Texte de 2007 (revu et corrigé)

Posté par jacques LAUPIES le 12 octobre 2018

Texte de 2007 (revu et corrigé) dans POLITIQUE
Oeuvre de Brigitte Bernard (Camarade de Tarascon) 
Le bel arbre blanc

Ce bel arbre blanc
Doué de parole
Abrite les gens
Même ceux qui volent

S’il trouve la faim
Les fruits de ses branches
S’offrent aux vilains
Pour que soif s’étanche

Ce bel arbre blanc
Qui donne l’amour
Est  un ciel sur champ
Eclairant le jour

S’il trouve détresse
Monte en lui la sève
Ses feuilles caressent
La vie qui  s’élève

Ce bel arbre blanc
Partage ses fleurs
Avec les passants
Rêvant de  bonheur

Le vent ni la pluie
N’ébranlent son cœur
Ni les mots pourris
Qu’hurlent les voleurs

Sa blancheur demeure
Quand il se dévoile
Quand il souffre et pleure
Des nuits sans étoiles

——————————-

Témoignage politique

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Le logement « social »: une priorité pour les plus démunis

Posté par jacques LAUPIES le 11 octobre 2018

Je me souviens d’un « accrochage verbal » lors d’une réunion du Conseil Municipal de TARASCON   entre les représentants de la majorité de droite et les représentants du FN, qui constituent la seule opposition, puisque la gauche est totalement absente. 

Les uns laissant entendre que le logement social favoriserait les « étrangers », les autres sous entendant que finalement ils n’avaient pas à se plaindre du fait que le gouvernement (Hollande à l’époque) n’en facilite pas la réalisation.

Dans le domaine social  comme dans bien d’autres les uns et les autres, ne marquent pas une volonté de s’investir dans la réalisation de l’habitat social. C’est pourquoi il serait grand temps que les forces de gauches existantes, bien présentes dans la ville, comme en ont attesté les dernières élections, élaborent des propositions claires en ce domaine et trouvent le moyens de se rassembler.

Le Parti Communiste local les y invite et est prêt à soutenir une liste républicaine de progrès social. Cela bien sur avec un programme ou seront abordés les questions du logement, pour répondre au besoin des revenus modestes, de la jeunesse, des retraités (maintien à domicile) etc.

————————————————————————————————————————–

 

En octobre 2017, bailleurs, locataires et élus locaux, se rassemblaient déjà contre les menaces qui pèsent sur ce secteur malmené comme jamais. Hamilton/REA
 
En octobre 2017, bailleurs, locataires et élus locaux, se rassemblaient déjà contre les menaces q ui pèsent sur ce secteur malmené comme jamais. Hamilton/REA<br /><br /><br /><br />

Logement. Comment Macron tente de démolir le modèle HLM

Mercredi, 10 Octobre, 2018

Alors que leur 79e congrès s’est ouvert hier, les bailleurs sociaux tentent de trouver des solutions pour faire face aux obligations de réorganisation et à la ponction financière imposée par le gouvernement.

Comment faire face au coup de massue budgétaire ? Réuni pour son congrès annuel à Marseille jusqu’à jeudi, le mouvement HLM se partage entre scepticisme et inquiétude. « Le secteur est pris en étau et on ne voit pas bien où sont les moyens pour s’en sortir », résume Marianne Louis, directrice générale de l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui fédère plus de 700 organismes. Durant trois jours, bailleurs, locataires ou encore élus locaux vont témoigner des menaces qui pèsent sur ce secteur malmené comme jamais par le gouvernement. Pour beaucoup, loin de simples évolutions, c’est bien le modèle du logement social, dont 10 millions de personnes bénéficient en France, que l’exécutif tente d’abattre.

1,7 milliard de manque à gagner

En s’attaquant tout d’abord à son financement. Notamment avec la mesure phare de la loi de finances 2018 qui, histoire de faire des économies budgétaires, consiste à rogner l’aide personnalisée au logement (APL) versée aux locataires tout en exigeant des bailleurs une baisse des loyers équivalente. Un dispositif – baptisé réduction de loyers de solidarité (RLS) – qui devait coûter 800 millions d’euros au secteur en 2017 et en 2018.

La réalité est pire. « Non seulement cette RLS coûtera cette année près de 850 millions, mais il faut y ajouter 700 millions de coûts supplémentaires liés à la hausse de la TVA dans le secteur, qui passe de 5 % à 10 %, et au gel des loyers », explique Dominique Hoorens, directeur des études économiques et financières à l’USH. Bilan : le manque à gagner en 2018 pour le logement social grimpe à 1,7 milliard d’euros. « Un artifice comptable qui permet à l’État de transférer sa dette sur celle des bailleurs HLM qui n’est pas comptabilisée dans les déficits publics », résume Manuel Domergue, directeur des études à la Fondation Abbé-Pierre (FAP).

Cette ponction se fait sur fond de désengagement complet de l’État. En baisse depuis des années, les aides à la pierre, ces subventions accordées au logement social, vont, pour la première fois en 2019, être supprimées. « Si nous sommes maintenant dans un système en vase clos, où seuls les HLM contribuent en abondant l’intégralité du Fonds national des aides à la pierre, c’est la notion même de solidarité nationale qui est remise en question », souligne Marianne Louis.

Les mesures de compensation proposées par le gouvernement ne font que repousser le problème. Le gouvernement a gelé le taux du livret A à un niveau bas (0,75 %). Cette épargne sert à financer la construction de HLM sous forme de prêt dont le taux est aligné sur celui du célèbre livret. Mais la mesure n’est prévue que pour deux ans et se paye sur le dos des petits épargnants. De même, la Caisse des dépôts et consignations, bras financier de l’État, a proposé au secteur HLM pour 2 milliards d’euros de prêts à taux zéro pendant les vingt premières années. Asphyxiés, beaucoup d’organismes se sont précipités. Mais cela ne réglera rien. « On anesthésie le problème en apportant une réponse à court terme et en générant un accroissement de dette à long terme », analyse Dominique Hoorens.

Quant au fonds de péréquation, qui permet de mettre de côté une partie de l’argent des bailleurs pour compenser les difficultés de ceux qui hébergent plus de locataires bénéficiant des APL, il est jugé insuffisant. « Tout au plus, ça atténue l’effet de la RLS pour ceux qui ont plus de 50 % de locataires “apéalisés”, mais pour ceux qui en ont 20 % ou 30 %, le coût restera le même », estime Alain Cacheux, président de la fédération des OPH, qui regroupe les bailleurs liés à des collectivités locales.

Dans ces conditions, les organismes HLM, désormais contraints de vivre des seuls bénéfices de leurs loyers, risquent d’être plus hésitants à accueillir des ménages avec APL. « Pour ce qui est de l’accueil des “apéalisés”, je suis interrogatif car, à partir du moment où ils coûtent beaucoup d’argent, la tentation est grande de ne pas les loger », admet Alain Cacheux.

Investissements en berne

Autre problème, la mise en place de la RLS et l’injonction faite dans la loi Elan de se regrouper pour former des entités d’au moins 12 000 logements coûtent du temps, de l’énergie et de l’argent. « Pendant deux ou trois ans, l’agenda des dirigeants des bailleurs va être : comment on se regroupe ? Avec qui ? Comment on fait des services ? Ils vont être mobilisés là-dessus à plein temps au détriment du lancement de projets », estime Manuel Domergue. Et malgré une échéance assez brève – le regroupement doit être terminé en 2021 – la commission de réorganisation censée accompagner le mouvement n’est toujours pas en place. L’avenir pourrait être encore plus sombre. Le rapport Cap 22 sur la réduction des dépenses publiques comporte des mesures mortifères pour le logement social. Comme assujettir les bailleurs sociaux, organismes à but non lucratif, à l’impôt sur les sociétés. Ou encore prélever des impôts sur le 1 % logement, cette taxe versée par les entreprises pour participer au logement des ménages modestes. « Le gouvernement a décidé de faire la peau au logement social », résume Ian Brossat, chef de file du PCF aux élections européennes et en charge du logement à la mairie de Paris.

L’effet des mesures adoptées se fait déjà sentir. Les permis de construire ont baissé de 19 % entre 2017 et 2018. La programmation est passée de 123 000 logements en 2016 à 113 000 en 2017 et la baisse devrait atteindre au moins 5 % en 2018, selon l’USH. Et le pire est à venir. La RLS devrait grimper à 1,5 milliard en 2020. « On est très inquiets. Pour beaucoup d’organismes, la marche de 2020 paraît infranchissable, observe Alain Cacheux. À cela s’ajoute l’incertitude sur 2021. Dans un secteur qui travaille sur le long terme, ces perspectives sont dramatiques. Dès aujourd’hui, les organismes serrent les comptes sur les travaux d’entretien et réduisent leurs engagements sur ce qu’il y a de plus coûteux, la construction neuve et la réhabilitation énergétique. » Territoire Habitat a fait ses calculs. Pour ce bailleur, qui gère 11 310 logements dans le Territoire de Belfort, les coupes se traduisent par 43 % de mises en chantier en moins et par un arrêt total de la programmation dès 2019 ! « Les conséquences ne se voient pas encore sur le terrain, beaucoup d’opérations étaient trop engagées pour être arrêtées. Mais il risque d’y avoir une forte baisse de la production à partir de 2020, prédit Alain Cacheux. On rentre dans une zone de turbulences dont on aura du mal à sortir. »

Les plus modestes paieront le prix

Les ménages les plus modestes vont faire les frais de cette politique. De plus en plus dépendant des rentrées offertes par les loyers, les bailleurs se détournent du logement très social. Le recul des agréments, constaté par la Fondation Abbé-Pierre, en témoigne : – 11% pour les Plai, logements réservés aux personnes en grande précarité, et – 12% pour les Plus, la tranche juste au-dessus. En revanche, le nombre d’agréments pour les PLS, réservés aux ménages qui ont plus de 3 900 euros de revenus mensuels, reste stable. C’est encore plus vrai en zone tendue, où la demande est forte et les prix élevés. « Avec la conjonction de la RLS, de la hausse de la TVA, du prix du foncier devenu délirant en Île-de-France, et de la hausse du coût de construction, notre seule possibilité pour compenser la baisse des subventions c’est de gagner plus avec les loyers en faisant plus de PLS », confirme Delphine Valentin, directrice générale d’IDF habitat, un bailleur situé dans l’Essonne et en petite couronne. Sur une ville comme Champigny, elle faisait 20 % de PLS, 20 % de Plai et le reste en Plus. Aujourd’hui, elle est passée à 35 % de PLS…

Le risque de désengagement vis-à-vis des ménages le plus en difficulté est encore renforcé par une disposition de la loi Elan qui permet la modulation des loyers en fonction des revenus des ménages. « Théoriquement, ça devrait baisser les loyers pour les ménages les plus modestes. Mais, à partir du moment où les loyers sont la recette principale – voire unique – des organismes HLM, on voit mal comment cette disposition ne peut pas avoir d’effet pervers sur l’effectivité de l’accueil des ménages modestes », observe Anne-Katrin Le Doeuff, directrice générale déléguée d’Espacité, une agence de conseil en politique de l’habitat.

Pour certains bailleurs, le logement pourrait même devenir une activité marginale. Pour compenser la suppression des subventions de l’État et les pertes de financements, le gouvernement propose de vendre des logements. Son calcul est simple : un logement vendu permet de dégager les fonds pour construire trois nouveaux logements. « Oui, mais pour construire, encore faut-il avoir du terrain ! souligne Manuel Domergue. Dans les métropoles qui manquent le plus de logements sociaux, ce terrain manque et risque d’être plus cher que le prix d’un logement vendu. » De même, vendre à des locataires aux revenus limités n’est pas simple. En 2017, seules 8 000 ventes ont eu lieu sur 100 000 mises sur le marché. L’USH estime ne pas pouvoir aller au-delà de 17 000, loin des 40 000 espérées par le gouvernement.

Avec l’obligation de trouver des fonds pour survivre, de nombreux bailleurs n’auront pas le choix. Ils vendront, quitte à perdre des revenus à long terme. Et auront alors la tentation de délaisser le logement social. Avec la possibilité qui leur est donnée par la loi Elan de diversifier leurs activités, ils pourront se tourner vers la production de logements intermédiaires – certains le font déjà –, à peine moins chers que le prix du marché, mais plus rentables que les HLM. Ils risquent aussi de développer l’accession à la propriété, moins risquée que la location. L’allongement de cinq à dix ans du décompte des logements en accession comme logement social les y encourage.

Un changement radical du modèle du logement social à la française est à l’œuvre. En quête de financements pour combler les coupes subies, et poussés à grossir, nombre de bailleurs sont tentés de se tourner vers des fonds privés et de se transformer en groupes immobiliers, avec l’obligation de dégager de la rentabilité pour verser des dividendes. « Ce sont des pans entiers du logement qui jusque-là échappaient au marché qui risquent d’être privatisés, prévient Ian Brossat. Avec comme conséquence, d’un côté, moins de logements sociaux et plus d’attente pour les demandeurs et, de l’autre, faute de moyens, le développement d’un logement low cost caractérisé par une dégradation du bâti et des services. »

Camille Bauer

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Retraites : la bataille ne fait que commencer…

Posté par jacques LAUPIES le 10 octobre 2018

 

Retraites : la bataille ne fait que commencer... dans POLITIQUE
Œuvre de Brigitte Bernard

 

Le Combat pour la défense des acquis en matière de retraite et si nécessaire une amélioration avec uniformisation PAR LE HAUT est  engagé. Cela ne concerne pas que les retraités d’aujourd’hui qui hélas, pour la plupart, connaissent de grandes difficultés.

Cela concerne aussi les retraités de demain que l’on destine à un système qui au prétexte de vouloir harmoniser et simplifier les droits à retraite risque, si nous n’y prenons garde, d’être une nouvelle occasion d’amputer globalement la rémunération de retraites et l’âge du droit à celle-ci à taux plein !

Les manifestations qui se dessinent sont nécessaires mais elles doivent se diversifier et s’adapter aux territoires, à tous les territoires, notamment aux villes moyennes et petites où encore ne s’exprime pas un mécontentement pourtant réel.

Nous vivons un temps où la rue et les urnes ne suffisent plus à contraindre les gouvernements à entendre le peuple. Ces gouvernements sont les instruments des classes dominantes et ne sont pas là pour entendre mais pour convaincre d’une prédétermination qui les habite. Les systèmes politiques et médiatiques sont sous contrôle et conçus pour réagir en faveur de leurs maitres : les oligarchies de l’économie et les marchés financiers.

S’il existe des forces politiques, juridiques et médiatiques relativement indépendantes, des élus, des juges, des journalistes indépendants, leur intervention est souvent perturbée, voire rendue inopérante ou impossible. 

L’émission diffusée ce soir sur Arte suffit à faire comprendre que leur combat est difficile et dénonce amplement cette réalité. 

Cela concerne tous les aspects de la vie des peuples tant sur le plan économique, social, institutionnel que sur la vie privée des citoyens. De plus ces derniers ne sont pas toujours sensibilisés, ne serait-ce que parce qu’ils n’ont pas les moyens d’une capacités d’analyse, sont trop éloignés des évènements.

Cependant lorsqu’ils sont confrontés à la mise en cause de leurs droits les plus élémentaires cela facilite la prise de conscience que leur protestation peut être un moyen de défense. Encore faut-il que s’organise une mobilisation unitaire et les obstacles que nous venons d’évoquer sont là pour les en dissuader.

C’est là précisément que le besoin d’organisations syndicales, politiques, s’impose sur le terrain. et fassent œuvre d’avant garde pour rassembler très largement. Une tâche que les médias ne peuvent assumer qu’aléatoirement !

 

 

 

 

 

 

 

Pour la CGT, « nombre de salariés ne peuvent pas partir après 62 ans	». Alban Pernet/Kumaeyes/Rea<br /><br /><br /><br />

Pour la CGT, « nombre de salariés ne peuvent pas partir après 62 ans ». Alban Pernet/Kumaeyes/Rea
 

Protection sociale. Le projet de toucher à la retraite à 62 ans fait bondir les syndicats

Mardi, 9 Octobre, 2018

Le gouvernement étudie l’idée d’instaurer une décote systématique sur les pensions en cas de départ à la retraite avant 63 ans. CFDT, FO et CGT dénoncent une remise en cause de l’âge légal, en dépit des promesses d’Emmanuel Macron.

Le rideau de fumée se dissipe en partie sur la promesse présidentielle de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Hier, les Échos ont lâché une petite bombe en dévoilant une piste « à l’étude » concernant la fixation à 63 ans de l’« âge pivot » de la retraite dans le futur système par points voulu par le gouvernement, c’est-à-dire l’âge en deçà duquel un assuré ne pourra faire valoir ses droits à la retraite sans subir une décote sur sa pension.

Actuellement, un salarié peut faire valoir son droit au départ en retraite à partir de 62 ans à taux plein s’il présente le nombre requis de trimestres cotisés (166 pour les générations atteignant 62 ans cette année, 172 trimestres d’ici à 2035). Une décote lui est appliquée qui minore temporairement sa pension s’il lui manque des trimestres de cotisation, cette décote s’annulant à partir de 67 ans, âge légal du taux plein. Dans le système à points, cette durée d’assurance exigée n’existe plus : seul demeure un compte en points que le salarié peut théoriquement transformer en pension à partir du moment où il a atteint l’âge minimum légal requis, que le gouvernement a promis de conserver à 62 ans. Le seul moyen d’« inciter » les salariés à différer leur départ à la retraite est alors d’instaurer une décote et/ou une surcote autour d’un « âge pivot », quel que soit le nombre d’années passées au travail. En clair, chacun pourra toujours partir à 62 ans… en théorie, puisque la décote constituera la « double peine » de ceux qui partiront déjà avec le capital de points le plus modeste. Dans la réalité, l’âge minimal de départ à la retraite sera plutôt de 63 ans.

Le même mécanisme que pour les retraites complémentaires

Les réactions syndicales n’ont pas tardé à condamner ce qui est vu comme un coup de canif dans les engagements d’Emmanuel Macron. « Je le dis très clairement : tous ceux qui ont dans la tête (de) jouer sur l’âge pour cette réforme auront l’opposition de la CFDT. C’est clair et net. (…) Si on touche aux 62 ans, la CFDT est mobilisée », a ainsi d’emblée cadré son secrétaire général, Laurent Berger, sur BFMTV et RMC, avant la réunion prévue demain à l’invitation du gouvernement avec les syndicats et le patronat sur ce dossier explosif.

La position de la centrale de Belleville est d’autant plus intéressante – et surprenante– qu’elle a avalisé l’introduction d’un mécanisme comparable dans l’accord national interprofessionnel (ANI) de 2015 sur les retraites complémentaires Agirc-Arrco et précisé par l’ANI de 2017 sur la fusion de ces régimes, accords que la CGT et FO ont refusé de signer. Ceux-ci prévoient l’application d’une décote (appelée « coefficient de solidarité ») de 10 % pendant trois ans si le salarié fait valoir son droit à la retraite dès qu’il a rempli les conditions du taux plein, cette décote s’annulant s’il accepte de repousser ce départ d’un an, une surcote s’appliquant ensuite pour ceux qui décaleront leur départ de deux, trois, voire quatre ans. Dans les faits, cela revient à inciter les salariés qui pourraient partir à 62 ans à reporter leur retraite à 63 ans, voire davantage.

« 40 % de la population partirait avec une décote »

« L’idée du gouvernement, c’est de faire en sorte que la durée que l’on passe en retraite ne s’allonge pas, et donc de reculer pour cela l’âge de départ, de façon à ce que la totalité des gains d’espérance de vie soient consacrés au travail et non à la retraite », observe le conseiller confédéral sur les retraites à la CGT, Gilles Oberrieder, qui rappelle que son syndicat a « toujours contesté le système de décote, ne serait-ce que parce que cela ne prend pas en compte le fait que nombre de salariés ne peuvent pas partir plus tard ». Pour FO, l’idée de repousser d’un an l’âge effectif de départ n’est pas acceptable non plus. « Si, aujourd’hui, on passait d’un âge légal de 62 ans à 63 ans, on aurait à peu près 40 % de la population qui partirait avec une décote », a estimé son secrétaire général, Pascal Pavageau, hier, sur France Inter.

Si cette piste se confirmait, le principe au cœur du projet d’Emmanuel Macron selon lequel « un euro cotisé doit donner les mêmes droits pour tous » serait aussi mis à mal, sauf à partir tous au même âge. Car cela ne sera plus vrai si un travailleur décide de partir à 62 ans et un autre à 63 ans, à nombre égal de points : l’un subira une décote et l’autre non.

Sébastien Crépel

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Un film à voir : détente assurée mais aussi questionnement (chacun peut y trouver son compte)

Posté par jacques LAUPIES le 10 octobre 2018

 

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Raisonner juste n’est pas facile, seul les imbéciles peuvent le croire !

Posté par laupiesjacques le 8 octobre 2018

 

Raisonner juste n'est pas facile, seul les imbéciles peuvent le croire ! dans POLITIQUE
De Philomène (BB) J’aime et vous ?
Quand notre corps subit de graves atteintes, que notre santé est troublée par quelque déséquilibre, rien n’est plus urgent que d’apporter des réparations pour retrouver nos capacités.Un corps blessé ou agressé par la maladie n’est pas sans rendre plus vulnérable notre pensée. Il en va de même lorsque cette pensée et directement menacée par des agressions extérieures. 

Sans compter la nécessité de gérer nos pulsions et parfois les contradictions qu’elles génèrent.

On le voit donc, les apparences, un pseudo bon sens toujours aléatoire, l’implication dans l’action, notre culture et ses limites, risquent bien de ne pas suffire pour raisonner juste. Et cependant il nous faut bien raisonner avec cette complexité qui nous habite et qui résulte bien de ce que nous sommes : selon Marx  le résultat de l’ensemble des rapports sociaux.

Nous devons donc en permanence faire face à tout ce qui affecte ces rapports : les transformations économiques, sociales et sociétales. Sans compter bien sur celles que nous avons peine à maitriser ou même totalement imprévisibles et qui concerne la nature elle-même.

Donc soyons modeste et aussi puissants soient certains esprits, personne ne peut prétendre à la vérité absolue qui en fait ne peut exister !

Fort heureusement nous avons cependant dans notre obligation de vie et de survie besoin d’une vérité sublimée. Sauf que pour les uns survivre ne peut se faire qu’au détriment de certains de ses semblables et que pour d’autres cela ne peut se faire que dans  le partage et la coopération généralisée de tous.

Partant de ce constat qui est loin de faire l’unanimité il faut s’atteler à la construction d’une humanité qui se libère de cette contradiction.

C’est une démarche qui n’est pas nouvelle et  s’impose donc en  politique. De ce point de vue le communisme apporte des réponses notamment en mettant en cause la propriété privée des moyens de production qui est une aberration sachant  que cette production se socialise toujours plus. Cela grâce à l’évolution des forces productives, impulsées par les sciences et le techniques et donc en définitive par la pensée et l’action des humains !

Se pose donc la nécessité de détruire un mode de production dit capitaliste – né dans son principe à l’aube de l’humanité – pour lui substituer un mode de production « socialisé ».

L’être humain répétons-le est le produit des rapports sociaux et la complexité de ces derniers étant évidente, les consciences ne sont pas préparées à des réponses simplifiées et radicales partout et en même temps. Par ailleurs ceux qui espèrent des réformes sans modifier le système doivent assumer les contradictions de celui-ci et donc accepter sa logique d’exploitation du travail, de concurrence, de développement inégal qui conduit à la polarisation des richesses d’une part et de la pauvreté d’autre part.

D’ou l’opposition entre réformistes et révolutionnaires ! D’ou le profit que peuvent retirer les conservateurs des échecs réciproques de ces derniers ! D’ou l’apparition à l’échéance de ces échecs, de réactions conservatrices ou de processus révolutionnaires plus violents qui conduisent aux totalitarismes et à des affrontements violents.

C’est là qu’apparait le besoin d autres voies de transformation des sociétés qui garantissent une trajectoire vers des progrès économiques, écologiques et sociaux irréversibles.

Mais ces voies ne peuvent faire l’économie de forces organisées, éduquées à la démarche communiste et déterminées. C’est à cela que doivent s’atteler les révolutionnaires…

L’histoire du PCF, ses atouts d’intellectuel collectif, ses bases d’organisation doivent en faire un exemple.

 

Disparition. Le vent de la Révolution selon Vovelle

 

Michel Vovelle, grand inventeur de l’histoire moderne. Geoffroy Mathieu/Opale/Leemage<br /><br /><br /><br /><br /><br />

Michel Vovelle, grand inventeur de l’histoire moderne. Geoffroy Mathieu/Opale/Leemage
Lundi, 8 Octobre, 2018

Michel Vovelle, historien novateur et spécialiste de la Révolution française, marxiste hétérodoxe tout autant, est décédé samedi dernier à 85 ans à Aix-en-Provence.

Il flottait au-dessus du berceau de Michel Vovelle, fils de Gaëtan et Lucienne Vovelle, instituteurs, comme une lumière calme et ­irradiante. La lumière de l’intelligence, des pionniers, de l’humanisme qui pousse un homme à passer sa vie à comprendre, à travailler les faits comme on retourne la terre, à épier l’histoire aussi bien à travers un trait, un trou que les volets grands ouverts. L’historien, grand connaisseur des lumières de la Révolution française, est décédé le 6 octobre. La Révolution française, il l’a mise en images en cinq volumes, l’a laissée parler, l’enseigna à la Sorbonne, marqua par sa direction l’Institut qui lui est dédié, conseilla scientifiquement son musée. Cet homme paisible fut un des savants les plus ferrés sur les tempêtes. De cette République tant aimée qui en termina avec l’ordre monarchique, il en possédait non pas les ors mais l’exemplarité : il est reçu premier à l’École normale supérieure de Saint-Cloud en 1953, décroche l’agrégation trois ans plus tard.

« Premier caïman littéraire », plusieurs générations d’élèves, de chercheurs, d’apprentis historiens sont capables de raviver sa disponibilité, son écoute, son originalité aussi. « Défricheur et exigeant, rigoureux et curieux, marxiste subtil, il nous laisse des livres merveilleux sur les images, ce qu’on appelait les “mentalités”, la foi, les Jacobins… Que de bonheurs de lecture face aux audaces méthodologiques de sa thèse sur la piété baroque et la déchristianisation, ses essais brillants sur la mentalité révolutionnaire, ses synthèses claires… », résume, par exemple, Guillaume Roubaud-Quashie, jeune enseignant et agrégé. Michel Vovelle fut en effet un des ceux qui répondirent à l’appel lancé par Lucien Febvre : « Comment reconstituer la vie affective d’autrefois ? », espérant redonner « du goût à l’exploration » et écrire une nouvelle partition où la sensibilité et l’histoire seraient les thèmes principaux.

À son tour, il a plongé dans les ténèbres de la psychologie en produisant une histoire culturelle, dans une mer frayée, la Révolution française, et au-delà. Ainsi des Métamorphoses de la fête en Provence de 1750 à 1820, ou d’un livre considérable parmi d’autres, la Mort et l’Occident de 1300 à nos jours, qui enquête sur les comportements collectifs face à la mort. Complémentaire à l’histoire sociale, et non pas rivale, sa démarche combinait des facteurs qui sans cesse interagissent au sein du réel : ceux socio-économiques, anthropologiques, démographiques, institutionnels, religieux… La vérité historique gît en partie dans l’événement, mais elle repose tout autant dans des attitudes, des gestes, des rituels, l’inconscient. Les représentations symboliques, les stéréotypes, les processus d’individuation nourrissaient sa méthode. Il étudia l’esprit d’une époque autant que des cas : il suivit les pas des sans-culottes marseillais, le parcours du maître menuisier jacobin et marchand Joseph Sec, le trajet de Théodore Desorgues, « poète de Robespierre ».

Hervé Leuwers, historien et actuel président de la Société des études robespierristes, brosse un juste portrait : « De l’historien, il reste une œuvre foisonnante, d’une exceptionnelle qualité (…). Michel Vovelle a également été historien de conviction, persuadé que le message des Lumières et de la Révolution n’avait pas perdu sa force. » Dans son ultime ouvrage, Mémoires vives ou perdues (Éd. de Paris), dans lequel il tourne autour du puits de l’oubli, Michel Vovelle érigeait son propre tombeau : « La mémoire s’enrichit comme elle s’appauvrit inévitablement tout à la fois, mais nous pouvons essayer de transmettre en passant le relais, le souffle, l’esprit, le souvenir, souffrances, affections, regrets mêlés aux espoirs indéracinables qui tissent la trame de nos vies, sans oublier les passions qui les entourent et qui donnent leur flamme à la continuité si fragile du passé remémoré. Cette immortalité fugace, la seule à laquelle je crois. »

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

12345...637
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus