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DSK 010 – D’Outreau à DSK : deux cas extrêmes ?

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Certains aiment le crucifix mais se méfient des crucifiés 

Deux affaires surgissent à nouveau. Totalement différentes, ne serait-ce que parce que l’une a  été jugée et l’autre pas. Un point commun cependant : elles occupent les médias comme tant d’autres parmi les centaines que connait l’actualité au fil des années et devraient susciter des débats sur la justice…  Dans un cas un homme installé dans une vie tranquille bouleversée par un évènement totalement inattendu et qui ne quittera plus ses pensées. C’est le cas typique du personnage apparemment sans histoire et qui se trouve confronté à la justice. 

Dans l’autre un homme, un battant au sommet de la notoriété mondiale,  qui a échappé à un enfermement durable qu’une défense très agressive lui a épargné mais qui ne pourra  cependant sortir indemne des conséquences des accusations portées contre lui.  Dans un cas l’innocence, même reconnue, a failli tuer un homme vulnérable et affaibli.

Dans l’autre subsiste le doute et l’accusé résiste et se bat avec des moyens peu communs vue sa position sociale élevée.  L’affaire Outreau revient à la une avec un film consacré à l’un des acquittés Alain Marécaux qu’interprète l’acteur Philippe Torreton.  

Alain Marécaux a été emprisonné pendant quatre ans, la présentation du film donne une idée de l’enfer qu’a traversé cet huissier pris dans un engrenage d’injustice flagrant.  Mais bien entendu il faudra aller voir ce film et en avoir surtout le courage car, par delà les faits mêmes et les accusations infondées de nature différente de bien d’autres affaires, il doit relater la souffrance qui entoure le simple fait de se retrouver en prison, humilié, brisé par l’abandon d’une grande partie de son entourage.

Un tel film qui a vu un grand acteur s’investir de manière forte  en relation directe avec le personnage qu’il interprète, ne doit surement pas être regardé sans émotion.  Le terme de reconstruction est à la mode ! Les hommes politiques et les journalistes l’emploient indifféremment dans les deux cas évoqués mais point n’est besoin d’être un fin observateur pour considérer les aptitudes différentes (et les moyens matériels également) que peuvent avoir des individus pour se reconstruire. Ce n’est pas obligatoirement en proportion avec leur innocence, lorsqu’elle est reconnue et démontrée. Les difficultés rencontrées par Marécaux en sont bien la preuve.

DSK, est dans une autre tourmente dont il n’est pas prêt d’en sortir même s’il affiche une certaine sérénité. Est-il conscient que malgré cela on ne sort pas indemne d’une telle « aventure » ? En tout cas il aura à l’apprendre !  En supposant qu’il n’ait cédé qu’à une tentative de séduction sans la moindre agression, au mieux (ou au pire, comme vous voudrez) qu’il soit coutumier d’une telle pratique pour apaiser un appétit sexuel qu’il semble reconnaitre, que même il fasse l’aveu de cette « faiblesse », son environnement (et il n’est pas petit pour ce qui le concerne) sera toujours sous l’effet des suspicions quant à la manière dont il peut s’y prendre.

 

Certains de ses plus fidèles soutiens politiques, voire de prétendus amis, ne manqueront pas de se distancier de lui. Si l’on ajoute à cela concurrents ou adversaires qui sourirons devant et cracherons derrière, notre homme ne s’en tirera pas comme çà ! De plus il se trouve confronté à certain(e)s adeptes du féminisme qui font feu de tous bois et risquent bien de se brûler à ce petit jeu.

  DSK ne m’inspire aucune sympathie politique et il eut été préférable que ses prétentions en ce domaine et celles de ceux qui le soutiennent fussent démolies dans un combat d’idées sur ses concepts en économie que dans une « banale » affaire de mœurs.  Cependant son « affaire » est bien la démonstration que pendant des mois on peut détourner l’opinion de problèmes plus importants qui mériteraient eux des heures d’antennes pour expliquer comment on peut les résoudre autrement que ne l’a fait DSK à la tête du FMI.  Laissons cela et revenons à la question de l’homme confronté au judiciaire ! Par delà ces deux cas extrêmes ! 

A suivre 

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