des appels qui seront lancés le 1er mai par les organisations syndicales, à faire de cette grande journée sociale du 1er mai un  moment de lutte et de mobilisation sociale contre l’extrême-droite, pour la paix, la démocratie et le progrès social. 

 

Face à un tel second tour de l’élection présidentielle, les élections législatives des 11 et 18 juin prennent désormais une importance cruciale. Les citoyen-nes qui ont porté à un haut niveau l’élan de la transformation sociale avec le vote pour Jean-Luc Mélenchon, doivent maintenant transformer l’essai lors des prochaines élections législatives. L’Assemblée nationale peut devenir un contre-pouvoir à la politique qui sera conduite à la suite du résultat du second tour de l’élection présidentielle le 7 mai prochain.

 

Fort du résultat obtenu ce dimanche, nous pouvons élire un grand nombre de députés honnêtes, proches de vous,  fidèles aux intérêts populaires, comme l’ont été les députés communistes pendant 5 ans, notamment  contre les lois Macron ou El Khomri. Des députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas  avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d’espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions.

 

 

Les communistes sont déjà pleinement investis dans cette bataille législative que nous savions essentielle depuis le premier jour, à l’égal de l’élection présidentielle.  Le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s à parité pour faire  entrer le peuple à l’Assemblée nationale.

 

Dès ce soir, et dans les quarante-huit heures qui viennent, le Parti communiste appelle les forces de gauche et de progrès, les équipes de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, toutes les forces engagées dans la campagne, celles de Benoît Hamon, des socialistes et des écologistes, des femmes et des hommes désireux de reconstruire une gauche de combat et de transformation sociale et à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, celles du second tour de l’élection présidentielle, du 1er mai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin. 

 

Pour sa part, le PCF s’engage sans attendre dans toutes ces mobilisations. 

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Le Parti communiste appelle à battre Le Pen

Posté par jacques LAUPIES le 24 avril 2017

 

Dimanche, 23 Avril, 2017
Humanite.fr

Le PCF a dénoncé, a l’issue du premier tour, « une situation extrêmement grave pour notre pays » et appelle à poursuivre la lutte lors des prochaines élections législatives.

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Dans une déclaration, le Parti communiste a dénoncé a l’issue du premier tour « une situation extrêmement grave pour notre pays. » Pour le PCF, soutien de Jean-Luc Melenchon, le second tour de l’élection présidentielle « opposera la candidate de l’extrême-droite populiste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 30 ans. » Le PCF considère cependant, que « Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. » Les communistes, « conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l’élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. »

« Un espoir nouveau pour l’avenir »

Le parti communiste, qui a activement participé à la campagne de Jean Luc Mélenchon, qui réalise entre 19 et 20% de suffrages, salue également  « la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s’y sont investis. Ce résultat est le leur. » Cette campagne bien qu’échouant à atteindre le second tour visé, « lève un espoir nouveau pour l’avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. » « L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. » ajoute le PCF.

Poursuivre la lutte ce 1er mai et aux législatives

Enfin, selon le Parti communiste, la leçon essentielle de cette campagne est que «  rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir aux nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple. » Cette lutte de longue haleine commencera dès le 1er mai et se prolongera lors des élections législatives où le PCF compte faire élire  des « députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d’espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions. »

Journaliste à l’Humanité dimanche

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Premier tour. Chaque bulletin pour Mélenchon sera décisif

Posté par jacques LAUPIES le 23 avril 2017

 

CÉDRIC CLÉRIN
Samedi, 22 Avril, 2017
Humanité Dimanche

Dimanche 23 avril,  les électeurs pourront envoyer au second tour un candidat porteur d’un projet  de transformation sociale. Toutes  les hypothèses de ces huit derniers mois ont été invalidées et, pour la première fois depuis l’avènement de la  Ve République, quatre candidats sont favoris. 

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Tout reste possible dans une élection qui se joue sur fond de crise démocratique.  Elle offre l’occasion d’en sortir par le haut assure Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, pour qui « les idées de transformation sociale reprennent   le dessus ».

Après huit mois et le lancement de la campagne de la primaire de droite à l’été, les urnes sont sur le point de rendre leur verdict pour l’élection du prochain président de la République. À l’époque, l’hypothèse principale était que le vainqueur de cette primaire, dont Alain Juppé était archifavori, serait le futur président de la République. Si nul n’ignorait déjà le vent de révolte qui soufflait chez les Français, personne n’imaginait que tous les favoris seraient balayés les uns après les autres. « On est en train de vivre un bouleversement politique : ce qui est en train de se passer, c’est une grande secousse dans le peuple pour déverrouiller le système démocratique », argue Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Après une campagne marquée par les affaires de François Fillon et Mme Le Pen, à quelques jours du vote, tout reste possible. Le meilleur comme le pire.
Depuis 1958 et l’avènement de la Ve République, jamais quatre candidats n’ont encore pu prétendre à la victoire finale à quelques jours du 1er tour. Un sondage publié dix jours avant celuici (1) indiquait un écart de seulement trois points entre Emmanuel Macron (22 %), 1er, et François Fillon (19 %), 4e.
Une situation qui témoigne de la décomposition de la Ve République et de la déliquescence du système capitaliste, incapable de satisfaire les besoins du plus grand nombre. Si jusqu’ici cette crise avait profité à l’extrême droite pour apparaître comme la seule alternative, la campagne a bouleversé la donne. Jusqu’à la dernière semaine, la sécurité et le terrorisme n’ont pas dominé les débats comme on pouvait le craindre. S’ils n’ont pas été remplacés pour autant par la question du travail ou la transition écologique, les idées progressistes ont pour la première fois depuis longtemps eu droit de cité.
Le travail est entré dans le débat grâce notamment au revenu universel de Benoît Hamon, puis Jean-Luc Mélenchon a porté l’abrogation de la loi El Khomri, la retraite à 60 ans ou le partage du travail. De même, l’investissement public, la mise au pas des banques, le renforcement des impôts pour les plus riches et le capital ont pu être entendus par des millions de Français. « Les idées de transformation sociale reprennent le dessus à gauche et au-delà et peuvent marquer des points décisifs dans cette élection », constate Pierre Laurent.
Reste à transformer l’essai : ce dimanche, les Français auront le choix entre 11 candidats bien sûr, et quatre options principales :
celle d’approfondir les politiques sociales-libérales du quinquennat Hollande avec les résultats que l’on sait.
Celle de convoquer une droite revancharde, voulant en finir avec le temps de travail et le Code qui protège les salariés tout en prônant une société refermée sur des valeurs ultraconservatrices.
Celle de l’extrême droite, dont la conversion sociale cache une soumission aux intérêts du marché, fût-il national, et qui provoquerait des divisions violentes dans la société.
Ou bien celle de renouer le fil du progrès social, de la remise au goût du jour de l’idée qu’il n’y a pas qu’une seule politique possible et d’une sortie démocratique et égalitaire de la crise.
Pour la première fois depuis longtemps, les électeurs de gauche vont pouvoir voter pour autre chose que pour déterminer les rapports de forces à gauche. Les électeurs communistes, altermondialistes, socialistes authentiques, écologistes peuvent voter pour faire autre chose qu’un vote défensif pour préserver l’idée de la transformation sociale. Pour la première fois depuis longtemps, c’est bien de l’avenir du pays dont il s’agit. « Un candidat qui porte haut les valeurs de justice, d’égalité, d’écologie, de partage, d’humanisme, de paix, porteur de la vielle promesse de république sociale peut être présent au second tour de l’élection présidentielle », argue Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon.
Pour y parvenir, il faudra convaincre les nombreux indécis. À une semaine du premier tour, 34 % de Français n’étaient pas sûrs d’aller voter, soit près de 16 millions de citoyens. Parmi ceux qui sont certains d’aller voter (66 %), seuls deux tiers sont sûrs de leur vote. Il y a donc 27 millions d’électeurs à convaincre. Jean-Luc Mélenchon est désormais la personnalité politique préférée des Français avec 68 % d’opinions favorables, dont 16 % d’excellentes opinions. Fort d’une image de proximité avec les Français, d’une capacité à exercer la fonction et d’un projet qui séduit, le potentiel électoral de Jean-Luc Mélenchon se situe désormais autour de 25 % (2). Testé au second tour, il serait également un rempart efficace contre Mme Le Pen (60/40) et François Fillon (59/41).

le plein de mensonges

« Cette semaine, c’est là que tout va se jouer », dit-il en exhortant ses soutiens à convaincre et aller chercher une victoire qu’il sent « au bout des doigts ». 
La dynamique qui entoure Jean-Luc Mélenchon depuis plusieurs semaines fait trembler les tenants du système politico-médiatique. « Qu’importe la faisabilité, pourvu qu’on ait l’ivresse », dit, entre autres, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ». Ils n’hésitent pas à mentir sur son programme ou à le renvoyer dos à dos avec Mme Le Pen : « Le Pen-Mélenchon même danger», selon « l e Monde », ou « Le Pen-Mélenchon même faillite », dit « le Point ». « Répondez par l’humour », exhorte le candidat.
Ces attaques suffiront-elles à dissuader les électeurs ou auront-elles l’effet inverse ? « Jean-Luc Mélenchon est porté par quelque chose de profond, une recherche de solutions progressistes à la crise. Chaque voix exprimera ce désir d’écrire une nouvelle page, aucune ne doit manquer », affirme Pierre Laurent. « Pour que viennent les jours heureux », dirait le candidat.

(1) Ipsos pour « le Monde », 14 avril. (2) BVA, 14 avril.

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  Une promesse intenable, une proposition insoutenable

Posté par jacques LAUPIES le 22 avril 2017

« Pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous ! »

Analyse de la proposition d’ Emmanuel Macron …

 

Pour qu’un euro cotisé donne le même droit pour tous, toutes générations confondues, il faudrait que la pension soit calculée en fonction de l’espérance de vie à la retraite et de surcroît de l’espérance individuelle. Tout le monde récupèrerait alors le montant de ses cotisations au cours de sa période de retraite.

 Sauf qu’aucun organisme n’est capable de pronostiquer des espérances de vie individuelles. Les assureurs, grands spécialistes du calcul des rentes, se réfèrent donc à des espérances de vie moyenne par génération.

 Auquel cas, toutes les personnes qui ont une espérance de vie inférieure à la moyenne seraient pénalisées car leur rente serait minorée par un calcul qui tient compte d’une espérance de vie supérieure à la leur.

 Et inversement, les personnes qui ont une espérance de vie supérieure à la moyenne seraient favorisées par un calcul qui majore leur rente en tenant compte d’une espérance de vie inférieure à la leur.

 Ce qui amène nombre de commentateurs à considérer que le système ferait des gagnants et des perdants. En conséquence, le principe d’égalité justifiant la proposition d’Emmanuel Macron ne pourrait être en aucun cas respecté, pour une raison toute simple : les individus n’ont pas tous la même espérance de vie.

 Le système proposé serait-il plus avantageux que le système actuel ?

 La réponse est clairement non. Tel qu’il est formulé, il institue un droit à retraite strictement proportionnel à la cotisation.

Or seuls les salaires sont assujettis à cotisation. Il s’ensuit que les périodes indemnisées au titre de la maladie, du chômage ou de la maternité ne sont pas cotisées : dans le système Macron, elles n’ouvriraient donc aucun droit à retraite alors que dans le système actuel elles sont prises en compte (validées) de façon à minimiser les effets sur le montant de leur retraite des aléas de carrière subis par les salariés.

La mise en œuvre de la proposition Macron, à défaut d’un emploi garanti à vie, pénaliserait doublement les salariés : pendant leur activité et pendant leur retraite. De ce côté là, c’est donc bien tout le monde qui serait perdant.

Par ailleurs près de 38 % des retraités bénéficient aujourd’hui du minimum contributif : ce sont des personnes qui ont une carrière complète mais qui ont cotisé toute leur vie sur des petits salaires. Ce dispositif leur garantit le versement par leur(s) régime(s) de base d’un minimum de 629,62 euros de retraite mensuelle.

 Le système Macron, en créant une stricte proportionnalité entre la cotisation et le montant de la retraite, priverait ces 4,9 millions de retraités de ce minimum, pourtant bien insuffisant …

 Quant aux régimes complémentaires ARRCO et AGIRC, ils versent pour 100 euros cotisés par an, parts « salariales et patronales » confondues, 6 euros de pension annuelle (auxquels s’ajoutent les prestations sociales). En conséquence, au bout de 16 ans et demi (100/6=16,66), les salariés ont récupéré toutes leurs cotisations de carrière.

 Avec une espérance de vie moyenne à la retraite de 28 ans pour les femmes et de 24 ans pour les hommes, il s’ensuit qu’en moyenne, les femmes et les hommes récupèrent respectivement 1,75 et 1,5 fois leurs cotisations de carrière pendant leur retraite. Mais avec la proposition Macron, qui transforme la pension en rente viagère, ils ne récupèreraient au maximum que leurs cotisations de carrière.

 A la clef, des baisses de pension pour toutes et tous !

 La proposition de Macron aurait donc pour conséquence une baisse des pensions pour tous les salariés, baisse de surcroît très inégalitaire puisqu’elle affecterait plus les femmes que les hommes, celles-ci cotisant moins en raison des inégalités de salaire dont elles sont victimes pendant leur carrière : selon la DARES, leur salaire horaire net est en moyenne inférieur de 16, 3 % à celui des hommes.

 Baisse qu’Emmanuel Macron admet implicitement en annonçant que « sans que cela ne revienne plus cher aux employeurs, nous réduirons les cotisations payées par les salariés », « nous aiderons les entreprises à embaucher en baissant les cotisations sociales employeurs » ou encore « nous réduirons leurs charges. »

 Voilà qui serait fâcheux dans un système où le montant de la retraite serait proportionnel à la cotisation. En d’autres termes, pour augmenter son pouvoir d’achat d’actif, il faudrait renoncer à son futur pouvoir d’achat de retraité ! Et pour avoir un emploi, il faudrait renoncer à une partie de son salaire constituée par les cotisations ! Diminuer le financement des retraites alors que les évolutions démographiques attestent d’une augmentation du nombre de retraités, cela signifie sans ambiguïté … la baisse des pensions.

 Quelle évolution du niveau de vie entre activité et retraite ?

 Emmanuel Macron est discret sur le sujet. Il se borne à indiquer « Nous ne toucherons pas (…) au niveau des pensions ». Ce qui précède indique clairement le contraire. Sauf à reporter la liquidation de leur pension de plusieurs années au-delà de 67 ans, les salariés essuieront un décrochage insoutenable de leur niveau de vie. C’est la logique de la rente viagère : plus on part tôt, plus elle est basse, plus on part tard, plus elle augmente.

 En Suède, où un système à la Macron est d’ores-et-déjà en place, le Premier Ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, déclarait dès février 2012 que les actifs devraient travailler jusqu’à 75 ans s’ils voulaient pouvoir bénéficier du même niveau de retraite qu’en 2011.

 L’âge de départ cesserait ainsi d’être un droit pour devenir un arbitrage individuel que chacun pourrait exercer à partir de 62 ans. Ce qui permet à Emmanuel Macron d’annoncer tranquillement : « Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite »

 La transparence politique en matière de retraite, c’est quoi ?

 Elle se résume à trois engagements :

 

  1. un niveau de pension minimum exprimé en pourcentage du salaire des meilleures de carrière : c’est 75 % pour la CGT

  2. accessible à un âge déterminé pour une carrière complète : 60 ans pour la CGT

  3. l’évolution des pensions au même rythme que les salaires pour que les pouvoirs d’achat des actifs et des retraités évoluent de la même façon 

 

Ces trois engagements fondent la solidarité entre les générations qui est le socle de notre système de retraite et qui a fait largement ses preuves depuis 1945. Tout le reste n’est qu’enfumage ou mystification …

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A tous mes lecteurs : les rencontres se suivent et se ressemblent (ou pas)

Posté par jacques LAUPIES le 22 avril 2017

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on prend son pied comme on peut… 

Je m’efforce de sélectionner des articles que peut-être vous n’iriez pas chercher. Je fais des commentaires pour préciser les idées que m’inspirent ces articles ou parfois les entretiens lors de mes rencontres .

Ainsi aujourd’hui ces rencontres ont été particulièrement intéressantes : Madame X. pas prête – me dit-elle - à voter Jean Luc Mélenchon et qui ne le fera certainement pas dérangée par le soutien passé à Chavez par le candidat de la France insoumise mais aussi visiblement marquée par une tradition social-démocrate ou de centre droit dont elle n’est peut être pas encore décidée à se détacher.

Bon dieu que de questions soulevées dans une discussion ou le poids des idées dominantes est si fort qu’il faudrait un dialogue plus durable pour convaincre….

Et comprendre aussi ! Car il y a chez cette personne une culture politique, et surtout un vécu qui m’interpelle et donne envie d’échanger. Le vote Mélenchon ou celui qui représentera l’essentiel de nos idées ce sera donc pour la prochaine fois !

A deux pas de là je remets un tract à un artisan qui se dit prêt à voter Mélenchon mais qui ne comprend pas que les salaires puissent-être limités à 35000 euros (selon les propositions de Mélenchon) trouve cela anormal et me déclare n’en gagner que 2500. Paradoxal ! Peut-être l’espoir de pouvoir un jour déplacer le plafond du candidat que nous soutenons ?  Qui peut croire cela  ? De plus il est un peu dérangé par le patrimoine du candidat et son revenu d’élu. Là aussi il faudrait du temps pour parler ! Mais il a tout de même fait le pas ?

Enfin  autre rencontre, en collant une affiche, non loin de la Mosquée, deux passants qui semblaient s’y rendre, ravis de voir que je comblais un affichage « oublié » . L’un d’eux, jeune ouvrier particulièrement décidé et informé, se dit prêt à adhérer au PCF. Il ne semble pas trop apprécier son patron, et son salaire insuffisant semble aiguiser sa conscience de classe ! Sans ambiguïté il votera Mélenchon ! Ah la classe ouvrière et lorsqu’elle est jeune par dessus le marché…

Deux autres jeunes viennent m’interpeller, sans même savoir que j’ai le portrait de Mélenchon entre les mains pour le coller et me lancent un « Allez Mélenchon ». Auraient-ils reconnus  la vieille barbe de militant que je suis devenu.

Bizarre tout de même ces rencontres ? D’autant que  c’est  presque  tous les jours comme ça !

Enfin si à Tarascon Mélenchon double le score de 2012 (il faudrait atteindre les 20 %) sachant, comme l’a dit Daudet (je me répète) « En France tout le monde est un peu de Tarascon » je pourrai dire : un vent soufflait et, comme je l’indiquais à ma première interlocutrice sous forme de boutade pour ne pas trop la heurter : » ne manquez pas cette occasion de retrouver une France de progrès économique et social ».

 

Présidentielle. Dix bonnes raisons de voter pour Jean-Luc Mélenchon

Vendredi, 21 Avril, 2017

Humanite.fr

Jugée plus qu’improbable il y a encore quelques semaines, une qualification du candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF, est aujourd’hui à portée de main. Le scrutin de dimanche représente une occasion historique de porter la gauche de progrès au pouvoir.

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Le 23 avril, chaque bulletin sera décisif. La campagne de Jean-Luc Mélenchon, la dynamique collective attestée par les sondages placent le camp du progrès à quelques pas de la conquête du pouvoir. L’Humanité a sélectionné dix bonnes raisons de voter « pour que viennent les jours heureux et le goût du bonheur »…
 
  1. Un vote pour une nouvelle Europe
  2. Séparer la République et l’argent
  3. Un bulletin pour la paix
  4. Répondre aux urgences sociales
  5. La révolution fiscale par les urnes
  6. Redonner le pouvoir au peuple
  7. Pour la planète et la planification écologique
  8. Le vrai vote anti-Front National
  9. Ouvrir une nouvelle ère de progrès social
  10. Une opportunité historique pour la gauche alternative

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Rétrospective de l’actualité de la semaine

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2017

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Déclaration de Pierre Laurent

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2017

 

Attentat terroriste: Le Peuple de France ne doit pas se laisser entraîner dans la haine et le repli

 

L’attentat terroriste sur les Champs Élysées est un acte grave, inqualifiable. Au nom du Parti communiste français, je veux rendre hommage au sang-froid des policiers. Nous avons une pensée émue pour toutes les victimes. Nous nous inclinons respectueusement sur la dépouille du policier mort parce que policier. Nous présentons à sa famille, ses proches, ses collègues nos sincères condoléances.

Les communistes français s’associeront à tous les hommages qui lui seront rendus à travers le pays. Ils assurent de leur soutien les forces de sécurité appelées à garantir le bon déroulement du vote démocratique des français.

Le peuple de France ne doit pas se laisser entraîner dans la haine et le repli. En votant massivement dimanche, nous ferons acte de résistance contre la barbarie.

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Jean-Luc Mélenchon, possible Président demain

Posté par jacques LAUPIES le 21 avril 2017

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Sans doute incongrue il y a quelques semaines, la question commence à se poser. Que ferait Jean-Luc Mélenchon s’il était élu à l’Élysée ? Malgré les tentatives de le faire passer pour un dangereux extrémiste aux liens douteux, le candidat propose un projet humaniste qui plaît de plus en plus.

Et si Jean-Luc Mélenchon était la surprise de cette élection ? Pour le candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF, tous les voyants sont au vert. D’abord, les sondages, qui évaluent autant qu’ils influencent la campagne, lui sont favorables. Depuis le 18 mars, date du rassemblement à la place de la République (Paris) qui avait attiré plus de 100 000 personnes, suivi du débat réussi, il est passé de 10% à 12% puis à environ 15% et frôle à ce jour les 20 % des intentions de vote.

 

 48% des électeurs de gauche considèrent désormais qu’il «incarne le mieux les valeurs de la gauche », contre 32% à Benoît Hamon et 18% à Macron (2).

Outre les sondages, la dynamique de campagne se mesure également dans les salles remplies par Jean-Luc Mélenchon

La possibilité d’une politique d’égalité remet l’homme au centre et la finance à sa place

Toujours est-il que cela ne plaît pas à tout le monde. Déjà au mois de janvier, Jean-Luc Mélenchon avait consacré l’intégralité de son discours de vœux à expliquer sa vision de la géopolitique. L’exercice servait à faire pièce aux accusations, qui reviennent en permanence, de « rouler » pour Vladimir Poutine, le président russe. Un bon moyen d’éloigner de lui l’électorat socialiste. On tente régulièrement de comparer le candidat insoumis avec Mme Le Pen, candidate du FN. Ne sont-ils pas tous les deux pour la retraite à 60 ans ? Ne sont-ils pas tous les deux pour le protectionnisme ? Ne veulent-ils pas augmenter le Smic ? Que ce soit faux ou que ce soit Mme le Pen qui cherche à brouiller les pistes importe peu : on instille le soupçon de collusion. L’adjectif nationaliste est même désormais régulièrement accolé au nom de Mélenchon. Ce qui fait bondir dans son entourage : « C’est le candidat de l’humanisme, de l’universalisme qui porte l’égalité entre les travailleurs du monde entier et la souveraineté populaire dans le cadre d’une nation de citoyens. Rien à voir avec le clan nationaliste de Mme Le Pen »

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Ne soyez pas masos, méfiez vous des imposteurs !

Posté par jacques LAUPIES le 20 avril 2017

Le constat est général. Commentateurs,  journalistes, éditorialistes reconnaissent la progression spectaculaire de Jean Luc Mélenchon. La plupart s’accorde à reconnaître que le contexte est bien différent de 2012 et qu’il est fort probable que cette progression se maintienne.

Ce qui évidemment place le candidat que nous soutenons en position d’accéder au deuxième tour et peut conduire à la victoire et implique de dévoiler les trois imposteurs :

Macron candidat des sociaux (si peu) libéraux (beaucoup) stagne et s’il peut compter sur des « catégories moyennes » aux bon revenus , qui leur font oublier leur attaches da salariés (actifs ou retraités) et qui ont la  pétoche  de perdre leur complément  en rente foncière et immobilière, il en est tout autrement dans les milieux authentiquement « prolétariens » : ceux qui triment avec des bas salaires ou dans l’assistanat qui, sans qu’on leur fasse un dessin, savent bien que d’autres, pas toujours visibles dans leur ville et leur quartier se remplissent les poches en bon parasites de la société capitaliste.

Bien entendu Macron impressionne encore des petits fonctionnaires, des petits et moyens retraités et que sais-je encore. C’est bien à ce petit monde qu’il faut dévoiler l’imposture de cette pseudo gauche.

Fillon navigue dans les mêmes eaux sociologiques mais sans doute plus traditionnellement et « culturellement à droite » A part quelques déçus par ce qui n’est pas encore des casseroles ou, plus justement par le programme socialement destructeur du candidat LR, il y a en définitive une petite bourgeoisie, dans le sillon de la grande, qui suit. Et bien entendu la masse des masos irréductibles subjuguée par le bling-bling (1)

Mais l’affaire n’est pas gagnée pour cet autre authentique commis de la très grande bourgeoisie. En témoigne la montée au créneau de ses frères ennemis de Juppé à Sarkozy en passant par l’inénarrable Cohn Bendit et le très droitiste du centre Bayrou !

Enfin Marine Le Pen, tout aussi incertaine de se trouver au deuxième tour déploie ses arguments préférés sur l’immigration, à ceci près qu’elle cible des catégories (supposés terroristes ou délinquantes) ce qui ne changerait d’ailleurs pas grand chose à la nécessaire présence pour notre économie de cette main-d’œuvre.  Une main d’œuvre  dont d’ailleurs usent et abusent abondamment nombre de ses soutiens, utilisateurs aguerris de travailleurs soumis et qu’elle s’emploierait à rendre encore plus malléables.

Alors dimanche mettez en garde vos voisins, vos amis, vos familles : pas d’abstention et vote Mélenchon !

(1) Renvoi à une façon de vivre basée sur le paraître. Lobjectif est de montrer sa richesse à tous, de façon parfois excessive. Une attitude apparue dans la culture du rap, mais qui sest développée à dautres sphères.

Mélenchon à Dijon « je suis le candidat de l’égalité et de la justice sociale »

 

Mercredi, 19 Avril, 2017
Humanite.fr

Le candidat de la France insoumise, soutenu par le PCF et Ensemble, a consacré son dernier meeting à la lutte contre les inégalités et au partage des richesses, mardi soir à Dijon et dans 6 autres villes via des hologrammes.

35 000 personnes ont participé, mardi soir, dans 7 villes différentes (1), aux derniers meetings de campagne de Jean-Luc Mélenchon et de ses hologrammes, selon les organisateurs. Derniers meetings mais « nouveau chapitre », a prévenu Charlotte Girard, co-responsable du projet de la France insoumise depuis Dijon, où le candidat était présent en chair et en os. Après s’être présenté comme le « candidat de la paix » à Marseille, « je suis le candidat de l’égalité et de la justice sociale », a lancé Jean-Luc Mélenchon mardi soir .

« Ce qui est juste est bon pour tous » s’est appliqué à démontrer le candidat citant une étude du FMI qui montre que « plus la fortune des riches s’accroît, plus la croissance est faible » et que « l’assouplissement du marché du travail va de pair avec une inégalité croissante et l’enrichissement des 10 % les plus aisés ». « Ils en concluent que la flexibilité du marché du travail bénéficie aux plus riches et réduit le pouvoir de négociation des travailleurs pauvres » a-t-il ajouté, ironique. Autre injustice relevée : « 1 % de la population du monde, les plus riches, détiennent autant que les 99 % ». Un phénomène « sans limite » de « prédation » sur « la nature et les êtres humains » en pleine accélération. « A nos yeux, un tel système est intrinsèquement pervers et mauvais, a-t-il tranché. Le moteur de son fonctionnement est la cupidité et la compétition de chacun contre tous. A quoi nous opposons de toutes autres valeurs : l’altruisme qui est la reconnaissance de la similitude de tout ceux qui nous entourent en droit, et la coopération des êtres humains et des peuples plutôt que la compétition et la guerre ». Et Jean-Luc Mélenchon de dérouler ses propositions à commencer par la protection et le partage des « biens communs » aujourd’hui devenus « la propriété de quelques uns » (avec le passage à 100 % d’énergie renouvelable ou encore la gratuité des premiers mètres cubes d’eau) ; la lutte contre les inégalités territoriales dans les Dom Tom, dans les quartiers populaires, en particulier par la revitalisation des services publics, notamment l’éducation.

« Le programme commun du peuple ce ne sont pas des choses extraordinaires »

Le candidat s’est aussi particulièrement attardé sur le partage des richesses qui « n’est pas seulement un fait lointain ». Ses adversaires en ont pris pour leur grade à cette occasion. Notamment Emmanuel Macron et sa proposition de conditionner les allocations chômages au refus de deux offres d’emplois maximum : « ça existe déjà (…) dans le texte actuel il est dit  »deux offres d’emplois raisonnables ». Cela veut dire que ce qu’il propose c’est  »deux offres d’emploi n’importe lesquelles  » (…) Est-ce que par hasard les règles qu’ils édictent ne seraient pas pile-poil pour répondre à leurs intérêts ? », a-t-il fait mine de s’interroger.

Comme à Lille la semaine dernière mais à partir d’un autre exemple, Jean-Luc Mélenchon a pris soin d’expliquer le transfert qui s’est opéré ces dernières décennies « des poches du travail à celles du capital » : « en 1982, vous travailliez 10 jours par an gratuitement pour eux. Maintenant vous êtes rendus à cotiser à leur bonheur personnel – je ne parle pas des résultats financiers des entreprises mais de ce qu’ils prennent pour eux en dividendes – 45 jours par an ». « Décidément ces gens nous coûtent trop cher », a-t-il également taclé avant de développer ses propositions fiscales (lire l’humanité du 14 avril) pour que « tout le monde contribue à la hauteur de ses moyens », rejetant à nouveau « une morale » qui se résumerait à « profite et tais toi », et faisant valoir que les investissements ainsi permis profiteront à tous (« M. Dassault peut prendre le métro s’il roule bien »).

Obligation pour les entreprises de déclarer leurs bénéfices dans les pays où elles les réalisent pour endiguer l’évasion fiscale, retraite à 60 ans, égalité salariale homme femme, le 100 % accessible pour les handicapés (« une des choses qui va relancer l’économie » avec 10 milliards d’investissement)… Autant de mesures qu’a détaillé Jean Luc Mélenchon. « Le programme commun du peuple ce ne sont pas des choses extraordinaires : pouvoir vivre dignement de son travail, être soigné quand on est malade, pouvoir s’arrêter de travailler quand c’est l’heure… », a-t-il résumé.

Des « ministres qui assument les fonctions essentielles, régaliennes, et beaucoup de hauts commissaires »

Quant à la perspective du premier tour : « il se peut que nous allions à la qualification », a-t-il estimé répondant à nouveau point par point aux attaques des derniers jours (sur l’Europe, le matraquage fiscal…) à propos desquelles il a appelé à « un peu de sérieux ». « Prêt à appliquer les pouvoirs qui lui (seront) confiés par la volonté du peuple » en attendant que l’Assemblée constituante ait achevé la rédaction de la nouvelle Constitution, Jean-Luc Mélenchon a aussi défini sa conception de son éventuelle future majorité  : « la majorité sera une majorité insoumise dont les candidats auront pris l’engagement sous la bannière du phi de respecter et d’appliquer le programme. Car naturellement je n’ai pas l’intention d’organiser mes propres frondeurs », a-t-il prévenu.

Et il a pour la première fois présenté la façon dont il envisageait un possible gouvernement : avec des « ministres qui assument les fonctions essentielles, régaliennes, et beaucoup de hauts commissaires en mission qui auraient des objectifs » comme la planification écologique, la lutte contre l’illettrisme ou encore la question de l’eau.  

(1) Dijon, Clermont Ferrand, Nancy, Grenoble, Nantes, Montpellier, Le Port (La Réunion)

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A la rencontre des gens…

Posté par jacques LAUPIES le 19 avril 2017

Il n’est pas très évident pour les militants que nous sommes de faire passer notre message et pour cause !

Le poids considérable des médias sur la construction des opinions, sous contrôle des dominants, avec le développement exponentiel des moyens de communication, a un effet destructeur sur la réceptivité de notre message. Toutes nos propositions sont souvent acceptées et les bienvenues, parce que répondant aux transformations nécessaires de la réalité sociale et économique, mais elles sont mises en doute par les discours pesant sur la dette, la culpabilisation vis à vis de l’Europe présentée comme inchangeable dans sa forme et ses orientations actuelles. 

Le conditionnement au doute, à la méfiance à l’égard des progressistes et l’amalgame de ces derniers avec le personnel politique asservi au système  est si fort qu’en définitive cela génère une perte de confiance en la possibilité de profondes transformations sociales.

Les rencontres que permet l’action militante dans une période électorale permettent de rétablir cette confiance. Elles permettent  le débat mais aussi la confrontation au  refus du débat.

Il ne faut cependant pas s’émouvoir des aspects négatifs de ces deux variantes : l’impossibilité de convaincre  d’une part et la frustration de ne pas avoir l’occasion de le faire d’autre part !

Derrière ces deux aspects il y a cependant émergence de questions et de réponses qui font apparaître qu’il n’y a pas de pensée unique dans notre société. Seulement une pensée dominante mise à mal !

Sans doute cela aura  été un pas en avant vers plus de démocratie. Il importe donc d’amplifier la confrontation pour faire grandir une pensée nouvelle qui accompagne le besoin de résoudre une contradiction fondamentale : celle du capital et du travail !

 

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