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ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉES. LES GILETS JAUNES TENTÉS PAR L’ENRACINEMENT MUNICIPAL

Posté par jacques LAUPIES le 10 avril 2019

 

 

Deuxième «	assemblée des assemblées	» des gilets jaunes, le 5 avril, à Saint-Nazaire. Loic Venance/AFP<br /><br />

Deuxième « assemblée des assemblées » des gilets jaunes, le 5 avril, à Saint-Nazaire. Loic Venance/AFP
 

ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉES. LES GILETS JAUNES TENTÉS PAR L’ENRACINEMENT MUNICIPAL

Mercredi, 10 Avril, 2019

La réappropriation de notre pouvoir politique « passe par le niveau local ». Telle est l’une des résolutions adoptées par l’assemblée des assemblées de gilets jaunes, dimanche, à Saint-Nazaire. « Nous appelons à créer dans chaque commune de France où cela est possible une ou plusieurs assemblées citoyennes et populaires », explique ce texte élaboré au sein d’une commission portant sur la structuration locale du mouvement. Certains envisageaient même de se présenter aux élections municipales.

« C’est une option qui est posée », reconnaît un gilet jaune de Commercy (Meuse), qui ne veut pas donner son nom. « L’idée, ce n’est pas de se présenter par en haut, en surplomb, comme un parti politique et promettre “votez pour nous et vous allez voir ce que l’on va faire”. Si on faisait cela, on reproduirait le système politique que l’on condamne. » L’idée serait plutôt, explique-t-il, d’« investir le champ électoral pour redonner le pouvoir de décision à l’assemblée populaire, seule souveraine. Le maire deviendrait une sorte de délégué général et les conseillers municipaux un exécutif chargé d’appliquer systématiquement la volonté de cette assemblée municipale ».

À Bayonne, une association vise à fédérer et trouver des financements

« Le mouvement des gilets jaunes est né par la base, et c’est comme ça qu’on doit le consolider », abonde Stéphane Carbiener, 45 ans, venu de Bordeaux. « Et comment reprendre les clés du pays ? Ça démarre par les maires. On a 36 000 communes où les gilets jaunes peuvent consolider le lien qu’ils ont commencé à créer », ajoute-t-il, saluant la proposition des représentants de Commercy.

À l’AG des AG, les élections européennes ne suscitent pas le moindre intérêt. Les listes gilets jaunes pour le scrutin du 26 mai sont unanimement rejetées. Le ton diffère sur le scrutin local. À Bayonne, les gilets jaunes ont créé une association loi 1901. « Cela permet de fédérer l’ensemble des groupes du Pays basque, mais aussi d’avoir des financements, des dons, de discuter avec les élus, les syndicats. Et aussi être identifiés en vue des municipales », raconte par exemple un membre de la délégation venue des Pyrénées-Atlantiques. Un autre, venu de Chambly, dans l’Oise, ne cache pas non plus son ambition de « réinvestir les conseils municipaux ». À Villeneuve, dans l’Aveyron, l’assemblée des gilets jaunes s’est déjà emparée des enjeux communaux, notamment du plan d’urbanisme, actuellement en discussion.

Le « municipalisme », une théorie politique en vogue

« On est dans une période d’essoufflement, et pour moi ce serait trop se disperser, pour peut-être peu de résultats », confie une autre militante, venue de Nantes, à l’AFP. Mais ils sont nombreux, à la Maison du peuple de Saint-Nazaire, à avoir été séduits par la théorie du municipalisme, telle qu’elle a été développée par Murray Bookchin, bien que le terme n’apparaisse pas dans les textes issus des assemblées. « Municipalisme », « commune », « communalisme »… Qu’importe le mot, la philosophie est la même. « Transformer nos assemblées de lutte en assemblées de gestion du quotidien, en AG décisionnelles, où les gens ne se retrouvent pas seulement pour conduire et organiser le mouvement, mais aussi pour savoir ce que l’on peut faire pour améliorer nos vies localement, dans nos villes, dans nos quartiers », raconte le gilet jaune de Commercy. Fédérées « en réseau », elles pourraient en outre « créer un rapport de forces » avec les autorités, nationales ou locales. En particulier avec « celles qui n’ont pas joué le jeu avec les gilets jaunes… ».

Clotilde Mathieu et Pierre Duquesne

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Un vent social nouveau aux conséquences politiques nouvelles ? Et les risques que cela comporte !

Posté par jacques LAUPIES le 9 avril 2019

Tout le monde semble s’accorder sur le fait que le fondement des clivages politiques d’il y a quelques décades sont en train d’éclater. Entre droite et gauche certes mais aussi dans leur essence idéologique !

Ainsi la perte d’influence de l’église catholique, celle du communisme, auraient conduit le peuple français à se détourner de leur représentation politique traditionnelle : en gros la démocratie chrétienne et ses annexes d’inspiration plus ou moins religieuse d’une part et les partis « progressistes » d’inspiration plutôt rationaliste au rang desquels le parti communiste d’autre part, expliqueraient les mouvements en cours (« macronisme » d’une part et »gilets jeunes » d’autre part)

Une telle vision est plus que sommaire et même en prenant compte les interpénétrations  idéologiques et religieuses dans les différents courants politiques il est bien difficile de trouver une explication à la crise qui frappe le monde politique d’origine purement idéologique ou même religieuse.

Il faut revenir aux évolutions économiques (notamment des forces productives) et à leurs conséquences sociologiques, aux nouveaux aspects de la lutte des classes à l’échelle nationale et internationale, qui sont la cause des bouleversements existants et à venir dans les engagements que vont prendre les peuples et leurs composantes catégorielles.

Ce qu’évidemment ne se hasarde pas à faire la classe dominante au pouvoir laquelle usant de son influence politique, déléguée à la droite et à Macron, préfère rester sur une démarche populiste, alors qu’elle devrait revenir à la prise en compte des intérêts de classe des une et des autres. Certains parlent même de fascisme soft ce qui en gardant raison par rapport aux mots et leur signification, n’est pas tout à fait inexact !

Car l’un des caractéristiques du fascisme est bien de nier et de réduire l’influence des partis politiques et des « corps constitués » Mais ne dramatisons même si les mouvements actuels de protestation sont récupérables par l’extrême droite. Ce point mériterait un développement d’autant que le trouble existe bel et bien dans la population !

 

Entre les délégués et les observateurs, près de 800 personnes se sont concertées tout le week-end à Saint-Nazaire. Loïc Venance/AFP<br />

Entre les délégués et les observateurs, près de 800 personnes se sont concertées tout le week-end à Saint-Nazaire. Loïc Venance/AFP

ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉES. LES GILETS JAUNES SE STRUCTURENT

Réunies à Saint-Nazaire, des centaines de délégations de gilets jaunes ont œuvré ce week-end à consolider le mouvement, favorisant la démocratie directe et le lien avec les luttes.

Saint-Nazaire,

Envoyées spéciales,

Les délégations de gilets jaunes de toute la France affluent à l’assemblée des assemblées de Saint Nazaire, ce vendredi après-midi. Une pluie fine tombe presque sans interruption. Sous des barnums, des dizaines de personnes s’activent pour préparer le repas du soir, une association militante propose une cantine à prix libre, les bénéfices serviront à financer des actions de solidarité envers les migrants. Entre les délégués et les observateurs, près de 800 personnes planchent tout le week-end. Avec une telle affluence, pas de place pour l’improvisation. À l’entrée, chacun donne le nom de son assemblée et reçoit un badge, vert pour les délégués, bleu pour les observateurs. Dans la grande salle de la maison du peuple, une dizaine de cercles rassemblent une trentaine de personnes. À tour de rôle, les participants se présentent et décrivent l’activité de leurs groupes. Un moyen de prendre la température du mouvement près de cinq mois après son lancement. Si, dans les environs de Colmar, les ronds-points sont toujours occupés, au Blanc, dans l’Indre, ils ont été dégagés fin janvier par la police.

Le constat est général, la fréquentation des ronds-points baisse, de nombreuses cabanes ont été détruites. Partout en revanche, les assemblées populaires ou citoyennes se réunissent régulièrement, les délégués évoquent de nouvelles actions pour, avec les beaux jours, s’adresser à tous ceux « qui ne sont pas encore gilets jaunes ». Pour Claude, délégué de l’assemblée de Commercy, qui avait lancé l’appel à l’origine de la première assemblée des assemblées, ce tour de présentation et le week-end qui commence sont très importants. « Depuis la destruction de notre cabane, nous sommes au creux de la vague. Nous sommes venus dans l’espoir que ça nous redonne un coup de fouet », explique-t-il. Très vite, après une pause, les travaux reprennent à nouveau en petits groupes répartis entre la grande salle et les chapiteaux. Les thèmes sont variés : écologie, Europe, convergence avec les syndicats, les associations… Un atelier planche sur l’ouverture de maisons du peuple un peu partout. C’est aussi l’occasion d’évoquer d’autres initiatives locales, ici un jardin partagé solidaire, là un marché de producteurs locaux pour éviter les grandes surfaces.

Samedi matin, 9 heures en plénière, dans la grande salle de la maison du peuple, faute de place, seuls les délégués sont admis. Le plaisir d’être là tous ensemble est palpable. « On est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là, pour le bien des travailleurs et pour un avenir meilleur, nous on est là », slogans et chansons des gilets jaunes sont repris par la salle. « A – Anticapitaliste », remporte un franc succès. Passé le témoin entre l’équipe de Commercy et celle de Saint Nazaire, il est temps de se mettre au travail.

Les journalistes ne peuvent assister qu’à la première heure des échanges avant d’être « gentiment invités » à sortir, ils ne reviendront qu’à la plénière de l’après-midi. Le moins qu’on puisse dire est que le mouvement, échaudé par les reportages des chaînes d’information continue, se méfie des médias. Individuellement, délégués et observateurs répondent néanmoins volontiers.

Après la plénière, neuf ateliers commencent, certains décomposés en deux ou trois groupes pour permettre les échanges. Une quinzaine de gilets jaunes se rassemblent pour le groupe « stratégie de long terme ». Deux facilitateurs, un homme et une femme, régulent la discussion. Après une heure trente de débat, c’est à eux que reviendra la lourde charge du compte rendu et d’exposer les propositions issues de leur groupe de travail. Pour chaque intervention, deux minutes, le chrono part. Ici, tout le monde s’écoute attentivement et, s’il arrive qu’un des délégués coupe la parole à l’autre, il lui est gentiment demandé d’attendre son tour de parole. Un délégué de Bayonne raconte comment, dans sa ville, les gilets jaunes ont créé une association loi 1901. Mais l’idée de se transformer en association ne fait pas l’unanimité. Après un jour à l’AG des AG, muni de ses cartons verts, bleu ciel et jaunes pour voter, Nicolas sourit devant ce « bordel organisé ». « Ce n’est pas très confortable mais chaque commission a réussi à faire une synthèse des échanges », se félicite le délégué versaillais.

Les questionnements autour de la structuration sont nombreux. « Notre groupe veut savoir comment fonctionner de manière plus horizontale au sein du mouvement », insiste Alexia, agricultrice déléguée, du rond-point du Cannet-des-Maures. Venu de Strasbourg, un trentenaire préfère coordonner plutôt que centraliser. « Beaucoup de ronds-points n’ont pas du tout le même système de fonctionnement. Certains fonctionnent en AG, d’autres avec un leader. » Interrogation aussi autour des voix des gilets jaunes. « J’espère un positionnement sur les leaders médiatiques pour rappeler qu’ils ne parlent qu’en leur nom propre », ajoute Johanna, institutrice et gilet jaune du 94. En fin d’après-midi, lors du groupe de travail sur l’appel de l’AG des AG, une tension émerge entre deux lignes. L’assemblée des assemblées doit-elle devenir une direction ou, dans une volonté de démocratie directe, ne doit-elle que réaliser des propositions à valider par des assemblées locales souveraines ? C’est finalement cette seconde option qui, dimanche, est au cœur du second appel de l’assemblée des assemblées.

Si la structuration du mouvement était LA question du week-end, aucune volonté cependant de se replier sur soi. Nombreux sont les groupes qui participent aux actions des marches pour le climat. En plénières, les luttes sociales ne sont pas oubliées : combats pour la défense des services publics, contre la réforme des retraites, celle de la fonction publique ou de l’assurance-chômage, sans oublier les luttes locales contre les fermetures d’usines. Sur les gilets jaunes de certains fleurissent les carrés rouges de la colère enseignante contre la réforme des lycées et la loi Blanquer. Nicolas, venu à Saint-Nazaire dans l’objectif de définir une stratégie visant à « encercler Macron », devrait être heureux. En plus d’un appel à manifester le 23 avril pour l’abrogation de la loi « anti-casseurs », un temps fort est prévu autour de la Fête des travailleurs. En 2019, le 1 er Mai sera jaune !

Mélanie Mermoz

Avec Clotilde Mathieu

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EUROPÉENNES. « IAN BROSSAT DE LOIN LE MEILLEUR À GAUCHE »

Posté par jacques LAUPIES le 7 avril 2019

 

Hier sur France 2, le candidat PCF ne s’adressait pas à ses adversaires politiques sur le plateau, mais aux classes populaires qui le regardent derrière l’écran. Photo : Bertrand Guay/AFP

Hier sur France 2, le candidat PCF ne s’adressait pas à ses adversaires politiques sur le plateau, mais aux classes populaires qui le regardent derrière l’écran. Photo : Bertrand Guay/AFP

EUROPÉENNES. « IAN BROSSAT DE LOIN LE MEILLEUR À GAUCHE »

Vendredi, 5 Avril, 2019

Le candidat communiste a tiré son épingle du jeu hier soir, lors du premier débat télévisé consacré aux européennes. Nous avons suivi sa prestation auprès de militants communistes qui organisaient une écoute collective dans le 20ème arrondissement de Paris

« Ce soir, c’est le grand soir » s’enthousiasment des militants communistes du XXème arrondissement de Paris, quelques minutes avant le top départ d’un rendez-vous politique déterminant pour la tête de liste PCF. Devant leur poste, un brin anxieux, ils sont une dizaine à avoir voulu partager cette étape importante de la campagne, pour laquelle ils ont arraché la présence de leur candidat, dans un premier temps blacklisté du casting de France 2. Car si ce soir Ian Brossat se tient debout derrière son pupitre, aux côtés des autres têtes de liste, c’est aussi grâce à la mobilisation des militants communistes. Linda est l’une d’entre eux. « A force d’e-mails et de coup de fil, on a réussi à convaincre France 2 d’appliquer cette fameuse représentativité électorale qu’elle se targue d’incarner, raconte-t-elle. Si Ian n’avait pas été là ce soir, le service public aurait été directement complice de ce qu’il serait arrivé à l’Europe ». 
 
À leurs yeux, ce débat est avant tout un combat de « communication politique », très codé. Damien estime par exemple que l’enjeu pour son candidat est de se faire remarquer. Comment ? « En lâchant deux-trois punchlines. Il n’y a au fond que ça pour que les gens le retiennent, et que le parti fasse du bruit » pense-t-il. Alors quand son candidat interpelle Nathalie Loiseau, c’est l’ovation. «Si ne pas avoir accueilli l’Aquarius, c’est un modèle de fierté pour vous, nous ne devons pas avoir les mêmes valeurs», lâche-t-il.
 
Très vite, le candidat communiste s’impose par sa clarté, refusant de s’enfermer dans le piège du pugilat. Il ne s’adresse pas à ses adversaires politiques sur le plateau, mais aux classes populaires qui le regardent derrière l’écran. « On sent dans sa posture et sa façon de s’exprimer une volonté de ne pas entretenir l’hostilité à laquelle les autres candidats participent, en s’interpellant et en s’interrompant constamment », constate Emmanuel.
«En abordant les questions du travail à minuit, vous vous rendez compte que les principaux intéressés sont déjà couchés car ils travaillent demain?»
À cette sérénité s’ajoute une vraie maîtrise des dossiers. «  Il est le seul  à avancer des chiffres en rapport avec une réalité qu’il connaît, celle des ouvriers, se félicite le militant communiste. Il est aussi le seul à les mettre en perspective, en soulignant notamment le salaire de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, qui gagne plus de 30 000 euros par mois et qui demande en même temps à la France de ne pas augmenter le SMIC. C’est là sa vraie force ». Car Ian Brossat aura été l’un des seuls candidats à remettre systématiquement dans le débat les urgences sociales et à formuler des propositions concrètes. Après un long volet sur le Brexit et l’immigration, il interpelle les journalistes : «En abordant les questions du travail à minuit, vous vous rendez compte que les principaux intéressés sont déjà couchés car ils travaillent demain?». Sur l’environnement, alors que les candidats Yannick Jadot et Benoit Hamon comptaient tirer leur épingle du jeu sur le sujet, là aussi le candidat communiste se démarque. « La pollution est un crime. 50 000 morts par an en France, 600 000 morts au niveau de l’Union européenne. Qui est le coupable ? interroge Ian Brossat. Pas l’ouvrier qui utilise sa voiture diesel. Mais les ménages les plus riches, qui polluent 40 fois plus que les modestes ». Une adresse aux gilets jaunes, et à tous ceux qui refusent d’opposer les fins des mois à la fin du monde.
 
À l’issue du débat flotte un parfum de satisfaction et de fierté dans les rangs militants. Revigorés par la prestation de leur candidat, tous ressortent encore plus déterminés à mener campagne. D’autant que la tête de liste de communiste séduit bien au-delà des rangs du PCF. « Plusieurs amis à moi, qui n’ont pourtant aucun engagement politique particulier, m’ont avoué trouver les arguments de Ian Brossat percutants. C’est encourageant », se réjouit Linda. Un sentiment confirmé par les commentaires sur les réseaux sociaux. Au point que la porte-parole de La République en marche, Aurore Berger a même twitté : « Brossat de loin le meilleur à gauche ». Les chaines privées, qui refusent toujours d’inviter les communistes à leur grand rendez-vous politiques de campagne, vont devoir revoir leur copie….
Martin Gosserand et Maud Vergnol

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DÉMOCRATIE. L’INTERDICTION DE MANIFESTER CENSURÉE, LA MAJORITÉ MACRONISTE DÉSAVOUÉE

Posté par jacques LAUPIES le 6 avril 2019

 

 

Cet article était contraire aux libertés fondamentales, comme le dénonçaient les gilets jaunes, ici à Nîmes le 12 janvier. P. Guyot/AFP<br />

Cet article était contraire aux libertés fondamentales, comme le dénonçaient les gilets jaunes, ici à Nîmes le 12 janvier. P. Guyot/AFP

DÉMOCRATIE. L’INTERDICTION DE MANIFESTER CENSURÉE,

LA MAJORITÉ MACRONISTE DÉSAVOUÉE

Vendredi, 5 Avril, 2019

Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi l’article 3 de la loi anti-casseurs, qui permettait aux préfets d’interdire des manifestations sur une simple « présomption ».

C’était la mesure la plus dangereuse et la plus contestée du projet de loi dit « anti-casseurs », initiée par la droite sénatoriale et reprise à son compte par la majorité macroniste. Le Conseil constitutionnel en a censuré jeudi l’article 3, qui donnait la possibilité au préfet de prononcer des interdictions administratives de manifester. « Les dispositions contestées laissent à l’autorité administrative une latitude excessive dans l’appréciation des motifs susceptibles de justifier l’interdiction », écrivent les sages, qui ont en revanche validé les autres dispositions, sur les fouilles de sacs et de véhicules aux abords des manifestations (article 2), mais aussi sur le délit de dissimulation volontaire du visage puni d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende (article 6).

Une décision jugée salutaire par l’opposition

C’est un sacré revers pour Emmanuel Macron, qui avait lui-même saisi la plus haute juridiction française, pensant faire taire l’opposition, qui alertait sur le caractère autoritaire et liberticide de ces mesures. Hier encore, quelques minutes avant que ne tombe la décision des sages, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, se félicitait que « le Parlement (ait) construit un système équilibré entre une mesure administrative et la possibilité de la contester avant sa mise en application ». Cette mesure avait pourtant suscité des critiques au sein même de la majorité. « En l’état, cet article présente des écueils constitutionnels », opposait en commission la députée LaREM Paula Forteza, proposant, avec plusieurs de ses collègues, la suppression pure et simple de l’article. Le Conseil constitutionnel a en effet estimé qu’il portait « atteinte au droit d’expression collective et des opinions ».

Une décision jugée « salutaire » par l’opposition, dont les groupes parlementaires GDR, FI, PS et Libertés et Territoires avaient également saisi le Conseil constitutionnel. « C’est une sage décision, se félicite Fabien Roussel, tant cet article était contraire aux libertés fondamentales, donnant au préfet le pouvoir d’interdiction sur la base d’une simple présomption. » « On ne lâche rien et ça paie », a également salué Jean Luc Mélenchon.

À l’inverse, amère, la droite sénatoriale fulmine. « Je respecte trop l’État et les préfets pour imaginer qu’ils soient contre la démocratie au point d’interdire, si ce n’est pas justifié, des manifestations »​​​​​​​, a déclaré le sénateur LR Jean-Pierre Grand, affirmant que « les casseurs vont pouvoir s’en donner à cœur joie »« C’est un demi-soulagement » explique de son côté l’avocat Arié Alimi. Pour ce militant de la ligue des droits de l’homme, qui défend les victimes de violences policières, « le Conseil constitutionnel aurait pu aller jusqu’à la reconnaissance d’un droit constitutionnel à manifester » « C’était l’une des attentes de cette saisine », rappelle l’avocat de Geneviève Legay, qui regrette que les fouilles et le délit de dissimulation des visages n’aient pas été retoqués.

En validant ces deux dispositions qui permettent de retarder, voire d’empêcher l’accès à une manifestation et de sanctionner pénalement toute personne dont la police jugera qu’elle dissimule « une partie de son visage », « le Conseil constitutionnel cautionne une restriction sans précédent du droit de manifester et ouvre à un arbitraire dangereux », dénonce la LDH, qui prévient : « Que reste-t-il d’une liberté lorsqu’elle est soumise au bon vouloir d’un magistrat qui n’est pas indépendant du pouvoir exécutif et que son exercice peut valoir d’être condamné et fiché ? »

Maud Vergnol et Pierre Duquesne

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Ian Brossat merci ! L’exercice n’était pas facile pour toi mais tu as dit l’essentiel et pour qui est communiste ou pour le moins armé d’une réceptivité objective aux paroles, a pu constater de vraies positions de classe : en ramenant les vrais causes du malaise européen à la question économique et financière, à la domination de la finance et du capital sur le monde du travail que cultivent ou occultent développent et entretiennent la plupart des autres intervenants

Posté par jacques LAUPIES le 5 avril 2019

DSC_0211-défenseur des travailleurs...

Du côté du travail : Ian Brossat qui fait son nid en défendant le monde du travail

DSC_0206-Loiseau n'a  pas fait son nid

Du côté du capital : Loiseau qui ne fait pas son nid

Quant aux autres ne vous faites pas trop d’illusions : à droite plus démagogue que moi tu meurs, au centre droit et gauche presque pareil…

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