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  • Ian Brossat Chef de file des communistes

    Européennes

    Le nouveau monde :
    D'un coté, on prétend "responsabiliser" les gens modestes en augmentant le prix du #carburant.
    De l'autre, on déresponsabilise les riches en baissant leurs impôts sans rien leur demander en échange.
    Moins tu as, plus tu donnes.
    Plus tu as, moins tu donnes.

Quand le jaune a besoin du rouge pour contrer les noirs de la rue et les blancs du pouvoir

Posté par jacques LAUPIES le 2 décembre 2018

 

L’histoire donne aux couleurs des valeurs symboliques qui peuvent entrer en contradiction.

Il faut donc les observer dans le temps mais aussi dans l’espace.

Si le noir est devenu symbole de l’anarchie en politique il a été aussi celui des pirates. Et l’on n’en finirait pas de lui attribuer d’autres expressions : le deuil, la tristesse, la mort, le pouvoir, etc.

Le rouge symbole de passion, de chaleur, de puissance, de vie et de sang  est en politique porté la les luttes ouvrières, le socialisme, le communisme.  Il est cependant demeuré la couleur arboré par le pouvoir religieux. Immortalisé en littérature par le Roman de Stendhal come le noir.  

Quant au jaune il n’échappe pas à ce tout et n’importe quoi qui va de la gloire de la lumière à la traitrise, de la joie à la tristesse, etc. En politique  le jaune est celui qui trahit, se fait acheter. Nul doute que les gilets jaunes vont lui donner une signification plus positive.

Le vert n’échappe pas à des significations multiples même si de nos jours l’idée de la nature et de sa protection en a fait son symbole, il demeure aussi celui de la mort, de la maladie. Mais pour qui nait au 21ème siècle il devient marque d’espoir.

On le voit donc que l’intellect collectif est soumis aux pressions des évènements et  des interprétations que l’on en fait pour donner un sens aux couleurs. Il en va de même pourrait-on dire pour les idées. Choisir une couleur, choisir une idée nous expose donc à des visions tres différentes positives autant que négatives.

Il faut évidemment  aller à l’essentiel pour choisir sa couleur ou pourquoi pas ses couleurs. Je ne regrette donc pas mon attachement au rouge, mon espoir dans le vert, quelque sympathie pour le noir, la clarté du jaune et pour finir pour le drapeau arc en ciel qu’arborent les diversités sexuelles. 

 

Mais je m’égare et, placé devant l’émission spéciale de la 2, je m’aperçois que les initiateurs et leurs journalistes de service (Léa Salamé et surtout  le « trou du cul » qui l’accompagne) mettent sur le plateau ce qui peut tenter de sauver la macronie : des députés LREM, des opposants sortis la même musette et sélectionnés  judicieusement. A moins que cela ne se réalise bien tard dans la soirée, j’attends des militants de la CGT et des Députés Communistes.

Bien sur il y aura eu Mélenchon et Ruffin, bien sur il y aura eu Thomas Piketty, bien sur il y aura eu Emmanuel Todd pour qui j’ai une certaine affection mais je ne me retrouve pleinement  dans aucun d’eux sauf peut être Ruffin qui se prononce pour les deux mesures susceptibles de désamorcer le retour de l’ISF, la suppression et l’augmentation des taxes sur les carburants.

Cependant il en est une troisième sans laquelle il risque de ne pas y avoir d’espoir de conciliation : l’augmentation des salaires pensions et minima sociaux ! Précisément c’est cette mesure qui est porte depuis belle lurette par les communistes !

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capté à la manif

Posté par jacques LAUPIES le 2 décembre 2018

 

capté à la manif dans POLITIQUE

Et si l’on parlait de la veste jaune du président ?

Jeudi, 29 Novembre, 2018

Gauche et droite renvoyées dos à dos, refus des cadres sociaux et politiques, « dégagisme »… Pierre Serna inscrit le mouvement des gilets jaunes dans l’histoire et montre comment il est aussi une « créature » du macronisme.

 dans POLITIQUE

Pour toutes celles et tous ceux qui ont une culture de gauche, le jaune n’est pas leur couleur préférée. Je me souviens des lectures passionnantes des œuvres de Madeleine Rebérioux ou de Michelle Perrot sur les mouvements ouvriers, sur les colères paysannes au XIXe siècle, lorsque la lutte des classes devint plus âpre. Je découvris dans leurs ouvrages comment la prise de conscience collective avait structuré ces centaines de milliers d’ouvriers, qui avaient inventé leurs syndicats. Ce qui les fédérait s’appelait la politique, c’est-à-dire l’espoir que, par-delà les difficultés économiques du moment, par-delà les structures sociales et leur lourdeur, la conscience de la collectivité souveraine se disait dans le dialogue, se construisait dans la culture partagée des combats organisés, se fondait sur les valeurs inscrites sur des affiches, puis mises sur le papier. Ce qui devait en résulter était une refondation de la cité, un projet qui reliait les démocrates de l’Athènes du Ve siècle avant notre ère aux ouvriers des cités industrieuses de la fin du XIXe siècle. Hélas, dans ces combats existaient ceux qui n’y croyaient pas, ceux qui refusaient cette perspective d’un monde meilleur pour tous, et se vendaient au plus offrant quitte à devenir les casseurs de grève. C’étaient les jaunes…

Ce n’est évidemment pas une raison pour ne pas observer ce mouvement des gilets jaunes et d’en proposer un regard en tant qu’historien des révoltes et des révolutions. Les secousses antifiscalistes, les émotions, les tumultes contre les taxes injustes, les insurrections contre les impôts abusifs, ont construit l’histoire populaire de la France. Depuis le XVIe siècle, avec l’édification de l’État, et ses deux sombres piliers, l’armée pour imposer l’ordre et démontrer à tous qui a le monopole de la force, et l’impôt pour financer justement l’armée et donc la guerre, les populations les plus modestes se sont vues toujours davantage taxées. Il n’est pas inutile de remonter à François Ier, le premier roi de l’époque moderne, construisant un appareil d’État fondé sur de lourds impôts.

gabelle et privilèges

À cette époque-là, l’essence de l’économie est le sel qui permet de conserver les aliments, de les conditionner pour les transporter. L’impôt sur cette matière première indispensable s’appelle la gabelle et va peser sur ceux qui sont les plus durs au mal, exploités, loin des villes, ne comprenant pas pourquoi ils devraient payer cet impôt, alors que les privilégiés de toutes sortes ne le payent pas. La réaction ne se fit pas attendre et la grande révolte de la gabelle explose dans les campagnes, en Aquitaine, entre 1544 et 1547. Un sommet de violence en 1548 embrase les villes de Blaye, Poitiers, Cognac, Saintes, Libourne, occupées par des milliers de manifestants. Durant l’été, la foule, toujours plus déterminée, envahit Bordeaux. Des scènes de violence ont lieu. Puis sont rédigés des projets de réforme envoyés sous forme d’adresse au souverain. Montmorency, le connétable de France envoyé en Guyenne, châtie le mouvement au moyen d’une répression spectaculaire et cruelle. Pourtant, un an plus tard, en septembre 1549, pour restaurer un ordre précaire, le roi est obligé de supprimer l’impôt détesté dans les régions qui se sont soulevées. Les pitauds, le nom des révoltés d’alors, ont gagné. Colère victorieuse, répression homicide resteront longtemps dans la mémoire orale de toutes les autres insurrections antifiscales des deux siècles suivants, des nu-pieds aux croquants, des bonnets rouges aux masques noirs du Vivarais, la France connaît trois siècles de révoltes antifiscales, jusqu’à ce que les injustices trop criantes en temps de crise après 1780 finissent par provoquer la chute de la monarchie spoliatrice et rapace installée dans les ors de Versailles. Comme le dit l’historien Jean Nicolas, auteur du magnifique ouvrage « la Rébellion française », étudiant plus de 8 500 colères entre 1660 et 1789, la France a toujours vécu dans « l’intranquillité ».

En fait, un État ne peut se construire, comme le rappelle la Déclaration de 1789, sans les contributions des citoyens. À la condition qu’elles soient consenties, justes, servent le bien public, soient efficaces pour la prospérité générale, et se voient utilisées pour l’éducation, la santé, la protection de tous par une police de proximité. Ne rêvons pas, cela implique également que l’État, dont les besoins sont toujours plus grands et les équilibres sociaux toujours fragilisés, soit obligé de respecter un espace public de contestations libres. Cela s’appelle la démocratie avec ses luttes, dont on comprend qu’elles sont d’autant plus puissantes qu’elles sont exprimées, puis traduites en réformes à proposer. Ces combats constituent l’étincelle qui permet d’inventer le futur et de proposer une autre société.

un « extrême centre »

Est-ce le but des gilets jaunes, dans leur colère antifiscale dont on vient de voir qu’elle se raccroche à la lente horloge des exaspérations populaires ? Oui, dans un premier temps. L’outrance de la politique fiscale qui consiste à pénaliser les plus défavorisés, en taxant leur outil de travail, en défiscalisant les plus riches, renforçant la caste des privilégiés, faisant passer pour passéiste le combat des plus modestes, parce qu’ils n’auraient pas compris que le futur écologique implique leur sacrifice, ne peut que mener à la révolte et en retour à la répression. Sidérée par la violence déséquilibrée des ripostes des forces de l’ordre, une citoyenne eut cette remarque très subtile : « Ils nous dictent déjà toute notre vie et ils voudraient nous dicter même comment on doit se mécontenter ? » Découvrant la force de frappe du pouvoir et disant à sa façon, très juste, la bascule brutale qui est opérée depuis la loi EL Khomri en 2016, et les nouveaux modes opératoires de la police. Ainsi, le gouvernant a la double responsabilité de la politique fiscale et des conséquences qu’elle provoque.

Dans un second temps, un autre constat peut être dressé. En dépolitisant toute forme de compréhension de la société par la politique, en délégitimant en permanence les partis, en niant les clivages droite-gauche, en rejetant les idées politiques sous la forme méprisante de vieilleries idéologiques, le président Macron a inventé les gilets jaunes, qui ne sont qu’un reflet biaisé de sa politique. Les gilets jaunes sont le miroir déformant d’un extrême centre qui, en refusant le débat politique et législatif, en imposant le pouvoir exécutif comme la fin ultime de la conduite des affaires d’État, en créant l’illusion qu’une vie réussie est une vie de millionnaire, a inventé une colère sans politique, l’ire des intérêts particuliers, réellement bafoués et qui se retournent contre lui. En poursuivant et renforçant une politique d’arrangement et de complicité avec le Medef, politique menée depuis une trentaine d’années, le pouvoir a détourné la colère de tous ceux qui souffrent des nouvelles conditions de travail dans l’entreprise, vers lui-même, puisqu’il est devenu le bouclier des grandes compagnies internationales, obéissant aux injonctions d’un capitalisme global. En proposant comme modèle de société une vie d’égoïsme obligé, pour soutenir la concurrence, pour accroître son pouvoir d’achat, pour ne pas perdre son temps avec la politique et ses idées irréalisables et utopiques, le macronisme a inventé cette colère désordonnée, parce que sans but politique, pour le moment. Mais l’horloge du temps des luttes tourne… Le pouvoir ne laisse qu’une seule alternative : résister. C’est-à-dire inventer encore et toujours la politique.

Pierre Serna, Historien spécialiste de la Révolution française et de « l’extrême centre »

 

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De la révolte au pas en avant social offensif…

Posté par jacques LAUPIES le 1 décembre 2018

 

Je n’invente rien en disant que révolte n’est pas révolution. Mais la protestation actuelle peut conduire à stopper les prétentions anti sociales de Macron !

Ce qui caractérise le mouvement des Gilets Jaunes est qu’il aboutit, quels qu’en soient les initiateurs, à rassembler un grand nombre de celles et de ceux qui sont dans la  contestation des politiques gouvernementales suivies depuis des décades. Même si d’apparence il n’y a que la taxation des carburants, les bas revenus, une fiscalité totalement injuste qui sont à la base de la protestation, tout le monde devrait s’accorder à reconnaître que les raisons du mécontentement sont bien plus diverses mais que celle de la perte de pouvoir d’achat avec les difficultés de bouclage des fins de mois en sont les éléments essentiels.

C’est bien ce qui peut déranger le plus la grande bourgeoisie et tous ceux qui de près ou de loin sont à son service. D’autant que,  dans les luttes,  nait dans  la pensée de chacun des individus des différentes catégories impliquées, un processus de réflexion sur les causes et les effets mais également sur la recherche de solutions. Il n’est pas étonnant de ce fait que cela aboutisse à des propositions mettant en cause le pouvoir politique et réclamant le départ du Président de la République.

De l’exclu du travail au travailleur exerçant une profession  libérale en passant par le pilier de la contestation que constituent les salariés sous payés, la révolte évolue contre  l’injustice que chacun subit de différentes manières en fonction de sa position sociale. L’amalgame créé autour de l’idée du « tous pourris » à laquelle s’ajoute une stigmatisation des organisations syndicales, entretenue par les médias mais aussi un bonne partie de la droite, de l’extrême droite et de la majorité gouvernementale, contribue à développer les tentatives d’isoler le mouvement des gilets jaunes dans son combat.

Ce piège doit-être évité et comme nous ne cessons de le répéter sur ce blog, il faut que ce mouvement prenne appui, s’associe en quelque sorte, avec toutes les organisations qui portent peu ou prou certes, leurs revendications.

Quelle différence d’ objectifs entre ce salarié qui après sa journée de travail barre les routes avec cet autre salarié dans l’entreprise sous protection d’un statut avancé et d’une organisation syndicale, si ce n’est que le premier n’a pas la même possibilité d’expression par la grève comme son semblable. On pourrait multiplier les exemples tel celui de la mère de familles complétement paralysée par des revenus insuffisants, isolée, et cet autre tributaire de payes insuffisantes du couple et effrayée à l’idée d’une perte de salaire pour grève.

La variété de situation des retraités fait que tous ne sont pas nécessairement disponibles pour aller manifester. Une chose est sure, comme en attestent les sondages, ils font partie de ces 3 Français sur quatre qui sont solidaires.

Alors il n’y a pas à tergiverser et comme le proposait ce soir sur LCI un représentant des Gilets jaunes (par ailleurs adhérent à la CGT) il faut que rapidement des gilets de couleurs différentes se rassemblent sur des objectifs clairs conformes finalement à ce que les gilets jaunes dans leur majorité demandent.

Nos ferons le point ce soir samedi 1er décembre.

 

 

Philippe Martinez

Secrétaire générale de la CGT

Il était l’invité de La Midinale de Regards,

Ce vendredi 30 novembre 2018

https://youtu.be/BhkwU3_Sbg0

De la révolte au pas en avant social offensif... dans POLITIQUE 2ggoq

« Notre responsabilité, c’est de mettre tout le monde en grève »

 

Sur la manifestation de la CGT du 1er décembre
« Il est important de continuer à mobiliser autour des questions de précarité et de précarité de l’emploi. »
« Le gouvernement accentue l’idée que les privés d’emplois étaient des privilégiés et qu’il fallait les obliger à retrouver du travail en traversant la rue. »

 

Sur la mobilisation des gilets jaunes 
« Il y a des possibilités de faire des choses ensemble, évidemment s’ils sont d’accord parce qu’on n’est pas là pour récupérer leur mouvement. Mais il y a des choses possibles. »
« Chaque barrage est un endroit particulier de la contestation et les messages ne sont pas les mêmes partout. »
« Il y a des endroits où ça n’est pas possible parce qu’il y a des actes racistes, d’autres endroits où on n’est pas les bienvenus. »

 

Sur le rôle du gouvernement 
« Le gouvernement joue avec le feu. »
« Depuis qu’ils sont élus, ils considèrent que les syndicats ne servent à rien et qu’ils peuvent gérer le pays comme ils le veulent. »
« Le gouvernement a enfanté les gilets jaunes et ça leur revient à la figure parce qu’il n’y a pas d’interlocuteur, il n’y a pas d’organisation, mais il y a des vrais problèmes et il va falloir les régler. »

 

Sur la représentativité des syndicats 
« Il y a une crise de la représentativité. »
« Le mot démocratie n’a pas la même définition quand on parle du politique et du social. »
« Un député a été élu dimanche dernier avec 18% de taux de participation : ce monsieur a porté sur son nom 11% des inscrits. Moi personnellement, avec un tel score, je ne siégerais pas à l’Assemblée nationale. »
« Il y a eu des élections à la SNCF, c’est 60% des inscrits et on ne serait pas légitimes ? »

 

Sur la suite de la mobilisation et la grève
« On a un plan de travail qui était déjà dans le paysage avant que les gilets jaunes ne soient sur les ronds points. On l’a un peu renforcé. »
« On veut faire du 14 décembre, jour de la fameuse réunion de la commission nationale de la négociation collective, un temps fort de la mobilisation. »
« Il y a, par profession, des grèves qui sont prévues, notamment dans l’énergie. »
« La grève est indispensable sauf qu’il ne suffit pas que Martinez le dise devant une caméra pour que ça marche. »
« Il faut une généralisation des grèves. »
« C’est bien d’occuper les ronds-points mais pour être efficace, c’est bien d’occuper les usines et les services. C’est à ça qu’il faut travailler. »
« Notre responsabilité, c’est de mettre tout le monde en grève malgré des statuts et des préoccupations immédiates ou lointaines qui ne sont pas tout à fait les mêmes. »
« Le slogan magique n’existe pas même si l’on voit que l’on peut fédérer autour des questions de salaires. »

 

Sur la généralisation de la mobilisation (les lycéens, les quartiers populaires, les syndicats)
« On essaie pas de reprendre la main, on essaie de continuer ce qu’on a construit, dans un contexte différent. »
« Je suis sûr que parmi les gilets jaunes, dans les 85% que j’imagine avoir de bonnes intentions, ils devaient nous critiquer lorsqu’on a bloqué des raffineries et des ronds-points pendant la loi El Khomri. »
« La période est propice à la convergence des luttes. »
« Notre souci, c’est de faire converger des revendications et des luttes qui peuvent sembler éloignées mais qui, sur le fond, posent des questions de comment on va vivre demain. »
« En 68, le monde du travail était plus homogène et il y avait moins de syndicats. »

 

Sur les élections professionnelles
« Notre problème, contrairement à la démocratie politique, c’est qu’il n’y a pas d’élections générales pour les syndicats : on ne peut voter pour la CGT que quand la CGT est implantée dans une entreprise. »
« Ces élections sont un moyen d’expression de nos revendications, ça n’est pas une compétition entre syndicats. »
« Il nous faut renouer avec les services publics de proximité parce que c’est une des forces de notre pays. »

 

Sur l’avenir du syndicalisme et de la CGT
« La CGT doit évoluer parce que le monde actuel génère d’autres formes de travail, d’autres relations au travail et notre souci c’est de toujours s’occuper de ceux qui travaillent. »
« Ce n’est pas parce qu’on est contre le travail du dimanche que l’on ne doit pas s’occuper de ceux qui travaillent le dimanche. »
« Beaucoup de gilets jaunes n’ont jamais croisé un syndicaliste : comment peuvent-ils en parler hormis ce qu’ils entendent sur certaines chaines d’infos en continu où l’on nous appelle les « braillards », les « gueulards » ? Donc la CGT doit s’ouvrir. La CGT doit être présente partout où il y a des travailleurs, qu’ils aient du travail ou pas, qu’ils soient en activité ou à la retraite. »

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Pour le pouvoir d’achat, augmentons les salaires et les retraites Motion présentée par Fabien Roussel et Pierre Laurent

Posté par jacques LAUPIES le 30 novembre 2018

 

PCF

 

Pour le pouvoir d’achat, augmentons les salaires et les retraites
Motion présentée par Fabien Roussel et Pierre Laurent
De tout le pays monte la colère populaire contre l’injustice sociale et fiscale.
Qu’ils portent des gilets jaunes, des blouses blanches ou des robes noires, des millions de femmes et d’hommes n’acceptent plus le sort qui leur est fait. Ils le disent haut et fort : « Trop, c’est trop ! On ne peut continuer à vivre avec des salaires de misère, des pensions sans cesse rognées, des allocations sacrifiées sur l’autel de l’austérité. »

Nous sommes des leurs !
Ce gouvernement au service de la finance a multiplié les cadeaux fiscaux à une poignée d’ultra riches. De l’autre, il aggrave les difficultés et la précarité pour les salariés, les privés d’emplois, les jeunes, les retraités. Les femmes en sont les premières victimes.
Nous disons que la transition écologique, vitale à l’heure où l’humanité est menacée de terribles catastrophes, ne peut être menée à bien sans progrès social et sans changer notre modèle économique.
Avec les femmes et les hommes mobilisés dans les rues, dans les entreprises, dans les quartiers, nous voulons une économie au service de l’humain. Il faut une autre utilisation de l’argent pour produire autrement, pour partager les richesses créées par le travail.
L’heure est à la conquête de nouveaux pouvoirs, de l’entreprise à la République, jusqu’à l’Union européenne.
Il faut cesser de culpabiliser la majorité de notre peuple. Pour que chacune et chacun puisse vivre dignement, il y a besoin d’augmenter les salaires, les pensions, les minima sociaux. Il y a besoin de services publics réhabilités (école, écologie, recherche, système de santé, culture, accessibles à toutes et tous), d’investissements massifs dans les transports collectifs, la rénovation énergétique des logements.
Les moyens pour y parvenir existent. Partons à leur conquête !
Le gouvernement doit répondre à la souffrance et à la colère du pays. Dès le 1er janvier 2019, l’impulsion doit être donnée d’une augmentation générale des salaires et des pensions, dans le public comme dans le privé : le SMIC doit être augmenté de 200 euros nets. Les négociations
doivent s’ouvrir au plus vite dans toutes les branches professionnelles comme dans la fonction publique. Pour financer la transition écologique d’autres choix fiscaux, budgétaires et financiers s’imposent, dès la Loi de finances 2019. Comme l’a fait notre chef de file pour les élections européennes, Ian BROSSAT, nous exigeons :
• de ramener le taux de la TICPE à son niveau de 2017 et l’affecter réellement à la transition écologique ;
• une taxation exceptionnelle des 10 milliards de profits annuels des compagnies pétrolières ;
• la taxation du kérosène ;
• le maintien des lignes ferroviaires de proximité, menacées de fermeture, le développement du fret ferroviaire ;
• le retour à une TVA de 5,5 % sur les transports en commun.
Et revenir sur l’ensemble des mesures fiscales en faveur des plus riches et des profits (ISF…).
Solidaires de celles et ceux qui se mobilisent pour le pouvoir d’achat et contre l’austérité, engagé dans toutes les luttes pour les droits sociaux et pour l’emploi, appelant à faire un grand succès de la journée syndicale du 1er décembre, le Parti communiste français, réuni en congrès, est plus que jamais déterminé à faire monter cette exigence fondamentale : « L’Humain d’abord ! »

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« 300 000 personnes détiennent 1000 milliards de patrimoine » 28 nov 2018 En plein conflit des gilets jaunes, le député communiste Fabien Roussel exige le rétablissement de l’ISF ainsi que l’augmentation du Smic.

Posté par jacques LAUPIES le 29 novembre 2018

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Michel Etiévent<br />
Historien, biographe d’Ambroise Croizat<br />

Michel Etiévent Historien, biographe d’Ambroise Croizat
 

Fin de la cotisation sociale, mort de la Sécurité sociale…

Jeudi, 14 Septembre, 2017

Par Michel Etiévent, historien, biographe d’Ambroise Croizat.

Les Français sont-ils conscients de ce qu’ils sont en train de perdre avec les attaques contre la Sécurité sociale ? Ce formidable projet de société qui, selon Ambroise Croizat, devait « mettre fin à l’obsession de la misère », est aujourd’hui en passe de s’effondrer sous les coups de boutoir du gouvernement contre ce qui fait son fondement : la cotisation sociale. Dès 1946, un continuum de plans de casse n’a cessé de mettre à mal une institution devenue pierre angulaire de notre identité sociale.

Aux oppositions de la droite, du patronat, des médecins libéraux, un moment tues par le rapport de forces de l’époque, se sont ajoutés une avalanche de réformes, passant par les ordonnances de 1967 qui ont fait basculer sa gestion dans les mains du patronat, les plans Barre, Fabius, l’impôt CSG de Rocard. Viendront ensuite les mesures de Georgina Dufoix imposant des déremboursements successifs, les lois Veil, Balladur allongeant la durée de cotisation, les plans Juppé puis Chirac, Raffarin attentant aux retraites, les lois Jospin de 2001 imposant les normes européennes aux mutuelles. Sans oublier l’ordonnance Douste-Blazy de 2004 qui videra les conseils d’administration de leurs pouvoirs, l’instauration de la tarification à l’acte, les lois Bachelot confiant le pilotage de la protection sociale aux « préfets sanitaires » des agences régionales de santé. En imposant l’obligation de la mutualité d’entreprise, l’ANI 2013 accélérera la privatisation.

Si la destruction affichée de la cotisation sociale n’est pas récente, elle est aujourd’hui frontale. Le rêve du patronat est devenu une arme de gouvernement. Il importe de rappeler la quadruple peine qu’elle impose aux bénéficiaires. Elle est tout d’abord une amputation directe du salaire dont la cotisation est partie intégrante. C’est un « salaire socialisé », fondé sur les richesses créées dans l’entreprise. La seule création de richesses qui va directement du cotisant vers le bien-être des gens sans passer par la poche des actionnaires. Si le salaire net c’est pour le quotidien du mois, le salaire brut c’est pour la vie. La deuxième peine réside dans la destination même de cette « économie » patronale. Elle n’ira ni vers l’emploi, ni vers l’investissement, mais servira à augmenter les marges patronales et à nourrir les actionnaires. À cette atteinte aux salaires, s’ajoute la troisième peine : la hausse de la CSG qui alourdit la feuille d’impôt, fiscalise et étatise un peu plus encore la Sécurité sociale.

Depuis 1995, la part de la fiscalisation dans le financement de la Sécu est passée de 4,9 % à 28 %, tandis que celle de la cotisation sociale tombe de 86,8 % à 67,3 %. Imagine-t-on ce que pourrait devenir une Sécurité sociale abandonnée aux mains de l’État ? Une seule ordonnance, à l’image de ce qu’a vécue l’Espagne, pourrait engendrer coupes drastiques ou, pire, privatisation immédiate. La quatrième peine est encore plus lourde. Par la fin du principe de solidarité, la mort de la cotisation sociale n’est rien d’autre que celle de la Sécu. Une coquille vide livrée au privé, aux assurances santé inégalitaires et coûteuses. La fin du droit de vivre dignement.

Historien, biographe d’Ambroise Croizat

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