Fascismes : un revenant

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Pétain et Hitler, iks ont encore des émules ! Attention !

Est-t-il  possible 70 ans après l’invasion nazie de la France de débattre dans un coin de rue de Tarascon avec un homme qui ne cache pas son engagement passé avec la collaboration et qui met sur un même plan les jugements et parfois même les exécutions sommaires de certains collaborateurs à la libération avec l’assassinat massifs des résistants et des juifs  avec ou sans jugement et qui avaient précédé ?

Eh bien oui cela m’est arrivé ! Eh bien oui cette personne m’a développé le chapelet habituel de l’anticommunisme, affichant le pacte germano-soviétique et  le stalinisme pour justifier en quelque sorte l’éviction  des communistes députés et l’interdiction du Parti communiste en France des 1939. Je passe sur le négation de la Révolution Française, la litanie anti sémite et la proclamation de la puissance divine sans laquelle l’homme n’est qu’une  bête pensante bien méprisable.

Oubliant que ces communistes furent acclamés 5 ans plus tard comme des libérateurs par le peuple de France qui lui accordait plus du quart de ses suffrages. A l’époque les français n’avaient pas d’état d’âme sur un communisme qui s’installait sur un tiers de la planète et contribuait à la libérer  d’un colonialisme au plus fort de sa domination. La guerre d’Espagne, l’organisation de la résistance en France puis  Stalingrad plus tard avaient éclairé la population sur l’engagement des communistes.

Par delà la condamnation des méthodes staliniennes qui s’imposent  l’attitude  stratégique de l’URSS, face au comportement de la France et de l’Angleterre à Munich explique bien des choses sur le pacte germano-soviérique.

Sans doute cela ne peut nous satisfaire car les expériences des différents  Partis Communistes se sont avérées ne pas correspondre à l’idéal communiste tel que pouvait le concevoir Marx, Engels et nombre de théoriciens qui ont prolongé la réflexion de ces deux initiateurs d’une méthode d’analyse plus que d’un système que l’on pourrait généraliser. Une pensée qui s’inscrit dans l’évolution de celle de l’humanité et ne peut être dissociée d’elle.

Et comme si cela ne suffisait pas mon interlocuteur s’en prend à la Révolution Française, entame son habituelle litanie antisémite pour conclure que tout cela résulte de l’incapacité de l’homme à faire face à ses responsabilités parce qu’être imparfait. La seule la volonté divine est salutaire.

Certains me diront : « tu perds ton temps à discuter avec ce genre de personne »

Peut-être mais au moins je fais un constat : l’enfermement idéologique est une réalité qui nie la réalité. Bien sur le reproche peut m’en être fait et mon interlocuteur ne se prive pas de me dire que ce défaut- me concerne aussi. Cela se pourrait s’il ne m’avait pas été donné de traverser ces sept décades à accorder une confiance inébranlable en l’homme en général.

J’aurais eu pourtant si souvent l’occasion  de ne pas accorder le moindre crédit à certains de mes semblables y compris certains de ceux qui se disaient mes amis ! Mais avoir confiance en l’humanité est un sentiment global qui dépasse la seule vision de ce qui nous est proche, du clan voire de la nation. C’est aussi savoir décortiquer notre intérieur et notre extérieur, l’invisible et le possible visible, sans prétendre tout savoir mais au moins en cherchant un peu.

A la lutte pour le partage et la solidarité qu’il considère comme un rêve, une utopie, ce revenant de la collaboration oppose  une certaine compassion du chef éclairé et de la loi contraignante établie par ce dernier. Cela transpire dans son discours. Il ne reconnait pas le rôle des peuples pour obtenir des améliorations. Plus il le méprise comme s’il n’en faisait pas partie. Il sait que les révolutions sont dévoyées mais est incapable de considérer leur effet transformateur dans le temps.

Comment peut-on doté d’une culture républicaine s’inscrire dans un Parti et y côtoyer ce genre d’individu fut-il  l’exception. Hélas ce qui n’est pas le cas.

La renaissance de la pensée fascisante sous des formes « adoucies » ou « violentes » parée parfois de républicanisme et de laïcité peut-être une tentation pour une bourgeoisie discréditée. Certes au pays des droits de l’homme il faudra adapter sa nuit des longs couteaux. Mais on sait qui est la cible : celui qui travaille ou est chômeur et entre dans les mécanismes qui permettent  la recherche sans limite du profit. Fut-il français ou d’ailleurs…

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