• Visiteurs

    Il y a 3 visiteurs en ligne
  • Méta

  • Oeuvre de Rodin

    Oeuvre de Rodin

  • décembre 2018
    L Ma Me J V S D
    « nov    
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Dali

    Dali

  • Ian Brossat Chef de file des communistes

    Européennes

    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Inadmisible de traiter ainsi des jeunes ados…

Posté par jacques LAUPIES le 8 décembre 2018

 

Inadmisible de traiter ainsi des jeunes ados... dans POLITIQUE

Arrestation massive de lycéens à Mantes la jolie : les images qui choquent

Vendredi, 7 Décembre, 2018

A Mantes la Jolie (Yvelines), des images de dizaines de jeunes, la plupart âgés de moins de 16 ans, sont alignés à genoux, mains sur la tête sous le controle de policiers en armes, provoquent l’indignation et embassassent le pouvoir.

Plus de 700 interpellations de lycéens ont été recensées jeudi 6 décembre, à l’issue d’une journée au cours de laquelle environ 280 lycées et collèges en France ont été de nouveau perturbés, dont 45 bloqués, par des élèves.
Selon le procureur de la République de Versailles Vincent Lesclous, les 153 personnes ont été interpellées à Mantes-la-Jolie, essentiellement devant un lycée, pour « participation à un attroupement armé » après des heurts et dégradations.
Des images de ces interpellations montrent des dizaines de lycéens, mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, rassemblés dans le jardin d’un pavillon et dans une maison associative, après des incidents près du lycée où deux voitures avaient été incendiées et où des heurts avaient éclaté avec la police.
Le parquet de Versailles indique que 140 personnes ont été placées en garde-à-vue hier, après leur interpellation à Mantes-la-Jolie. Il s’agit essentiellement de personnes « peu ou pas connues des services de police ». Plusieurs dizaines ont néanmoins été levées dès hier soir.
Une première vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, filmée au plus près des forces de l’ordre où l’on voit des dizaines de jeunes, les genoux au sol, tandis qu’on entend une voix dire ironiquement : « Voilà une classe qui se tient sage ».
Ian Brossat, tête de liste PCF pour les européennes, a dénoncé des « images inacceptables » et des « procédés » que « rien ne peut justifier ».
« Glaçant, inadmissible« , a résumé Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations. « Cela n’est pas la République. La jeunesse française humiliée. Mais que cherche le pouvoir sinon la colère en retour ? »
« Ces images nous insultent. Rien ne justifie que l’on humilie ainsi nos enfants. Halte au feu, Monsieur le Président. Au nom de nos valeurs, de ce qui fonde ce que nous sommes, de notre République, au nom de ce dont vous êtes censé être le garant, halte au feu », a plaidé le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts David Cormand.
Pour le commissaire de la ville, il s’agissait d’ « interrompre un processus incontrôlé ».
Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré vendredi avoir été « choqué » par les images des 146 jeunes interpellés la veille devant un lycée de Mantes-la-Jolie (Yvelines), mais a tenu à rappeler le « contexte » de violence qui a mené à cette opération.

Le PCF a lancé un appel aux élu.e.s visant à affirmer la nécessaire protection des jeunes face aux violences policières qui se sont multipliées ces derniers jours.

Plusieurs syndicats (FO, Sgen-CFDT) ou la fédération de parents d’élèves FCPE demandent au ministre d’« entendre » les revendications exprimées par les lycéens, qui appellent notamment à l’abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l’accès à l’université. Dans un communiqué qui demande de mettre fin « à la répression de la mobilisation lycéenne », le groupe des députés de La France insoumise dénonce « la banalisation de l’usage de Flash-Ball et les coups portés à des jeunes à terre [comme] autant de dérives intolérables d’un pouvoir qui n’existe plus que par sa politique de répression à tout-va »

Le Défenseur des droits a annoncé, vendredi 7 décembre, ouvrir une enquête sur l’interpellation de 151 adolescents en marge du blocus d’un lycée à Mantes-la-Jolie (Yvelines).  L’enquête  portera « sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées des interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie », indique dans un communiqué cette autorité indépendante qui rappelle être chargée de « veiller au respect de la déontologie » des forces de l’ordre et de défendre « l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Dominique SOPO, président de SOS Racisme, « s’interroge sur les raisons qui ont rendu possible une telle scène ainsi que sa mise en ligne manifestement recherchée. Ces jeunes vivent à Mantes-la-Jolie et sont donc réputés être des « jeunes de banlieue » avec tout ce que cette expression véhicule de clichés et autorise de violence symbolique. Cela n’est manifestement pas étranger à la facilité avec laquelle on bascule vite du maintien de l’ordre à l’humiliation publique ».
SOS Racisme demande au Ministre de l’Intérieur de prendre toutes les mesures nécessaires pour que de tels faits cessent et demande que l’IGPN ouvre une enquête suite à cette scène.

Les élus communistes lancent un appel en soutien au mouvement lycéen

Eugénie Barbezat

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Jeunes dans l’action…

Posté par jacques LAUPIES le 7 décembre 2018

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

« Une journée symbolique » ou « Les temps changent »

Posté par jacques LAUPIES le 7 décembre 2018

DSC_0981-lycéens en soutien des Gilets jaunes   DSC_0983 DSC_0991-côté Tarascon  DSC_0993 rond point fibre excellence

DSC_0991-côté Tarascon

Emergeant d’une bonne bronchite qui me poursuit depuis quelques jours je décide à effectuer quelques démarches nécessaires.

Si je devais résumer ma journée je pourrais dire : elle traduit la stupidité (parfois inhumaine) de cette société qui de toute évidence se dégrade de jour en jour. Mais je pourrais dire aussi qu’un espoir se lève d’en finir avec elle !

Le matin je me rends chez mon garagiste, très sympa qui s’évertue à me procurer une clé de contact de secours et m’a de ce fait facturé environ 250 € à la commande. Manque de pot après l’avoir commandée à sa maison mère (le constructeur automobile ou quelques uns de ses sous-traitants) il n’a pas reçu le bon exemplaire et doit recommencer l’opération. Apparemment ça ne fonctionne pas encore et je dois lui confirmer que la voiture n’a subi aucune modification au niveau de la serrure de contact. 

Je me rends ensuite auprès d’une permanence de ma mutuelle à Nîmes ou très nombreux doivent se trouver des retraités et actifs affiliés mais voila malgré le respect du jour et de l’heure indiquée : personne. Je téléphone donc au lieu que je suppose être celui siège central administratif ou très aimablement on m’informe que pour  raison de maladie d’une employée du siège régional la permanence est supprimée et qu’il me faut envoyer par la poste  le devis d’une prothèse dentaire de ma voisine que j’étais venu soumettre par la poste. Comme cette dernière a rendez-vous  sous huitaine avec son praticien être soignée je crains qu’elle ne puisse être informée à temps et à moins d’attendre deux mois de plus pour un nouveau rendez-vous ! 

Je précise au passage que la part à sa charge s’élève à plus de 900 € et que si elle avait suivi le diagnostic et la proposition d’un premier praticien celle-ci aurait été d’environ 2000 €. Ma voisine a 900 € de revenu par mois. Evidemment elle soutient les gilets jaunes.

Des gilets jaunes parlons en ? Dans l’après midi je leur rends visite sur deux ronds points car mon état de santé ne m’avait pas, jusqu’ici, permis d’aller les saluer et les soutenir. Je reviendrai sur tout ce que cela m’a inspiré : émotion et révolte car j’ai été bouleversé par certaines situations de ces braves gens qui mènent un combat et sont déterminés et cela malgré le trouble.

Deux m’ont proposé de mettre un gilet jaune. Si ce n’était par crainte d’être soupçonné de récupération (militant communiste relativement connu) je l’aurais fait bien volontiers car j’ai vu, bien vu ce que je ne cesse de croire depuis le début, que ces femmes et ces hommes et même quelques jeunes lycéens présents,  qui réclamaient leur gilet jaune, portent, malgré des confusions évidentes et un esprit troublé par ce qu’on appelle l’idéologie dominante,   la réalité des injustices sociales. 

 

 

Saint-Nazaire « Avant, j’avais une vie ; aujourd’hui, je lui ai donné un sens »

Vendredi, 7 Décembre, 2018

Morgane, 31 ans, saisonnière dans la restauration.

 

«Faut demander à Morgane. » Sur les barrages filtrants à l’entrée du port autonome de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), c’est elle le « poteau », la « référente », « celle qui ne s’arrête jamais », « qui donne tout ». Depuis trois jours, elle enchaîne les blocages aux abords du port, de 5 heures à 22 heures. C’est elle qui donne les consignes pour savoir si les camions peuvent passer et combien, elle qui est en contact avec les dockers, elle que les gendarmes viennent voir.

À 31 ans, cette boule d’énergie a « oublié (s)a vie ». Lorsqu’elle n’est pas sur un barrage, elle se pose à la Maison du peuple, le QG des gilets jaunes, pour planifier les futures actions lors des AG et parfois dormir.« Au début, je suis restée 37 heures sans dormir, maintenant je m’offre un petit sommeil réparateur. » Car pour elle, ce n’est que le début.

Saisonnière dans la restauration, ce petit bout de femme a toujours enchaîné les contrats de serveuse, n’a jamais eu de patron fixe, après avoir connu la rue entre 17 et 20 ans. Puis, « (elle s’est) trouvé un boulot, un appartement, (elle s’en est) sorti et depuis (n’a) jamais lâché ». Après quinze ans de métiers, 1 600 euros net par mois, célibataire et sans enfant, elle ne se plaint pas. Même si à la fin de la saison d’été, elle part en Suisse faire les vendanges pour toucher un peu plus et compte sur ses pourboires. Si elle se bat aujourd’hui, c’est surtout pour ceux qui se battent au quotidien pour survivre.

Au début, les gilets jaunes « ce n’était pas vraiment clair ». Alors « je suis allée voir », raconte-t-elle. « J’ai fait le tour des ronds-points et tout ce qui se disait c’était très intelligent. Notre esprit a tellement été pollué par les médias, la télé, les politiques qui t’enfoncent sous terre que ce mouvement a été pour moi comme une révélation. »

Pour elle, c’est surtout le 24 novembre que tout a commencé. Quand « devant la sous-préfecture, après s’être tous exprimés au micro, quelqu’un a dit : “Si on allait à l’ancien Pôle emploi ?” On a passé une nuit blanche à se raconter nos vies, à refaire le monde avec des gens merveilleux. C’était fou. Depuis, ça ne s’arrête jamais, mais j’adore. Je me sens vraiment à ma place ! » lance la jeune femme qui n’avait jamais participé à un mouvement social auparavant. Dans cette Maison du peuple, les amitiés se nouent, les solidarités se créent. « On est devenus une famille », explique-t-elle.

Et chaque jour, « on apprend des tas de choses, on grandit », s’émerveille-t-elle. « Si on sait comment on nous entube, on ne sait pas forcément comment ça marche, l’économie, et c’est fascinant. Il y a deux jours, je ne savais même pas comment fonctionnait le port », raconte la Nazairienne. « Ici, on ne veut pas seulement renverser le système actuel, on veut aussi en créer un qui soit vraiment bénéfique pour tout le monde », développe-t-elle. Et « on ne lâchera pas », promet-elle. Avant, « (elle) avai(t) une vie ; aujourd’hui (elle) lui donné un sens ».

Mais ne lui dites pas qu’elle fait de la politique. Car, pour elle, ce mot « n’a plus aucun sens ».

 
Clotilde Mathieu

 

 

 

 

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Pour avoir une autre vision des évènements lisez, achetez l’Humanité Dimanche

Posté par jacques LAUPIES le 6 décembre 2018

 

 

Pour avoir une autre vision des évènements lisez, achetez l'Humanité Dimanche dans POLITIQUE 5b2b7a63280ed
Du 6 décembre au 12 décembre 2018
Au sommaire de ce numéro :

Éditorial. La passion de l’égalité, par Patrick Le Hyaric. La sortie de cette crise majeure ne peut être que sociale et démocratique. Les gilets jaunes et les syndicats doivent être enfin entendus. À moins de rechercher le chaos, le gouvernement n’a plus le choix. Il doit desserrer l’étau et prendre en compte la fièvre qui s’empare du pays, au risque de laisser une nouvelle couche de colère froide dangereusement sédimenter.

Gilets Jaunes. « Ras le bol ! ». A Dieppe, les récits de la colère. La rédaction de l’ Humanité Dimanche se fait le relais d’une initiative de la mairie de Dieppe, qui a ouvert à ses administrés des cahiers de doléances afin de mieux comprendre les colères qui irriguent le mouvement des gilets jaune..

Climat. Alors que les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse depuis 2016, la tentation est grande de miser sur des solutions de géoingénierie : filtrer l’air, envoyer du fer dans les océans, enfouir le CO2… Mais des modèles au terrain, il y a un monde ! Espérons que les acteurs de la COP24 sauront s’en souvenir..

5c092904425d9 dans POLITIQUE

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Justice fiscale. L’ISF sur la sellette, le gouvernement ouvre une brèche

Posté par jacques LAUPIES le 6 décembre 2018

Justice fiscale. L’ISF sur la sellette, le gouvernement ouvre une brèche dans POLITIQUE isf-2

Jeudi, 6 Décembre, 2018

L’exécutif n’écarterait plus l’idée de rétablir l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) si « l’évaluation » de la mesure s’avérait négative pour l’économie. Une pirouette pour gagner du temps, qui crédibilise cette revendication phare des gilets jaunes pour la justice fiscale.

 

Jeudi, 6 Décembre, 2018

L’exécutif n’écarterait plus l’idée de rétablir l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) si « l’évaluation » de la mesure s’avérait négative pour l’économie. Une pirouette pour gagner du temps, qui crédibilise cette revendication phare des gilets jaunes pour la justice fiscale.

C’était inimaginable il y a encore deux semaines. Mais le rétablissement de l’ISF est bien en train de se frayer un chemin. Interrogé hier sur ce cadeau aux plus riches, qui concentre une part de la colère des gilets jaunes, Benjamin Griveaux explique d’abord que « ce sujet-là n’est pas sur la table ». Avant de finir par lâcher : « Il faudra évaluer. Il faudra voir si l’argent, qui a été supprimé dans cette part de l’ISF sur les valeurs mobilières, revient bien dans l’économie réelle. » Le porte-parole du gouvernement ira jusqu’à préciser : « Et de faire en sorte que, si ce n’est pas le cas, on modifie ce système, qu’on puisse permettre à chacun d’avoir de l’argent réinvesti dans nos territoires pour l’emploi. » C’est la première fois que la majorité met en doute l’efficacité de la suppression de cet impôt sur l’économie réelle. Et par là même remet en cause le fondement même de toute sa politique économique, le fameux « ruissellement ». Quelques heures plus tard, la ministre Marlène Schiappa fait savoir dans un communiqué qu’elle est prête à proposer de « rétablir l’ISF » si « les évaluations du nouveau dispositif qui le remplace ne sont pas concluantes ». Rétablir l’ISF ? « Non, cela n’a été dit par personne », répond de son côté la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, témoignant de la confusion qui règne dans les rangs de la majorité. « Nous ne craignons pas le débat sur la réforme de l’ISF », finira par trancher par une pirouette Édouard Philippe dans l’Hémicycle. Prémices d’un recul ou simple opération de communication ?

Les cent plus fortunés y ont gagné 1,5 million d’euros chacun

Cette idée d’une évaluation de la suppression de l’ISF, loin d’être une largesse consentie aux gilets jaunes, est en réalité dans les cartons depuis un an. En novembre 2017, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait annoncé devant le Parlement une évaluation d’ici deux ans. Mais, pour l’heure, cette mission de suivi n’existe toujours pas. « Une première évaluation pourrait arriver en septembre ou fin 2019 », assure aujourd’hui Bercy.

Alors que l’ISF a rapporté 5 milliards d’euros en 2016, l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) ne représentera que 1,53 milliard d’euros en 2019. Soit un manque à gagner pour l’État de 3,5 milliards d’euros. Les cent premiers contribuables les plus fortunés, eux, auront gagné 1,5 million d’euros chacun. Pourtant, la majorité l’assure : non, ce n’est pas un cadeau aux plus riches, mais bien le meilleur moyen de relancer l’investissement. Un argument familier, répété en boucle pour justifier le Cice (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi). Mardi, les députés LaREM n’ont pas hésité à adopter le versement de 20 milliards d’euros de Cice et de CITS (crédit d’impôt sur la taxe sur les salaires), mais également la transformation de ces avantages en allégements pérennes de cotisations patronales. Une autre facture salée pour un dispositif qui est loin d’avoir démontré, lui aussi, son efficacité. Pour mémoire, cette mesure phare du quinquennat Hollande n’aurait créé ou sauvegardé que 100 000 emplois pour 50 milliards d’aides versées, très loin du million promis par l’ex-patron du Medef Pierre Gattaz. Le groupe Carrefour d’Alexandre Bompard, par exemple, a encaissé le jackpot avec 744 millions versés par l’État, au moment même où il annonçait la suppression de 3 500 postes. Mais « c’est bon pour l’emploi et l’investissement », continue de marteler l’exécutif, qui sait pertinemment que la suppression de l’ISF est uniquement destinée à gaver les plus grandes fortunes, dont les Arnault et Bettencourt, qui ont vu leur patrimoine multiplié par douze en dix ans.

 dans POLITIQUE

La droite de Wauquiez contre le rétablissement de l’ISF

C’est bien cette indécente concentration des richesses entre quelques mains, quand la majorité voit ses conditions de vie se dégrader, que porte au grand jour les gilets jaunes. « Cela va leur coller à la peau ! » prédisait il y a un an Fabien Roussel, lors du vote de la suppression de l’ISF. « Paye ton ISF ! » criaient les manifestants des Champs-Élysées le 17 novembre. Un slogan repris massivement dans les barrages et mobilisations des gilets jaunes.

Cette revendication a également le mérite de remettre quelques pendules politiques à l’heure. Car si la droite de Laurent Wauquiez tente se refaire une santé sur ce mouvement, elle peine à être crédible. Interrogé hier, le président du Sénat, Gérard Larcher, a avoué ne pas être favorable au rétablissement de l’ISF. Et pour cause : sa suppression était l’une des propositions phares du candidat Fillon.

L’injustice fiscale s’est également invitée hier dans l’Hémicycle. « Rétablissez l’ISF, car le moment est venu que les riches soient solidaires », a lancé Jean-Luc Mélenchon lors de son intervention. « Ce n’est certainement pas le travail qui coûte cher, ce sont les cadeaux que vous avez fait aux plus riches, au capital, à la finance ! a dénoncé de son côté Fabien Roussel, le nouveau secrétaire national du PCF. Suppression de l’ISF, de la taxe sur les dividendes, mais aussi cadeaux à gogo avec la flat tax, la niche Copé, l’exit tax… C’est 8 à 10 milliards d’euros que vous donnez cette année aux riches, aux financiers et que vous proposez de maintenir en 2019 ! » « Donnez un acte concret en revenant sur votre suppression de l’ISF et ouvrez ces états généraux du pouvoir d’achat, maintenant ! » a embrayé la députée socialiste Valérie Rabault. Le sujet est désormais sur la table. Et les gilets jaunes ne semblent pas décidés à lâcher.

Maud Vergnol

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

12345...651
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus